Les Conquérants (André Malraux)

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Les Conquérants est un roman de l'auteur français André Malraux publié en 1928, après une première publication en feuilleton dans La Nouvelle Revue Française.

Il s'agit du premier des trois romans qu'il consacrera (sans autre lien entre eux) à l'étude de la condition humaine, à travers des épisodes de la lutte révolutionnaire dans la Chine contemporaine.

  • Première édition : Les Conquérants, Grasset, Paris, 1928, 271p.

À propos[modifier | modifier le code]

« Ce livre n’appartient que bien superficiellement à l’histoire. S’il a surnagé, ce n’est pas pour avoir peint tels épisodes de la Révolution chinoise, c’est pour avoir montré un type de héros en qui s’unissent l’aptitude à l’action, la culture et la lucidité. Ces valeurs étaient indirectement liées à celles de l’Europe d’alors. »
André Malraux, in "Appel aux intellectuels", 1948. Repris en postface aux Conquérants in Œuvres Complètes, T.I, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, 1989, p.271.

Résumé[modifier | modifier le code]

Première partie : Un narrateur venu d'Europe se rend par bateau en Chine. Il est particulièrement intéressé par les nouvelles qui viennent de Canton et de Hong-Kong où ont lieu des manifestations hostiles à la présence européenne. Il fait escale à Saïgon. Puis à Hong-Kong, le narrateur rencontre l'organisateur de la grève : l'Allemand Klein, dont il apprend beaucoup sur les évènements de Canton. Reprenant sa route en compagnie de Klein, le narrateur consulte dans sa cabine des fiches concernant le passé de Garine, un ami, chargé en ce moment de la propagande révolutionnaire à Canton.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Si j’ai fait tout ce que j’ai pu faire pour être acquitté par ces abrutis, ou du moins pour rester libre, c’est que j’ai de mon destin, une idée qui ne peut accepter la prison » Garine
  • « Ma vie ne m’intéresse pas » Garine
  • « Mais cette solitude dans la vie et dans la mort l’obsède »
  • «  Sentiments, cœur, dignité ; tout s’est écroulé »
  • «  Borodine c’est un grand homme d’affaires. Extrêmement travailleur, brave, audacieux à l’occasion, très simple, possédé par son action. »
  • « Il n'y a pas de place dans le communisme pour celui qui veut d'abord ... être lui-même, enfin, exister séparé des autres... » (page 220, édition Livre de poche)
  • «  L'individualisme est une maladie bourgeoise. » (page 220, édition Livre de poche)

Articles connexes[modifier | modifier le code]