Les Cloches de Corneville

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Programme des Cloches de Corneville au Théâtre des Folies Dramatiques, 1877

Les Cloches de Corneville est un opéra-comique en trois actes de Robert Planquette, sur un livret de Clairville et Charles Gabet, créé à Paris, au Théâtre des Folies-Dramatiques, le . C'est l'œuvre la plus célèbre de Planquette.

Argument[modifier | modifier le code]

Les cloches de Corneville ballett.jpg

L'action se passe en Normandie à la fin du XVIIe siècle.

Après une longue absence, Henri (baryton), marquis de Corneville, revient incognito en son domaine, et s'éprend de Germaine (soprano), qui passe pour une simple paysanne. Ils confondent Gaspard (baryton) qui a voulu dilapider les biens d'Henri, bravent les prétendus fantômes du château hanté et déjouent les mensonges du mousse Grenicheux (ténor) et Serpolette (soprano), une enfant trouvée. Henri épousera Germaine, qui se révèle être la vicomtesse de Lucenay.

Numéros[modifier | modifier le code]

Scènes de l'opérette Les cloches de Corneville; impression photomécanique.
Acte I
  • Ouverture
Scène 1
  • 1. – Chœur, Chanson des on-dit : « On dit, on dit, charmante Jeanne »
  • 2. – Rondeau de Serpolette : « Dans ma mystérieuse histoire »
  • 3. – Chanson du mousse (Grenicheux)
  • 4. – Duo : « Même sans consulter mon cœur » (Germaine et Grenicheux)
  • 5. – Légende des cloches : « Nous avons hélas perdu d'excellents maîtres » (Germaine et Chœur)
  • 6. – Rondeau-valse : « J'ai fait trois fois le tour du monde » (Henri)
  • 7. – Ensemble : « À la perruque d'un bailli »
Scène 2
  • Entr'acte
  • 8. – Couplets de Grenicheux : « Je ne sais comment faire »
  • 9. – Final de l'acte I : scène du marché, chœur des servantes, des domestiques.
Acte II
  • 10. – Chœur « À la lueur de ces flambeaux »
  • 10b. – Air de Germaine : « Ne parlez pas de mon courage »
  • 10c. – Chanson de Serpolette
  • 11. – Chanson du Bailli : « J'avais perdu ma tête »
  • 12. – Chanson d'Henri et chœur : « Sous des armures à leur taille »
  • 13. – Ensemble et couplets : « Vicomtesse et marquise » (Serpolette, Henri, chœurs)
  • 14. – Duo Germaine-Henri : « C'est elle et son destin »
  • 15. – Chœur et quintette : « Gloire au valeureux Grenicheux »
  • 16. – « C'est là, c’est là qu'est la richesse » (Gaspard, Grenicheux) et final II.
Acte III
  • 16a – Entr'acte et danse
  • 17. – Chanson des gueux (Gaspard)
  • 18. – Chœur et chanson : « R’gardez par-ci r'gardez par-là » (Serpolette, Grenicheux)
  • 19. – Chanson du cidre, Serpolette et chœur : « Vive le cidre de Normandie »
  • 20. – Rondeau-valse de Grenicheux : « Je regardais en l'air »
  • 21. – Duo Germaine-Henri : « Une servante, que m'importe »
  • 22. – Final de l'acte III

Discographie[modifier | modifier le code]

Premier film sonore[modifier | modifier le code]

Fin 1894 ou début 1895, la première expérimentation d'une image animée (film) et d'un son synchronisé a fait appel au Chant du mousse, une barcarolle de l'acte I, scène 1. Le film montre William Kennedy-Laurie Dickson interprétant l'air au violon devant un cornet de prise de son, pendant que deux assistants dansent une valse. La prise a été récemment restaurée sous le nom de Dickson Experimental Sound Film[1].

Sources et références[modifier | modifier le code]

  1. Loughney, Patrick (2001) “Domitor Witnesses the First Complete Public Presentation of the The Dickson Experimental Sound Film in the Twentieth Century,” in The Sounds of Early Cinema, Richard Abel et Rick Altman (Bloomington: Indiana University Press), 215–219 ISBN 0-253-33988-X

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Le guide de l'opéra, les indispensables de la musique, R. Mancini et J-J. Rouvereux, (Fayard, 1986), (ISBN 2-213-01563-5)