Les Salles

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Les Salles
Les Salles
Entrée du bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Montbrison
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Urfé
Maire
Mandat
Jean-Hervé Peurière
2020-2026
Code postal 42440
Code commune 42295
Démographie
Gentilé Salards [1]
Population
municipale
556 hab. (2019 en augmentation de 8,38 % par rapport à 2013)
Densité 22 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 55″ nord, 3° 47′ 40″ est
Altitude Min. 636 m
Max. 963 m
Superficie 25,22 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Boën-sur-Lignon
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Les Salles
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Les Salles
Liens
Site web https://www.lessalles42.fr/

Les Salles est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Salards.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Salles fait partie du Forez et est situé au nord-ouest du département de la Loire. C'est la commune la plus au nord de l'arrondissement de Montbrison.

Le territoire de la commune représente une superficie de 2 521 hectares et constitue la partie septentrionale de l'ancien canton de Noirétable.

Relief[modifier | modifier le code]

Le relief est composé par :

  • une bordure montagneuse et forestière au nord-ouest qui constitue les premiers contreforts du massif des Bois Noirs ;
  • des collines en pentes douces dans la zone centrale (La Goutte - Le Bourg - Mérange) ;
  • des zones planes assez étendues au sud-est (Les Bataillouses, La Plagnette).

Le point culminant du territoire est situé au bois Saint-Thomas à 963 mètres d'altitude. Le point le plus bas est à 652 mètres, au Lac.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les principaux cours d'eau sont le ruisseau de Royon, le ruisseau de La Goutte et le ruisseau de Bareille qui vont se regrouper pour former plus en aval le ruisseau des Salles.

La commune est parsemée de nombreux étangs : La Goutte, Royon, La Plagnete, Goutoule, Guirande, Saint-Claude, Relange, Rullion, les Traversières, etc.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol est en grande partie granitique (type monzogranite) avec une zone calcaire du côté des Fialins et des Fours à chaux (tufs à éléments calcaires)[2].

Les tourbières[modifier | modifier le code]

De nombreuses tourbières sont situées sur la commune (les Roussis, la Plagnette, le Verdier...) Ces zones humides constituent la mémoire végétale de la commune. La matière organique (pollens, arbustes, plantes...) qui s'y trouve s'est accumulée sur plusieurs milliers d'années.

Les tourbière du Verdier et de la Plagnette (superficie d'environ 3 000 m2 chacune, ont fait l'objet d'une étude complète par Hervé Cubizolle en 2004. Elles ont été datées de la fin de l'âge de bronze (1000 ans av.J.-C. pour le Verdier et 1500 av. J.-C. pour la Plagnette). Les archives végétales qu'elles renferment sont donc d'une valeur inestimable.

Les lieux habités[modifier | modifier le code]

Le village vu depuis les hauteurs de la Croix Blanche.
  • Les Arioux
  • Artuzet
  • Beurière
  • Le Bois Rizolle
  • Boulade
  • Brissay
  • Cadelon
  • Chaumette
  • Chapt
  • Charbonnières
  • Les Chassains
  • Les Chazelets
  • Coavoux
  • Le Collège
  • Les Combes
  • La Combelle
  • La Côte
  • Coubanouze
  • La Croix Blanche
  • La Cure
  • Chez Dambert
  • Fauchemagne
  • Les Fialins
  • Chez Georges
  • Goutoule
  • La Goutte
  • Gouttegente
  • Gouttenoire
  • Les Gouttes
  • Guirande
  • Le Lac
  • La Loge
  • Mérange
  • La Pique
  • Pierre-Plate
  • La Plagnette
  • Rapeaux
  • Relange
  • Les Ronzières
  • La Rorie
  • Royon
  • Rullion
  • Saint Roch
  • Les Serrots
  • Le Supt
  • Le Treyve
  • Le Verdier

Influence linguistique[modifier | modifier le code]

Située aux confins des trois grandes zones linguistiques françaises (dialectes d'oc, dialectes d’oïl, dialectes francoprovençaux), le parler local est de type francoprovençal.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Les Salles est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[3],[4],[5]. La commune est en outre hors attraction des villes[6],[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village des Salles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La plus ancienne mention du nom de la commune date des environs de l'an 1000 dans le cartulaire de l'abbaye de Savigny Ecclesia de Sales. On retrouve dans une autre édition de ce même ouvrage une mention Ecclesia de Salis en 1225 et Sancti Petri di Salis en 1361. Jusqu'à la Révolution, le village commune s'est appelé Saint-Pierre-des-Salles[8].

Les spécialistes de toponymie sont très partagés sur le sens du nom :

  • pour Albert Dauzat le nom viendrait du mot germanique "saal" : chambre.
  • De même pour Pierre Louis Augereau, le nom provient du mot "salle" qui en ancien français désignait le siège d'une seigneurie, une maison noble ou un logis fortifié. Ce mot dérive du bas latin "sala" après emprunt au francique "sal" qui a donné en allemand "saal" : chambre, château.

Les autres explications sont plutôt fantaisistes :

  • certains font un rapprochement avec Saint François de Sales ;
  • d'autres font dériver le nom du latin "saltus" : lieu boisé.
  • Une autre hypothèse le rattache au nom du "saule", et plus particulièrement de sa traduction germanique "Salt".
  • Charles Jacquet, historien local, émet quant à lui, l'hypothèse d'une origine liée au mot latin "sala" qui, en son temps, signifiait hôtellerie, taverne. Il fait allusion à un relais situé en bordure de la voie romaine Lugdunum (Lyon) - Burdigala (Bordeaux) qui passait dans la commune et qui aurait été à l'origine du village. Cette explication est à rapprocher des deux premières et c'est la plus vraisemblable.

Il est à noter qu'en France, 28 communes portent le nom de Salles, toutes situées dans la moitié sud de la France[9].

Vestiges néolithiques[modifier | modifier le code]

Les Salles-La plaine des Bataillouses.

Dans les années 1930, un instituteur, André Breasson a trouvé plusieurs silex taillés sur la commune confirmant une occupation humaine relativement ancienne du territoire[10].

Vestiges de l'âge de bronze[modifier | modifier le code]

L'étude de la tourbière du Verdier (voir plus haut) a mis en évidence que son origine vers 1000 av. J.-C. est liée à des aménagements d'origine humaine. Cette étude confirme la présence fort ancienne d'habitants sur le territoire de la commune[11].

Vestiges gaulois et gallo-romains[modifier | modifier le code]

En contrebas du chemin qui va du Verdier à la Plagnette des sondages effectués en 2003 par le GRAL ont mis en évidence une occupation gallo-romaine.

Des éléments de poterie sigillée avec décors ont été découverts. Ils sont datés du IIe siècle de notre ère. À proximité a aussi été découvert un autre site qui n’a pas été daté avec précision, mais qui pourrait être d’origine gauloise.

Évènements historiques[modifier | modifier le code]

  • En 1181, Guy II, comte de Forez, fit bâtir sur le territoire de la paroisse des Salles une fortification en un lieu nommé Cervières. Cette construction avait pour but de protéger le comté de Guy II de Forez des velléités de ses puissants voisins d'Auvergne, de Couzan et d'Urfé lors de sa présence aux croisades. Plus tard, de nombreuses maisons s'étant construites autour de la garnison, le territoire de Cervières fut démembré de la paroisse des Salles[12].
  • En novembre 1567, une troupe de protestants, conduits par Poncenat, lieutenant du baron des Adrets et Verbelais est vaincue par les catholiques du marquis de La Chabre et les seigneurs de Terris et de La Valette dans la plaine des Bataillouses. Cette bataille coûta la vie à environ 300 soldats[13]. Le capitaine-châtelain de Cervières était Antoine Meaudre. Ce dernier convoquera le ban pour s'opposer aux protestants de Poncenat. Il est représenté sur la face de la croix des Meaudre qui sera érigée pour commémorer la victoire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

L'église datant du XIIe siècle.
La Croix des Meaudres.
  • Les pierres druidiques : la pierre branlante, La pierre du sacrifice, le dolmen de La Goutte.
  • Mérange, lieu le plus anciennement cité : en 982 dans le cartulaire de Savigny.
  • La voie romaine Lugdunum (Lyon) - Augustonemetum (Clermont) (les Meaudres-Le Bourg-La Croix Blanche-Relange-L'Étrat).
  • L'église paroissiale Saint-Pierre des Salles date du XIIe siècle (l'une des plus anciennes de la région) ; à l'intérieur, la statue de sainte Anne et la Vierge en bois ciré datant de la fin XVIIIe ou du début XIXe siècle est classée monument historique[14].
  • La chapelle Saint-Roch, érigée dans les années 1630 à la suite d'un vœu fait par les habitants des Salles et de Cervières lors de l’épidémie de peste.
  • Les souterrains : Le Bourg (ex-presbytère), Chapt, Fauchemagne, Le Lac, Coavoux, La Cure, Mérange[15]...
  • Des fermes fortifiées : Relange, Rullion, le Verdier, le Lac...
  • Des châteaux : château de la Goutte, les Serrots, Chapt...
  • Des lieux légendaires : le tombeau de Mona, le rocher de la Mule.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Les Salles (Loire).svg

Les armoiries de Les_Salles se blasonnent ainsi :

Écartelé en sautoir : au 1er d'azur au casque d'argent taré de profil, aux 2e et 3e d'or au pic de mineur de sable, les deux pics affrontés, au 4e d'azur à trois dauphins d'argent ployés et appointés en lunel ; sur le tout d'or à la herse de sable cloutée d'or ; le tout enfermé dans une filière componée de gueules et d'or.


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1935 Petrus Chaux    
1935 1949 François Brissay    
1950 1975 Joseph Brunet    
1975 1998 Charles Pilonchery    
1998 2014 Philippe Godard    
2014 En cours Jean-Hervé Peurière[16]    

Démographie et vie sociale[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[18].

En 2019, la commune comptait 556 habitants[Note 2], en augmentation de 8,38 % par rapport à 2013 (Loire : +1,18 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9007488481 0021 0481 0869681 0321 021
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9409921 0331 0631 0619811 0501 0061 090
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 024874850804734664666691572
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013
527505412518441424466477513
2018 2019 - - - - - - -
554556-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

  • Club de foot ASCLS (Association Sportive Chausseterre Les Salles) créé en 1973. Couleurs jaune et bleu.
  • Société de chasse communale. Organisation de la Marche de la Bouillie chaque année le 14 juillet.
  • Le Collège : Foyer pour adultes handicapés vieillissants géré par l'APAJH.

Économie et transports[modifier | modifier le code]

L'autoroute A89 traverse le territoire de la commune selon une direction est-ouest. Elle passe à proximité du bourg. L'échangeur de la sortie 31 se trouve à l'entrée est du bourg.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. https://www.habitants.fr/loire-42
  2. Description géologique et minéralogique du département de la Loire- ML Gruner- 1857
  3. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  5. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  8. Dictionnaire topographique du département de la Loire.
  9. lion1906.com
  10. Bulletin Diana, tome XXXVIII, 1964, p. 288-291.
  11. Cubizolle Hervé, Georges Vincent, Latour Catherine, Argant Jacqueline, Serieyssol Karen. La turfigenèse à la fin du Subboréal et au Subatlantique dans les tourbières basses du Massif Central oriental granitique (France) : une manifestation de l'action humaine ? Quaternaire - Volume 15 - Numéro 4 - 2004. p. 343-359.
  12. Aspect de la vie religieuse en Forez-page 51
  13. Les guerres religieuses en Auvergne - André Imberdis
  14. Notice no PM42000886, base Palissy, ministère français de la Culture.
  15. prospections [GRAL]
  16. « Les Salles », sur le site de l'association des maires de France (consulté le ).
  17. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]