Les Portes-en-Ré

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Les Portes-en-Ré
Image illustrative de l'article Les Portes-en-Ré
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente-Maritime
Arrondissement La Rochelle
Canton Île de Ré
Intercommunalité Communauté de communes de l'île de Ré
Maire
Mandat
Michel Auclair
2014-2020
Code postal 17880
Code commune 17286
Démographie
Gentilé Portingalais
Population
municipale
622 hab. (2012)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 15′ 03″ N 1° 29′ 50″ O / 46.2508333333, -1.4972222222246° 15′ 03″ Nord 1° 29′ 50″ Ouest / 46.2508333333, -1.49722222222  
Altitude Min. 0 m – Max. 15 m
Superficie 8,51 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte administrative de la Charente-Maritime
City locator 14.svg
Les Portes-en-Ré

Géolocalisation sur la carte : Charente-Maritime

Voir sur la carte topographique de la Charente-Maritime
City locator 14.svg
Les Portes-en-Ré

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Les Portes-en-Ré

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Les Portes-en-Ré
Liens
Site web www.lesportesenre.fr

Les Portes-en-Ré est une commune du sud-ouest de la France, située sur l'île de Ré, dans le département de la Charente-Maritime (région Poitou-Charentes). Ses habitants sont appelés les Portingalais et les Portingalaises[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation des Portes sur l'île de Ré.
  • Village sur la côte nord, à l'extrémité ouest de l'île de Ré.
  • Rivages : plages de sable, grandes dunes, rochers.
  • La commune des Portes-en-Ré possède certaines des plus belles plages de l'île. Depuis un certain temps, ce petit paradis a inspiré quelques artistes comme Claude Nougaro et Charles Aznavour (voir Personnalités).

Après la construction en 1988 du pont qui relie l'île de Ré au continent, les vacanciers sont progressivement devenus plus nombreux. Malgré l'affluence, certains endroits restent sauvages grâce à leur statut de réserve naturelle.
Entre forêts, plages et marais, ce petit village offre une belle récompense à ceux qui savent l'apprivoiser.

Activité[modifier | modifier le code]

  • Ferme aquacole
  • Marais salants
  • Tourisme
  • Surf
  • Golf
  • Tennis
  • Equitation

Histoire[modifier | modifier le code]

La chapelle, vestige de la redoute des Portes[2].

La redoute des Portes [3]

Conçue sur le même principe que celle du Martray ou celle de Rivedoux, la redoute des Portes, construite en 1673, était un bâtiment carré de 38 m de côté, dont deux tournés vers la mer. Situé sur la côte nord de l’île à l’est du village des Portes, son but était d’interdire tout débarquement sur le banc du Bûcheron et d’accéder au Fier d'Ars. Vauban y apportera quelques modifications en 1681. Les pieds dans l’eau, la mer faisant un travail destructeur, elle sera laissée à l’abandon en 1854. Seul vestige, un magasin à poudre datant de la Révolution qui sera ensuite transformé en chapelle ex-voto par des marins.

Du nom du bois de Trousse Chemise (légende ?)

En 1627, Toiras pourchassant les troupes anglaises du duc de Buckingham, celles-ci rembarquent à Loix et sortent du fier d’Ars en passant au large dudit bois. Des Rétais, heureux de ce départ, troussèrent leurs chemises et montrèrent leurs derrières à l’ennemi.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1871 1884 Joseph Martin    
1884 1908 Victor Dron    
1908 1925 Louis Robert    
1925 1945 Ferdinand Dron    
1945 1946 Georges Mellouin    
1946 1953 Edgard Robert    
1953 1959 Pierre Dron    
1959 1968 René Pageaud    
1968 1971 Delphin Bodard    
1971 1977 Jean Fruchard    
1977 1980 Philippe Péan    
1980 1983 Jean Fruchard    
1983 1989 Gilbert Michel    
1989 1995 Christiane Chopy    
1995 2001 Jacques Labonde    
2001 2008 Jacques Labonde    
2008 en cours Christian Bourgne    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 622 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
863 835 799 961 1 106 1 043 1 029 1 084 1 203
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 098 1 034 1 011 939 896 853 831 834 800
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
728 696 663 511 485 460 458 365 381
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
412 424 478 513 660 661 647 643 622
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La gare et le double hangar à locomotives, actuelle caserne des pompiers.
Vue aérienne (depuis Loix) du banc du Bûcheron et de la plage de Trousse Chemise.
Chapelle Notre-Dame-des-Flux-et-Reflux, ou Notre-Dame-des-Marins, ancienne redoute.
  • La place de la Liberté. Lieu de rencontre des Portes-en-Ré, elle en est l'un des lieux les plus animés. Plusieurs commerces, cafés et restaurants y sont implantés. Tous les jours, l'été, s'y tient un marché très fréquenté. durant la saison touristique, cette place s'anime grâce aux vacanciers, nombreux à s'y arrêter l'espace d'un instant. La place arborait un arbre de la liberté, dans les années 1990.
  • Les ruelles du centre.
  • L'église Saint-Eutrope, récemment restaurée, elle offre un bel exemple d'architecture indigène.
  • L'ancienne gare du Petit Train de l'île de Ré (1898).
  • La chapelle de la Redoute.
  • Les marais, ses oiseaux, la Réserve Naturelle Nationale de Lilleau des Niges et la Maison du Fier gérées par la LPO (Ligue pour la Protection des Oiseaux).
  • Le vieux port. De là partaient tous les navires assurant la vente du sel de Bordeaux jusque dans les pays nordiques. À côté du hangar à sel de la Maison du Fier.
  • La grande jetée. Maintenant fortement effondrée, elle forme un L à l'intérieur du Fiers d'Ars sur la rive entre La Patache et le golf. Elle est essentiellement constituée des cailloux, en provenance des pays scandinaves, qui formaient le lest de bateaux venant à vide.
  • La base nautique, située à la plage du Gros Jonc.
  • Les écluses à poisson (ou « pêcheries » en vocabulaire terrien) : en 1960, plusieurs dizaines d'écluses bordaient encore le rivage. L'écluse du Grand Marchais est la dernière qui soit encore entretenue et en fonctionnement. Les restes des murs des autres sont encore visibles à marée basse. Il est probable que la disparition de ces murs sous-marins, qui contribuaient a casser la houle et les courants, est à l'origine de la dégradation accélérée du trait de côte. Louis XIV dans son ordonnance maritime avait fait une dérogation particulière à l'île de Ré pour qu'elle conserve ses écluses à poisson, en dépit du risque que cela pouvait présenter pour la navigation.
  • La forêt domaniale et le bois de Trousse Chemise.
  • Les plages : du Gros Jonc, du Petit Bec, du Lizay, plage de la Loge, de l'Anse du Fourneau, de la Conche...
  • Le banc du Bûcheron, banc de sable qui découvre à marée basse à l'entrée du Fier d'Ars-en-Ré, accessible en bateau, un endroit idéal pour s'échouer et pique-niquer au milieu de l'eau.
  • La Patache, plage, mouillage ostréicole, incontournable pour les plaisanciers en escale sauvage à l'île de Ré.
  • Le golf de Trousse Chemise (neuf trous et practice).
  • La pêche à pied.
  • Spots de surf : le Lizay, le Petit Bec, Diamond Head.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Trousse Chemise.

Les Portes-en-Ré ont attiré et attirent de nombreuses personnalités :

  • Louis Suire, artiste-peintre charentais, y avait sa résidence-atelier.
  • Claude Nougaro venait régulièrement dans sa maison familiale. Il a composé Île de Ré (1975), une chanson qui nous plonge dans les couleurs, les odeurs, la mélancolie de l'île au mois de septembre.
  • Charles Aznavour a également été séduit par Les Portes-en-Ré. Une de ses chansons porte le nom du bois situé sur le territoire de la commune dénommé « Trousse Chemise ». Cette chanson de 1962 raconte un pique-nique avec une jeune fille dans ce bois.
  • Jean Monnet, le « Père de l'Europe », y a passé ses vacances d'été dans la plus grande discrétion des années 1950 jusqu'à sa mort.
  • Les acteurs Sandrine Kiberlain, Patrick Chesnais et Bernard Giraudeau et le cinéaste Élie Chouraqui passent régulièrement leurs vacances aux Portes-en-Ré.
  • L'académicienne et spécialiste de la Russie Hélène Carrère d'Encausse passe aussi des vacances en famille dans ce village de l'île de Ré ; on l'y croise régulièrement avec ses petits-enfants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les gentilés de Charente-Maritime
  2. « Notice no IA00043034 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  3. Les fortifications du littoral - La Charente Maritime - R. Desquesne, R. Faille, N .Faucherre, P. Prost, Éditions patrimoine et médias ISBN 2-910137-03-1
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :