Les Territoires perdus de la République

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Les Territoires perdus de la République
Auteur Collectif
Pays Drapeau de la France France
Directeur de publication Emmanuel Brenner
Éditeur Éditions Mille et une nuits
Date de parution 2002
Type de média Ouvrage collectif
Nombre de pages 238
ISBN 978-2842056957

Les Territoires perdus de la République - antisémitisme, racisme et sexisme en milieu scolaire est un ouvrage collectif paru en 2002 aux Éditions Mille et une nuits. Sous la direction de Georges Bensoussan sous le pseudonyme d'Emmanuel Brenner, il traite, comme l'indique son sous-titre, de l'antisémitisme, du racisme et du sexisme en milieu scolaire et plus particulièrement parmi les jeunes d'origine maghrébine[1]. Une nouvelle édition, de poche, paraît en 2015[2].

Contenu et réception critique[modifier | modifier le code]

Il rassemble les témoignages d'enseignants et de chefs d'établissements scolaires.

L'ouvrage est utilisé comme base de réflexion par des spécialistes français de l'islam comme Anne-Marie Delcambre[3] ou par le ministre de l'Éducation nationale d'alors, Luc Ferry[4]. L'expression « territoires perdus de la République » est reprise par des hommes politiques dont le président de la République, Jacques Chirac[5] et Philippe de Villiers[6]. Alain Finkielkraut parle en 2013 d'un « livre capital [...] écrit par des professeurs [qui] faisait apparaître la triste réalité des quartiers difficiles : misogynie, antisémitisme, francophobie »[7]. Le livre reçoit un excellent accueil de ses lecteurs, selon le journal Marianne « malgré le mutisme médiatique » et reparaît dans une édition augmentée d'une postface après les attentats de janvier 2015 en France[2].

Les conclusions avancées dans cet ouvrage sont mises en cause par quelques auteurs, comme Alain Gresh[8] ou Dominique Vidal[4], journalistes au Monde diplomatique, ou par Ivan Segré dans l'organe du Parti des Indigènes de la République[9].

Ce dernier déclare : « Mon approche sociologique a été la suivante : s’en tenir aux documents dont Georges Bensoussan a fait lui-même état, à savoir les témoignages des enseignants qui ont été publiés sous sa direction et une étude statistique sur les préjugés anti-juifs chez les jeunes, qui est parue dans le livre « Les Anti-feujs », publié à l’initiative de l’UEJF. Ce sont en effet les deux seuls documents sur lesquels il s’appuie pour fonder sa thèse « ethno-culturelle » d’un antisémitisme d’origine principalement maghrébine... »[9]. Il poursuit en donnant un exemple : "une poignée d’enseignants se sont réunis sous sa direction pour nous expliquer que l’antisémitisme, cela commence lorsqu’un surveillant d’origine maghrébine arbore une longue chemise blanche qui recouvre le pantalon, ou qu’on le surprend en train de prier dans une salle servant à ranger les cartes d’histoire-géographie, et que pour finir, ce dangereux énergumène tient, je cite : un « discours rigoriste » aux jeunes maghrébins du collège, à savoir qu’il prône, je cite encore : « l’abstinence en matière d’alcool, de drogue et de sexe ». Or c’est là, selon l’enseignante qui témoigne, la preuve manifeste qu’on a affaire, je cite toujours : à « un militant islamiste d’obédience wahhabite »". Cet exemple est en fait déformé puisque dans le témoignage en question l'enseignante reprochait aussi et surtout le fait qu'il incite des jeunes filles à ne pas porter de jupe et même à se voiler.[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]