Les Marchands de sable

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Les Marchands de sable est un film français réalisé par Pierre Salvadori, sorti en 2000.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le film raconte l'histoire d'un microcosme parisien dans lequel se mêlent des jeunes voyous, revendeurs de drogue et petits dealers, chapeautés par un monsieur à première vue "respectable". Un matin, la sœur de l'un d'eux (Marie) sort de prison pour une affaire de pistolet à grenaille, et rejoint son frère Antoine, dealer également, et duquel elle est très proche affectivement. Un soir, Antoine se trouve mêlé à un comptage de drogue, et décide contre toute attente de garder une somme d'argent qui revient à son fournisseur (Xavier): il souhaite offrir une meilleure vie à sa sœur. Le fournisseur s'en aperçoit et le tue involontairement lors d'une course-poursuite. La sœur d'Antoine se met ainsi à la recherche de l'assassin de son frère, d'abord avec l'aide d'un patron de bar (Alain) égaré dans la vie, et amoureux d'elle, puis, sans le savoir, avec le tueur lui-même. Dans sa soif de vengeance, elle se laisse convaincre par Xavier, de la culpabilité d'un autre homme (Stéphane - Guillaume Depardieu) qui, contrairement aux apparences, était pourtant le meilleur ami d'Antoine. Elle tue celui-ci à cause d'une chainette qu'il porte autour du cou et qui appartenait à son frère, faisant croire à sa culpabilité. Le vrai tueur ressurgit alors et la tue à son tour afin de clore l'affaire. Alain, fou de rage et de jalousie, tue alors le vrai coupable, puis consent à se faire assister par l'oncle de sa victime qui n'est autre que celui qui tire les ficelles dans le quartier. Ce monsieur "respectable" entre alors financièrement dans le bar, et s'en sert pour blanchir l'argent provenant de ses trafics. À la fin du film, l'ex-patron de bar, Alain, dégouté par lui-même et par ce quartier pourrissant, s'immole par le feu dans son propre bar devenu brasserie. Il survit malgré tout, et décide d'avouer son meurtre à la police.

Un film sombre et macabre, qui souligne la cupidité et la haine de ces personnages hors de la vie normale, tous criblés de dettes malgré la revente de drogues, vivant dans des studios moisis, à l'ombre de petits boulots sans lendemain. Pas toujours réaliste d'un point de vue policier, mais le sordide intérieur et extérieur de chaque protagoniste est très bien rendu, et la scène finale étend le noir dans ce nid qu'est Paris, où chacun survit, caché par la ville, dans un équilibre fragile et malsain.


Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]


Lien externe[modifier | modifier le code]