Les Choses humaines

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Les Choses humaines
Auteur Karine Tuil
Pays France
Genre roman
Éditeur Gallimard
Collection Blanche
Date de parution
Nombre de pages 352
ISBN 9782072729331

Les Choses humaines est le onzième roman publié de Karine Tuil paru le aux éditions Gallimard et ayant reçu le prix Interallié et le prix Goncourt des lycéens la même année.

Historique du livre[modifier | modifier le code]

Écriture du roman[modifier | modifier le code]

Le roman est inspiré d'un fait divers américain, l'affaire d'une accusation de viol sur un campus de Stanford qui s'est déroulée en 2016[1],[2].

Prix littéraires et ventes[modifier | modifier le code]

Sélectionné dans les premières listes du prix Goncourt et du prix Femina, le livre est finaliste de la sélection du prix Interallié 2019[3] qu'il reçoit le au premier tour de scrutin par cinq voix contre trois à L'Île du dernier homme de Bruno de Cessole et deux à Où vont les fils ? d'Olivier Frébourg[4],[5],[6]. Le journal Libération note qu'elle est, cette année-là, la seule femme lauréate de l'un des six grands prix littéraires de la rentrée[7]. Son prix lui est remis le jour même au restaurant Lasserre lors d'une réception durant laquelle les jurés déclarent qu'il s'agit avec ce onzième roman d'une « œuvre patiemment bâtie depuis de longues années[4] ». Le lendemain, , le roman reçoit également le prix Goncourt des lycéens dès le premier tour par sept voix, contre cinq à Mur Méditerranée de l'écrivain haïtien Louis-Philippe Dalembert[8],[9].

Avant l'obtention de ces prix, le roman avait déjà été vendu à 34 000 exemplaires[10].

Résumé[modifier | modifier le code]

Paris, 2016, Mila, dix-neuf ans, accuse Alex, vingt-et-un ans, de viol.

La première partie place le cadre. Jean Farel invite famille, amis et collègues à la cérémonie de décoration de jean par le Président, à l'Élysée, été 2016. Dans l'heure qui précède, un article à charge contre Jean paraît dans le journal où travaille son épouse, « une incitation à la détestation » (p. 82), et un message l'avertit que son amie Françoise est hospitalisée après une tentative de suicide.

La seconde partie amène la stagiaire Quitterie Valois, 24 ans, dans les bras de Jean. Il est juste après agressé par deux motards. La soirée où Alexandre a été chargé par sa mère (et son nouvel ami, Adam) d'escorter Mila, se termine par leur séparation. Presque au réveil, l'appartement paternel où Alexandre réside seul est perquisitionné, sur une plainte pour viol. Alors qu'il se prépare à regagner Stanford, il est arrêté. L'avocat commis d'office, Me Arthur Célérier, 30 ans, est préféré au célèbre et talentueux Bruno Cancel, fourni par son père.

La troisième partie (Rapports humains), en 2018, rassemble les partenaires, dont Jean (divorcé de Claire, compagnon de Quitterie, père de leur fille Anita), Claire (séparée de Jean et d'Adam, occupée uniquement par son fils), pour le procès, dans une atmosphère #balancetonporc post-Weinstein. Mila est défendue par Me Denis Rozenberg et Me Juliette Ferré, au procès dirigé par Année Collet. L'unique témoin de dernière minute est Kamel Alaoui. Un court chapitre clôt l'ensemble avec le redémarrage d'activité pour Alexandre.

Personnages[modifier | modifier le code]

  • Alexandre, fils de Claire et Jean Farel, 21 ans, ingénieur de polytechnique, étudiant à Stanford (Californie, USA), blond vénitien, yeux bleus...
    • Claire, 44 ans, fille de Dan Davis et Marie Coulier, journaliste, en rechute de cancer du sein,
    • Jean Farel, 70 ans, fils d'Anita Farel (et de X), frère de Léo (et Gilbert et Paulo), présentateur et/ou animateur et/ou interviewer, 40 ans d'antenne (radio et télévision), dont 30 ans de l'émission Le Grand O(ral),
      • Françoise Merle, 68 ans, blonde, compagne de 18 ans de Jean (double vie),
  • Mila, 18ans, fille de Valérie et Adam, sœur aînée de Noa (13 ans), rapatriée (de New-York) auprès de son père,
    • Adam Wizman, 42 ans, professeur de français dans une école juive du 93,
    • Valérie Berdah, devenue ensuite Sarah, prothésiste dentaire, de retour en France en famille après un semestre désastreux en Israël en 2012 (après les attentats antisémites en France), s'exilant aux USA en milieu juif orthodoxe,
  • Autres :
    • Francis Ballard, 46 ans, (nouveau) directeur des programmes de la chaîne de télévision où intervient Jean,
    • Patrick Lavallier, ancien présentateur de télévision, et collègue de Jean,
    • Jacqueline Faux, assistante de Jean, proche de la retraite,
    • Michel Duroc, ancien ami de Jean, gynécologue, parrain d'Alexandre, et ayant pour eux deux avorté Yasmina hors délais,
    • Yasmina Vasseur, au ministère des Finances (en 2015), ancienne amoureuse d'Alexandre...

Accueil critique[modifier | modifier le code]

La critique francophone semble apprécier ce portrait ambigu de notre société[11],[12].

Éditions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]