Les Myrmidons

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Les Myrmidons est une tragédie perdue d'Eschyle, connue uniquement par quelques fragments. Son style y est très proche de celui d'Homère. Elle constitue la première pièce de la trilogie consacrée à l'Achilléide comprenant aussi Les Néréides et Les Phrygiens ou La Rançon d’Hector[1].

Extraits[modifier | modifier le code]

Un fragment de ce texte, daté du Ve siècle av. J.-C., décrit un navire et parle d'un « cheval-coq couleur de feu[2] ». Ces fragments sont connus grâce à Aristophane, qui raille Eschyle pour avoir parlé de l'hippalectryon.

« La figure d'un hippalectryon est ici sur le navire de Protésilaos : on peut voir le travail laborieux effectué sur les peintures (...) »

— Eschyle, Les Myrmidons

Un autre fragment, ou plutôt extrait, citation, de cette tragédie, est cité par Plutarque :

« Eh quoi ! Pour la pureté de mes cuisses tu n'as que du mépris ! De mes nombreux baisers est-ce donc là le prix [3]? »

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Charles Delvoye, « Éléments classiques et innovations dans l'illustration de la légende d'Achille au Bas-Empire », L'Antiquité classique, vol. 53,‎ , p. 184-199 (lire en ligne)
  2. Perdrizet 1904, p. 7-30
  3. extrait des Œuvres morales, Dialogue sur l'Amour : p.17 aux Éditions des Mille et unes nuits.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • P. Perdrizet, « L'hippalectryon. Contribution à l'étude de l'ionisme », Revue des études anciennes, t. 6,‎ , p. 7-30 (lire en ligne) Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Bernard Deforge, Eschyle, poète cosmique, volume 8 de Collection d'études mythologiques Vérité des mythes, Les Belles Lettres, 1986, (ISBN 978-2-251-32409-8), 345 pages