Les Chiens Perrins

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Les Chiens Perrins forment un récif immergé à marée haute situé au nord-ouest de l'Île d'Yeu en face de la Pointe du But. Ils forment avec ceux de Basse Flore et de Grand Champ les « naufrageurs » de l'Île[1]. En raison des courants marins arrivant au nord de Basse Flore et créant ainsi un remous permanent[2], l'endroit est particulièrement dangereux pour les navigateurs et la liste des navires qui s'y sont brisés et celle des marins qui y ont perdu la vie sont, au demeurant, longues. Les sauvetages en mer sont assez fréquents.

Les naufrages[modifier | modifier le code]

Depuis le Moyen Âge, le récif fut la cause d'innombrables naufrages.

Les Chiens Perrins en 1990.
Miniature de la tourelle-balise des Chiens Perrins
xviiie siècle
  • Le David, navire du roi, pourtant piloté par un marin de l'île. 30 survivants sur les 137 hommes d'équipage[3] ;
  • Le Royal Louis (17 octobre 1772)[4] ;
  • Le Jeune Louis (7 janvier 1791) navire négrier de 3 mâts[5] ;
  • le Conseil de Flandres (20 octobre 1784), navire négrier, sombré sur le Grand Champ[6].
xixe siècle.

La liste des naufrages est fort longue. À titre d'exemple, notamment au cours de la deuxième moitié du xixe siècle[7] :

  • L’Active, (4 janvier 1827), barque à voile, avec la mort de ses 80 hommes d'équipage. À suite de ce drame, il a été décidé de construire le Phare de la Petite Foule[8] ;
  • La Ville de Montaigu (20 septembre 1827), brick à voile[9] ;
  • L’Undine (26 février 1857), navire anglais, sombré[10] ;
  • l'Elderra le 31 janvier 1862, un trois-mâts espagnol ;
  • le Danzig (3 avril 1867), cargo-vraquier anglais, échoué et renfloué[11] ;
  • le Grand-Vaillant (1867) ;
  • l'Actif (11 mars 1869), navire à voile transportant des pierres à bâtir[12] ;
  • l'Excelsior (13 mars 1870), bateau à vapeur anglais[13] ;
  • le Huron, britannique, (16 mars 1875) navire à voile[14];
  • Le Bordeaux (27 décembre 1875), cargo-vraquier hollandais[15] ;
  • La Mathilde (3 avril 1878), un seul survivant sur les 17 hommes d'équipage[1],[16].
xxe siècle
  • Le Chile, (29 janvier 1917), cargo-vraquier chilien, échoué[17] ;
  • Le Tenadorés, cargo mixte transatlantique américain passagers/marchandises (28 décembre 1918) échoué sur Basse Flore en raison de la brume, confondant la corne de brume de la Pointe du But pour un autre navire[18],[19] ;
  • Le Floris (27 octobre 1924), cargo-vraquier, échoué[20] ;
  • l’Artha (8 janvier 1933), chalutier ayant échoué[21] ;
  • l’Arta (1935), chalutier, naufrage à l'Anse des Broches[22].
  • La Canadienne (30 mars 1941), une pinasse de Saint-Gilles-Croix-de-Vie. Le bâtiment, drossé par des vagues déferlantes, vint probablement se briser sur les récifs, provoquant la mort de six marins[23],[24] ;
  • Le Furtet (1950), sombré[25] ;
  • Le Fureteur (13 mars 1951), bateau de pêche de La Rochelle, perdu aux Trupailles en raison de la tempête, aucun survivant[26].
XXIe siècle
  • Un bateau de plaisance drossé sur les rochers (20 juillet 2010) où les cinq personnes à bord ont pu se réfugier sur la tourelle[27],[28].
  • Voilier néerlandais échoué sur les rochers (4 juin 2014)[29].

La tourelle-balise[modifier | modifier le code]

Tourelle-balise des Chiens Perrins

La décision d'édifier une tourelle-balise a été prise à la suite du naufrage de la Mathilde en 1878. L'ouvrage construit au milieu du récif mesure 19 mètres de haut et est de marque cardinale ouest (jaune-noir-jaune).

La balise a fonctionné au gaz propane à partir de 1935. Elle a été, par la suite, électrifiée pour une portée de 7 milles pour le secteur blanc et de 4 milles pour le secteur vert.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Les Chiens Perrins », Phot'Oya (consulté le 3 avril 2015)
  2. « Sites naturels », Site officiel de l'Île d'Yeu (consulté le 8 avril 2015)
  3. M. Eveux de Fleurieu, Voyage fait par ordre du Roi en 1768 et 1769, Imprimerie Royale, 1773, page 679.
  4. « Royal Louis », Wreck site (consulté le 6 avril 2015)
  5. « Jeune Louis », Wreck site (consulté le 6 avril 2015)
  6. « Conseil de Flandres », Wreck site (consulté le 6 avril 2015)
  7. « La tourelle-balise de l'écueil des Chiens Perrins », galerie-photo.org (consulté le 3 avril 2015)
  8. « Active », Wreck site (consulté le 6 avril 2015)
  9. « Ville de Montaigu », Wreck site (consulté le 8 avril 2015)
  10. « Undine », Wreck site (consulté le 6 avril 2015)
  11. « Danzig », Wreck site (consulté le 6 avril 2015)
  12. « L'Actif », Wreck site (consulté le 18 juin 2015)
  13. « Épaves du Ponant », Fortune de mer au Ponant (consulté le 3 avril 2015)
  14. « SS Huron », Wreck site (consulté le 22 juin 2015)
  15. « Bordeaux », Wreck site (consulté le 6 avril 2015)
  16. « Mathilde », Wreck site (consulté le 22 juin 2015)
  17. « SS Chile », Wreck site (consulté le 22 juin 2015)
  18. « USS Tenadores », Wreck site (consulté le 3 avril 2015)
  19. « Épaves du Ponant », Fortune de mer au Ponant (consulté le 3 avril 2015)
  20. « Ville de Montaigu », Wreck site (consulté le 6 avril 2015)
  21. « Artha », Wreck site (consulté le 6 avril 2015)
  22. « Arta », Wreck site (consulté le 6 avril 2015)
  23. « Le naufrage de la pinasse " la Canadienne" », Le blog de giras (consulté le 3 avril 2015)
  24. « Canadienne », Wreck site (consulté le 6 avril 2015)
  25. « Furtet », Wreck site (consulté le 6 avril 2015)
  26. « Fureteur », Wreck site (consulté le 6 avril 2015)
  27. « Cinq plaisanciers hélitreuillés à l’île d’Yeu », Ouest France (consulté le 3 avril 2015)
  28. « Île d'Yeu : Hélitreuillage de 5 naufragés sur la tourelle des Chiens Perrins », Mer et Marine (consulté le 3 avril 2015)
  29. « Sauvetage d’un skipper néerlandais à l’ouest de l’Île d’Yeu », Préfet maritime (consulté le 3 avril 2015)