Les Salles

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Salles.
Les Salles
Entrée du bourg.
Entrée du bourg.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Montbrison
Canton Boën-sur-Lignon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Urfé
Maire
Mandat
Jean-Hervé Peurière
2014-2020
Code postal 42440
Code commune 42295
Démographie
Gentilé Salards ou Douguet
Population
municipale
511 hab. (2014 en augmentation de 6,24 % par rapport à 2009)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 50′ 55″ nord, 3° 47′ 40″ est
Altitude Min. 636 m
Max. 963 m
Superficie 25,22 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Les Salles

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Les Salles

Les Salles est une commune française située dans le département de la Loire en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont appelés les Salards et surnommés « les mangeurs de bouillie ».

Géographie[modifier | modifier le code]

Les Salles fait partie du Forez et est situé au nord-ouest du département de la Loire. C'est la commune la plus au nord de l'arrondissement de Montbrison.

Le territoire de la commune représente une superficie de 2 521 hectares et constitue la partie septentrionale de l'ancien canton de Noirétable.

Relief[modifier | modifier le code]

Le relief est composé par :

  • une bordure montagneuse et forestière au nord-ouest qui constitue les premiers contreforts du massif des Bois Noirs ;
  • des collines en pentes douces dans la zone centrale (La Goutte - Le Bourg - Mérange) ;
  • des zones planes assez étendues au sud-est (Les Bataillouses, La Plagnette).

Le point culminant du territoire est situé au bois Saint-Thomas à 963 mètres d'altitude. Le point le plus bas est à 652 mètres, au Lac.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Les principaux cours d'eau sont le ruisseau de Royon, le ruisseau de La Goutte et le ruisseau de Bareille qui vont se regrouper pour former plus en aval le ruisseau des Salles.

La commune est parsemée de nombreux étangs : La Goutte, Royon, La Plagnete, Goutoule, Guirande, Saint-Claude, Relange, Rullion, les Traversières, etc.

Géologie[modifier | modifier le code]

Le sous-sol est en grande partie granitique (type monzogranite) avec une zone calcaire du côté des Fialins et des Fours à chaux (tufs à éléments calcaires)[1].

Les tourbières[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (avril 2017)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

De nombreuses tourbières sont situées sur la commune (les Roussis, la Plagnette, le Verdier...) Ces zones humides constituent la mémoire végétale de la commune. La matière organique (pollens, arbustes, plantes...) qui s'y trouve s'est accumulée sur plusieurs milliers d'années.

Les tourbière du Verdier et de la Plagnette (superficie d'environ 3 000 m2 chacune, ont fait l'objet d'une étude complète par Hervé Cubizolle en 2004. Elles ont été datées de la fin de l'âge de bronze (1000 ans av.J.-C. pour le Verdier et 1500 av. J.-C. pour la Plagnette). Les archives végétales qu'elles renferment sont donc d'une valeur inestimable.

Les lieux habités[modifier | modifier le code]

Le village vu depuis les hauteurs de la Croix Blanche.
  • Les Arioux
  • Artuzet
  • Beurière
  • Le Bois Rizolle
  • Boulade
  • Brissay
  • Cadelon
  • Chaumette
  • Chapt
  • Charbonnières
  • Les Chassains
  • Les Chazelets
  • Coavoux
  • Le Collège
  • Les Combes
  • La Combelle
  • La Côte
  • Coubanouze
  • La Croix Blanche
  • La Cure
  • Chez Dambert
  • Fauchemagne
  • Les Fialins
  • Chez Georges
  • Goutoule
  • La Goutte
  • Gouttegente
  • Gouttenoire
  • Les Gouttes
  • Guirande
  • Le Lac
  • La Loge
  • Mérange
  • La Pique
  • Pierre-Plate
  • La Plagnette
  • Rapeaux
  • Relange
  • Les Ronzières
  • La Rorie
  • Royon
  • Rullion
  • Saint Roch
  • Les Serrots
  • Le Supt
  • Le Treyve
  • Le Verdier

Influence linguistique[modifier | modifier le code]

Située aux confins des trois grandes zones linguistiques françaises (dialectes d'oc, dialectes d’oïl, dialectes francoprovençaux), le parler local est de type francoprovençal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le village des Salles.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La plus ancienne mention du nom de la commune date des environs de l'an 1000 dans le cartulaire de l'abbaye de Savigny Ecclesia de Sales. On retrouve dans une autre édition de ce même ouvrage une mention Ecclesia de Salis en 1225 et Sancti Petri di Salis en 1361. Jusqu'à la Révolution, le village commune s'est appelé Saint-Pierre-des-Salles[2].

Les spécialistes de toponymie sont très partagés sur le sens du nom :

- pour Albert Dauzat le nom viendrait du mot germanique "saal" : chambre.
- De même pour Pierre Louis Augereau, le nom provient du mot "salle" qui en ancien français désignait le siège d'une seigneurie, une maison noble ou un logis fortifié. Ce mot dérive du bas latin "sala" après emprunt au francique "sal" qui a donné en allemand "saal" : chambre, château.

Les autres explications sont plutôt fantaisistes :
- certains font un rapprochement avec Saint François de Sales ;
- d'autres font dériver le nom du latin "saltus" : lieu boisé.
- Une autre hypothèse le rattache au nom du "saule", et plus particulièrement de sa traduction germanique "Salt".

- Charles Jacquet, historien local, émet quant à lui, l'hypothèse d'une origine liée au mot latin "sala" qui, en son temps, signifiait hôtellerie, taverne. Il fait allusion à un relais situé en bordure de la voie romaine Lugdunum (Lyon) - Burdigala (Bordeaux) qui passait dans la commune et qui aurait été à l'origine du village. Cette explication est à rapprocher des deux premières et c'est la plus vraisemblable.

Il est à noter qu'en France, 28 communes portent le nom de Salles, toutes situées dans la moitié sud de la France[3].

Vestiges néolithiques[modifier | modifier le code]

Les Salles-La plaine des Bataillouses.

Dans les années 1930, un instituteur, André Breasson a trouvé plusieurs silex taillés sur la commune confirmant une occupation humaine relativement ancienne du territoire[4].

Vestiges de l'âge de bronze[modifier | modifier le code]

L'étude de la tourbière du Verdier (voir plus haut) a mis en évidence que son origine vers 1000 av. J.-C. est liée à des aménagements d'origine humaine. Cette étude confirme la présence fort ancienne d'habitants sur le territoire de la commune[5].

Vestiges gaulois et gallo-romains[modifier | modifier le code]

En contrebas du chemin qui va du Verdier à la Plagnette des sondages effectués en 2003 par le GRAL ont mis en évidence une occupation gallo-romaine.

Des éléments de poterie sigillée avec décors ont été découverts. Ils sont datés du IIe siècle de notre ère. À proximité a aussi été découvert un autre site qui n’a pas été daté avec précision, mais qui pourrait être d’origine gauloise.

Évènements historiques[modifier | modifier le code]

  • En 1181, Guy II, comte de Forez, fit bâtir sur le territoire de la paroisse des Salles une fortification en un lieu nommé Cervières. Cette construction avait pour but de protéger le comté de Guy II de Forez des velléités de ses puissants voisins d'Auvergne, de Couzan et d'Urfé lors de sa présence aux croisades. Plus tard, de nombreuses maisons s'étant construites autour de la garnison, le territoire de Cervières fut démembré de la paroisse des Salles[6].
  • En novembre 1567, une troupe de protestants, conduits par Poncenat et Verbelais est vaincue par les catholiques du marquis de La Chabre et les seigneurs de Terris et de La Valette dans la plaine des Bataillouses. Cette bataille coûta la vie à environ 300 soldats[7].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

82 odonymes recensés à Les Salles
au 21 avril 2014
Allée Ave. Bld Carr. Chemin Cité Côte Cours Imp. Montée Pass. Place Quai Route Rue Square Autres Total
0 0 0 0 4 [N 1] 0 0 0 0 0 0 4 [N 2] 0 0 14 [N 3] 0 60 [N 4] 82
Notes « N »
  1. Chemin de Fauchemagne, Chemin de la Cure, Chemin des Bataillouses et Chemin des Vernières.
  2. Place de l'Écluse, Place de l'Église, Place de la Mairie et Place du Tilleul.
  3. Dont Rue du 19-Mars.
  4. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, parcs, jardins, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

L'église datant du XIIe siècle.
La Croix des Meaudres.
  • Les pierres druidiques : la pierre branlante, La pierre du sacrifice, le dolmen de La Goutte.
  • Mérange, lieu le plus anciennement cité : en 982 dans le cartulaire de Savigny.
  • La voie romaine Lugdunum (Lyon) - Augustonemetum (Clermont) (les Meaudres-Le Bourg-La Croix Blanche-Relange-L'Étrat).
  • L'église paroissiale date du XIIe siècle (l'une des plus anciennes de la région) ; à l'intérieur, la statue de sainte Anne et la Vierge en bois ciré datant de la fin XVIIIe ou du début XIXe siècle est classée monument historique[8].
  • La chapelle Saint-Roch, érigée dans les années 1630 à la suite d'un vœu fait par les habitants des Salles et de Cervières lors de l’épidémie de peste.
  • Les souterrains : Le Bourg (ex-presbytère), Chapt, Fauchemagne, Le Lac, Coavoux, La Cure, Mérange[9]...
  • Des fermes fortifiées : Relange, Rullion, le Verdier, le Lac...
  • Des châteaux : château de la Goutte, les Serrots, Chapt...
  • Des lieux légendaires : le tombeau de Mona, le rocher de la Mule.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Les Salles (Loire).svg

Les armoiries de Les_Salles se blasonnent ainsi :

Écartelé en sautoir : au 1er d'azur au casque d'argent taré de profil, aux 2e et 3e d'or au pic de mineur de sable, les deux pics affrontés, au 4e d'azur à trois dauphins d'argent ployés et appointés en lunel ; sur le tout d'or à la herse de sable cloutée d'or ; le tout enfermé dans une filière componée de gueules et d'or.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
  1935 Petrus Chaux    
1935 1949 François Brissay    
1950 1975 Joseph Brunet    
1975 1998 Charles Pilonchery    
1998 2014 Philippe Godard    
2014 en cours Jean-Hervé Peurière[10]    

Démographie et vie sociale[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[12].

En 2014, la commune comptait 511 habitants[Note 1], en augmentation de 6,24 % par rapport à 2009 (Loire : +1,5 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
900 748 848 1 002 1 048 1 086 968 1 032 1 021
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
940 992 1 033 1 063 1 061 981 1 050 1 006 1 090
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 024 874 850 804 734 664 666 691 572
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
527 505 412 518 441 424 466 472 477
2013 2014 - - - - - - -
513 511 - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

  • Club de foot ASCLS (Association Sportive Chausseterre Les Salles) créé en 1973. Couleurs jaune et bleu.
  • Amicale des coureurs- Les Salles Trail. Trail international chaque année (avant-dernier dimanche de juin)
  • Société de chasse communale. Organisation de la Marche de la Bouillie chaque année le 14 juillet.
  • Le Collège : Foyer pour adultes handicapés vieillissants géré par l'APAJH.

Économie et transports[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Autoroute A89 (France).

L'autoroute A89 traverse le territoire de la commune selon une direction est-ouest. Elle passe à proximité du bourg. L'échangeur de la sortie 31 se trouve à l'entrée est du bourg.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Étienne François Kayr de Blumenstein[15] (1712-1799), inspecteur des mines d’origine allemande. Il établit en 1730 à la Goutte une fonderie pour traiter le plomb extrait de ses mines de Champoly et de Juré. Il racheta en 1753 le château de la Goutte pour l’habiter[16].
  • Jean Baptiste François Kayr de Blumenstein[17] (1759-1854), officier, chevalier de Saint-Louis et ingénieur des Ponts et Chaussées. Il prit la succession de son père Étienne pour exploiter le plomb à La Goutte. Il fut le premier maire des Salles en 1791, puis fut ensuite maire de Lezoux de 1806 à 1830[16].
  • François Gilbert Planche (1866-1924), ingénieur, industriel et député des Hautes-Alpes, dont la famille est originaire du hameau de Coavoux. Homme d'action, il s'est investi dans les chemins de fer, dans l'exploitation minière et dans l'énergie électrique. Il est considéré comme un des "pères de l'hydroélectricité " dans les Alpes. Il est aussi l'arrière-grand-père de Carla Bruni-Sarkozy[18],[19].
  • Joseph Gouttebarge (1924-1964), né aux Salles, il fut ordonné prêtre en 1947. Il choisit de devenir prêtre ouvrier à la Compagnie des Forges de la Loire à St Etienne. Il s’engage dans le mouvement syndical pour mettre sa foi au service du monde ouvrier. Il adhère à la CGT dont il devient secrétaire départemental. En 1957, il rejoint le Parti Communiste puis se marie l’année suivante. Malgré sa mise en marge de l’Église, il garda une foi profonde. Aujourd’hui, une rue de St Etienne porte son nom dans le quartier Tarentaize (rue Jo Gouttebarge).[réf. nécessaire]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. Description géologique et minéralogique du département de la Loire- ML Gruner- 1857
  2. Dictionnaire topographique du département de la Loire.
  3. lion1906.com
  4. Bulletin Diana, tome XXXVIII, 1964, p. 288-291.
  5. Cubizolle Hervé, Georges Vincent, Latour Catherine, Argant Jacqueline, Serieyssol Karen. La turfigenèse à la fin du Subboréal et au Subatlantique dans les tourbières basses du Massif Central oriental granitique (France) : une manifestation de l'action humaine ? Quaternaire - Volume 15 - Numéro 4 - 2004. p. 343-359.
  6. Aspect de la vie religieuse en Forez-page 51
  7. Les guerres religieuses en Auvergne - André Imberdis
  8. Notice no PM42000886, base Palissy, ministère français de la Culture.
  9. prospections [GRAL]
  10. « Les Salles », sur le site de l'association des maires de France (consulté le 30 juillet 2015).
  11. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.
  15. « Etienne François Kayr de Blumenstein », sur roglo.eu (consulté le 30 avril 2016)
  16. a et b Industries mortes et métiers perdus - Jean Canard
  17. « Jean Baptiste François Kayr de Blumenstein », sur roglo.eu (consulté le 30 avril 2016)
  18. État civil Loire, Rhône, Hautes-Alpes, Revue Française Généalogie déc 2009
  19. « Carla Bruni Tedeschi », sur roglo.eu (consulté le 30 avril 2016)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]