Les Chaussettes noires

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Les Chaussettes noires
Pays d'origine Drapeau de la France France
Genre musical Rock and roll
Années actives de 1961 à 1964
Labels Barclay

Les Chaussettes noires est le nom d'un groupe de rock français fondé en 1959 à Créteil. Premier groupe de rock en France, la formation obtient un vif succès dès ses débuts professionnels en 1961. Après le départ du chanteur Eddy Mitchell fin 1963, le groupe connait encore une année d'activité avant d'être dissout au terme de son contrat. Pionnier du rock'n'roll, le groupe a, avec Johnny Hallyday et Les Chats sauvages, contribué à populariser cette musique dans l'Hexagone.

Présentation du groupe[modifier | modifier le code]

  • Les membres originels
  • Claude Moine, alias Eddy Mitchell : chant
  • William Benaïm : guitare solo
  • Tony d'Arpa (1941 - 29 juin 2002) : guitare rythmique
  • Aldo Martinez (1940 - 22 mai 1996) : guitare basse, (initialement à la guitare)
  • Jean-Pierre Chichportich : batterie
  • 2e formation
  • Gilbert Bastelica, en mai 1961, remplace à la batterie Jean-Pierre Chichportich parti au service militaire.
  • 3e formation
  • Novembre 1961, le saxophoniste Michel « Mick » Picard se joint au groupe.
  • 4e formation
  • Fin 1962, Michel Gaucher succède au saxophone à Picard appelé sous les drapeaux.
  • 5e formation

À l'automne 1963, Paul Benaïm devient guitariste du groupe. En janvier 1964, il remplace définitivement Tony d'Arpa qui quitte la formation.

  • 6e et dernière formation en combo (janvier 1964)
  • Aldo Martinez : basse et chant
  • Williams Benaïm : guitare rythmique et chant
  • Paul Bennaïm : guitare solo, orgue et chant
  • Gilbert Bastelica : batterie et percussions
  • Nota : Les musiciens suivants ont participé à diverses sessions d'enregistrements du groupe : Arturo Motta (batterie), Armand Molinetti (batterie), Claude Viers (batterie), Georges Arvanitas (orgue), Georges Grenu (saxophone)... Ainsi qu'à des remplacements sur scène : Vic Laurens (guitare rythmique) au cours de leur tournée en Algérie en février 1963, Jean Veidly, guitare basse du groupe Les Pirates en tournée dans la région Parisienne en mars 63, Michel Santangeli (batterie) pendant l'été 63 ...

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation du groupe[modifier | modifier le code]

À l'origine de ce qui va devenir le premier groupe professionnel de rock'n'roll en France[1], il y a la rencontre en 1959 de Claude Moine, le futur Eddy Mitchell, et d'Aldo Martinez. Une passion commune pour le rock and roll, cette musique venue des États-Unis alors quasi méconnue en France, les rassemble. Claude est tenaillé par l'envie de chanter, Aldo joue de la guitare. C'est ce dernier qui va réunir deux autres membres : William Benaïm à la guitare, Jean-Pierre Chichportich à la batterie[Note 1],[2]. Un cinquième élément, en la personne de Tony d'Arpa[Note 2] en seconde guitare s'ajoute peu après à la formation. Tous, à l'exception d'Eddy Mitchell, sont pieds-noirs[3]. Ainsi complet, le groupe se nomme dans un premier temps Eddy Dane et les Danners, puis Les Five Rocks et encore Les Cinq Rocks[4].

En 1960, près de la rue Saint-Dominique à Paris, alors qu'ils répètent sur la scène d'une salle paroissiale, le responsable, un non voyant nommé Daniel Gouin, les enregistre sur un magnétophone, captant ainsi quatre titres qui durant près de quarante ans resteront inédits[2], (voir Les 5 Rocks) : Be-Bop-A-Lula (en anglais), Betty (adaptation française de Baby Blue, Tant pis pour toi (adaptation de Wild Cat) de Gene Vincent et L'Ours gris (adaptation de Running Bear de Johnny Preston ; ce dernier reste totalement inédit, tandis que les trois autres seront au programme des deux premiers 45 tours des Chaussettes noires en 1961. Les adaptations françaises sont pour la première fois signées par Eddy Mitchell sous son vrai nom Claude Moine, comme il le fera par la suite tout au long de sa carrière.

Eddy Mitchell démarche des maisons de disques, (son ami « Johnny Hallyday vient de sortir ses premiers disques et ça marche fort »[5]), et en novembre 1960 Les Five Rocks sont auditionnés aux studios Hoche à Paris par Jean Fernandez, auquel se joint bientôt Eddie Barclay. À leur côté, un certain Henri Marchal assiste à la répétition. L'adaptation d'un titre de Gene Vincent l'impressionne particulièrement : Wild Cat, qui en français signifie « chat sauvage » ; c'est ce à quoi Marchal compare les cinq garçons à des chats sauvages ; (Quelque temps plus tard, Marchal travaillera pour Pathé Marconi, la maison de disques qui lança Dick Rivers et son groupe Les Chats sauvages[5]). Pour l'heure, Les Five Rocks signent, le 12 novembre 1960[6], chez Barclay pour trois ans ; (plus exactement le contrat est paraphé par les parents car tous sont mineurs).

Les Five Rocks deviennent Les Chaussettes noires[modifier | modifier le code]

Le 20 décembre 1960 commencent les séances d'enregistrements. Celles-ci sont laborieuses, aucun des instrumentistes ne connait le solfège et ils se trompent régulièrement, au point qu'Eddy Mitchell se casse la voix à force de reprendre Be-Bop-A-Lula. La structure même du groupe, qui alors compte trois guitares et pas de basse, est repensée. On adjoint à la formation le contrebassiste Jean Bouchéty, (en attendant qu'Aldo Martinez se forme à la basse). Quant à Jean-Pierre Chichportich dépassé par l'événement, il est remplacé par les batteurs professionnels Arturo Motta pour les premiers titres, puis Armand Molinetti[7] (ce dernier officiera d'ailleurs quelques mois plus tard pour les Chats Sauvages).

En janvier 1961, sort le premier super 45 tours : Tu parles trop, Si seulement, Be Bop a Lula (cette fois adapté en français) et Tant pis pour toi. Le jour du premier passage radio, sur Europe no 1, le présentateur annonce non pas Les Five Rocks mais Les Chaussettes noires. Indignés les membres du groupe apprennent que leur maison de disques a, avec la complicité de Lucien Morisse directeur des programmes de la station, négocié un parrainage avec les chaussettes Stemm. De cette affaire d'argent, souscrite à leur insu, le groupe ne s'enrichit guère, (on leur remet une boîte de dix paires de chaussettes noires), mais gagne en notoriété et en diffusions radiophoniques[Note 3],[8]. Cette affaire faillit avoir des conséquences catastrophiques pour le groupe : Le 30 janvier, il doit participer à l'émission Toute la chanson présenté par Jacqueline Joubert sur la RTF. Or la chaine de télévision, ne veut pas se faire complice de cette publicité détournée et envisage un temps d'annuler leur passage. Un compromis est trouvé et finalement on présente le groupe sous le nom des Cinq Rocks[9], (préféré à celui de Five Rocks qui fait trop américain)[10].

Entre temps, la formation travaille son jeu de scène avec le chorégraphe américain Scott Douglas et adopte comme tenue : pantalons noirs en alpaga, chemise en jabot, nœud papillon et veste couleur lie-de vin.

Le 24 février, au Palais des sports de Paris, ils participent, sous l'appellation Les Chaussettes noires définitivement adopté, au premier festival international de rock'n'roll, avec Johnny Hallyday en vedette.

Succès fulgurant[modifier | modifier le code]

Après ce premier concert professionnel, dès le mois de mars, Les Chaussettes noires tournent en province. À cette époque leur répertoire est encore limité au point qu'ils doivent bisser les titres. Le groupe passe en lever de rideau et le succès est tel, que dès le troisième soir il est promu vedette. Malgré cette notoriété frémissante, les cachets ne sont pas revus à la hausse et le groupe gagne à peine de quoi acheter des sandwiches[11].

Ce même mois sort leur second super 45 tours comprenant (notamment) les succès Daniela et Eddie sois bon. Le slow Danièla leur permet d'élargir leur public et le disque se vend à 800 000 exemplaires, (jamais plus ils n'atteindront un tel tirage). Composé par Georges Garvarentz, ce succès n'est pourtant guère apprécié des Chaussettes noires, qui considèrent que « c'est de la soupe », d'autant qu'il en vient à faire de l'ombre à l'autre titre phare adapté du classique de Chuck Berry Johnny B. Goode[12].

En mai, sort un troisième EP et leur premier 33 tours 25 cm 100 % rock. C'est à cette époque que Gilbert Bastelica, (après une sélection organisée aux studios Barclay), remplace à la batterie Jean-Pierre Chichportich appelé sous les drapeaux. Gilbert Bastelica gagne sa place au sein du groupe, car lui seul parmi tous les prétendants parvient à restituer le roulement de caisse claire en introduction de leur dernier titre Hey Pony. ; très vite, regrettant que pour les sessions en studio il soit fait appel à des instrumentistes renommés comme Armand Molinetti ou Arturo Motta, « il n'aura de cesse de se perfectionner »[13]. Il lui faudra attendre l'enregistrement du quatrième 45 tours pour être présent sur les disques, et ceci dans un premier temps de manière progressive : en effet, il va à partir de fin 61, doubler la plupart des parties de cymbales sur le jeu de batterie d'Armand Mollinetti [Jukebox Magazine N°70 mai 1993, entretien avec Gilbert Bastélica]. La batterie "au complet" se sera pour 1963...

Bastelica a rejoint le groupe en tournée le 15 mai ; afin de ne pas heurter les admirateurs, il prend le pseudonyme de Jean-Pierre, prénom du précédent batteur. Les Chaussettes noires se produisent à Bruxelles et Genève les 20, 21 et 31 mai. Leur passage à Metz crée des débordements. Alors que le public danse en les écoutant, (là où de coutume, on écoute stoïque assis), le préfet de police décide de stopper leur tour de chant et fait baisser le rideau, ce qui provoque la colère du public. Le théâtre est dévasté, dehors poubelles et voitures sont renversées et l'on voit même des barricades dans la rue. Ces débordements seront à l'avenir monnaie courante, les hôtels étant très souvent envahis par leurs admirateurs[14]. Les cachets sont désormais de 7 000 francs de l'époque, (contre il y a peu 500 francs), (exception faite de la tournée d'été - du 15 juin à la fin août - négociée avant leur ascension fulgurante vers le succès).

Rocks et twists[modifier | modifier le code]

Retour au Palais des sports de Paris, le 18 juin 1961, pour le second festival de rock'n'roll, où cette fois, Les Chaussettes noires sont programmées en vedette ; La veille, Eddy Mitchell s'est marié avec Françoise Lavit[15]. Le 25 août, le groupe est à l'affiche au Vieux-Colombier de Juan-les-Pins, pour La première coupe du monde de rock'n'roll[6]. Durant l'été, Les Chaussettes noires participent au film Les Parisiennes ; Pour l'occasion, un certain Kôkô, que ne tardera pas à se faire connaître sous son véritable nom Claude François, leur apprend les pas nécessaire à la chorégraphie[16].

En septembre, sort un nouveau 45 tours : Madame madame, (titre très librement adapté du classique d'Édith Piaf Padam... Padam), Dactylo rock, (qui obtient un grand succès), Chérie oh chérie, Trop jaloux.

Le 7 novembre, ils sont avec Helen Shapiro et Vince Taylor au programme de l'Olympia. Ils obtiennent un grand succès à l'Alcazar de Marseille, avant de se produire en vedette à l'ABC du 22 novembre au 14 décembre[17]. Ce même mois, sort un cinquième super 45 tours, où l'on voit le groupe de rock s'adonner aux chant de Noël façon twist : Noël de l'an dernier, Vivre sa vie, Le Twist du Père Noël, Noël en France.

En décembre, sort un nouveau 45 tours et leur second 25 cm Rock'n'Twist, qui cède à la mode du moment, alors que Mitchell n'apprécie que modérément cette nouvelle danse[18].
En février 1962, sur le titre Peppermint twist, la formation s'enrichit d'un saxophoniste, Michel Picard dit « Mick ».

« Appels sous les drapeaux » (1962 - 1963)[modifier | modifier le code]

L'année 1962 est pour le groupe une succession de départ au service militaire, (les moins âgés d'entre-eux devancent même l'appel pour se retrouver au complet et ensemble vingt-un mois plus tard). Le 1er mars 1962, Eddy Mitchell est incorporé à Montlhéry durant ses classes, puis dans la capitale où lui est confié l'organisation du ciné-club. William Bennaïm, Tony d'Arpa et Aldo Martinez partent à l'armée en juillet, suivis de peu par Mick Picard, que remplace au saxophone Michel Gaucher.

La formation, tant bien que mal, n'en reste pas moins active, bien qu'il soit quasiment inenvisageable d'organiser la moindre tournée au complet. Les permissions tombant rarement aux mêmes dates, il est tout aussi difficile de planifier des séances en studios, ou des répétitions. La presse s'amusant de cette situation titre : « Les Chaussettes ont des trous ! »[19].

Malgré ça, le groupe, en avril, se produit à l'ABC, où l'on voit un Eddy Mitchell fougueux, en tenue militaire, se rouler par terre. Ce qui lui vaut quinze jours d'arrêts pour manque de respect envers l'uniforme. Précédemment, il a déjà écopé de quelques jours de « trou » pour tenue non règlementaire : il portait des chaussettes... noires.
Les dites Chaussettes, reçoivent l'Oscar de Radio Monté Carlo du groupe le plus populaire et se produisent à l'Olympia les 23 et 24 mai.
Le 5 décembre, ils remportent à nouveau un grand succès sur la scène de l'Olympia, suivi du 29 à La Mutualité[6].

Côté cinéma, en , le groupe participe au film Venez les copains[Note 4], où il y interprète Ève (la seule composition signée Aldo Martinez/Claude Moine, enregistrée avec Aldo et William en novembre. Le cliché des Chaussettes noires pris sur le plateau de tournage illustrera en l'ultime EP avec Eddy Mitchell (Il revient).

Le 27 janvier 1963, les Chaussettes noires sont une nouvelle fois au Palais des sports de Paris[Note 5],[20], avant d'entamer pour le théâtre des armées en février, une tournée en Algérie. Pour l'occasion, Vic Laurens remplace à la guitare son frère, Tony D'Arpa, souffrant et Jean-Pierre Chichportich, premier batteur du groupe, retrouve, (pour un temps), sa place. À leur retour, en , le groupe se produit en banlieue parisienne, où Jean Veidly - bassiste du groupe Les Pirates - remplace provisoirement Aldo Martinez.

À partir du , pour une dizaine de jours[Note 6], ils sont à nouveau à l'Olympia[Note 7] ; ayant obtenu une permission, le batteur Gilbert Bastelica est de retour. À propos de cet Olympia et de l'armée, Eddy Mitchell, en 1967, confie dans le no 7 du magazine Rock & Folk : « (...) Quand ils se sont aperçus qu'ils pouvaient gagner de l'argent avec nous, ils nous ont fait passer à l'Olympia. Je leur ai dit « Moi je n'ai pas du tout envie de passer à l'Olympia et de donner la moitié de mon cachet au profit des œuvres pour l'armée. » (...) Ils m'ont répondu : « On ne peut pas vous avoir en ce moment, mais vos petits copains les Chaussettes noires, on peut les envoyer au fin fond de l'Allemagne et vous ne serez pas près de faire des disques. » Alors j'ai marché dans leur combine. »[21].

Ce même mois, sortent deux super 45 tours des Chaussettes noires. Le premier comprend trois instrumentaux, Pow Wow (qui remporte un succès estimable, restant dans les charts pendant plusieurs semaines), Big Ben Rock (une composition du bassiste des Champions Dany Kaufman initialement baptisée "Le thème de Dan"), Boom Rang, et le morceau chanté Oui chef, bien chef, où Eddy Mitchell participe aux chœurs (c'est son unique contribution à ce disque). Les chansons Ne délaisse pas, Il revient, Jezebel et Ceci est mon histoire composent le second disque, qui est aussi leur ultime EP qu'ils enregistrent au complet avec Mitchell. Gilbert Bastelica, et non un batteur de studio, assure pour la première fois les parties de batterie sur ces enregistrements[22].

Le dernier album, Chaussettes Noires Party, paraît à la même époque, et comprend notamment les titres Be-Bop-A-Lula-63 et Ce diable noir, repris par Mitchell dans son 2e EP.

Les débuts en solo d'Eddy Mitchell[modifier | modifier le code]

Durant l'été 1962, à Juan-les-Pins, Eddy Mitchell est accompagné sur scène non pas par ses complices (deux d'ailleurs sont dans la salle en spectateurs), mais par le groupe Les Fantômes[23] Toujours « en solitaire », en mars 1963, il se produit en banlieue parisienne, accompagné par Jean Veidly - guitariste du groupe Les Pirates - remplaçant provisoire d'Aldo Martinez.

En 1962, le chanteur enregistre plus d'une vingtaine de titres avec les Chaussettes noires, dont un en duo avec Gillian Hills et un autre avec Maurice Chevalier ; sept super 45 tours sont commercialisés[Note 8] et, en mars, parait leur premier album (30 cm) Le 2 000 000e disque des Chaussettes noires.

Le chanteur enregistre aussi : Mais reviens-moi, C'est à nous, Quand c'est de l'amour, Angel, diffusé en novembre en EP. Pour ce premier disque en solo, Eddy Mitchell, dans un changement de registre total, est accompagné par l'Opéra House Orchestra dirigé par Jean Bouchéty[24].

1963, est du point de vue discographique l'exact contraire, puisque Eddy Mitchell enregistre en solo une trentaine de titres[Note 9] contre cinq avec les Chaussettes noires[25].

Des changements que semble plébisciter le public, qui en juin, au classement annuel de Salut les copains, place Eddy Mitchell en 4e position derrière Johnny Hallyday, Claude François et Richard Anthony[26].

En septembre, le chanteur sort Voici Eddy... c'était le soldat Mitchell et, en décembre, Eddy in London, ses deux premiers albums solo.

La fin des Chaussettes noires[modifier | modifier le code]

En août 1963, le succès des Chaussettes noires semble marquer le pas, le prix des places est bradé et pour certains galas, il suffit pour entrer de présenter au guichet une paire de chaussettes noires[26]. En juillet et août, avant la libération des obligations militaires d'Eddy, une tournée dans le Sud Ouest est organisée[Note 10], galas durant lesquels le jeune Michel Santangeli remplace temporairement Gilbert Bastelica à la batterie.

Ils sont encore les 7 et 8 septembre, les vedettes du festival de Châtelet en Belgique. Ce même mois, parait le premier album d'Eddy Mitchell, qui à peine libéré de ses obligations militaires, à Londres, en octobre, enregistre le deuxième[27].

En octobre-novembre 1963[28], le groupe participe au film de Michel Boisrond Cherchez l'idole, où ils interprètent Crois-moi mon cœur. La plupart de ses membres étant encore sous les drapeaux, le titre a en fait été enregistré par Eddy Mitchell avec des musiciens de studio (qui jouaient déjà sur des disques des Chaussettes noires) ; l'illusion est totale, les musiciens restituant parfaitement le son du groupe[Note 11]. Dans le film les Chaussettes noires jouent un playback derrière Eddy ; sur la pochette du super 45 sorti en mars 1964 (que partagent Frank Alamo et Eddy Mitchell), les Chaussettes noires apparaissent furtivement derrière Mitchell et seul le visage de Paul (qui remplace en fait Aldo absent ... à la basse) est visible. Dans le générique du film le nom d'Eddy Mitchell est mis en avant, alors que celui du groupe est crédité en tout petits caractères. À l'origine, un disque BOF devait être commercialisé en 1964, il reste finalement inédit jusqu'en 1996, année de sa parution en CD, (Cherchez l'idole).

A partir du deuxième semestre 1963, alors qu'il est toujours officiellement le chanteur des Chaussettes noires, l'image d'Eddy Mitchell commence à se dissocier de celle du groupe. Eddy passe plusieurs fois à la télévision "en solo" (en novembre, par exemple, où il interprète, dans l'émission Âge tendre et tête de bois, Sentimentale (fraichement enregistrée à Londres). Sur scène aussi, où le même mois (avant la libération des obligations militaires des Chaussettes à la fin de l'année), il se produit pour quelques concerts accompagné, de nouveau, par Les Fantômes[29].

Fin 1963, Eddy Mitchell retrouve les Chaussettes noires sur scène. Le 31 décembre, à l'issue d'un gala à Lyon au Palais d'Hiver[30], Jean Fernandez, (qui habituellement n'est pas présent lors de leur prestation scénique)[31], les réunit...

Eddy Mitchell quitte le groupe[modifier | modifier le code]

Ce soir-là, Fernandez leur annonce que le contrat prévu pour s'achever au terme des trois ans, ne sera pas renouvelé, Eddy Mitchell souhaitant poursuivre seul sa carrière. La séparation est officielle en janvier 1964[6]. Une décision que le chanteur a prise en mai 1963.

Malgré la surprise, tous avaient été prévenus que des changements étaient absolument nécessaires au sein du groupe, assure leur impresario, Évelyne Langey : « Ce n'est pas Eddy qui n'a plus voulu des Chaussettes. Il y a eu le service militaire. Quand ils y sont partis, Fernandez, Bouchéty et moi même les avons tous prévenus : "(...), "le retour va être dur car vous ne serez pas attendus comme vous pensez l'être. Plein de gens seront arrivés, et il faudra reprendre sa place. (...) Emportez vos instruments, travaillez, apprenez le solfège, et revenez musicalement armés. Vous n'allez pas pouvoir reprendre la scène avec le peu que vous savez faire maintenant." Eddy Mitchell nous a entendus et il a travaillé. (...) Il a écouté énormément de musique américaine. (...) il a muri, il a évolué vocalement et musicalement. On a continué à lui faire enregistrer des disques, avec l'idée de le faire repartir en tournée avec les Chaussettes après l'armée. Puis on les envoyait aux Chaussettes au régiment. On leur disait : " Écoutez, travaillez, apprenez ces chansons, parce que vous allez les retrouver sur scène en rentrant". Or ils n'ont rien foutu. » Elle poursuit : « Leur prestation au Palais d'Hiver à Lyon fut calamiteuse, (...), ce fut le premier bide de leur carrière. »[32].

Une version qui contrarie quelque peu celle du bassiste du groupe, Aldo Martinez, parue dans le no 38 de Jukebox magazine : « Ce que les gens ne savent généralement pas, c'est que lorsqu'Eddy est parti à l'armée, on nous a poussés à le remplacer. Mais nous avons toujours refusé. Barclay nous a présenté Matt Collins[Note 12], mais nous étions intègres. On parla également de Thierry Thibault, comme remplaçant éventuel d'Eddy. En réalité durant l'été 1962, Thierry remplaça au pied levé Dick Rivers, (...), qui avait quitté Les Chats sauvages... Les Chaussettes c'était nous cinq et personne d'autre. Lorsqu'Eddy nous a quittés, nous avons pris un grand coup (...). C'était le 31 décembre 1963. Il nous annonce comme ça : Voilà, les mecs, on arrête. Je me sépare de vous. Bonne année. (...) J'ai très très bien compris sa position. Il en avait marre de partager avec des mecs qui ne lui apportaient pas grand chose. Il était le chanteur, le leader, il écrivait les textes etc. Il a pris d'autres musiciens qui lui revenaient moins cher et qui étaient meilleurs. On ne pouvait pas lui reprocher d'être ambitieux. C'est l'époque où nous commencions à mieux jouer. Nous nous sommes quittés quand ça devenait bien. Autant je suis critique à l'égard de nos premiers disques, autant (...), un peu avant la séparation, nous commencions à être bons. »[33].

Toujours selon Évelyne Langey, Eddy Mitchell aurait déclaré à ses partenaires : « Moi pendant deux ans, j'ai travaillé, et vous n'avez rien fait. Alors quand on va reprendre, je ne marche plus pour partager en cinq. Le cachet, on va le couper en deux, la moitié pour vous et l'autre moitié pour moi. » Elle ajoute que « ...tous ont refusé, déclarant que sans eux, il ne ferait jamais rien. Eddy leur a donné leur chance, ils n'en ont pas voulu par vanité. »[34],[Note 13].

Cette séparation se passe très mal et engendre une série de procès. William Benaïm et Tony d'Arpa intentent plusieurs actions en justice contre Eddy Mitchell pour rupture de contrat. Si ce dernier est condamné en première instance, William Benaïm et Tony d'Arpa sont déboutés en appel, après une longue procédure qui ne s'achèvera qu'en 1968[35].

La nouvelle formation[modifier | modifier le code]

Le guitariste William Benaïm voit les choses différemment, considérant qu'Eddy Mitchell peut, comme il le fait déjà depuis plus d'un an, continuer à enregistrer des disques pour lui en alternance avec ceux gravés avec le groupe. L'annonce du départ de Mitchell est d'autant plus rude que plusieurs concerts sont prévus à Bobino début janvier[36].

Conséquence de ce départ un nouveau contrat est signé (avec les membres restant)[réf. nécessaire] et, dès janvier 1964, le groupe change de formule pour adopter le style de l'époque, c'est-à-dire un combo de musiciens chanteurs, à l'instar des Beatles, dont d'ailleurs ils reprennent en version française un de leurs succès du moment I Wanna Be Your Man (Je te veux toute à moi). Paul Benaïm, déjà guitariste du groupe depuis 1963[réf. nécessaire], remplace définitivement Tony d'Arpa démissionnaire et devient le soliste et l'organiste du nouveau groupe. La nouvelle formation composée d'Aldo (basse et chant), William (guitare rythmique et chant), Paul (guitare solo, orgue et chant) et Gilbert (batterie et percussions), enregistre deux super 45 tours en janvier et avril 1964.

Pendant l'hiver 1964 le groupe se remet au  travail. Quelques jours après le départ d’Eddy, une séance de photos se tient le 10 janvier à Paris où la nouvelle physionomie du groupe est mise en scène[37] ; ils retrouvent la petite salle de leur début rue Saint-Dominique pour préparer leurs futurs galas[38].

Au printemps 1964, le groupe est de retour sur scène ; ils se produisent notamment à Juvisy sur Orge[39]. En juin 1964 ils se produisent dans la Nord de la France et en Belgique, à Boulogne sur Mer au "Chat Noir", à Mons-en-Baroeul au Club "La Peau de Vache", Mouscron[40] ; Durant l'été, ils sont en concerts dans le Sud, le 14 juillet 1964 à Alès, le 15 à Carpentras et le 16 à Annecy (en compagnie de Gene Vincent)[41]. En août 1964 ils effectuent une dernière tournée en Corse. Les dissensions internes  (liées en partie au récent procès engagé par une partie du groupe contre Eddy) finissent d’abîmer la belle entente[réf. nécessaire].

La dissolution[modifier | modifier le code]

Dès le départ d'Eddy Mitchell, une baisse brutale se fait sentir, et même si les ventes de disques sont encore honorables, la grande période du groupe, (1961-1962), est terminée[42] . Le groupe est dissous en fin d'année 1964, au terme du second contrat avec la maison Barclay[précision nécessaire].

Tony d'Arpa et William Benaïm se retrouvent une dernière fois ensemble sur scène en , l'un à la basse, l'autre à la rythmique comme accompagnateurs de Vic Laurens lors d'un Musicorama avec les Kinks à l'Olympia.

Dès septembre 1964 Aldo Martinez et Gilbert Bastelica retrouvent Michel Gaucher dans le nouvel orchestre de scène d'Eddy (qui vient de se séparer de ses derniers accompagnateurs Les Fantômes).

Discographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Que sont-ils devenus ?[modifier | modifier le code]

  • Eddy Mitchell poursuit avec succès une carrière en solo.
  • Le bassiste Aldo Martinez joue dans l'orchestre d'Eddy en 1964-1965, puis devient son régisseur jusqu'en 1970. Il est ensuite le secrétaire particulier de Claude François, animateur à la radio et producteur de vedettes, et est devenu le principal « gagman » de Coluche. Il décède le 22 mai 1996.
  • Jean-Pierre Chichportich, premier batteur du groupe - qui appelé sous les drapeaux quitte la formation alors à ses débuts - fait à l'armée la connaissance d'un certain Philippe Duval, qui n'est autre que le premier guitariste de Johnny Hallyday[43]. Des années plus tard, ils se retrouvent sur les Champs-Élysées ; Chichportich travaille chez André Salvet dans l'édition musicale - place qu'il occupe grâce à l'influence de Mitchell. Duval s'y fait embaucher comme attaché de presse. Profitant du studio disponible chez Salvet, il écrit aussi des chansons. N'étant pas inscrit à la Sacem, c'est l'ex batteur des Chaussettes noires, sous le pseudonyme de Jean-Pierre Morlane, qui perçoit les droits des musiques qu'ensemble ils composent et qu'ils partagent selon un accord tacite. Le duo a ainsi écrit pour Catherine Ribeiro Le chasseur, Elle pour Claude Righi, pour Sheila Le plus beau métier du monde, pour Annie Philippe C'est la mode, Maudit brouillard pour Frank Alamo[44].
  • Gilbert Bastelica accompagne Eddy Mitchell à la batterie jusqu'en 1972.
  • Tony d'Arpa reprend sa guitare le temps de quelques sessions d'enregistrement avec Vic Laurens. Il est emporté par un cancer le 29 juin 2002.
  • En 1999, les frères Benaïm, Paul, William et Robert, montent un groupe, Les "Ben Brothers", et produisent un CD, qui reste totalement ignoré du grand public.
  • Le saxophoniste Michel Gaucher accompagne en studio et sur scène divers artistes, Michel Sardou et Johnny Hallyday notamment, et joue régulièrement avec Eddy Mitchell, et cela jusqu'à la dernière tournées de 2010[45]. En 2014, il accompagne avec son Big band Les Vieilles Canailles sur la scène de Bercy.

Hommage[modifier | modifier le code]

En 1981, Philippe Timsit chante "Henri, porte des Lilas" en s'inspirant de l'histoire d'Aldo Martinez[réf. nécessaire].

Le 20 juin 2004, un hommage est rendu aux Chaussettes noires lors d'un spectacle à l'Olympia. Se trouvent réunis Gilbert Bastelica (batterie) et Paul Benaïm (guitare solo), accompagnés par Les Socquettes blanches qui reprennent des chansons du répertoire du groupe, pour une ultime session. Ils y interprètent notamment Daniela, Il revient, Pow wow.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Les Chaussettes noires, 100% rock, Éditions P.A.C., 1970
  • Maurice Achard, Dactylo Rock. Le roman vrai des Chaussettes noires, Flammarion, 1994
  • Thierry Liesenfeld, Les Chaussettes noires. Ceci est leur histoire, éditions Saphyr, 2003

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Charly Zonca, batteur des Toppers, l'aurait, selon une hypothèse nullement confirmée, une temps précédé au sein du groupe.
  2. Tony d'Arpa est le frère de Vic Laurens, qui deviendra le chanteur du groupe Les Vautours.
  3. Évelyne Langey, leur impresario, déclare pourtant que Stemm leur a aussi offert leurs smokings, une batterie et trois amplis.
  4. Le film n'a jamais été distribué en France. Il est sorti à l'étranger sous le titre Just For Fun ou encore Juke Box 65 ; Sylvie Vartan, Richard Anthony et Billy Bridge sont également à l'affiche.
  5. Durant cette soirée organisée par Europe 1 et Jean-Claude Berthon, ils partagent l'affiche avec Les Chats sauvages, Frankie Jordan, Vic Laurens, Les Champions, Burt Blanca et Gene Vincent
  6. Du 4 au 13 mai.
  7. Ce tour de chant resté inédit à l'époque, parait en 1996 sur le CD de compilations Les 5 Rocks.
  8. Janvier : La Leçon de twist, Infidèle (ou Volage), Peppermint Twist, 1 et 2.
    Février : BOF Les Parisiennes, C'est bien mieux comme ça, en duo avec Gillian Hills, le groupe les Play Boys interprètent les trois autres titres.
    Mars : Le Chemin de la joie, Non ne lui dis pas, Petite Sœur d'amour, Les Enchaînés (adaptation française de Unchained Melody).
    Mai : Je reviendrai bientôt, Shout Shout, Roly Poly, Hey Let's Twist.
    Juin : Le Twist du canotier (en duo avec Maurice Chevalier ; le 45 tours comprend trois autres chansons de Chevalier.
    Septembre : Parce que tu sais, Toi quand tu me quittes, Le temps est lent, C'est la nuit.
    Novembre : BOF Comment réussir en amour, Oublie-moi, Ça ne peut plus durer comme ça, Boing bong, Parce que tu sais (version instrumentale) et en 33 tours 25cm : Comment réussir en amour.
  9. En 1963, Mitchell sort sans les Chaussettes noires cinq Super 45 tours. Mars : Oui je t'aime, Je ne pense qu'à l'amour, Be-Bop-à-Lula 63, Ce diable noir.
    Mai : Si tu penses, Tout s'est réalisé, Chaing gang, Quand une fille me plait.
    Juin : C'est grâce à toi, Je reviendrai, La longue marche, Une fille si belle.
    Octobre : Ma maitresse d'école, Te voici, Tu n'as rien de tout ça, Rien non rien.
    Novembre : Sentimentale, Belle Honey, Blujean cop, Comment vas-tu mentir ?.
  10. Saint-Raphaël le 12 juillet ... Quiberon le 18 juillet ... Monaco le 4 août ... Saint Cast le 17 août ...Riva Bella le 18 août. Source : La discographie Française Juillet-août 1963 Les permissionnaires du twist.
  11. confirmé par Eddy dans le JBM N°81 de mai 1994, ainsi que dans le détail des séances sur le livret de l'intégrale d'Eddy 1960-1992 (coffret radio) p.93.
  12. À ce propos, Daniel Lesueur précise qu'un bœuf a eu lieu au Golf Drouot avec Matt Collins, chanteur yougoslave et que des photographes étaient là, ce qui accentua la rumeur. Source : p. 47, L'argus Eddy Mitchell, 2004, Éditions Alternatives.
  13. Daniel Lesueur ajoute qu'Eddy Mitchell, aurait proposé aux Chaussettes noires, « d'annuler tous les contrats pour les six mois à venir, afin qu'ils puissent se mettre à niveau. » Source : p. 46, L'argus Eddy Mitchell, 2004, Édition Alternatives.

Citations[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.larousse.fr/encyclopedie/groupe-musical/Chaussettes_Noires/155996 / consulté le 18 juillet 2015.
  2. a et b Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 15.
  3. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 20.
  4. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 16, 17, 18.
  5. a et b Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 19.
  6. a, b, c et d Livret du CD Les 5 rocks, auteurs Maurice Achard, Jacques Leblanc, label Big Beat, Ref. BBR 00070.
  7. Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 19, 20.
  8. Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 21.
  9. Youtube.
  10. Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 21, 22.
  11. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 22.
  12. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 23.
  13. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 25.
  14. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 22, 23.
  15. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, p. 22.
  16. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 26.
  17. Livret du CD Les 5 rocks, Big Beat Records, 1996, texte Jacques Leblanc.
  18. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 29. « Le piège ! Eddy (tout comme Johnny n'apprécie guère le twist, forme bâtarde du rock'n'roll. Pourtant il faut sacrifier à la mode. ».
  19. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 30 et 32.
  20. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 37.
  21. Source : Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 36, 37.
  22. Jukebox Magazine N°70, mai 1993, entretien avec Gilbert Bastelica.
  23. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p 35.
  24. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 36.
  25. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 30.
  26. a et b Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 40.
  27. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p. 43.
  28. Cinémonde du 12/11/1963.
  29. Dactylo Rock de Maurice Achard, 1994.
  30. Daniel Lesueur, Eddy Mitchell discographie et cotations, 2004, Éditions Alternatives, p.47.
  31. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, p. 44.
  32. Évelyne Langey à Jukebox magazine no 70 ; Source : L'Argus Eddy Mitchell, Daniel Lesueur, Éditions Alternatives, 2004, p. 46.
  33. Source : Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, 2004, Éditions Alternatives, p. 47.
  34. Source : L'Argus Eddy Mitchell, Daniel Lesueur, 2004, Éditions Alternatives, p. 47.
  35. Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell, Éditions Alternatives, 2004, p.48.
  36. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, 2004, Éditions Alternatives, p. 47 et 48.
  37. Ceci est leur histoire de T. Liesenfeld aux éditions Saphyr p. 150.
  38. Cinémonde N° 1539 du 4 février 1964.
  39. Interview d'E. Langey, JBM N°70 de mai 1993.
  40. Autant en emporte le rock de Jean-Noël Coghe ,P.43-45, Castrol Astral, 2001.
  41. Age Tendre et Tête de bois N°18 de juillet 1964, p. 21 et 25 ; confirmé par Aldo Martinez dans JukeBox Magazine N°38, P. 50 en mai 1990.
  42. Daniel Lesueur, L'argus Eddy Mitchell discographie et cotations, Éditions Alternatives, 2004, p.63.
  43. Daniel Lesueur L'argus Johnny Hallyday, Éditions Alternatives, 2003, p. 18.
  44. Daniel Lesueur, L'Argus Eddy Mitchell, Éditions Alernatives, 2004, p. 15, 16.
  45. http://cotebasquepeople.blogs.sudouest.fr/tag/michel+gaucher

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]