Les Verts (Luxembourg)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Les Verts.

Les Verts
(lb) Déi Gréng
Image illustrative de l’article Les Verts (Luxembourg)
Logotype officiel.
Présentation
Co-présidents Christian Kmiotek
vacant
Fondation 23 juin 1983
Siège 3, rue du Fossé

L-1536 Luxembourg

Secrétariat général Gina Conter
Danielle Feider
Stéphane Majerus
Mike Mathias
Trésorier Serge Faber
Mouvement de jeunesse Les jeunes Verts
Positionnement Centre gauche
Idéologie Écologie politique
Affiliation européenne Parti vert européen
Groupe au Parlement européen Groupe des Verts/Alliance libre européenne
Affiliation internationale Les Verts mondiaux
Couleurs Vert
Site web www.greng.lu
Représentation
Chambre des députés
9 / 60
Députés européens
1 / 6
Bourgmestres
2 / 102
Conseillers communaux[1]
77 / 600

Les Verts (en luxembourgeois : déi gréng) est un parti politique luxembourgeois écologiste.

Historique[modifier | modifier le code]

1983-1994[modifier | modifier le code]

Les Verts ont été fondés le sous le nom de Gréng Alternativ Partei (GAP), en français Parti de l'alternative verte[2]. Aux élections législatives de 1984, le parti obtient deux sièges à la Chambre des députés. Toutefois, le parti se divise en deux formations en 1985, l'une conservant le nom existant, l'autre prenant le nom de Gréng Lëscht Ekologesch Initiativ (GLEI), en français Liste verte, initiative écologiste[2]. Les deux formations participent séparément aux élections législatives de 1989 et gagnent chacune deux sièges[2].

Depuis 1994[modifier | modifier le code]

En 1994, les deux partis présentent une liste commune aux élections législatives[2], et gagnent ensemble cinq sièges à la Chambre, en récoltant environ 11 % des suffrages, et devenant ainsi la quatrième force parlementaire. Cette même année, l’alliance remporte un des six sièges de députés européens accordés au Luxembourg. En 1995, les deux partis fusionnent officiellement. Mais cette année est également marquée par la perte de l’unique siège au Parlement européen lorsque Jup Weber (lb) quitte le parti.

Lors des élections législatives de 1999, les Verts perdent un nombre considérable de votes (ils tombent à 9 %), mais ils conservent tout de même leurs cinq sièges et regagnent un eurodéputé, lors des élections européennes, en la personne de Claude Turmes. L’alliance verte et libérale fondée par Jup Weber ne réussit pas à concurrencer réellement les Verts (elle récolte 1 % des voix).

En 2004, les Verts renouent avec le succès en gagnant sept sièges à la Chambre des députés. Bien que remportant 15 % des votes aux élections européennes, ils n’obtiennent qu’un seul siège. Ils demeurent dans l’opposition, bien que le Parti populaire chrétien-social les ait invités pour la première fois pour des discussions mais sans suite.

Après des élections de 2013, les Verts ont formé une coalition avec le parti socialiste (LSAP) et le parti démocrate (DP) pour accéder, pour la première fois dans leur histoire, au gouvernement. Ils y sont représentés par 3 ministres et un secrétaire d’état.

Idéologie[modifier | modifier le code]

Parmi les thèmes de déi gréng, le développement durable et écologique occupe depuis le début une position prioritaire. Des sujets comme une réforme écologique des impôts, le développement des énergies renouvelables ainsi que l'optimisation de leur utilisation, une réforme de la sécurité sociale et des pensions, le droit civique et l'égalité des sexes ont acquis une importance équivalente et croissante. Spécifiquement au Luxembourg, des sujets comme l'intégration et la participation politique des immigrants (qui représentent près de 40 % des citoyens au Luxembourg) sont abordés de façon prioritaire par déi gréng.

D'autres champs politiques et priorités incluent [3]:

Organisation[modifier | modifier le code]

Le Congrès est le plus haut organe du parti ; il fixe les stratégies et la ligne politique du parti. Il est ouvert à l'ensemble de ses membres. Tous les deux ans, le congrès élit les organes dirigeants du parti. Ils consistent en deux porte-parole, un comité exécutif au sein duquel les Jeunes Verts (déi jonk gréng) et le conseil à l'égalité entre hommes et femmes sont également représentés, le conseil exécutif qui représente le congrès, le trésorier et le bureau de contrôle financier.

Historique des dirigeants[modifier | modifier le code]

En juin 2018, Françoise Folmer quitte la présidence du parti[4]. Elle avait remplacée Sam Tanson depuis mars 2015[5].

Résultats électoraux[modifier | modifier le code]

Élections communales[modifier | modifier le code]

Depuis 1993, les Verts présentent des candidats au niveau communal. Depuis 2011, les Verts ont 57 conseillers communaux, participant à plusieurs coalitions communales avec 18 échevins et occupent 3 postes de maires: Roberto Traversini à Differdange, Henri Kox à Remich et Edgard Arendt à Betzdorf.

Élections législatives[modifier | modifier le code]

Année % Sièges Députés[6],[7]
1984 5,2
2 / 64
Jup Weber (1984-1989), Jean Huss (1984-1987), Guy Bock (1987-1989)[8]
1989 12,5[9]
4 / 60
Jup Weber (1989-1994), Nick Clesen (1989-1994), Jean Huss (1989-1992), Robert Garcia (1992-1994)[8], François Bausch (1989-1992), Jean Geisbusch (lb) (1992-1994)[8]
1994 10,9
5 / 60
Robert Garcia, François Bausch, Renée Wagener, Camille Gira, Jean Huss
1999 9,1
5 / 60
Robert Garcia (1999-2003), Dagmar Reuter-Angelsberg (2003-2004)[8], François Bausch, Renée Wagener, Camille Gira, Jean Huss
2004 11,6
7 / 60
Félix Braz, Henri Kox, François Bausch, Camille Gira, Viviane Loschetter, Claude Adam, Jean Huss
2009 11,71
7 / 60
Félix Braz, Henri Kox, François Bausch, Camille Gira, Viviane Loschetter, Claude Adam, Jean Huss (jusqu'en juillet 2011) remplacé par Josée Lorsché
2013 10,13
6 / 60
Viviane Loschetter, Josée Lorsché, Claude Adam, Henri Kox, Roberto Traversini, Christiane Wickler (2013-2014) remplacé par Gérard Anzia (2014-2018)
2018 15,12
9 / 60
Josée Lorsché, Henri Kox, Djuna Bernard, François Benoy, Carlo Back, Charles Margue, Roberto Traversini, Marc Hansen, Stéphanie Empain

Élections européennes[modifier | modifier le code]

Année % Sièges
1984 6,1
0 / 6
1989 10,4[10]
0 / 6
1994 10,9
1 / 6
Jup Weber[11]
1999 10,7
1 / 6
Claude Turmes
2004 15,0
1 / 6
Claude Turmes
2009 16,8
1 / 6
Claude Turmes
2014 15,0
1 / 6
Claude Turmes

Gouvernement[modifier | modifier le code]

Depuis 2013, les Verts forment le gouvernement Bettel-Schneider avec le Parti ouvrier socialiste luxembourgeois (LSAP) et le Parti démocratique (DP). Les ministres qui représentent le parti sont Carole Dieschbourg (ministre de l’Environnement), François Bausch (ministre du Développement durable et de l’Infrastructure) et Félix Braz (ministre de la Justice). Un quatrième représentant est le secrétaire d'État Camille Gira.

Le 5 décembre 2018, la coalition entre le DP, le LSAP et Les Verts est renouvelée et forme le gouvernement Bettel-Schneider-Braz. Les ministres verts sont désormais Félix Braz (vice-Premier ministre et ministre de la Justice), Carole Dieschbourg (ministre de l’Environnement, du Climat et du Développement durable), François Bausch (ministre de la Mobilité et des Travaux publics, de la Défense et de la Sécurité intérieure), Claude Turmes (ministre de l’Aménagement du territoire et de l'Énergie) et Sam Tanson (ministre du Logement et de la Culture).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Communes de plus de 3 000 habitants uniquement, où l'élection au scrutin de liste avec représentation proportionnelle est employé.
  2. a b c et d Laurent Moyse, « Déi Gréng, dans la cour des grands », sur http://paperjam.lu, (consulté le 11 janvier 2019).
  3. « programme électoral », sur greng.lu, .
  4. « Françoise Folmer quitte la présidence de «Déi Gréng» », L'essentiel,‎ (lire en ligne, consulté le 29 novembre 2018).
  5. « Changement à la tête du parti des Verts: Françoise Folmer remplace Sam Tanson », Luxemburger Wort,‎ (lire en ligne, consulté le 29 novembre 2018).
  6. Chambre des Députés du Grand-Duché du Luxembourg, Histoire et Lieux de travail, Luxembourg, La Chambre des Députés, .
  7. (lb) Georges Hausemer, Das Großherzogtum von A-Z, Luxembourg, Luxemburger Lexikon, .
  8. a b c et d D'après un principe de rotation, ces députés siégeaient à la chambre pendant seulement deux années
  9. Aux élections parlementaires de l'année 1989, la Gréng Lëscht Ekologesch Initiativ (GLEI) et le Gréng Alternativ Partei (GAP) se proposaient à l'électorat. Ainsi, les deux listes recevaient respectivement deux sièges.
  10. Aux élections européennes de l'année 1989, la Gréng Lëscht Ekologesch Initiativ (GLEI) et le Gréng Alternativ Partei (GAP) se proposaient à l'électorat. Ainsi, aucune des deux listes ne reçut assez de votes pour obtenir un siège.
  11. En 1995, Jup Weber quitte le parti.

Liens externes[modifier | modifier le code]