Les Cavaliers (Aristophane)

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Un vase attique représentant un cavalier, vers 500 av. J.-C. (Musée du Louvre, Paris).

Les Cavaliers (en grec : Ἱππεῖς / Hippeîs), anciennement éditée sous le titre Les Chevaliers, est une comédie grecque d'Aristophane, du Ve siècle av. J.-C. Composée vers 424 av. J.-C., il s'agit de la quatrième pièce écrite par Aristophane.

Caractéristique de la comédie grecque antique, la pièce est une satire de la vie politique et sociale de l'Athènes classique, durant la Guerre du Péloponnèse. À la différence des autres pièces de l'auteur, elle ne comporte que peu de personnages : le récit des Cavaliers se centre sur le personnage de Cléon, démagogue pro-guerre en conflit ouvert avec Aristophane.

La pièce obtient le premier prix des Lénéennes en 424 av. J.-C., l'année de sa première création[1].

Genèse[modifier | modifier le code]

Le démagogue Cléon, homme politique athénien de premier plan, avait publiquement diffamé la pièce d'Aristophane Les Babyloniens (426 av. J.-C.) : le jeune dramaturge avait promis de se venger dans sa pièce suivante, Les Acharniens. Il ne le fait que partiellement et consacre explicitement Les Cavaliers à des attaques contre Cléon.

Le stratège Lysiclès y est décrit avec mépris en « marchand de moutons »[2].

Résumé[modifier | modifier le code]

Agoracritus, un vendeur de saucisses, est en concurrence avec Cléon pour obtenir la confiance et l'approbation de Démos, un vieillard qui incarne l'allégorie du peuple athénien. Après différentes épreuves, Agoracritus est jugé le plus digne de confiance et humilie ainsi le démagogue Cléon en restaurant la gloire de Démos.

Thématiques[modifier | modifier le code]

Aristophane dénonce notamment le poids de certains impôts, dont la triérarchie. L'un des personnages menace ainsi l'un de ses ennemis :

« Moi, je te ferai désigner pour l'équipement d'un navire.

Toute ta bourse y passera : car tu n'auras qu'un vieux rafiot
et il te faudra sans répit payer d'autres rafistolages. Et je saurai me débrouiller pour que te soit attribuée

une voile toute pourrie ! »

Aristophane accuse également le démagogue Cléon de s'être attribué la victoire à la bataille de Sphactérie, à la place du général Démosthène.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Éditions de la pièce[modifier | modifier le code]

  • Aristophane, Comédies, tome 1, texte Victor Coulon et traduit par Hilaire Van Daele, Paris, Belles Lettres, Collection des Universités de France, 1923. (Texte grec et traduction française.)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marc Baratin, Alain Billault, La Littérature grecque, Hachette Éducation Technique, (ISBN 9782011814531, présentation en ligne)
  2. Aristophane, Les Cavaliers, 132.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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