Les Junies

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Les Junies
Le château des Junies.
Le château des Junies.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Lot
Arrondissement Cahors
Canton Puy-l'Évêque
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Cahors
Maire
Mandat
Agnès Simon-Picquet
2014-2020
Code postal 46150
Code commune 46134
Démographie
Population
municipale
256 hab. (2014)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 32′ 21″ nord, 1° 14′ 10″ est
Altitude Min. 100 m
Max. 296 m
Superficie 13,06 km2
Localisation

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Site web Site officiel

Les Junies est une commune française, située dans le département du Lot en région Occitanie.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Quercy.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Les Junies faisait partie de la seigneurie des Johannis et dérivation avec la finale occitane -ia, francisée en -ie[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les Junies tire son nom d’une riche famille de l’oligarchie marchande de Cahors, les de Jean, à qui l’évêque de Cahors Guillaume de Cadaillac a légué cette ancienne seigneurie épiscopale en 1214. La terre s'est d'abord appelée le Joanies avant de prendre le nom de les Junies.

Le cardinal Gaucelm de Jean, familier du pape Jean XXII, y a implanté, entre 1343 et 1355, un monastère de dominicaines dont il subsiste l'église et deux ailes du couvent qui entouraient le cloître et abritaient la salle capitulaire, le logis de la prieure et le réfectoire.

Les de Jean, seigneurs des Junies, ayant pris le parti du roi d'Angleterre, le château des Junies a été assiégé par les troupes du roi de France. Il es sorti ruiné de la guerre de Cent Ans.

La terre des Junies est passé par héritage à Jean de Cardaillac-Bioule, archevêque de Toulouse qui l'a vendue au comte d'Armagnac en 1386. La seigneurie des Junies est passée ensuite à la famille de Morlhon de Sanvensa.

Jeanne de Morlhon, fille d'Antoine de Morlhon, procureur au parlement de Toulouse, est mariée à Guillaume de Roderel. En 1526, à la mort de son mari, elle a vendu la seigneurie des Junies à Jean du Pré, compagnon d'armes de François Ier. . En 1573, à sa mort, sa veuve désigna comme héritier des Junies Antoine de Goux. Puis la seigneurie revint un temps dans la famille de Morlhon.

La seigneurie entra ensuite dans la famille de Touchebœuf-Beaumont, jusqu'à la Révolution, par le mariage en 1608 d'Antoine de Touchebœuf-Beaumont avec Hélène du Buisson de Bournazel, fille de François du Buisson, baron de Bournazel et sénéchal de Rouergue, et de Florette de Morlhon, fille de Jean III de Morlhon, sœur de Jean IV de Morlhon.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1797 Jacques Bladinieres    
1797 1798 Jean Pujol    
1798 1798 Jean Besombes    
1798 1801 Charles Grezelles    
1801 1813 Jean Pujol    
1813 1823 Jean-pierre Contou    
1823 1826 Maximillien Toucheboeuf (de)    
1826 1830 Jean-pierre Combes    
1830 1850 Antoine Pujol    
1850 1851 Joseph Aldebert    
1851 1861 Antoine Pujol    
1861 1870 Jean-antoine Perboire    
1870 1874 Jules François Solmiac    
1874 1876 Jules Perboire    
1876 1876 Jules François Solmiac    
1876 1888 Guillaume Delaire    
1888 1892 Jules Perboire    
1892 1907 Jules François Solmiac    
1907 1941 Louis Solmiac    
1941 1944 Eloi Maury    
1944 1945 Louis Solmiac    
1945 1953 André Guiral    
1953 1959 Gabriel Caunezil    
1959 1989 Yves Barberet    
1989 1990 Jean-marie Murat    
1990 2008 Jean-pierre Bergon    
2008 en cours Agnès Simon-Picquet    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 256 habitants, en augmentation de 1,19 % par rapport à 2009 (Lot : 0,05 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
589 746 774 866 965 929 892 912 894
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
886 804 762 764 716 697 628 603 546
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
521 541 525 428 412 377 363 325 311
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
283 268 243 250 255 264 254 248 256
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gaston Bazalgues, À la découverte des noms de lieux du Quercy : Toponymie lotoise, Gourdon, Éditions de la Bouriane et du Quercy, , 127 p. (ISBN 2-910540-16-2), p. 113.
  2. « Les maires de Junies (Les) », sur Site francegenweb, (consulté le 5 février 2017).
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  7. « Ancien couvent », notice no PA00095117, base Mérimée, ministère français de la Culture
  8. « Château », notice no PA00095113, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. « Église de Canourgues », notice no PA00095114, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Église Saint-Perdufle (Saint-Perdou) de la Masse », notice no PA00095115, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Maison Cavaillé », notice no PA00095116, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Bruno Marc, Dolmens et menhirs du Quercy, Sète, Nouvelles Presses du Languedoc, , 165 p. (ISBN 9782354140366), p. 112-113

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Liens externes[modifier | modifier le code]