Les Larmes du soleil

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Les Larmes du soleil
Titre original Tears of the Sun
Réalisation Antoine Fuqua
Scénario Alex Lasker et Patrick Cirillo
Musique Hans Zimmer
Acteurs principaux
Sociétés de production Revolution Studios
Cheyenne Enterprises
Columbia Pictures
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre guerre
Durée 121 minutes (version théâtrale)
142 minutes (version longue)
Sortie 2003


Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Larmes du soleil (Tears of the Sun) est un film de guerre américain réalisé par Antoine Fuqua et sorti en 2003.

Le film récolte des critiques mitigées et n'est pas un immense succès au box-office.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Un commando de marine des US Navy SEAL mené par le lieutenant Waters est envoyé en mission de sauvetage au Nigéria en proie à un coup d'état afin de récupérer le Dr Lena Fiore Kendricks, médecin et citoyenne américaine œuvrant dans un village pour l'aide humanitaire.

Toutefois, sachant pertinemment que les personnes sur place seront plus que vraisemblablement victimes des exactions ainsi que du génocide perpétrés par les rebelles à l'encontre des Igbos, le docteur refuse de les abandonner, ce qui complique la mission du lieutenant Waters et de ses hommes. Le commando devra outrepasser plusieurs fois la mission afin de sauver tout le monde et vont s'apercevoir en cours de route que leur survie est vitale.

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Dans un Nigeria plongé en pleine guerre civile à la suite de l'assassinat du président Asuka et de sa famille, l'armée américaine doit évacuer des civils étrangers parmi lesquels le docteur Lena Fiore Kendricks en charge d'une équipe médicale humanitaire comprenant deux religieuses et un prêtre.

Lorsque l'équipe des Navy SEAL du lieutenant Waters débarque sur zone, le Dr Kendricks refuse de partir sans les 70 villageois réfugiés sous sa responsabilité. Waters feint alors d'accéder à sa demande et le commando amène les personnes les plus valides. Une fois parvenus à la zone d'extraction, le lieutenant Waters contraint le Dr Kendricks à monter dans l'hélicoptère et les militaires abandonnent les réfugiés à leurs sorts.

En survolant la mission médicale qu'ils avaient quittée quelques heures plus tôt, les militaires découvrent le massacre de tous ses habitants par les forces rebelles, dont le prêtre et les deux religieuses restés volontairement sur place. Pris d'un dilemme, le lieutenant Waters décide alors de faire demi tour et fait embarquer les réfugiés les plus faibles et lents qui pourraient les ralentir. Le commando escortera ensuite Lena Kendricks et le reste des réfugiés à pied jusqu'au Cameroun.

Se frayant un chemin à travers la jungle, le groupe tente de se faire discret face aux patrouilles ennemies. Plusieurs SEAL ne comprennent pas non plus la décision de leur leader de ne pas s'en tenir au plan prévu. Et lorsqu'ils tombent sur un village victime d'une épuration ethnique facilement contournable, Waters décide une nouvelle fois de passer à l'action. Les SEAL éliminent tous les rebelles sur place et les Américains voient alors au plus près d'eux l'horreur du conflit africain.

Reprenant la route, les militaires se rendent compte par images satellites qu'ils sont poursuivis par un groupe de rebelles. Le traître qui possédait un émetteur est démasqué et le commando découvre qu'il devait suivre l'un des réfugiés, Arthur Azuka, fils et dernier survivant de la famille du président nigérian défunt. Le capitaine Rhodes supérieur de Waters indique à ce dernier par radio que la présence d'Arthur constitue un « problème diplomatique » d'autant que les forces rebelles mettent les bouchées doubles et sont plus que jamais toutes proches. Waters décident pourtant de n'abandonner personne et ses hommes le suivent dans sa démarche malgré les risques.

Les rebelles finissent par retrouver le petit groupe et le combat fait de nombreux morts. Les SEAL parviennent toutefois à guider deux F-18 qui délivrent une frappe au sol mettant fin à la l'assaut. Quatre des huit commandos ont survécu bien que blessés, dont le lieutenant Waters ; Arthur est vivant lui aussi tout comme le Dr Lena Kendricks. Le capitaine Rhodes fait alors embarquer ses hommes et le docteur avec la reconnaissance des réfugiés et de l'héritier des Azuka.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Icône signalant une information Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Producteur délégué : Joe Roth

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Le scénario s'inspire d'une réelle mission effectuée par le groupe anti-terroriste canadien JTF-2 en Colombie. L'histoire de la mission est ensuite racontée à des producteurs par un des tireurs d'élite du groupe[5].

Le titre du film Tears of the Sun était initialement celui d'un projet pour un 4e volet Die Hard, également avec Bruce Willis. L'acteur demandera l'autorisation de l'utiliser pour ce film[5].

Tous les acteurs jouant des SEAL ont subi un entraînement intensif de deux semaines avec l'ancien SEAL Harry Humphries[1].

L'acteur Kevin Smith était prévu dans la distribution mais il est décédé avant le tournage.

Le réalisateur a voulu sensibiliser sur le sort des réfugiés africains et a voulu engager au maximum des gens ayant vécu un sort similaire. Ainsi, parmi les figurants, se trouvent d'anciens réfugiés kényans, sénégalais, congolais, nigérians et libériens[1].

Tournage[modifier | modifier le code]

L'USS Harry S. Truman (CVN-75), ici en mars 2003 en mer Méditerranée.

Le tournage a lieu à Hawaï, notamment sur l'île d'Oahu, ainsi qu'à Los Angeles[6]. Le film a été tourné à bord du porte-avions de classe Nimitz l'USS Harry S. Truman (CVN-75). L'armée américaine a mis à disposition de la production plusieurs hélicoptères de combat mais également des avions de chasse F 18[5],[1].

Des tensions ont lieu durant le tournage entre le réalisateur Antoine Fuqua et Bruce Willis. Ils promettront de ne plus jamais travailler ensemble[5]. L'acteur a par ailleurs été victime d'un incident de tournage qui serait le point de départ de son aphasie, augmentant progressivement la difficulté à jouer par la suite jusqu'à sa retraite définitive en 2022[7].

Le tournage est par ailleurs marqué par le décès d'un cascadeur parachutiste à Oceano en Californie. L'homme n'a pas atterri au bon endroit et s'est noyé[5].

Accueil[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Le film reçoit des critiques plutôt négatives. Sur l'agrégateur américain Rotten Tomatoes, il récolte 33% d'opinions favorables pour 155 critiques et une note moyenne de 4,910[8]. Sur Metacritic, il obtient une note moyenne de 48100 pour 36 critiques[9].

En France, le film obtient une note moyenne de 25 sur le site AlloCiné, qui recense 3 titres de presse[10].

Box-office[modifier | modifier le code]

Le film récolte plus de 86 millions de dollars au box-office mondial. Il n'est pas très rentable avec son budget de production estimé entre 75[2] et 100,5 millions[11].

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
43 734 876 $[2] [12] 10[12]
Drapeau de la France France 558 572 entrées[13] -

Monde Total mondial 86 468 162 $[2] - -

Distinctions[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Commentaires[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Secrets de tournage - Allociné
  2. a b c et d (en) « Tears of the Sun », sur Box Office Mojo (consulté le )
  3. (en) Release info sur l’Internet Movie Database
  4. (en) Parents Guide sur l’Internet Movie Database
  5. a b c d e et f (en) Trivia sur l’Internet Movie Database
  6. (en) Locations sur l’Internet Movie Database
  7. « Bruce Willis : Sa maladie pourrait venir d'un évènement remontant à 20 ans... », sur MSN (consulté le )
  8. (en) « Tears of the Sun (2003) », sur Rotten Tomatoes, Fandango Media (consulté le )
  9. (en) « Tears of the Sun Reviews », sur Metacritic, CBS Interactive (consulté le )
  10. « Les Larmes du soleil - critiques presse », sur AlloCiné (consulté le )
  11. (en) Brent Lang, « ‘Gigli's’ Real Price Tag — Or, How Studios Lie About Budgets », sur TheWrap.com, (consulté le )
  12. a et b (en) « Tears of the Sun - weekly », sur Box Office Mojo (consulté le )
  13. « Les Larmes du soleil », sur JP's box-office (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]