Les Dernières Cartouches

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Les Dernières Cartouches
Alphonse-Marie-Adolphe de Neuville - Les dernières cartouches (1873).jpg

Les Dernières Cartouches (1873).

Artiste
Date
Type
peinture historique
Technique
Dimensions (H × L)
109 × 165 cm
Localisation

Le tableau intitulé, Les Dernières Cartouches d’Alphonse de Neuville (1836-1885), peintre militaire, illustre un événement historique de la Guerre franco-allemande de 1870. C’est l’œuvre la plus célèbre de ce peintre.

Un événement tragique[modifier | modifier le code]

Le 1er septembre 1870, pendant la Bataille de Bazeilles près de Sedan, les troupes de marine du commandant Lambert, retranchées dans une auberge, La Maison Bourgerie, tinrent tête à un régiment de Bavarrois. Encerclés, les Français luttèrent jusqu'à la dernière cartouche. Sur la cinquantaine de marsouins retranchés, quinze seulement purent se rendre à l'ennemi. Le lendemain, Napoléon III capitulait à Sedan.

Le tableau[modifier | modifier le code]

Alphonse de Neuville s’inspira de cet épisode malheureux pour composer une œuvre tragique qui exalte le courage des soldats français. Il nous montre le combat désespéré et héroïque d’une quinzaine de braves retranchés qui, sous les ordres du commandant Arsène Lambert blessé, défendirent la dernière maison du village de Bazeilles, dans les Ardennes, jusqu'à la dernière cartouche le 1er septembre 1870.

Alphonse de Neuville justifia ainsi son œuvre dans une lettre au critique d’art Gustave Goestschy, en 1881 : « Je désire raconter nos défaites dans ce qu'elles ont eu d'honorable pour nous, et je crois donner ainsi un témoignage d'estime à nos soldats et à leurs chefs, un encouragement pour l'avenir. Quoi qu'on en dise, nous n'avons pas été vaincus sans gloire, et je crois qu'il est bon de le montrer[1]! »

Cette œuvre, l’une des plus populaires du XIXe siècle finissant et du XXe siècle débutant devint une icône de l’héroïsme patriotique. La France vaincue et humiliée retrouvait, en elle, sa fierté. Elle fut très souvent reproduite[2].

De Neuville en a été récompensé par la Légion d'honneur.

À la fin du XIXe siècle, le tableau fut vendu. Ce fut alors le tableau le plus cher du monde. Racheté en 1960, il est depuis conservé au musée de Bazeilles nommé pour l'occasion la « Maison de la dernière cartouche », l'ancienne auberge Bourgerie dans laquelle s'est déroulé cet événement tragique.

Postérité de l’œuvre[modifier | modifier le code]

L’épisode des Dernières Cartouches, a été adaptée au cinéma en 1897 par Georges Méliès dans un court-métrage muet en noir et blanc intitulé Bombardement d'une maison, puis par les Frères Lumière . Ce qui en fait le sujet d'un des premiers films de guerre de l'Histoire.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. François Robichon, « Le cimetière de Saint-Privat », sur Histoire par l'image
  2. « Alphonse de Neuville : Les dernières cartouches », Musée d'Orsay,