Les Sables-d'Olonne

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Les Sables-d’Olonne
Les Sables-d'Olonne
Vue aérienne des Sables-d'Olonne en 2010.
Blason de Les Sables-d’Olonne
Héraldique
Les Sables-d'Olonne
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Vendée (sous-préfecture)
Arrondissement Les Sables-d’Olonne (chef-lieu)
Canton Les Sables-d’Olonne (bureau centralisateur)
Intercommunalité Les Sables-d’Olonne-Agglomération (siège)
Maire
Mandat
Yannick Moreau
2019-2020
Code postal 85100
85180
85340
Code commune 85194
Démographie
Gentilé Sablais, Sablaises
Population
municipale
43 219 hab. (2016)
Densité 502 hab./km2
Population
aire urbaine
49 601 hab. (2015)
Géographie
Coordonnées 46° 30′ 41″ nord, 1° 47′ 00″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 59 m
Superficie 86,07 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Les Sables-d’Olonne sont une commune nouvelle française, sous-préfecture du département de la Vendée dans la région des Pays-de-la-Loire.

La commune résulte de la fusion du Château-d’Olonne, d’Olonne-sur-Mer et des Sables-d’Olonne le et qui font d’elle la deuxième plus peuplée du département avec 43 219 habitants en 2016, et plus de 45 000 selon les estimations au [1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le territoire municipal des Sables-d’Olonne s’étend sur 8 607 hectares[2]. Les niveaux d’altitude de la commune nouvelle fluctuent entre 0 et 59 mètres[3].

La commune nouvelle regroupe les communes du Château-d’Olonne, d’Olonne-sur-Mer et des Sables-d’Olonne, qui deviennent des communes déléguées, le . Son chef-lieu se situe aux Sables-d’Olonne.

Localisation[modifier | modifier le code]

Le chef-lieu de la commune nouvelle, Les Sables-d’Olonne, se situe au centre-ouest du département de la Vendée[4], en bordure de l'océan Atlantique.

Communes limitrophes de Les Sables-d'Olonne
Bretignolles-sur-Mer Brem-sur-Mer L’Île-d’Olonne
Océan Atlantique Les Sables-d'Olonne Sainte-Foy
Océan Atlantique Talmont-Saint-Hilaire

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Elle est bordée au nord par l'Auzance, fleuve côtier qui se jette dans l'océan Atlantique au havre de la Gachère, ainsi que, à l'est, par un affluent, la Vertonne. Ces deux cours d'eau alimentent le marais d'Olonne.

Climat[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous indique les moyennes relevées de 1971 à 2000 à la station La Roche-sur-Yon, située à 35 km dans les terres. Le climat des Sables-d'Olonne est plus doux l'hiver, moins pluvieux et plus ensoleillé que celui de La Roche-sur-Yon, avec notamment plus de 2 100 heures d'ensoleillement par an[5].

Relevé météorologique de la Roche/Yon de 1971 à 2000
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2,5 3,5 5,1 8,8 11,3 13,5 13,1 11,1 8,5 4,8 3,2 7,4
Température maximale moyenne (°C) 8,1 9,8 12,1 14,3 18,6 22 24,7 24,8 22 17,2 11,8 9,1 16,2
Record de froid (°C)
date du record
−14,9
1985
−15,4
1986
−10,3
2005
−4,1
1996
−0,3
1995
2,8
2006
7,2
1996
5,1
1986
3
2002
−4,5
1997
−7,1
1988
−9,5
1996
Record de chaleur (°C)
date du record
15,6
2007
20,6
1998
24,1
2005
28,1
2005
35,1
2012
36
2019
36,6
2006
38,7
2003
33,7
2005
29,9
2011
19,7
1988
18,7
2000
Ensoleillement (h) 73 99 147 154 196 210 229 231 171 116 75 54 1 756
Précipitations (mm) 94,4 77,4 54,1 76,4 51,1 49 45,3 40 85,2 102,2 110,5 98,7 884,3
Nombre de jours avec précipitations 12 11 10 10 11 8 7 6 9 12 12 14 122
Source : Météo-France[6] et lameteo.org[7]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Transports ferroviaires[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la gare des Sables-d'Olonne qui accueille des trains TER Pays de la Loire quotidiens à destination ou en provenance de Nantes ou La Roche-sur-Yon et un TER « train des plages » mis en place en 2013 en provenance ou à destination de Saumur via Bressuire circulant l'été de mai à septembre. La commune est aussi desservie par des TGV quotidiens à destination ou en provenance de Paris-Montparnasse, via Nantes et La Roche-sur-Yon. Les premiers TGV à arriver aux Sables-d'Olonne sont tractés par des motrices diesels le temps que la ligne Nantes - La Roche-sur-Yon - Les Sables-d'Olonne soit électrifiée. Les TGV tractés sont remplacés par des TER de 2004 à 2008, année où le TGV est réintroduit grâce à l'électrification de la ligne. Elle est aussi desservie par la gare d'Olonne sur Mer qui est desservie par les TER Pays de la Loire faisant une liaison entre Nantes - La Roche-sur-Yon - Les Sables-d'Olonne.

Transports aériens[modifier | modifier le code]

Port[modifier | modifier le code]

Le phare des Sables-d'Olonne, sur la digue ouest à l'entrée du port (La Chaume), avec le prieuré Saint-Nicolas en arrière-plan.

Le chenal du port vu de la Chaume, avec l'entrée de Port Olona en arrière-plan et celle du port de commerce et de pêche à droite. Voilier prenant la mer, dans le chenal du port.

Article détaillé : Port des Sables-d'Olonne.

Les Sables-d'Olonne est une ville tournée vers la mer, ce qui se traduit par la présence de trois ports :

  • le port de pêche, quatrième de France, pêche artisanale (soles, seiches, morues…) ;
  • le port de commerce ;
  • les ports de plaisance, Port Olona, accueille de nombreuses manifestations nautiques dont la plus prestigieuse est le Vendée Globe et Port Garnier (emprise sur le port de pêche).

Le port des Sables-d'Olonne est doté de plusieurs phares et balises qui jalonnent le chenal d'entrée : le phare de l'Armandèche, le phare de la Potence, le phare des Barges, le phare de la Jetée-Saint-Nicolas (ou Grande-Jetée) et le phare de la Chaume dit aussi Tour d'Arundel.

Le bassin olonnais accueille de nombreux chantiers dont Alubat, Kirié, Privilège Marine, Océa et Tresco.

Codes[modifier | modifier le code]

Les bateaux de pêche immatriculés aux Sables-d'Olonne ont pour code LS, selon la liste des quartiers maritimes.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Bus Oléane à l'arrêt Hôtel-de-Ville, terminus de la plupart des lignes.

Accostage de la ligne Passeur C au niveau de la Grande-Jetée.

Les Sables-d'Olonne disposent au sein des Sables-d'Olonne-Agglomération, d'un réseau de transport en commun baptisé Oléane, anciennement Tusco (pour Transports urbains des Sables-d’Olonne, du Château-d’Olonne et d’Olonne-sur-Mer), exploitant 9 lignes de mini-bus urbains (3 le dimanche), 13 lignes de bus urbains. Le ticket de bus valable 1 h est au prix de 1€50. De nombreuses cartes et abonnements existent.

La ville dispose également de trois lignes de navettes maritimes (piétons et cyclistes) desservant trois débarcadères dans le port (6 en été). Le passeur est gratuit pour les résidents (carte disponible en mairie), le passage est à 1€10 pour les étrangers. Ici encore, des cartes sont disponibles, diminuant le coût du passage.

On peut également noter que, par le passé de 1898 à 1925, la ville bénéficiait des services du tramway des Sables-d'Olonne, un tramway électrique qui circulait sur le remblai et qui, sur une distance de six kilomètres reliait les casinos à la gare. La mauvaise gestion de la compagnie fondée par le directeur du Grand Casino fera abandonner ce mode de transport.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune est créée au par un arrêté préfectoral du [8].

Carte des communes fondatrices de la commune nouvelle jusqu'au 31 décembre 2018

La fondation des Sables-d'Olonne remonte en 1218. L'actuel bourg d'Olonne-sur-Mer était au Moyen Âge un port très actif situé au fond d'une baie abritée. L'envasement de cette baie ainsi que celle de Talmont conduisent le prince Savary de Mauléon à fonder un nouveau port à l'emplacement de l'actuel quartier de la Chaume et dans les dunes d'Olonne (d'où vient le nom de la ville). La ville va alors se développer sur le versant nord de la dune.

Article détaillé : Histoire des Sables-d'Olonne.

En 1754, Les Sables-d'Olonne et la Chaume fusionnent. En 1844, la loi attribue à la ville, quatre-vingt-quatre hectares de terrains marécageux situés alors sur la commune d’Olonne sur lesquels seront aménagés par la suite la place de la Liberté et le cours Dupont. La même année, la commune du Château-d'Olonne cède à la ville soixante et un hectares de terrains situés à l'est du cimetière Arago. Toujours pour assurer le développement des Sables, la commune du Château-d'Olonne vendra à la ville l'embouchure du Tanchet en 1875 et la forêt de la Rudelière en 1913. Les frontières de ces trois communes resteront identiques jusqu'en 2019.

L'arrivée du chemin de fer en 1866 voit l'émergence des quartiers de la gare et de Saint-Michel au nord de la ville. Les constructions ne cesseront de s'étendre le long des grands axes entre le centre ville des Sables et les bourgs périphériques d'Olonne et du Château-d'Olonne. À partir des années 1930, la ville commence à se développer à l'est du boulevard de Castelnau et au sud de l'avenue d'Aquitaine. Ce nouveau quartier résidentiel sera doté d'une école (école Clemenceau), d'une église (église Saint-Pierre), de l'hôpital et du marché Arago qui donnera son nom à ce quartier. Ce développement se poursuivra vers l'actuel quartier des Présidents.

Jusqu'aux années 1950, les communes d'Olonne-sur-Mer et du Château-d'Olonne se sont essentiellement développées autour de leurs centres bourgs. En effet, ces deux communes ont longtemps gardé un caractère rural où la vie économique est essentiellement marquée par l'agriculture et l'artisanat. L'essor démographique de l'après-guerre pousse néanmoins les communes à construire de nouveaux lotissements. Le quartier de la Tonnelle à Olonne-sur-Mer et celui de la Pironière au Château sont aménagés respectivement en 1957 et 1959 à proximité immédiate de la ville des Sables et non pas autour des centres bourgs historiques. À partir des années 1960, la ville ne va alors cesser de s'étendre sur les deux communes périphériques avec la cité Charcot en 1965, la Tournée des Olonnes, le Havre de la Mérinière en 1971, le hameau des Moinardes en 1973, la cité de la Gillerie puis le village de la Paillolière en 1977. Au Château-d'Olonne, les terrains situés entre le centre bourg et le quartiers des Nouettes sont également progressivement urbanisés au cours des dernières décennies[Lesquelles ?], tout comme la partie sud de la ville, entre la route de Talmont et le littoral. Ces deux communes vont aussi faire le choix du développement de l'habitat maison individuel en raison de l'importante réserve foncière disponible sur leur territoire. Parmi les rares grands ensembles HLM construits dans les années 1960, on peut citer : la résidence des Aubépines (1961), la cité du Moulin (1963) ou encore la cité Charcot (1965).

Cette extension rapide pousse les trois communes à créer en 1964 un syndicat intercommunal à vocation multiple (Sivom) afin de travailler ensemble sur plusieurs projets nécessaires à leur développement. Parmi ces projets, on peut relever la création des zones d'activités des Fruchardières en 1968 et des Plesses en 1978, de nombreux établissements scolaires (écoles, collèges et lycées publics) ou encore du vaste espace sportif des Chirons en 1975. Pour plus d'efficacité, ce SIVOM sera remplacé en 1994 par la Communauté de communes des Olonnes. Dans les années 1980, l'idée de fusionner les trois communes fait son chemin parmi des citoyens qui décident de se regrouper au sein de l'association Arepo (Association pour la réunification et l'expansion du pays des Olonnes). Une étude présentée en 2009 par KPMG concluant à la nécessité d'une fusion relance le débat. L'élection ou la réélection de listes municipales ouvertement favorables à la fusion lors des élections municipales de 2008 et 2014 vont alors donner un coup d'accélérateur à la fusion. En 2017, la communauté de communes fusionne avec celle de l'Auzance et de la Vertonne pour former la communauté d'agglomération des Sables-d'Olonne, puis c'est au tour des trois communes des Olonnes de fusionner en 2019.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
En cours Yannick Moreau[9] LR Maire délégué d’Olonne-sur-Mer (2019)
Président du conseil communautaire des Sables-d’Olonne-Agglomération (depuis 2017)

Communes fondatrices[modifier | modifier le code]

Liste des communes fondatrices des Sables-d’Olonne
Nom Code
Insee
Intercommunalité Superficie
km2
Population
(dernière pop. légale)
Densité
hab./km2
Les Sables-d’Olonne
(siège)
85194 Les Sables-d’Olonne-Agglomération 8,7 14 233 (2016) 1 636
Château-d’Olonne 85060 Les Sables-d’Olonne-Agglomération 31,29 14 030 (2016) 448
Olonne-sur-Mer 85166 Les Sables-d’Olonne-Agglomération 46,08 14 956 (2016) 325

Population et société[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune nouvelle sont appelés les Sablais et les Sablaises[10].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 2016. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[11]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2016[12].

En 2016, la commune comptait 43 219 habitants[Note 1].

Évolution de la population  [ modifier ]
2016
43 219
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[13] puis Insee à partir de 2006[14].)

Économie[modifier | modifier le code]

Médias[modifier | modifier le code]

Trois médias ayant leurs bureaux aux Sables-d'Olonne diffusent aux Sables-d'Olonne et dans ses environs :

  • Le Reporter sablais ;
  • Les Sables Vendée Journal (groupe Publi-Hebdos) ;
  • Ouest-France Les Sables-d'Olonne (groupe Ouest-France).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Quartier des Sables[modifier | modifier le code]

Le port de pêche des Sables-d'Olonne.
Détail architectural d'un immeuble.
  • Le Remblai (promenades Lafargue et Clemenceau), bordé de nombreuses villas du XIXe siècle, faisant face à la mer et figurant à l'inventaire des monuments historiques[15] ainsi que plusieurs autres disséminées dans le centre-ville.
  • Ses trois ports :
  • Plusieurs lieux de culte, dont :
    • l'église Notre-Dame-de-Bon-Port, construite entre 1646 et le XVIIIe siècle, sa façade ouest évoque la Renaissance ; à la Révolution, elle devient le temple de la Raison avant d'être un grenier à grain puis elle retrouve sa vocation en 1800[16], située en plein centre ;
    • l'église Saint-Pierre, rue des Deux-Phares ;
    • l'abbaye Sainte-Croix, construite de 1633 à 1639, elle abrite, après le départ des sœurs, l'hôpital militaire, un camp d'internement, un centre de perfectionnement militaire, est réquisitionnée par les Allemands puis, rachetée par la municipalité, c'est un centre culturel, le musée des Sables, l'école de musique, et, actuellement, la médiathèque [17],[18] ;
    • la chapelle Notre-Dame-de-Bonne-Espérance, dite Notre-Dame-des-Marins, construite en 1850, abrite une statue de la Vierge en bois polychrome, ancienne figure de proue d'un navire, qui aurait sauvé la vie de Flandrine de Nassau, naufragée au large de Bourgenay. Elle se trouve au 37 de la rue de l'Amidonnerie ;
    • le temple protestant, au 14 du cours Blossac.
  • Le cimetière, dans le quartier Arago, avec des tombes du XIXe siècle.
  • Le quartier du Passage, entre port et plage, avec ses maisons anciennes et ses ruelles étroites, dont :
    • la rue du Paradis (actuellement rue Manuel) ;
    • la rue de l'Enfer, figurant au Livre Guinness des records de 1987 comme étant la rue la plus étroite du monde avec 40 cm au sol ;
    • la rue Rapide…
  • Le quartier de l'île Penotte, ruelles piétonnes et façades ornées de mosaïques de coquillages.
  • Ses halles et marchés :
    • les halles centrales, au cœur de la ville, de style Baltard, abritent un marché quotidien et un marché de producteurs locaux, les mercredis et samedis ;
    • la halle à poissons, sur le port de pêche ;
    • le marché couvert Arago.
  • Le musée de l'abbaye Sainte-Croix, le MASC (art moderne et contemporain) : avec des œuvres de Victor Brauner, Gaston Chaissac, Philippe Cognée, Claude Viseux, Robert Combas, René Leleu, Albert Marquet, Peter Saul…, salle consacrée aux arts populaires et aux pratiques balnéaires, cycle de conférences sur l'art moderne organisé par la Société des amis du musée, présidée par Jacques Masson[19].
  • Le Conservatoire de musique Marin-Marais, situé derrière l'abbaye Sainte-Croix.
  • Le zoo des Sables-d'Olonne, à la Rudelière, dans une végétation luxuriante et fleurie.
  • Le Blockhaus-hôpital des Sables-d'Olonne, construit par les Allemands en 1943 et transformé en musée sur la Seconde Guerre mondiale ouvert au public en 2017.

Quartiers de la Chaume et de l'Aubraie[modifier | modifier le code]

La piscine d'eau de mer Dombret, sur la côte sauvage de la Chaume.
Article détaillé : La Chaume (Vendée).
  • Le château Saint-Clair qui abrite au sommet de son donjon le phare dit « de la tour d'Arundel ».
  • Le prieuré Saint-Nicolas, lieu d'expositions. À proximité, le mémorial des Péris en mer, mosaïque de Jacques Launois.
  • La Paracou, découverte de la faune et de la flore de l'estran, son ancienne écluse à poissons.
  • Musée du Coquillage.
Article détaillé : L'Aubraie.

Quartier d'Olonne[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Marie d’Olonne[modifier | modifier le code]

L’église Sainte-Marie et son clocher
Le mur sud de l’église et la "tour des sarments"

Le style basilical du plus vieil édifice du Pays des Olonnes, utilisé par les Carolingiens, laisse supposer que l’église Sainte-Marie d’Olonne existait avant sa première mention en 1042[20]. L’église fut incendiée à deux reprises lors des guerres de Religions et son mobilier fut utilisé comme bois de chauffe par les troupes stationnées au camp de Pierre Levée lors des guerres de Vendée. Marquée par l’épisode révolutionnaire (sa flèche et son toit avaient, selon les mémoires de l’armateur sablais Collinet, brulé en 1797 après avoir été frappés par la foudre), l’église ne retrouva sa toiture qu’en 1805. Elle fit l’objet de campagne de restauration aux XIXe et XXe siècles, et est classée comme monument historique depuis 1908.

L’église présente la particularité de posséder une nef romane et un chœur gothique. Sa flèche octogonale culmine à quarante-cinq mètres. L’extrémité ouest du collatéral nord de la nef constitue la partie la plus ancienne de l’édifice (des pierres de tailles typiques peuvent être observées sur le mur extérieur nord). En plus de ses voûtes romanes, l’église Sainte-Marie d’Olonne possède des clefs de voûtes pendantes ouvragées du XVe siècle et accueille depuis 1937 dans son chœur la châsse de Saint-Vivent évangélisateur du Pays des Olonnes (les reliques avaient été transférées en Bourgogne au moment des invasions normandes). La grande verrière du chevet date de 1884.

Grande verrière du chevet de l’église

Le bourg d’Olonne comptait un autre édifice religieux avant la période révolutionnaire, un couvent de l’ordre des Cordeliers. Celui-ci fut incendié lors des guerres de Religion et son clocher fut, comme celui de l’église voisine, détruit par un incendie en 1797. L’édifice fut démantelé et vendu comme bien national sous la Révolution. Il n’en subsiste plus de trace aujourd’hui.

Château et manoirs[modifier | modifier le code]

  • Le Château de Pierre-Levée (monument historique) fut construit sur le modèle du Petit Trianon de Versailles au XVIIIe siècle par l'architecte parisien Nicolas Ducret pour Luc Pezot, armateur et receveur des tailles de l’élection des Sables. Achevé en 1777, le château fut le siège d’un camp où logèrent une partie des troupes chargées de la défense du port des Sables lors des guerres de Vendée. Plusieurs parties du château (propriété privée) sont classées. L’entrée de la cour d’honneur se fait par une belle grille en fer forgé. Le château dispose de jardins desquels furent enlevées au XIXe siècle les statues de déesses dénudées qui l’ornaient à l’origine.
Entrée du château de Pierre-Levée

Chaque été une scénographie bénévole se tient dans les jardins du château. Elle retrace l’histoire du Pays des Olonnes depuis la préhistoire.

  • Le manoir de la Jarrie (propriété de la commune) est une ancienne maison forte du XIIe siècle située au sud du bourg. Sa tour circulaire aurait été rajoutée au XIVe siècle. Les fossés du manoir ont été comblés pendant la Seconde Guerre mondiale par les troupes allemandes qui avaient installé dans le parc des pièces d’artillerie pour protéger la baie des Sables d’Olonne (les soldats ont également détruit les archives du manoir à leur départ).

Le bâtiment et ses dépendances des XVIIe et XVIIIe siècles sont actuellement en restauration.

Coquille sculptée
  • Le manoir de la Mortière (propriété de la commune) est une autre maison forte située au nord du bourg. Un départ de voûte subsistant sur sa façade nord fait penser à une ancienne entrée de l’époque médiévale. Le porche et la tour carrée seraient du XVIe siècle. Le manoir fut offert par le roi Louis XIII à Jacques Martin, qui avait été anobli pour lui avoir sauvé la vie lors du siège de la Rochelle (1628) et en être sorti mutilé (il avait eu les deux bras arrachés par un boulet).

Sur l’angle sud-ouest du mur une pierre sculptée en forme de coquille rappelle que le bourg se trouvait sur l’un des chemins de Saint Jacques de Compostelle.

  • Une dernière maison forte, La Rocquerie (propriété privée), était située à l’ouest du bourg. Il n’en subsiste qu’une porte du XVIIe siècle et à l'intérieur d’un puits, l'entrée d'un souterrain refuge de deux mètres de profondeur.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

Menhirs jumeaux de Pierre-Levée
  • Des vestiges préhistoriques subsistent sur le territoire de la commune. Les menhirs jumeaux de Pierre-Levée se trouvent près du château auxquels ils ont donné leur nom. Celui dit de la Conche Verte est situé au nord de la forêt d’Olonne et aurait servi de refuge à l’évangélisateur Saint-Vivent au IVe siècle. Un autre mégalithe, appelé Pierre des Serments, a été déplacé près d’une fontaine au nord du bourg. Sa nature préhistorique est contestée[21].
Monument aux morts olonnais
  • À la sortie du bourg (route de Vairé) se dresse le'monument aux morts. Celui-ci fut réalisé en 1922 par les frères Jan et Joël Martel. Ce monument est constitué d’une statue, représentant une femme en deuil habillée dans son costume local (appelé la mère Susane en référence au modèle supposé), reposant sur un socle orné de deux bas reliefs représentant des Poilus appuyés sur leurs fusils.
  • La maison du Père Tranquille (propriété privée), située à proximité du bourg, fut utilisée lors du tournage du film éponyme (1946).
  • La salle des Œuvres Post-Scolaires inaugurée en 1927 par Edouard Herriot, ministre de l’Instruction Publique et des Beaux Arts de l’époque, possède une intéressante charpente métallique. Elle est actuellement en voie de réhabilitation pour accueillir l’office de tourisme de la commune.
  • L’ancienne maison noble de la Gachère (propriété privée) se dresse dans le village du même nom et plusieurs maisons bourgeoises du XIXe siècle (propriétés privées) sont localisées dans le bourg d’Olonne-sur-mer.

Musée des traditions populaires[modifier | modifier le code]

L’association Mémoire des Olonnes[22] gère depuis 1991 dans le bourg d’Olonne-sur-mer le musée des Traditions Populaires.
Celui-ci retrace la vie dans l’arrière-pays sablais à la fin du XIXe siècle. Les collections de l’association présentent la vie quotidienne, les costumes et coiffes locales, l’artisanat traditionnel et le matériel agricole de cette époque. Le musée reconstitue aussi l’ambiance d’une classe au début du XXe siècle.
Il accueille également la collection réunie par un Olonnais, Alphonse Guillet[23], témoignage de la Guerre de 1914-1918.

Quartier du Château-d'Olonne[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le Puits d'Enfer (2012).
La Baie de Cayola (2012).

Monuments historiques[modifier | modifier le code]

La commune ne compte qu'un monument historique, l'abbaye Saint-Jean d'Orbestier, abbaye bénédictine fondée en 1107 par Guillaume, comte de Poitou et duc d'Aquitaine, dont les parties encore existantes sont inscrites depuis le [24]. Elle n’a aucun lieu ou monument répertorié à l'inventaire général du patrimoine culturel[25], ni aucun objet répertorié à l'inventaire des monuments historiques[26], ni à l'inventaire général du patrimoine culturel[27].

Autres lieux et monuments[modifier | modifier le code]

On peut également citer :

  • la résidence du Fenestreau (privée) ;
  • l'église Saint-Hilaire.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La côte sauvage[modifier | modifier le code]

La commune de Château-d'Olonne présente la particularité de disposer à la fois d'une plage de sable et d'une côte rocheuse très découpée :

Cet ensemble est parcouru par un cheminement cyclo-piéton.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Commune nouvelle, ce qui va se passer à partir de  », lessablesdolonne.fr,‎ (lire en ligne).
  2. « Commune 15488 », « Commune 23418 » et « Commune 10482 », Géofla, version 2.2, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 [lire en ligne].
  3. « Château-d’Olonne », « Olonne-sur-Mer » et « Les Sables-d’Olonne », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015.
  4. Fiche des Sables-d’Olonne sur Lion 1906, site de Lionnel Delvarre, mis à jour le 6 juin 2010 [lire en ligne].
  5. « Climat-Vendée - Toute l'info météo en Vendée (85) - Le climat Vendéen », sur climat-vendee.fr (consulté le 2 mai 2015)
  6. « Normales - Station de la Roche-sur-Yon » sur le site officiel de Météo-France, consulté le 8 juillet 2009
  7. « Records aux Sables-d'Olonne » sur lameteo.org, consulté le 8 juillet 2009
  8. « Arrêté préfectoral no 18-DRCTAJ-494 portant création de la commune nouvelle “Les Sables-d’Olonne” », Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Vendée, no 67,‎ (lire en ligne [PDF]).
  9. Laurence Monard, « Yannick Moreau a “la fusion heureuse” », Ouest-France,‎ .
  10. Élisa Juszczak, « “Je suis Sablais” : difficile à dire pour certains », Ouest-France, Les Sables-d’Olonne,‎ (lire en ligne, consulté le 3 janvier 2019).
  11. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  12. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  13. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour l'année 2016.
  15. « Base Mérimée - Pays de la Loire ; Vendée ; Les Sables-d'Olonne », sur culture.gouv.fr (consulté le 21 octobre 2014)
  16. « Patrimoine bâti -Église Notre-Dame de bon port », sur lessablesdolonne.fr (consulté le 21 octobre 2014)
  17. « Bibliothèque », sur bm.lessablesdolonne.fr (consulté le 21 octobre 2014)
  18. « Patrimoine bâti - L'Abbaye Ste Croix », sur lessablesdolonne.fr (consulté le 21 octobre 2014)
  19. « Site des Amis du musée de l'Abbaye Sainte-Croix »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur amisdumasc (consulté le 21 octobre 2014)
  20. Olonne berceau d’un pays, X. Yziquel, éditions d’Orbestier, 2000
  21. Bertrand Poissonnier, La Vendée préhistorique, Geste éditions, , 367 p. (ISBN 2-910919-38-2), p. 191
  22. Site du Musée des Traditions Populaires
  23. Au milieu des années 1980 Monsieur Alphonse Guillet a fait bâtir à Massiges dans la Marne le monument en mémoire des disparus des combats de Champagne
  24. « Abbaye Saint-Jean d'Orbestier », notice no PA00110068, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Liste des lieux et monuments de la commune de Château-d'Olonne à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « Liste des objets historiques de la commune de Château-d'Olonne », base Palissy, ministère français de la Culture
  27. « Liste des objets de la commune de Château-d'Olonne à l'inventaire général du patrimoine culturel », base Palissy, ministère français de la Culture

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Gaucher, Olonne-sur-Mer: d'hier à demain, Les sables-d'Olonne, Les Amitiés sablaises, coll. « Le littoral vendéen », , 43 p. 
  • Eric Gillot, " la pironnière, vendée, france ", TheBookEdition, 2019, 230 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]