Les Dieux du stade (calendrier)

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Les Dieux du Stade est une série de calendriers composés de photos érotiques artistiques des membres du Stade français, un club de rugby à XV français. Les participants y posent en solo, en duo ou en groupe. Au fil des années, le calendrier accueille divers invités d’autres clubs de rugby à XV ou à sept, ainsi que des athlètes d’autres sports (football, handball, basket-ball, athlétisme, judo, lutte, boxe, natation, surf...) qui acceptent de poser nus. La qualité artistique des photos ainsi que les poses érotiques ont fait de ce calendrier un succès auprès des amatrices et amateurs de beaux mâles sportifs.

Histoire[modifier | modifier le code]

Voulant changer l'image des rugbymen et après avoir vu un jeune Espoir du rugby poser pour un magazine, le président du Stade français Max Guazzini décide à la fin de l'année 2000 de mettre en valeur le corps des joueurs de son club pour fêter le 10e anniversaire du titre de champion de France du Stade français Paris. Il s'inspire de calendriers de nu existants et la première édition du calendrier du Stade français est lancée en 2001.

Ensuite, des joueurs d'autres clubs de rugby tels que Frédéric Michalak, Clément Poitrenaud, Vincent Clerc (alors au Stade Toulousain) et de toutes divisions (Top 14, Pro D2, Fédérale 1) y sont invités. Enfin, le calendrier s'élargit à d'autres sports : football, handball, basket-ball, natation, athlétisme, judo, arts martiaux, boxe, lutte, surf, etc. Certains sportifs y posant tels que Djibril Cissé, Rio Mavuba, Yohan Cabaye, Olivier Giroud jouent même en équipe de France de football ou de handball comme les frères Karabatic. Une jeune femme y a posé pour la 2e édition de 2002 et Frédéric Deltour, Mister France 2003 est présent dans l'édition 2004.

Les clichés, le plus souvent en noir et blanc, sont pris par des photographes professionnels dans tous types d'endroit : plage, terrain de sport, vestiaires, terrain désaffecté, musée, en studio et à l'intérieur de bâtiments en tout genre.

Si le premier calendrier est publié en 2001, ce n’est qu’en 2004 qu’il prend son envol au niveau international grâce à la sortie en DVD de son making of. Les making of des calendriers 2004, 2005, 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2016 et 2017 sont tous sortis en DVD (voir liens externes). On y entend le plus souvent dans la bande-son des extraits de chansons ou de musique classique célèbres. Certaines années, les joueurs font oralement leur petite présentation et expliquent pourquoi ils posent nus.

Une partie des bénéfices des ventes des calendriers et DVD est reversée à des associations caritatives.

Selon Max Guazzini, Président du Stade français, chaque joueur touche 5 000 € pour poser pour une photo[1].

Le succès grandissant du calendrier est allé de pair avec la montée d'une certaine polémique quant au caractère très érotique des photos sur certaines éditions : nudité frontale de certains « modèles » laissant apparaîre les parties génitales ; certaines poses sont également jugées

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Les sections « Anecdotes », « Autres détails », « Le saviez-vous ? », « Citations », etc., peuvent être inopportunes dans les articles (indiquez la date de pose grâce au paramètre date).
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voire « tendancieuses ». En 2003, dans l'émission Vie privée, vie publique de Mireille Dumas sur France 3, Patrick Tabacco, alors joueur au Stade Français, se défend contre cette position en affirmant que « ce n'est pas parce que la pose est tendancieuse que l'homme est tandancieux ».

Le calendrier voit ses ventes augmenter chaque année. Ainsi, la sortie en septembre 2006 du calendrier daté de 2007 a été couronnée de succès, puisque plus de 200 000 exemplaires du calendrier se sont vendus. Mais le caractère trop osé de certains clichés a semblé détourner une partie de la clientèle venue uniquement par attrait pour le rugby. De même, le joueur Frédéric Michalak qui a posé trois fois dans le calendrier, confiera en 2007, à Céline Géraud et à Nathalie Vincent dans le magazine Télé 7 jours qu'il s'en détourné « dès que l'on a vu apparaître les sexes ». Le 27 janvier 2007, lors de l'émission Répliques d'Alain Finkielkraut, sur France Culture, ayant pour thème Rugby d'hier, rugby d'aujourd'hui, l'ancien joueur de rugby à XV des années 1950 à 1970 André Boniface, déclarait à propos du calendrier : « Je ne regarderai jamais ça. […] On n'aurait même pas osé me le demander. […] Je trouve ça malsain. Quand je me présentais dans un vestiaire à un journaliste, je mettais toujours une serviette autour de moi ». Autres temps, autres mœurs…

Le calendrier en date de 2008 fut plus sage et plus consensuel. Pour l'édition 2013, Sophie Hélard, ancienne pensionnaire du Crazy Horse Saloon, est la deuxième femme à poser dans le calendrier. La première étant présente sur l'édition 2002[2].

On peut toutefois remarquer que tous les athlètes ne posent pas entièrement nus de la tête aux pieds : certains, pour diverses raisons, portent des sous-vêtements (la plupart du temps un slip), maillots de corps et même chaussettes et chaussures ! Quelques-uns uns gardent également une serviette de toilette autour de la taille, certains sont affublés de chapeaux et autres manteaux.

Alors que le calendrier semble proposer des photos plus softs et édulcorées depuis plusieures années, l'édition 2016 a fait beaucoup parler d'elle pour une photo en particulier et a créé un gros buzz. Bien qu'il ne soit pas le premier sportif à montrer ses attributs masculins, de même que la danseuse du Crazy Horse est nue de face en 2013, le boxeur de MMA Sylvain Potard provoque l'agitation des médias, des internautes et sur les réseaux sociaux. La photo sur laquelle il pose en nu frontal déclenche toutes sortes de réactions en raison de la taille imposante de son sexe. Si certaines personnes s'en amusent, d'autres trouvent la photo trop osée. Certains remettent même en doute l'authenticité du cliché, évoquant un "fake". Quant à l'intéressé, il affirme lors de ses invitations sur les plateaux de télévision et à la radio que rien n'a été retouché. Il pose à nouveau pour l'édition 2017 mais le boxeur cache la partie qui a fait « scandale » un an auparavant.

Photographes participants[modifier | modifier le code]

Joueurs participants[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Midi Olympiquemag, no 84, février 2007
  2. Une femme nue avec les Dieux du stade, Le Figaro, 3 octobre 2012.
  3. stade.fr, actualités: brèves, 4 juin 2008
  4. http://www.stade.fr/actualite/toute-l-actualite

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]