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Les Petits Dieux

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Les Petits Dieux

Auteur Terry Pratchett
Pays d’origine Royaume-Uni
Genre Fantasy
Aperçu
Personnages Frangin
Om
Vorbis
Honorbrachios
Thèmes Fantasy
Version originale
Titre original Small Gods
Langue originale anglais
Parution originale 1992
Version française
Parution 1999

Les Petits Dieux est le treizième livre des Annales du Disque-monde de l'écrivain anglais Terry Pratchett et publié en France en 1999 avec une traduction de Patrick Couton.

L'œuvre originale fut publiée en 1992 sous le titre Small Gods.

Frangin, un apprenti prêtre, a pour occupation de biner les melons dans le jardin de la citadelle de Kom, au pays d'Omnia, près d'Éphèbe sur la Mer Circulaire. Il croit en Om, le grand dieu d'Omnia. Alors qu'il travaille dans le jardin, il entend une voix : il se croit fou. Mais il s'aperçoit bientôt que la voix vient d'une petite tortue borgne, qui prétend être le dieu Om.

Le diacre Vorbis tient le pays d'Omnia sous sa coupe, imposant les préceptes des prophètes d'Om grâce à la torture. Frangin part vers Éphèbe (parodie de la Grèce antique), en compagnie du diacre Vorbis qui compte l'envahir. Là, Frangin découvre la philosophie, ainsi que la vérité sur le monde.

Personnages

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  • Frangin, novice ;
  • Om, tortue et dieu de Omnia ;
  • Vorbis, méchant diacre ;
  • Honorbrachios, philosophe (voir Diogène de Sinope) ;
  • Tefervoir, neveu d'Honorbrachios ;
  • Simonie, soldat ;
  • Fissa Benj, primitif.

Le nom du diacre Vorbis fut repris pour nommer le format de compression Vorbis.

Références

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  1. « Voilà pourquoi ça vaut toujours le coup d'avoir des philosophes sous la main. Un coup on a droit à “La vérité est-elle la beauté et la beauté est-elle la vérité ?” ou “Un arbre qui s'abat dans la forêt fait-il du bruit s'il n'y a personne pour l'entendre ?”, et au moment où l'on croit qu'il vont se mettre à baver, y en a un qui annonce : “Au fait, si on installait un réflecteur parabolique de dix mètres sur une hauteur pour renvoyer les rayons du soleil aux bateaux ennemis, ce serait une belle démonstration des principes de l'optique.” Les philosophes ça nous sort sans cesse des idées étonnantes. » (p. 147 de l'édition Pocket)
  2. « Té, la vie dans ce monde, reprit-il, c'est pour ainsi dire comme se trouver dans une caverne. Qu'est-ce qu'on sait de la réalité ? Car tout ce qu'on voit de la vraie nature de l'existence, c'est rien d'autre, mettons, que des ombres fantaisistes et déroutantes projetées sur la paroi intérieure de la caverne par la lumière invisible et aveuglante de la vérité absolue dont elles nous donnent ou non une petite idée, et nous, chercheurs troglodytes de la sagesse, bé, on peut seulement élever nos voix vers l'invisible et demander humblement : “Allez, vaï, fais-nous le lapin difforme… c'est celui que je préfère.” » (p. 231 de l'édition Pocket)
  3. « Les Éphébiens s'étaient beaucoup intéressés à l'astronomie. Explétius avait démontré que le Disque avait un diamètre de quinze-mille kilomètres. » (p. 251 de l'édition Pocket)
  4. « — Té, c'est une bête utile pour la philosophie, la tortue. Que ça distance les flèches métaphoriques, que ça bat les lièvres à la course… Très commode. » (p. 161-162 de l'édition Pocket)
  5. a et b « Té, pourquoi je n'ai pas de vêtements ? s'étonna-t-il.
    ― On a encore pris son bain, hé ? fit le potier.
    — J'ai laissé mes vêtements dans le bain ?
    Une idée vous serait pas venue pendant que vous preniez votre bain, des fois ? souffla la potier.
    — C'est ça ! C'est ça ! Que j'ai trouvé une idée formidable pour déplacer le monde ! fit Légibus. Système de levier tout bête. »
    (p. 145-146 de l'édition Pocket)
  6. a et b « À mesure que tournait la sphère, les pagaies battaient l'air.
    «Comment ça marche ? demanda-t-il.
    — Très simple, répondit Tefervoir. Le feu, il…
    Pas le temps pour ça, dit Simonie.
    ― … il chauffe l'eau qui se met alors en colère, poursuivit l'apprenti philosophe. Alors elle sort à toute vitesse de la sphère par ces quatre petites buses pour échapper au feu. Les jets de vapeur, ils poussent la sphère et la font tourner, ensuite les roues dentées et le mécanisme à vis de Légibus transmettent le mouvement aux rames qui tournent et propulsent le bateau dans l'eau.
    — Très philosophique », commenta Honorbrachios. »
    (p. 223 de l'édition Pocket)
  7. a et b « La bibliothèque d'Ephèbe était - avant son incendie - la deuxième plus grande du Disque. » (p. 187 de l'édition Pocket)
  8. « Deux ou trois personnes qui avaient bien observé Vorbis racontèrent par la suite que son expression eut juste le temps de changer avant qu'un kilo de tortue, chutant à trois mètres par seconde, le percute entre les deux yeux. » (p. 351 de l'édition Pocket)
  9. Flore Kimmel-Clauzet, « Eschyle et la tortue : une mort « stupide » ? Réflexions sur le statut de l’anecdote biographique antique dans la pop culture contemporaine », dans Fabien Bièvre-Perrin (dir.), Antiquipop : la référence à l’Antiquité dans la culture populaire contemporaine, Lyon, MOM Éditions, (DOI 10.4000/books.momeditions.3368, lire en ligne).
  10. « Et alors l'aigle laisse tomber [la tortue].
    Et presque toujours la tortue effectue un plongeon mortel. Tout le monde sait pourquoi. La gravité est une habitude dont on a du mal à se débarrasser. […]
    Mais évidemment ce dont l'aigle ne se doute pas c'est qu'il participe à une forme rudimentaire de sélection naturelle.
    Un jour une tortue apprendra à voler. »
    (p. 8 de l'édition Pocket)
  11. « Cette cité maudite attire [les philosophes] comme un tas de fumier attire les mouches.
    — En réalité, c'est le climat, rectifia la tortue. Réfléchis. Si tu as la manie de sauter de ton bain et de galoper dans la rue chaque fois que tu penses avoir trouvé une bonne idée, tu ne tiens pas à vivre dans un pays froid.Sinon tu y laisses ta peau. La sélection naturelle, ça. »
    (p. 146 de l'édition Pocket)

Liens externes

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