Les Nombrils

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Les Nombrils
Série
Delaf et Dubuc dédicaçant l'album Duel de belles, t. 4 de la série Les Nombrils, au Salon international du livre de Québec de 2010.
Delaf et Dubuc dédicaçant l'album Duel de belles, t. 4 de la série Les Nombrils, au Salon international du livre de Québec de 2010.

Auteur delaf et dubuc
Scénario Dubuc
Dessin Delaf
Genre(s) humoristique

Personnages principaux Jenny
Vicky
Karine

Pays Drapeau : Québec Québec
Langue originale français
Éditeur Dupuis
Nb. d’albums 7

Prépublication Safarir
Spirou

Les Nombrils est une série de bande dessinée québécoise humoristique, scénarisée par Dubuc et Delaf, ce dernier se chargeant également des dessins, et colorisée par Ben BK.

Format[modifier | modifier le code]

La série est principalement constituée de gags en une page. Toutefois, la plupart font évoluer l'histoire globale. Au fil du temps la série a évolué pour une intrigue un peu plus grave. Les tomes se finissent donc régulièrement par des pages faisant plus fortement évoluer l'histoire, quitte à abandonner l'humour.

Les auteurs ont eux-mêmes reconnu que dans les premiers tomes, le fil rouge était partiellement improvisé, alors que dans les derniers tomes, les gags sont construits pour faire avancer une intrigue prévue à l'avance[1]. Pour cette raison, la prépublication du tome 6 a été mise en pause : les auteurs préfèrent préparer les 25 dernières pages sans les publier, afin de pouvoir toutes les retoucher en fonction des autres[2].

Dans le tome 6, l'ordre des pages a été modifié lors de la publication en album, et deux gags ont même été supprimés parce que les auteurs les ont jugés légèrement incohérents une fois mis en ordre (et de toute façon le nombre de page dépassait un album standard).

Dans Spirou[modifier | modifier le code]

La publication en album bénéficie de dessins supplémentaires de silhouettes des personnages en haut de chaque gag.

Certains contenus sont exclusifs au journal Spirou : couvertures dédiées au Nombrils, participation au courrier des lecteurs, dessins de « Bonne année »... Jenny, une des trois héroïnes, est dessinée avec un T-Shirt « Je suis Charlie » dans le Spirou hors série d'hommage à Charlie Hebdo[3].

Les gags eux-mêmes peuvent être modifiés pour coller au thème d'un numéro : dans le Spirou no 3929, des Schtroumpfs sont dessinés dans le gag des Nombrils (la page est reprise sans les Schtroumpfs dans l'album). Dans le numéro 4010, c'est Spip qui fait son apparition dans le sac d'un élève.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Les Nombrils raconte la vie de trois adolescentes : Karine, une gentille maigrichonne timide, Jenny, une adolescente au corps de rêve mais qui ne réfléchit pas plus que sa brosse à cheveux, et Vicky, une autre bombe manipulatrice et prétentieuse. Au début de la série, les deux belles sont quasiment interchangeables, à part le fait que Jenny est plus idiote. Plus tard, leurs environnements familiaux très différents et leurs passé plus ou moins douloureux jouent un rôle important et nous les rend plus agréables, plus compréhensibles.

Les trois filles forment en apparence un groupe d'amies, mais de plus près il est visible que Jenny et Vicky traitent Karine comme leur faire-valoir. Dans ce but, elles brisent les relations de Karine avec toute autre personne.

Mais l'histoire n'est pas finie car au fil du récit Karine va énormément changer.

Thèmes abordés[modifier | modifier le code]

Maryse Dubuc au Salon du livre de Paris en mars 2008.
Delaf en 2012.

Initialement conçue comme un roman[4], puis comme une bande dessinée destinée au lectorat majoritairement masculin du magazine Safarir[5], la série s'avère populaire chez un public très diversifié, indépendamment des critères d'âge et de sexe[6].

La bande dessinée s'est parfois vue reprocher de « récupérer le phénomène de l'hypersexualisation » mais les auteurs s'en défendent en précisant qu'ils emploient de manière humoristique des stéréotypes de leur époque, tout en évitant les jugements moraux[7]. De surcroît, les critiques remarquent que la série traite « avec les mots justes » un certain nombre de sujets sérieux sur le mode comique : l'intimidation, l'alcoolisme, la drogue, l'homosexualité, le rejet, le suicide, etc.[8]

Les intrigues concernent souvent les jeux de séductions entre adolescents. La sexualité en revanche est surtout présente sous forme de quiproquos ou fausses rumeurs[9]. Une page assez révélatrice des personnalités montre Karine un préservatif parfumé à la main parce qu'elle s'est trompée de distributeur. Vicky prétend qu'il lui appartient. On apprend que tout le monde admet que Karine est vierge parce que les garçons ne s'intéressent pas à elle, mais Vicky l'est probablement aussi parce qu'elle rejette les garçons à ses pieds et ne s'intéresse qu'à ceux qui lui sont inaccessibles[10].

Ancrés dans le monde contemporain, les personnages de la série utilisent Facebook et se servent de Google pour rechercher les secrets des autres (cela ne marche pas avec Albin, son vrai nom, Alain Delon, renvoyant à son homonyme célèbre).

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Protagonistes[modifier | modifier le code]

Les personnages principaux sont les trois amies, Jenny, Vicky et Karine. Les deux premières sont surtout remarquables pour leur beauté, ce qui leur permet de se faire pardonner leur méchanceté. La troisième, principale héroïne, n'a que peu d'atouts physiques, mais fait de grands efforts de gentillesse pour être acceptée[11].

Au fil des tomes, les deux pestes se singularisent ; à l'inverse de Vicky, bien plus manipulatrice, Jenny apparaît plus idiote que méchante. De surcroît, tout oppose l'environnement familial des deux amies.

  • Karine, jeune lycéenne blonde, est la véritable héroïne de la série. Trop grande, trop maigre, trop gentille et trop naïve, elle sert invariablement de faire-valoir et souffre-douleur à ses « amies » Vicky et Jenny. Fort possessives, ces chipies s'échinent à saboter chaque rendez-vous galant entre Karine et son camarade lycéen Dan mais les deux jeunes amoureux parviennent à sortir ensemble. Le couple se maintient tant bien que mal en dépit des machinations du duo de bimbos, que Dan se refuse à dénoncer afin de ne pas heurter Karine.
    Dan finit par rompre avec sa compagne à la suite des mensonges de Mélanie, une jolie lycéenne engagée dans des causes humanitaires. Devenue la petite amie de Dan, Mélanie continue à calomnier sa malheureuse rivale de peur que la vérité n'éclate au grand jour. In fine, Karine surmonte ses doutes et réussit à démasquer par ruse la manipulatrice perverse. Endurcie par sa triste expérience sentimentale, l'adolescente refuse de pardonner à Dan et préfère commencer une nouvelle vie en sortant avec Albin, un musicien albinos qui la pousse à adopter un look gothique.
    Désormais teinte et vêtue entièrement en noir, Karine intègre en tant que choriste « Albin & les Albinos », le groupe musical de son compagnon. Moins réceptive aux manigances de Jenny et Vicky, elle se brouille avec ses deux amies et Dan lorsque ceux-ci lui présentent de vieilles coupures de presse calomniant Albin. Somme toute, Karine éplorée se réconcilie avec Vicky et Jenny lorsqu'elle apprend le départ de Dan pour les États-Unis.
    Nourrissant toujours une secrète nostalgie amoureuse à l'égard de son ancien compagnon, la jeune choriste s'implique énormément comme membre des « Albinos » mais chaque rendez-vous avec un producteur de musique tourne à la catastrophe à cause des deux bimbos. À terme, Karine découvre douloureusement qu'Albin est lui-même un manipulateur qui adore revigorer les filles souffrant de manque de confiance en soi avant de s'en séparer froidement[12]. Bien que le musicien albinos affirme avoir changé en déclarant de manière inédite son amour à Karine[13], celle-ci lui retire sa confiance au moment délicat où leur groupe s'apprête enfin à signer un contrat pour partir en tournée nationale[14].
  • Victoria surnommée Vicky est une belle adolescente métisse à la peau brune, aux yeux bleus et aux cheveux bruns bouclés qu'elle noue toujours avec un bandeau. Considérée comme la deuxième plus belle fille de l'école, elle arbore un piercing à la langue et un tatouage sur la fesse gauche dans le tome 1. Elle est manipulatrice, assez intelligente (bien que peu cultivée : Dan se moque d'elle parce qu'elle ignore qui est Alain Delon), et égoïste. Ses parents étant riches, elle ne recourt jamais au vol, et désapprouve les pratiques de Jenny à ce sujet. Elle a une sœur aînée, Rebecca, et un frère caché, une mère elle aussi manipulatrice et un père qui trompe sa femme. Il fut un temps où Vicky était grosse, et elle passait ses vacances dans un camp d'anglais ; c'est pourquoi sa sœur l'appelle souvent « Bouboule » (ce que Vicky déteste). Il faut noter que la famille de Vicky l'encourage à se comporter en manipulatrice aguicheuse, et que sa mère et sa sœur la critiquent parce qu'elle est moins douée qu'elles dans ce domaine. À la fin du tome 5, Jenny révèle à Karine que Vicky s'en veut d'avoir été méchante avec elle et qu'elle l'adore d'après son journal intime. Elle se fait probablement passer pour plus méchante qu'elle ne l'est comme quand pour protéger Karine, elle a enquêté sur Albin pour découvrir sa vraie nature. Vicky a droit à sa propre sous-intrigue dans le tome 6 : elle est renvoyée au camp d'Anglais de son enfance par ses parents après que ces derniers aient découvert qu'elle avait triché aux examens. Parallèlement, de nouveaux voisins emménagent en face. Vicky et Rebecca entrent en concurrence pour séduire le fils de la famille, James, beau parti et brillant avocat en devenir. Vicky arrive finalement à le conquérir, mais elle se rend compte qu'elle éprouve des sentiments confus pour la sœur de James, une adolescente lesbienne. Elle refuse de l'assumer jusqu'à tome 7 ou, ayant trop bu, elle avoue à Mégane qu'elle l'aime mais ne peut pas se permettre de sortir avec elle. Elle l'embrasse néanmoins et est surprise par Jenny qui s'en servira quand un peu plus tard dans la soirée, Vicky se défend en disant que Mégane s'est jetée sur elle. Si sa mère la croit, James lui, en doute et rompt avec elle. Lors de la séparation de ses parents, c'est son père qui a sa garde. Elle est contrainte d'aller vivre chez Jenny avec lui.
  • Jenny est une ravissante idiote rousse, aux yeux aussi verts que son inséparable chapeau. Considérée comme la plus belle fille du lycée, Jenny se qualifie également en tant que bimbo la plus stupide de l'établissement (à en croire sa petite sœur Jenna, elle a le « Q.I. d'une crotte de nez »)[15]. Ainsi, toujours soucieuse de son apparence, Jenny vole un petit chiot de race assorti à ses bottes. Baptisée « Accessoire », la pauvre bête connaît un tragique accident après avoir été accrochée étourdiment par sa propriétaire à la roue arrière de la moto de John John[16]. Dûment chapitrée par le fantôme de l'animal, Jenny comprend que les chiens ne doivent pas être considérés comme des accessoires ; elle se procure donc un chat, « Accessoire no 2 », qu'on voit par la suite dormir dans une boîte de pizza puis dans un four à micro-ondes.
    Vivant pauvrement dans un appartement délabré avec sa mère alcoolique Jennifer, sa jeune sœur Jenna et son petit demi-frère Willy, la jeune fille dérobe fréquemment dans des centres commerciaux tous les biens nécessaires à sa vie quotidienne (rouges à lèvres, robes, etc.).
    Originellement, Jenny et Karine étaient les meilleures copines au monde avant de se perdre de vue à la suite d'un déménagement. Toutes deux se sont retrouvées au collège mais Jenny avait entre-temps rencontré sa nouvelle meilleure amie, Vicky. Sous l'influence de celle-ci, Jenny mène la vie dure à Karine durant des années, davantage par sottise que par malice. Une fois aguerrie, Karine considère toujours Jenny comme une fille gentille malgré leurs différends passés. De fait, lors d'un conflit entre Karine et Vicky, Jenny - soucieuse de ne pas faire chuter le nombre d'amis de sa page Facebook - choisit initialement le parti de son amie d'enfance, ce qui ne l'empêche pas de rêver à la réconciliation du trio. Les amies se pardonnent mutuellement lorsque Jenny - et Vicky, à son corps défendant - réconfortent Karine après le départ de Dan.
    Durant l'été, Jenny entame une idylle avec le beau maître-nageur Jean-Franky, « compatible avec elle sur tous les bords » et notamment sur le plan intellectuel, mais le goujat n'en refuse pas moins de l'épouser[17]. Par contrecoup, Jenny commence à éprouver des sentiments pour le gros lycéen Hugo, dont les attentions romantiques comblent la jeune fille[18]. S'ensuit une relation officielle avec Jean-Franky, doublée d'une liaison secrète avec le « bouche-trou » Hugo, compromis que le soupirant bedonnant finit par contester. Incapable d'assumer à découvert son amour pour un « obèse », Jenny humilie publiquement Hugo devant leurs camarades de lycée[19]. Par la suite, rudement asticotée à propos de ses engouements par une Vicky alcoolisée, elle riposte en divulguant le lesbianisme de la jeune métisse[20], bouleversant de fond en comble la vie de cette dernière.
    Devenue la pire ennemie de Vicky, Jenny se voit contrainte de partager sa chambre avec elle en apprenant que son demi-frère Willy est issu des amours de sa mère Jennifer et de Will, le père de Vicky[21].

Autres lycéens[modifier | modifier le code]

  • John John (T1-T3). Propriétaire d'une magnifique bécane Kawasaki Ninja, véhicule pétaradant qui fait battre le cœur de Jenny et Vicky, John John est considéré comme le plus beau garçon de l'école bien qu'il porte en permanence son casque de moto à visière teintée. Cet accessoire dissimule en réalité le visage de son frère siamois, difformité qu'il dévoile uniquement à Karine. Malgré les objurgations de cette dernière, inquiète de la tournure sérieuse prise par la liaison entre Jenny et le motard aux traits mystérieux, John John ne se résout pas à ôter son casque en présence de sa « poule » et de Vicky. Les deux jumeaux conviennent finalement de quitter la ville, laissant derrière eux d'éphémères chagrins d'amour[22].
  • Dan (T1-T5) est un adolescent romantique portant une barbichette et les cheveux longs. Gentil et naïf, mais à un degré moindre que Karine, il perçoit celle-ci comme son âme sœur. En dépit de maintes chausse-trappes tendues par Vicky et Jenny, le jeune lycéen réussit à charmer la souffre-douleur des deux pestes[23].
    La liaison amoureuse n'en pâtit pas moins de l'influence persistante des deux bimbos sur Karine. De plus en plus indisposé par la « relation malsaine » que sa petite amie entretient avec Vicky et Jenny, Dan se laisse aisément circonvenir par Mélanie, une belle lycéenne qui le séduit puis l'abandonne après avoir déprécié Karine à ses yeux.
    Découvrant tardivement le caractère manipulateur de Mélanie, Dan essaye en vain de se faire pardonner par Karine[24] mais celle-ci finit par lui préférer le musicien Albin[25]. Malgré l'assistance maladroite de Vicky et Jenny, le jeune homme ne peut que constater son impuissance à séparer Karine d'Albin ainsi que le changement radical de caractère survenu chez son ancienne compagne aguerrie par leur rupture. Dan décide donc de partir rejoindre son père à New York[26].
  • Murphy (tous les tomes) est un adolescent roux au regard larmoyant et à la figure recouverte de boutons d'acné. Surnommé « le dépressif » par Jenny et Vicky, il menace toujours de se suicider quand il n'obtient pas quelque chose, chantage affectif dont il use et abuse pour sortir avec Karine. Cependant, il fantasme toujours sur Jenny, Vicky constituant sa deuxième option et Karine son dernier recours. En désespoir de cause, Murphy sort finalement avec Lizon, lycéenne modérément gâtée par la nature, qu'il envoie paître passagèrement dès qu'il parvient à soigner son acné pour un temps[27].
    Assez présent dans les deux premiers tomes, Murphy perd de l'importance durant le tome 3 jusqu'à disparaître presque totalement dans les tomes 4 et 5. Néanmoins, il est indirectement responsable de l'envoi de Vicky en colonie de vacances : bilingue, le garçon acnéique composait les devoirs d'anglais de la jeune métisse afin d'obtenir d'elle un langoureux baiser, sous peine de la dénoncer à ses parents. Découvrant par hasard ce chantage, Albin met la menace de Murphy à exécution dans l'espoir de séparer Vicky de Karine.
  • Lizon (T2-T7) est une adolescente fort peu attrayante. Consciente de son physique ingrat, elle voit d'un mauvais œil son petit copain Murphy, qu'elle aime réellement, fantasmer sur Jenny.
  • Mélanie (T3-T4-T5-T6) est une belle fille blonde réputée dans l'école pour son engagement dans les causes altermondialistes. Karine se rapproche d'elle sur les conseils de Dan, désireux de lui trouver de meilleures amies que Jenny et Vicky. Toutefois, lors de la préparation d'un voyage caritatif en Afrique, Mélanie séduit Dan en diffamant Karine[22]. La militante associative devient l'amante de Dan durant leur périple africain puis la star de toute l'école dès leur retour au pays. En réalité, Mélanie s'investit dans l'humanitaire uniquement pour soulager sa conscience des méfaits commis contre son entourage. Avant de rompre froidement avec Dan, la belle lycéenne n'hésite pas à accuser sa rivale de tentative de meurtre mais Karine parvient à prouver publiquement son innocence tout en ruinant la réputation de l'hypocrite manipulatrice[28].
    Expulsée de l'école, Mélanie tente effrontément de renouer des liens avec Karine mais celle-ci la repousse avec agressivité en lui enjoignant d'aller se jeter du haut d'un pont[29]. Karine regrette vivement ses propos en apprenant que son ancienne détractrice s'est suicidée en agissant exactement de la sorte[30]. Mais lorsque Mélanie sort du coma à l'hôpital, elle révèle avoir été poussée dans le fleuve, une voix sinistre lui ayant susurré vouloir « faire un monde meilleur »[31]. L'ancienne militante finit par se réconcilier avec Karine et permet à la police d'arrêter le tueur en identifiant sa voix sur un disque compact du groupe musical « Albin et les Albinos ».
  • Fred (T4), bel adolescent élu président du conseil lycéen. Il sort avec Jenny, au grand dam de Vicky qui souhaiterait enjôler le président afin de devenir à son tour la « First Lady » du lycée. Quelque peu désappointé par les capacités intellectuelles de Jenny[32], Fred rompt avec la jeune bimbo rousse à la suite d'une manigance de Vicky[33] mais il succombe ensuite bien vite aux charmes de Mélanie[34]. Quand la duplicité de celle-ci est révélée, le président tente sans succès de récupérer Jenny en déclarant regretter ses neurones[35].
  • Hugo (T4-T6-T7) est un adolescent blond en surpoids, par ailleurs vice-président du conseil lycéen. Comme la plupart des garçons, il nourrit un faible pour Vicky et Jenny. En tant que meilleur ami de Fred, président du conseil lycéen, Hugo se contente de jouer les seconds rôles mais il tente occasionnellement de sortir avec Vicky, ce qui lui vaut divers désagréments. Le vice-président croit enfin tenir sa chance auprès des filles le jour où il gagne des places pour le concert de la vedette Chris Daryl grâce à un jeu-concours organisé par une marque de soda[35]. Cette situation devait initialement faire l'objet de plusieurs gags tournant autour de Hugo mais son personnage s'efface durant le tome 5[réf. nécessaire].
    Il appert qu'après s'être fait dérober la capsule gagnante et avoir sombré dans une crise paranoïaque à la suite du vol, le vice-président du conseil lycéen s'est brouillé durablement avec sa famille et tous ses amis. Le récit des malheurs de Hugo émeut modérément Jenny, qui lui pardonne la perte des places de concert[36]. Invité au domicile de la jeune fille, il y découvre sa situation familiale misérable[37] et n'en éprouve que davantage d'admiration pour son caractère courageux et volontaire[18]. La bimbo et le vice-président déchu entament alors une liaison secrète, contrariée par la honte que Jenny éprouve envers le physique quelconque de son soupirant et la relation officielle qu'elle affiche ostensiblement avec le stupide maître-nageur Jean-Franky[38]. Jugeant cette situation sentimentale intenable[39] avant d'être humilié en public par Jenny[19], Hugo met fin à leur relation[40].

Familles des trois protagonistes[modifier | modifier le code]

  • Will, le père de Vicky, Rebecca et Willy, est un bel homme noir, chauve et portant bouc et moustache. Adolescent (vers les années 1980), il était le président du conseil étudiant et adulé de toutes les filles. Son slogan était : « I, Will, I will ! » (Moi, Will, je le ferai !). Il nourrit un faible pour les rouquines, ce qui permit autrefois à sa future femme Kate de le séduire grâce à une teinture appropriée. Des années plus tard, il se maria avec elle et devint président de société d'une riche entreprise, ayant conservé son slogan. Mais sa vie de couple est loin d'être parfaite, et il a une liaison avec son assistante. Il a également eu une liaison avec la mère de Jenny, dont le fruit est le petit Willy. Lors de la fête d'anniversaire de Vicky, il se dispute et frappe son voisin Pierre, le père de James, à qui il avait confié la gestion de ses finances. Il le frappe et, pour se venger, Pierre fait couler sa société. Ruinée, la famille de Will doit quitter leur domicile. Séparé de sa femme, Will part habiter chez l'une de ses maîtresses, Jennifer (la mère de Jenny) en compagnie de Vicky dont il a la garde.
  • Kate, la mère de Vicky et de Rebecca, est une belle femme brune, très soucieuse des apparences. Fière d'avoir épousé un battant en la personne de Will (après s'être débarrassée d'une rivale grâce à une malencontreuse chute dans les escaliers), elle surveille sévèrement l'alimentation de Vicky tout en lui préférant ostensiblement sa sœur aînée Rebecca... jusqu'à ce que Vicky réussisse à séduire James, leur nouveau voisin. Particulièrement homophobe, la mère de Vicky est révulsée par l'idée que sa fille fréquente Mégane, la sœur de James. Dotée de surcroît d'un tempérament très jaloux, Kate supporte mal les infidélités de son mari et finit par se disputer violemment avec lui. Après leur séparation, elle conserve la garde de Rebecca.
  • Rebecca (T2-T7) est la grande sœur de Vicky. Elle rabaisse continuellement sa cadette, dénigrant ses goûts vestimentaires et l'appelant « Bouboule » en souvenir de son ancien physique empâté. Elle étudie à l'université. Elle tente de séduire James mais celui-ci la repousse. Aussi, quand il commence à sortir avec Vicky, elle se sent particulièrement humiliée et fera tout pour tenter de regagner l'attention de ses parents.
  • Jennifer est la mère de Jenny, Jenna et Willy. Belle femme brune/rousse aux yeux verts, elle passe sa vie à boire afin d'oublier ses échecs amoureux. Autrefois voisine des parents de Karine durant l'enfance de Jenny, elle a déménagé pour se rapprocher du « grand amour de sa vie », Will, par ailleurs père de Vicky. De leur liaison naitra Willy, son 3e enfant. Après sa rupture avec Will, Jennifer devient alcoolique et accumule les amants. L'un d'eux profite de sa faiblesse et de sa naïveté pour lui voler ses meubles et sa voiture. Jennifer redevient rousse et sobre lorsqu'elle recommence à fréquenter secrètement Will. Ce dernier emménage d'ailleurs chez elle à la suite de sa séparation avec Kate.
  • Jenna (T2-T7) est la petite sœur rousse de Jenny, « portrait miniature [de son aînée] mais avec un cerveau ». Bien plus mature que Jenny, c'est elle qui s'occupe le plus de leur petit frère Willy.
  • Willy est le demi-frère métis de Jenny et Jenna. Généralement nourri au soda, faute de lait, il est encore nourrisson dans les premier tomes mais a sensiblement grandi dans le tome 7.
  • Serge est le père de Karine. Comme sa femme, il aime ce qui est "simple" : les changements lui font peur. Comme tous les membres de la famille de Karine, il est fan de bananes (sa cuisine en est remplie : tableau banane, affiche Banania, magnet banane...).
  • David est le frère de Karine, c'est dans le tome 6 que l'on mentionne son nom. Il joue un rôle assez faible dans l'histoire. Garçon de son âge typique, il s'intéresse aux jeux vidéo et au sexe, ce qui est une de ses causes de chamailleries avec Karine. Quand sa sœur fait des soirées pyjama avec ses copines, il invite ses amis pour les observer en secret en petite tenue.

Les Albinos[modifier | modifier le code]

  • Albin (T4-T7) (de son vrai nom Alain Delon, homonynie engendrant certaines complications) est un musicien albinos, membre fondateur du groupe « Albin et les Albinos ». Il aide Karine à reprendre confiance en elle en lui composant des chansons personnalisées[41], avant de sortir avec l'adolescente totalement relookée en noir sur ses conseils[42]. Dan et Vicky découvrent par inadvertance le passé judiciaire d'Albin, puis en font part de manière fragmentaire à Karine. Persécuté durant sa jeunesse par ses petits camarades en raison de son teint et de ses cheveux blancs, Albin fut accusé d'avoir incendié le chalet dans lequel sa classe séjournait, occasionnant ainsi la mort de plusieurs enfants, censément au motif qu'il voulait « faire un monde meilleur »[43]. Il a toutefois été innocenté, les charges retombant sur deux garçons qui comptaient parmi ses pires tourmenteurs[44]. Mais à la fin du tome 5, le fait que Mélanie ait entendu la même phrase quand elle a été poussée du pont la pousse à nouveau à s'inquiéter à son sujet. Dans le tome 6, Albin évoque plusieurs fois le fait qu'il pourrait résoudre les problèmes de Karine en tuant Vicky. Toutefois, si la menace de mort suffit à la tenir éloignée, il n'aura pas besoin de passer à l'acte, il n'est pas coupable.
    Albin tombe en dépression après avoir découvert que son meilleur ami est un tueur en série. Pour un temps, il perd l'envie de réaliser son rêve musical. De surcroît, une de ses ex révèle que le jeune albinos sort uniquement avec des filles manquant de confiance en elles afin de connaître la sensation enivrante de les modeler à sa guise avant de les quitter. Dès lors, perdant son cynisme de façade qui le pousse à nier l'existence du sentiment amoureux, Albin affirme avoir changé et vouloir rester avec Karine. Pour la première fois de sa vie, il déclare sa flamme à sa compagne lors de la soirée d'anniversaire de Vicky. Initialement émue, Karine découvre par inadvertance que cet aveu coïncide avec la préoccupation exprimée par un producteur de musique au sujet de leur liaison, gage supposé de l'équilibre émotionnel d'Albin et de la stabilité de son groupe musical. Le jeune albinos perd ainsi la confiance de sa petite amie, qui lui reproche amèrement son caractère manipulateur. À la fin du tome 7, dans un "graphique" récapitulant les relations des personnages entre eux, il est cependant écrit qu'il aime Karine.
  • Vinko (T5-T6), bassiste du groupe. Gravement brûlé durant sa jeunesse lors du dramatique sinistre en classe des neiges, Vinko est devenu depuis le plus grand ami d'Albin et le cofondateur du groupe « Albin et les Albinos ». En définitive, le bassiste se révèle être un tueur en série qui prétend « éliminer » les personnes soi-disant nocives pour l'humanité, dont la lycéenne Mélanie et les deux incendiaires responsables de ses propres cicatrices. Désireux de se débarrasser de Vicky, « petite garce égocentrique » qui vient de faire échouer derechef la signature d'un contrat entre les Albinos et un producteur de musique, Vinko enlève Albin et la jeune métisse puis poignarde son meilleur ami, escomptant lui faire endosser la responsabilité des meurtres. La police parvient à appréhender le tueur psychopathe tandis qu'il s'apprêtait à pousser Vicky du haut d'un pont.
  • Karine est la choriste du groupe.
  • Gary est le batteur du groupe. C'est un garçon au passé difficile. Il a des allures de racaille mais il n'est pas méchant. On sait notamment qu'il se drogue, ce qui va causer quelques problèmes à Karine.
  • Red est le claviériste du groupe. Son look très atypique évoque celui d'Albator. On sait que, enfant, il s'habillait déjà ainsi, ce qui lui valut d'être tabassé et laissé pour mort.
  • Mégane devient la nouvelle bassiste du groupe, en remplacement de Vinko.

Autres[modifier | modifier le code]

  • James (T6-T7), nouveau voisin de Vicky. Cette dernière et sa grande sœur Rebecca se disputent initialement le jeune homme blond, considéré comme le parti idéal. Ambitionnant d'ouvrir un cabinet d'avocats comme son père, il dévore des ouvrages relatifs au monde de la finance, adore les « blockbusters débiles » comme Hulk versus Transformers et aime écouter les tubes les plus conventionnels du Top 50. Informée des « goûts de chiotte » de James, Vicky feint de les partager avec lui afin de susciter son intérêt. Les deux jeunes gens finissent par sortir ensemble, pour le plus grand plaisir de leurs parents respectifs et au grand désespoir de Rebecca.
    Toutefois, à la suite de la désastreuse fête d'anniversaire de Vicky, James prend conscience de la véritable orientation sexuelle de sa compagne et la quitte à contre-cœur.
  • Mégane (T6-T7), sœur de James. Adolescente rebelle au look gothique, elle méprise ouvertement ses parents, « vieux bourgeois pèt[ant] plus haut que leur cul » ainsi que son frère, « parfait petit capitaliste ». Envoyée en colonie de vacances avec Vicky, Mégane brocarde continuellement sa camarade d'infortune en la surnommant « Barbie » ainsi qu'en raillant son maquillage et sa tenue. Cependant, Mégane finit par avouer à Vicky qu'elle la trouve « incroyablement sexy » avant de l'embrasser. Se tenant dès lors éloignée de la jeune homosexuelle, sans parvenir à l'oublier, Vicky dissuade Jenny de fréquenter Mégane au motif que le lesbianisme (terme inconnu de la bimbo rousse, qui comprend « lèche-pianiste ») serait une maladie contagieuse.
    Bassiste talentueuse, Mégane devient l'amie de Karine et intègre le groupe des Albinos en remplacement du tueur Vinko, provoquant ainsi involontairement la jalousie de Vicky.
    Finalement, les parents de l'adolescente découvrent son homosexualité à l'occasion de la fête d'anniversaire de Vicky, lorsque Jenny révèle avoir vu son amie et Mégane « s'embrasser à pleine bouche devant la maison ». Afin de protéger Vicky, Mégane fait alors son coming out en s'attribuant la seule responsabilité du baiser.
  • Dieudonné (T3), professeur de basket du lycée. Beau, noir, frimeur, très musclé et... gay, au grand désespoir de Vicky qui espérait l'épouser après avoir été écartée par John John au profit de Jenny.
  • Jean-Franky (T6-T7), compagnon « officiel » de Jenny. Sosie brun de Chris Daril, une vedette musclée que Jenny admire, Jean-Franky est maître nageur et aussi idiot que sa petite amie, qu'il appelle « chérite ». Ouvertement infidèle et vulgaire, il n'affiche pas un grand respect pour les femmes en général. Jenny n'en apprécie pas moins ses abdominaux, à défaut d'aimer sincèrement le fier « propriétaire » des susdites tablettes en chocolat.
  • Anna (T7). En tant que troisième conquête d'Albin, elle arbore une allure gothique et un physique très proches de ceux de Karine. Toujours éprise de son ancien amant, Anna révèle à la jeune choriste que le musicien albinos considère toutes ses compagnes au caractère pusillanime comme des « cas » qu'il aide à s'épanouir, par fierté personnelle, avant de les « jeter » froidement une fois sa tâche accomplie. Karine apprend ainsi avec effroi être la douzième fille dont l'apparence et le comportement ont été façonnés par Albin[12].

Adaptation[modifier | modifier le code]

Le film d'animation :

Écho Média est chargée du développement du long métrage d’animation adapté de la bande dessinée à succès, en coproduction avec Dupuis Éditions et Audiovisuel. Le film sera en salle en 2016.

Afin de transposer le plus fidèlement possible au grand écran l’univers et les personnages des Nombrils, la scénarisation est confiée à François Avard, l’un des auteurs québécois les plus chevronnés, connu notamment pour avoir créé et écrit la populaire série Les Bougons, et à Maryse Dubuc (auteure de la BD). Par ailleurs, la réalisation sera assurée par Benoît Godbout (Vie de Quartier, Blaise le Blasé, Pérusse Cité 2) et Marc Delafontaine (illustrateur de la BD) afin de bien transposer l’univers graphique Nombrils[45].

Albums[modifier | modifier le code]

  • Édition petit format du tome 5 en 3 volumes :
  1. Noir cauchemar
  2. Rouge enfer
  3. Blanc albinos

Publication[modifier | modifier le code]

Éditeurs[modifier | modifier le code]

  • Dupuis : tomes 1 à 7 (première édition des tomes 1 à 6).

Références[modifier | modifier le code]

  1. André, Georges, Edgar et les autres, interview de Delaf et Dubuc : « Vicky est un peu notre chouchou » », [lire en ligne].
  2. Courrier des lecteurs de Spirou mag no 3918 du 15 mai 2013
  3. Les Nombrils rendent hommage aux victimes de Charlie Hebdo
  4. Maryse Dubuc : « J'écris des romans pour enfants et adolescents et, à l'origine, Les Nombrils devaient être un roman. Mais, en discutant avec Marc, nous nous sommes aperçus que l'histoire de ces deux garces fonctionnait mieux du point de vue de l'humour que du drame, et qu'elle serait meilleure sous forme de bande dessinée. »,
    « Les Nombrils : l’humour vache, ça marche ! », BoDoï, 2 octobre 2009, [lire en ligne].
  5. Dubuc : « À la base, avec les Nombrils, on cherchait surtout une BD pour plaire aux gars. Car cela devait être publié dans le magazine Safarir, dont le public est essentiellement masculin. »
    Delaf : « Nous nous sommes dits : « Des filles sexy, ça va plaire aux gars ! ». Safarir ne nous imposait pas vraiment de limites. Finalement, on a fait 6 planches pour ce magazine. »,
    « Entretien avec Delaf et Dubuc », Auracan.com, propos recueillis en janvier 2006, [lire en ligne].
  6. ActuaBD : « Vous avez d'ailleurs plusieurs générations de lecteurs... »
    Maryse Dubuc : « Effectivement, les adolescents nous rapportent que nous collons réellement à leur quotidien, et leurs parents nous indiquent que cela n’a pas changé par rapport à leur époque. »
    Marc Delaf : « Les enfants lisent les albums au premier degré. »,
    ActuaBD, 9 mars 2008, [lire en ligne].
  7. Nathalie Petrowski, « Delaf et Dubuc : les nombrils du monde », La Presse, 12 novembre 2013, [lire en ligne].
  8. « Formidable succès de librairie, Les Nombrils gagne en densité au fil des albums, traitant avec les mots justes de sujets délicats comme le divorce, l'homosexualité, la drogue. Et ce toujours avec humour et bonne humeur. Chaque gag est à la fois indépendant et indispensable à la construction du récit qui se lit comme une véritable histoire. La remarquable performance des Canadiens Delaf et Dubuc, tant au niveau du texte riche et intelligent que des images pleines de petits détails, explique le succès de cette série qui va bien au-delà du seul lectorat jeunesse. » (Henri Filippini, « Un trio presque parfait » (critique du tome 7), dBD, no 96, septembre 2015, p. 82).
  9. Dubuc : « Les Nombrils traitent de l'adolescence, mais s'adressent aussi à un jeune public. Il faut le ménager. Les adultes peuvent s'imaginer la sexualité des personnages, mais les enfants, eux, n'ont pas envie d'en savoir plus. », ActuaBD, 12 novembre 2009, [lire en ligne].
  10. Tome 2, page 25
  11. Résumé : Elles sont trois. Ce sont des canons (sauf une). Ce sont des pestes (sauf une). Ce sont des filles adorables (sauf deux).
  12. a et b Un bonheur presque parfait, p. 38-39.
  13. Un bonheur presque parfait, p. 42-43.
  14. Un bonheur presque parfait, p. 48 ; 50.
  15. Duel de belles, p. 30.
  16. Sale temps pour les moches, p. ???.
  17. Un été trop mortel !, p. 24.
  18. a et b Un été trop mortel !, p. 33.
  19. a et b Un bonheur presque parfait, p. 37.
  20. Un bonheur presque parfait, p. 46-47.
  21. Un bonheur presque parfait, p. 50.
  22. a et b Les liens de l'amitié, p. ???.
  23. Pour qui tu te prends ?, p. ???.
  24. Duel de belles, p. 44.
  25. Duel de belles, p. 46.
  26. Un couple d'enfer, p. 48.
  27. Duel de belles, p. 28.
  28. Duel de belles, p. 40-44.
  29. Un couple d'enfer, p. 26.
  30. Un couple d'enfer, p. 39-40.
  31. Un couple d'enfer, p. 50.
  32. Duel de belles, p. 25.
  33. Duel de belles, p. 36.
  34. Duel de belles, p. 38-39.
  35. a et b Duel de belles, p. 45.
  36. Un été trop mortel !, p. 20.
  37. Un été trop mortel !, p. 25.
  38. Un bonheur presque parfait, p. 8 ; 35.
  39. Un bonheur presque parfait, p. 35.
  40. Un bonheur presque parfait, p. 48.
  41. Duel de belles, p. 31 ; 37.
  42. Duel de belles, p. 46.
  43. Un couple d'enfer, p. 32-34.
  44. Un couple d'enfer, p. 35.
  45. François Avard impatient de scénariser Les Nombrils

Lien externe[modifier | modifier le code]

Site officiel