Les Thons

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Les Thons
Calvaire et mairie-école des Thons
Calvaire et mairie-école des Thons
Blason de Les Thons
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Darney
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de la Saône Vosgienne
Maire
Mandat
Robert Mougin
2014-2020
Code postal 88410
Code commune 88471
Démographie
Population
municipale
119 hab. (2012)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 25″ N 5° 53′ 11″ E / 47.9902777778, 5.8863888888947° 59′ 25″ Nord 5° 53′ 11″ Est / 47.9902777778, 5.88638888889
Altitude 272 m (min. : 234 m) (max. : 402 m)
Superficie 10,09 km2
Localisation

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Les Thons

Les Thons est une commune française située dans le département des Vosges en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est constituée de deux hameaux situés sur la rive droite de la Saône naissante : Grand-Thon et Petit-Thon. Leur nom viendrait d'un radical celtique désignant une vallée.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Il est fait mention des Thons (De duabus Tonis) dès 1136 dans la Gallia Christiana. Le village est constitué de deux sections distinctes, le Grand Thon et le Petit Thon, chacune possédant sa propre église.
  • La communauté des Thons appartenait au bailliage de Lamarche ; on y distinguait la petite seigneurie, dite seigneurie commune, et la grande seigneurie. Au spirituel, la paroisse faisait partie du diocèse de Besançon. La cure était à la collation de l’abbé de Luxeuil. Il y avait au Petit Thon un couvent de Cordeliers, bâti et doté par les seigneurs du lieu.
  • De 1790 à l’an IX, Les Thons ont fait partie du canton de Châtillon-sur-Saône dans le district de La Marche.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995 en cours
(au 18 février 2015)
Robert Mougin DVG  

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 119 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
393 484 510 528 551 554 575 611 531
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
531 541 506 505 466 438 406 380 341
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
326 282 279 252 257 218 235 233 234
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012 - -
196 165 160 144 129 118 119 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Petit-Thon[modifier | modifier le code]

Le couvent est fondé en 1452 à la demande de Guillaume de Saint-Loup et de son épouse Jeanne de Choiseul, avec l'appui du duc Jean II de Lorraine[3]. Il est construit au Petit-Thon, aux confins du diocèse de Besançon à l'époque, par l'ordre des frères mineurs de Dole qui en avaient obtenu l'autorisation en 1451 du pape Nicolas V.
Il ne subsiste que la moitié gauche de l'édifice ; l'autre moitié a été démontée au début du XXe siècle pour être reconstruite aux États-Unis, dans le village d'Upper Brookville sur Long Island. Le château possède un grand colombier circulaire.
  • Église Saint-Pancrace ; le panneau rédigé par l'association Saône-Lorraine nous indique :
"Reconstruite à la fin du XVe siècle, elle fut bénie par Antoine de Neufchatel, abbé de Luxeuil. Jusqu'à la révolution, Luxeuil patronnait la cure des Thons et prélevait les deux tiers des dîmes. La nef, allongée d'une travée au XIXe siècle, est simple et basse ; le chœur et le clocher semblent antérieurs au XVe siècle. La sacristie occupe l'ancienne chapelle seigneuriale où fut inhumé le dernier seigneur des Thons, Jean Baptiste Marc Toussaint de Viray. L'intérieur fut restauré par les villageois en 1982."
  • Fontaine-égayoir du Petit-Thon ; le panneau rédigé par l'association Saône-Lorraine nous indique :
"Jusqu'au début du XIXe siècle où fut aménagée cette belle fontaine avec égayoir, la source qui l'alimentait était utilisée comme point d'eau pour rouir le chanvre ; les saules qui l'encadrent ont au moins 250 ans d'âge et méritent un grand respect. Le terme d'égayoir ou aiguayoir vient du mot aigue, eau en vieux français (aqua en latin). Le bassin pavé semi-circulaire, rempli d'eau, permettait aux chevaux de trait d'y rafraîchir leurs jambes échauffées par l'effort. A double titre, cette fontaine-égayoir témoigne des traditions de la vie rurale en Saône-Lorraine autrefois. Elle est restaurée en 1988 grâce à la chambre des métiers, au C.E.A.T.L.O.R., aux artisans et aux compagnons."
  • Lavoir et fontaines du Petit-Thon
La rue de Lorraine au Petit-Thon accueille un lavoir couvert et trois anciennes fontaines. Le lavoir, situé entre le couvent des Cordeliers et le château, est complété d'une fontaine portant le nom de Saint-François. Concernant les trois autres fontaines, une est en métal, les deux autres en pierre.
  • Calvaire du Petit-Thon
Le Petit-Thon possède un calvaire, non loin du couvent des Cordeliers. Plusieurs marches permettent de le surélever.
  • Fermes et maisons d'ouvriers (XVIIe siècle au XIXe siècle) dont l'ancienne cure avec sa tourelle
Une majorité de maisons du village ont conservé leurs beaux encadrements de portes et fenêtres, et autres éléments de décoration des XVIIe siècle, XVIIIe siècle et XIXe siècle. On peut voir notamment les maisons de la rue de Lorraine (n°351 et n°411), de la rue de des Cannes (n°99) et de la rue de la mairie (n°39 et n°135). (voir photos ci-dessous)
  • Ancien moulin du Petit-Thon
Il se situe au nord du Petit-Thon, non loin du pont romain, sur le ruisseau du Haut Fer, qui se jette quelques centaines de mètres plus loin dans la Saône.
  • Pont romain ; le panneau rédigé par l'association Saône-Lorraine nous indique :
"Ce pont enjambe le Ru du Haut-fer (ou de l'Iche) qui séparait à l'ère gallo-romaine le territoire des Séquanes et celui des Leuques, puis à l'ère chrétienne le diocèse de Besançon et celui de Toul. La voie romaine qui l'empruntait joignait le village des Thons, Serécourt et Lignéville. Son tracé est encore visible dans le voisinage du village, et sur son terroir. Si le pont est encore intact c'est que : 1) Vers 1840, la route Monthureux Châtillon a utilisé l'actuel tracé, reléguant la voie romaine au rôle de chemin rural et le pont à l'état d'épave historique. 2) A l'automne 1983, il a été restauré par les villageois des Thons qui ont eu conscience de sauver un fleuron de leur patrimoine riche et varié. Respectez ces lieux, ce pont et son environnement ont plus de 20 siècles."
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Entre les Deux Thons[modifier | modifier le code]

  • Mairie-École

L'école des Thons (PS, MS, GS et CP) est en RPI avec l'école de Châtillon-sur-Saône (CE1, CE2, CM1 et CM2). Le RPI accueille les élèves de 6 communes : Châtillon sur Saône, Grignoncourt, Lironcourt, Les Thons, Saint-Julien et Tignécourt.

  • Cimetière (1883)

Le cimetière de la commune est situé entre les deux Thons. Il est construit en 1883, date inscrite à côté du portail d'entrée. Le cimetière accueille notamment un calvaire en son centre et le monument aux morts de la commune (1920).

  • Calvaire d'entre Deux Thons (1869)

Situé entre la mairie-école et le cimetière, il porte les inscriptions suivantes : Souvenir de la mission donnée l'année du Grand Concile, 1869, par J.L. Magis, curé des Thons

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Le Grand Thon[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre-aux-Liens ; le panneau rédigé par l'association Saône-Lorraine nous indique :
"A l'origine église mère des Thons. Elle remonte dans son état actuel à la fin du XVe siècle, mais a conservé le plan basilical primitif d'une nef aux vastes dimensions, construite pour une population nombreuse au temps où elle servait d'église paroissiale aux deux villages. Le vocable de l'église (Saint-Pierre) rappelle qu'elle fut possédée par l'abbaye de Luxeuil, dont les deux clés en sautoir sont visibles à la voute. L'intérieur a été restaurée par les habitants en 1984."
  • Lavoir-égayoir du Grand-Thon ; le panneau rédigé par l'association Saône-Lorraine nous indique :
"Ce bâtiment a été réhabilité en 2003-2004, grâce à l'action conjuguée: d'un chantier de sauvegarde du petit patrimoine par l'association intercommunale de la Saône Vosgienne, de bénévolat, du Conseil Général des Vosges, de la commune. Cet édifice fut érigé en 1846 par 3 tailleurs de pierre locaux : François et Clément Mougin de Lironcourt et Nicolas Poirson du Grand-Thon, en un lieu-dit "les Roises" évoquant la culture du chanvre dont le rouissage exigeait la présence d'eau. Il assurait une quadruple fonction, d'où son aspect monumental : abreuvoir pour le bétail, fontaine pour les gens, égayoir pour baigner les pattes des animaux (chevaux surtout) et lavoir couvert ; et ceci jusqu'en 1960 date d'arrivée de l'adduction d'eau qui le plonge dans une longue léthargie. La fontaine, selon l'expression courante, constitue un point de rencontre incontournable des bêtes et des gens, un lieu privilégié de la vie sociale de la communauté villageoise. Le lavoir est un lieu exclusivement féminin, où les paysannes, lavandières à leurs heures, discutent entre elles de leurs joies et de leurs misères dans la succession des travaux et des jours... Eau glacée des bassins en hiver, bras rompus par le maniement du battoir et de la brosse, humidité, mais aussi éclats de rire, complicités, échanges aigres, silences hostiles... si les murs pouvaient dire tout ce qu'ils ont entendu, ils nous livreraient tant d'histoires, de toutes ces histoires qui constituent la Grande Histoire. Le lavoir des Roises, sa jeunesse retrouvée, contribue ainsi à l'enrichissement du patrimoine de notre pays."
  • Fontaine métallique de l'église
Elle se trouve sur la place de l'église, en plein centre du village.
  • Fermes et maisons d'ouvriers (XVIIe siècle au XIXe siècle)
Beaucoup de maisons du village présentent de beaux encadrements de portes et fenêtres. Certaines ont conservé sur leur façade des éléments des XVIIe siècle, XVIIIe siècle et XIXe siècle. On peut voir notamment les maisons du 24 rue des tilleuls, 61 rue des Crés ou 226 rue de l'église (voir photos ci-dessous)
  • Oratoire du chêne de la Vierge (au sud-ouest du village) ; le panneau rédigé par l'association Saône-Lorraine nous indique :
"Le Chêne de la Vierge, le plus ancien sujet de la forêt des Thons. Vieux de plusieurs siècles, ce chêne a toujours été un repère, une halte, un reposoir pour les processions, une référence pour les habitants des deux Thons et particulièrement pour ceux du Grand-Thon. La forêt communale était autrefois banale et si les habitants y avaient des droits d'usage (eux-mêmles bien cantonnés), les seigneurs y maintenaient une police stricte et dure. En 1581, Jean du Châtelet rappelait dans son dénombrement: "tous les grands bois des Thons qui sont de haute futaie nous appartiennent en tout droit, possession et autrement; lesquels peuvent contenir onze cent vingt-deux arpents ou environ, joignant aux bois d'usage des habitants desdits Thons d'une part, et le finage d'Ainvelle et desdits Thons d'autre part, et sont lesdits bois bien abornés et limités à présent, entre Nous et ceux d'usage desdits habitants. Auxquels bois n'est loisible ni permis à aucun habitant desdits Thons, de quelle qualité et condition qu'ils soient, d'y pouvoir couper, faire couper, ni amener bois d'iceux, tant vifs, morts, gros, que petits, ni tombés par terre, sinon sous le danger de payer soixante sols. Et quant aux forains (étrangers), y étant trouvés de jour, sont amendables de cinq francs, avec confiscation des chariots et harnachements, à nous seuls appartenant." Et Jean du Châtelet terminait: "Nous appartient le reste de tous les autres bois assis au finage des deux Thons, en tout droit de propriété et justice; et aux habitants desdits Thons, leur appartient en tout droit d'usage pour par eux en jouir et user en bons pères de famille; et toutes les fois qu'aucun desdits habitants y seront trouvés, coupant et chargeant en temps de défense sont tenus de payer l'amende de trois sols, à nous appartenant, et encore certaine livre de cire applicable à la Fabrique des églises desdits deux Thons." Ce chêne de la Vierge est le témoin des temps anciens où les habitants usaient sans abuser, mais aussi où le droit coutumier était le seul à être connu et appliqué, au profit des seuls seigneurs du village."
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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
Écartelé aux 1 et 4 d’or à trois bandes de gueules et aux 2 et 3 d’azur à la croix d’or cantonnée de dix huit billettes du même cinq dans chaque canton du chef et quatre dans chaque canton de la pointe[4].
Commentaires : Ce sont les armes de Guillaume de Saint Loup et Jeanne de Choiseul qui fondèrent le prieuré et firent construire le château. Ce blason est gravé dans une pierre de l'église couventuelle des Thons.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]