Les Partisans

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Les Partisans est un chant traditionnel russe, dont la musique a été utilisée, avec des paroles différentes, par les deux camps de la guerre civile qui a suivi la Révolution de 1917 : l'Armée rouge, combattant pour les bolchéviques, et les armées blanches, tenantes de l'ordre ancien de la Sainte Russie.

Bien qu'écrit avant la Seconde Guerre mondiale, ce chant fut très utilisé par l'Armée rouge lors de cette guerre. Il est issu du Chant des partisans de l'Amour (de 1828) et se retrouve dans le chant régimentaire des Drozdovski des armées blanches (1919).

C'est de ce chant que Maurice Druon s'est inspiré pour Le Chant des partisans : un jour, fin 1942, ayant lu dans les journaux britanniques le récit de la bataille de Smolensk, son âme russe se réveille. Un mot lui revient à l’esprit, ce mot de « partisans »[réf. nécessaire].

L'adaptation du chant « blanc » en français est de Bernard Lugan et Alain Sanders.

Paroles pour les armées blanches[modifier | modifier le code]

Le 27 juin 1919 le colonel Anton Tourkoul demanda au compositeur Dmitri Pokrass un nouveau texte comme hymne régimentaire. Le 29 juin retentit pour la première fois le chant du régiment de Drozdovski :

Из Румынии походом

Шёл Дроздовский славный полк,

Во спасение народа

Исполняя тяжкий долг.


Много он ночей бессонных

И лишений выносил,

Но героев закалённых

Путь далёкий не страшил!


Генерал Дроздовский смело

Шёл с полком своим вперед.

Как герой, он верил твёрдо,

Что он Родину спасёт!


Видел он, что Русь Святая

Погибает под ярмом

И, как свечка восковая,

Угасает с каждым днём.


Верил он: настанет время

Иопомнится народ -

Сбросит варварское бремя

И за нами в бой пойдёт.


Шли Дроздовцы твёрдым шагом,

Враг под натиском бежал.

И с трёхцветным Русским Флагом

Славу полк себе стяжал!


Пусть вернёмся мы седые

От кровавого труда,

Над тобой взойдёт, Россия,

Солнце новое тогда!


Припев:

Этих дней не смолкнет слава,

Не померкнет никогда.

Офицерские заставы,

Занимали города!

Офицерские заставы ,

Занимали города!

Iz Rumynii pohodom

Šël Drozdovskij slavnyj polk,

Vo spasenie naroda

Ispolnââ tâžkij dolg.


Mnogo on nočej bessonnyh

I lišenij vynosil,

No geroev zakalënnyh

Put’ dalëkij ne strašil!


General Drozdovskij smelo

Šël s polkom svoim vpered.

Kak geroj, on veril tvërdo,

Čto on Rodinu spasët!


Videl on, čto Rus’ Svâtaâ

Pogibaet pod ârmom

I, kak svečka voskovaâ,

Ugasaet s každym dnëm.


Veril on: nastanet vremâ

I opomnitsâ narod -

Sbrosit varvarskoe bremâ

I za nami v boj pojdët.


Šli Drozdovcy tvërdym šagom,

Vrag pod natiskom bežal.

I s trëhcvetnym Russkim Flagom

Slavu polk sebe stâžal!


Pust’ vernëmsâ my sedye

Ot krovavogo truda,

Nad toboj vzojdët, Rossiâ,

Solnce novoe togda!


Pripev:

Ètih dnej ne smolknet slava,

Ne pomerknet nikogda.

Oficerskie zastavy,

Zanimali goroda!

Oficerskie zastavy,

Zanimali goroda!

En marche depuis la Roumanie

Vint le glorieux régiment Drozdovski,

Au secours du peuple

Accomplir sa lourde tâche.


Malgré les nuits blanches

Et les épreuves endurées,

La longue route n'effraie pas

Les héros endurcis.


Le général Drozdovski hardiment

S'avança avec son régiment,

Tel un héros, sûr

De sauver la patrie !


Il voyait la Sainte Russie

Succomber sous le joug

Et comme cire de bougie

Dépérir de jour en jour.


Il en était sûr : le temps viendra

Et le peuple se ressaisira,

Rejettera le joug barbare

Et avec nous au combat ira !


Les Drozdovstsi s’avançaient d'un pas ferme,

L'ennemi assailli s'enfuit.

Sous le drapeau tricolore de la Russie,

Le régiment flirtait avec la gloire.


Et même si nous rentrions grisonnant

D'un labeur sanglant,

Que sur toi se lève, Russie,

Un soleil nouveau, enfin !


Refrain :

De ces jours, la gloire ne s'éteindra pas.

À jamais, elle retentira.

Officiers aux avant-postes,

À l'assaut des villes !

Officiers aux avant-postes,

À l'assaut des villes !

Adaptations en français[modifier | modifier le code]

Des adaptations en français ont été réalisées, évoquant la guerre civile du point de vue des deux camps.

Paroles françaises du chant des partisans rouges[modifier | modifier le code]

Par le froid et la famine
Dans les villes et dans les champs
À l’appel du grand Lénine
Se levaient les partisans.(bis)
Pour reprendre le rivage
Le dernier rempart des blancs
Par les monts et par les plaines
S’avançaient les partisans. (bis)
Notre paix, c’est leur conquête
Car en mil neuf cent dix-sept
Sous les neiges et les tempêtes
Ils sauvèrent les Soviets. (bis)
Écrasant les armées blanches
Et chassant les Atamans
Ils finirent leur campagne
Sur les bords de l’Océan. (bis)

Paroles françaises du chant des partisans blancs[modifier | modifier le code]

Dans le froid et la famine,
Par les villes et par les champs,
À l'appel de Dénikine,
Marchaient les partisans blancs. (bis)
Sabrant les troupes bolcheviques,
Et ralliant les Atamans,
Dans leurs campagnes épiques,
Ils traquaient Trotsky tremblant. (bis)
C'est pour la Sainte Russie,
Pour la vieille tradition,
Pour la gloire et la patrie,
Que luttaient ces bataillons. (bis)
Votre gloire est immortelle,
Volontaires et officiers blancs,
Et votre agonie cruelle,
La honte de l'occident. (bis)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]