Les Cantos d'Hypérion

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Les Cantos d'Hypérion
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(en) Hyperion CantosVoir et modifier les données sur Wikidata
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Univers

Les Cantos d'Hypérion (titre original : The Hyperion Cantos) est un cycle de science-fiction écrit par Dan Simmons, qui s'inscrit dans la catégorie du space opera. Ce cycle regroupe quatre romans : Hypérion (Hyperion, 1989), La Chute d'Hypérion (The Fall of Hyperion, 1990), Endymion (Endymion, 1995) et L'Éveil d'Endymion (The Rise of Endymion, 1997). Il est complété par deux nouvelles : Les orphelins de l'hélice et La mort du centaure.

Le cycle d'Hypérion est parfois divisé en deux parties :

  • Les Cantos d'Hypérion pour les deux premiers romans (Hypérion et La Chute d'Hypérion) ;
  • Les Voyages d'Endymion pour les deux autres (Endymion et L'Éveil d'Endymion).

Les Cantos d'Hypérion (ou Chants d'Hypérion) racontent en quatre volets l'histoire d'une humanité en danger dont le sort se joue sur la planète Hypérion. Les deux premières parties, Hypérion et La Chute d'Hypérion décrivent la lente préparation du cataclysme qui doit ouvrir la voie à une nouvelle ère de l'humanité, tandis que les deux derniers volumes, Endymion et L'Éveil d'Endymion, envisagent le renouveau d'une civilisation empreinte de religiosité.

Un cycle : quatre romans[modifier | modifier le code]

Hypérion[modifier | modifier le code]

Saga Hypérion - Endymion chez Robert Laffont.

Hypérion est le premier roman du cycle. Il possède une structure narrative similaire aux Contes de Canterbury de Geoffrey Chaucer. L'histoire retrace l'épopée d'un groupe de voyageurs envoyés en pèlerinage vers les Tombeaux du temps sur la planète Hypérion. Ces voyageurs ont été envoyés par l'Église gritchtèque et l'Hégémonie (le gouvernement interplanétaire des humains) afin de rencontrer le Gritche, qui protège le site des Tombeaux du temps[1],[2],[3]. Au fur et à mesure du périple du groupe, chaque pèlerin livre son histoire[2].

La Chute d'Hypérion[modifier | modifier le code]

Ce livre conclut l'histoire commencée au début d'Hypérion. La structure narrative du premier volet est abandonnée au profit d'une structure narrative chronologique plus conventionnelle.

Endymion[modifier | modifier le code]

L'histoire commence 272 ans après les évènements relatés dans les deux premiers romans. Quelques personnages restent présents (entre autres Martin Silenus, le père Hoyt, et l'androïde A. Bettik), tandis qu'apparaissent de nouveaux protagonistes. Le roman Endymion introduit le personnage de Raul Endymion[4], un ancien berger devenu soldat puis reconverti en guide pour chasseurs. Sa mission principale devient celle de sauver et de protéger Aenea (Enée), fille de l'ancienne pèlerin Brawne Lamia, qui est aussi un messie venu des temps passés[4].

L'Éveil d'Endymion[modifier | modifier le code]

Le dernier roman des Cantos termine l'histoire commencée dans Endymion. Raul, en se rapprochant d'Aenea, découvre son secret, sa destinée et l'implication de son existence pour les organisations religieuses.

Nouvelles complémentaires[modifier | modifier le code]

Le cycle des quatre romans s'accompagne de deux nouvelles : La mort du centaure (première édition américaine en 1990) et Les orphelins de l'hélice (première édition américaine en 1999).

Conception, publication et accueil de l’œuvre[modifier | modifier le code]

Développement de l’œuvre[modifier | modifier le code]

La création de l'univers d'Hypérion prend son origine alors que son auteur Dan Simmons est enseignant en école élémentaire et qu'il narre par intervalle un conte à ses élèves : la nouvelle La mort du centaure en relate le contenu. Par la suite, la nouvelle Remembering Siri (Je me souviens de Siri) s'en inspire, formant un cœur pour la création du cycle des Cantos d'Hypérion. L'ouvrage Hypérion paraît aux États-Unis en 1989, suivi de La Chute d'Hypérion en 1990[5] ; Endymion paraît en 1996, puis L'éveil d'Endymion en 1997. La nouvelle Les orphelins de l'hélice est publiée après les quatre romans, auxquels elle faits suite.

Initialement, Les Cantos d'Hypérion paraissent comme un roman en deux volumes (Hypérion et La Chute d'Hypérion)[6], publiés séparément pour des questions de longueur. L'auteur souligne ultérieurement que les quatre romans de l'univers d'Hypérion composent deux longs récits mutuellement dépendants, mais publiés en deux couples de deux livres (d'une part ceux d'Hypérion, d'autre part ceux d'Endymion) du fait de leur longueur.

Influences[modifier | modifier le code]

Dès les deux premiers tomes des Cantos d'Hypérion, l’œuvre est vue comme une composition tirant partie de tous les genres et idées de la science-fiction existant jusque-là[5]. Il en est ainsi, par exemple, du space opera, de l'entropie, du voyage temporel ou de l'écologie, ou de l'idée plus récente des intelligences artificielles dirigeant certains aspects du monde, en vogue dans les années 1980[5].

L'ensemble du cycle utilise intensivement des références littéraires et culturelles —ainsi que des allusions — à des penseurs variés tels Pierre Teilhard de Chardin, John Muir et Norbert Wiener, mais aussi aux poèmes du romantique John Keats[6], à la mythologie nordique et au moine Ummon. Selon, Gerald Jonas, journaliste au New York Times en 1990, les deux premiers tomes ont de nombreuses références aux grands auteurs tels que Geoffrey Chaucer, Milton et William Butler Yeats[6]. Des références à l'auteur Jack Vance se trouvent aussi dans le cycle.

John Keats est toutefois une figure essentielle parmi les références d'Hypérion et La Chute d'Hypérion, qui lui empruntent des noms de poèmes ; dans ceux-ci, John Keats écrit sur le remplacement des Titans mythiques par les divinités olympiennes de la Grèce antique[6],[5].

La trame du récit d'Hypérion reprend le système mis en place par Geoffrey Chaucer dans ses Contes de Canterbury : le roman de Dan Simmons est composé par les différents récits des pèlerins, qui se les révèlent au cours de leur périple vers et sur la planète Hypérion[5]. Chaque récit de pèlerin fait lui-même référence à un procédé différent de narration de science-fiction, l'unité étant formée par le contexte et la mission auxquels sont confrontés les pèlerins[5]. La quête menant à un être particulier — ici, le Gritche — qui pourrait exaucer un souhait — sur Hypérion, une rédemption — renvoie également au Magicien d'Oz de Lyman Frank Baum[5].

Concernant les éléments technologiques, l'auteur reconnaît avoir été inspiré d'éléments de l’œuvre Out of Control: The New Biology of Machines, Social Systems, and the Economic World (Hors de contrôle : la nouvelle biologie des machines, des systèmes sociaux et du monde économique) (1992) de Kevin Kelly[réf. nécessaire].

Thèmes abordés[modifier | modifier le code]

Les Cantos d'Hypérion abordent de nombreux thèmes[5]. Parmi ceux-ci, se trouvent des réflexions sur la religion, avec notamment deux premiers tomes marqués par le désir de rédemption des pèlerins, mais aussi d'autres dans les deux tomes suivants[5]. La politique, la technologie et la psychologie sont également des sujets de réflexion importants dans cette œuvre[5].

Situation dans l'œuvre de l'auteur[modifier | modifier le code]

La production littéraire de Dan Simmons aborde des genres aussi variés que le fantastique, l'horreur ou le polar, et l'auteur américain se considère lui-même comme un « auteur de science-fiction occasionnel »[7]. Pourtant, la science-fiction (SF) occupe une place à part dans sa bibliographie : d'abord parce que ses premiers récits — publiés en 1982 — sont des nouvelles de SF qui paraissent dans des magazines spécialisés[8], ensuite parce que c'est avec les Cantos d'Hypérion — commencés sept ans plus tard — qu'il obtient les plus nombreux prix littéraires de sa carrière : 6 nominations et 3 prix pour Hypérion, 6 nominations et 4 prix pour La Chute d'Hypérion, enfin 2 nominations et 1 prix pour L'Éveil d'Endymion[9].

Univers des Cantos d'Hypérion[modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

Cadre spatial et temporel[modifier | modifier le code]

Les Cantos d'Hypérion se déroulent dans un univers tel que le nôtre mais plusieurs siècles dans le futur par rapport à nous. 272 ans séparent les deux grands récits (les deux premiers tomes d'une part, les deux derniers d'autre part).

La planète Hypérion, lieu majeur dans les deux premiers tomes, ressemble à la Terre et accueille les Tombeaux du Temps[6]. Ces derniers sont des constructions monumentales, d'origine inconnue ; le Gritche semble y être lié[6].

Procédés narratifs marquants[modifier | modifier le code]

Références littéraires et culturelles[modifier | modifier le code]

L'auteur du cycle, Dan Simmons, a intégré de nombreuses références littéraires et culturelles dans son œuvre[10],[4]. Ainsi, les noms Hypérion et Endymion sont indiqués dans l’œuvre elle-même comme faisant référence aux poèmes de mêmes noms de John Keats[4] ; ce dernier devenant lui-même une référence majeure[11],[3] et un personnage des Cantos d'hypérion de Dan Simmons. Le premier tome du cycle adopte également la trame narrative de Geoffrey Chaucer dans Les Contes de Canterbury[10],[11],[3]. Le tome Endymion aurait aussi pour référence Mark Twain[11]. Selon le journaliste Arnaud Bordas, Dan Simmons considère la littérature « comme une manière de dialoguer avec les grands textes d'hier et de perpétuer ainsi leur rayonnement », tandis que l'auteur en question indique : « Mon travail, en tant qu'auteur de littérature de genre, est de connaître les meilleurs écrivains de chaque genre que j'investis. Je dois les lire et les relire, comprendre leurs protocoles et pourquoi ils sont considérés comme les plus grands »[10].

Le terme canto (dérivé du terme latin « cantus ») fait référence à une section d'un poème de grande longueur ; plusieurs auteurs littéraires ont composé des cantos, tels que Dante dans la Divine Comédie ou Lord Byron pour son poème Don Juan[12],[13]. On peut se référer au terme de « chant » en poésie.

Les Cantos d'Hypérion regorge également d'allusions à des personnages ou des faits historiques. Le personnage de Benjamin Disraeli, même s'il n'est pas nommé dans le roman, semble avoir inspiré Dan Simmons. Comme pour le personnage de Sol Weintraub, son judaïsme a été source de questionnements (son père était en conflit avec sa synagogue). Sa politique extérieure rappelle le positionnement de Morpurgo. D'ailleurs le rival historique de Disraeli se nommait Gladstone. Quant au dernier roman publié par Disraeli, il avait pour titre... Endymion.

Certains sites renvoient ou sont des allusions à des sites réels, tels Cascatelle qui se réfère — implicitement — à la Maison sur la Cascade de l'architecte américain du XXe siècle Frank Lloyd Wright, ou le site où Énée effectue son apprentissage d'architecte qui fait référence à l'école de Taliesin West, du même architecte.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Réédition en 2 volumes :
Hypérion I, Coll. Science-fiction n° 5578, Pocket
1995 (ISBN 2-266-06476-2)
2007 (ISBN 2-266-17327-8)
Hypérion II, Coll. Science-fiction n° 5579, Pocket.
1995 (ISBN 2-266-06477-0)
2007 (ISBN 2-266-17747-8)
Réédition en 2 volumes :
La Chute d'Hypérion I, Coll. Science-fiction n° 5580, Pocket
1995 (ISBN 2-266-06478-9)
2007 (ISBN 2-266-17249-2)
La Chute d'Hypérion II, Coll. Science-fiction n° 5581, Pocket
1995 (ISBN 2-266-06479-7)
2007 (ISBN 2-266-17173-9)
Réédition en 2 volumes :
Endymion I, Coll. Science-fiction, Pocket, 2000 (ISBN 2-266-08398-8).
Endymion II, Coll. Science-fiction, Pocket, 2000 (ISBN 2-266-10575-2).
Réédition en 2 volumes :
L'Éveil d'Endymion I, Coll. Science-fiction, Pocket, 2000 (ISBN 2-266-08397-X).
L'Éveil d'Endymion II, Coll. Science-fiction, Pocket, 2000 (ISBN 2-266-10634-1).

Prix littéraires[modifier | modifier le code]

Classique de la science-fiction[modifier | modifier le code]

Les Cantos d'Hypérion ont été considérés comme un grand classique de la science-fiction dans les ouvrages spécialisés suivants :

  • Lorris Murail, Les Maîtres de la science-fiction, Bordas, 1993 ;
  • Stan Barets, Le Science-fictionnaire, Denoël, coll. « Présence du futur », 1994 ;
  • Webzine Le Cafard Cosmique, La bibliothèque idéale.

Des articles de presse le qualifient également de « classique de la SF »[18] ou « monument du space opera »[10], par exemple[19]. Le journaliste Arnaud Bordas indique dans Le Figaro en 2011 que le tome Hypérion a propulsé Dan Simmons parmi les « plus grandes plumes de la science-fiction »[10],[20]. Dans Télérama en 2020, le journaliste Hubert Prolongeau note que Les Cantos d'Hypérion sont « comme une synthèse de tout ce que le genre a produit : space opera, quête mystique, jeu avec le temps... », tout en soulignant que l’œuvre est considérée de deux manières opposées selon amateurs ou détracteurs, ces derniers considérant qu'il n'apporte rien de nouveau au genre de la science-fiction[21].

Critiques spécialisées[modifier | modifier le code]

  • Michel Le Bris : « Un roman d'une ampleur qui donne quelque peu le vertige, brassant tous les thèmes, tous les styles de la SF, depuis le space opera jusqu'à l'épopée cyberpunk, les voyages temporels ou les spéculations théoriques les plus pointues, et partout salué par des cris d'enthousiasme. »[22]
  • Lorris Murail, La science-fiction, Larousse, coll. « Guide Totem », 1999 : « Dan Simmons nous entraîne dans un abîme d'imagination, dans un opéra de l'espace - qui mérite pour une fois son nom - formidablement théâtral. Il n'y a d'ailleurs rien dans tout cela de révolutionnaire, ni même de vraiment nouveau. Simmons impressionne avant tout par son souffle, sa maîtrise, sa torrentueuse inspiration. »[22]
  • Antares, Coll. « Antares » (fanzine), n°41/42, 1992 ;
  • Bruno Peeters, Lefrancq, Coll. « Phénix » (revue), n°39, 1995.

Adaptations[modifier | modifier le code]

En 2009, est prévue une adaptation des deux premiers romans au cinéma ; le studio Warner Brothers en a obtenu les droits et confié la réalisation au cinéaste Scott Derrickson sur un scénario de Trevor Sands. Un seul et unique film est prévu pour relater ces deux premiers tomes[23],[19],[1].

La chaîne de télévision américaine Syfy annonce, en (ou en 2011 pour une mini-série[19],[1]), le lancement de l'adaptation de Hyperion en série télévisée ; Bradley Cooper en est un des producteurs et, probablement, un des acteurs[24]. Le projet n'aboutit pas, mais Bradley Cooper tente à nouveau le projet, en film, avec la compagnie Warner Bros, quelques années plus tard[1].

Hommages et postérité[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Raphaël Iggui, « Hyperion : Bradley Cooper surfe sur la vague Dune et relance l'adaptation du roman de SF culte », sur EcranLarge.com, (consulté le )
  2. a et b François Ruiz, « Les Cantos d'Hypérion, Tome 1 : Hypérion de Dan Simmons », sur Futura Sciences (consulté le )
  3. a b c d et e Denis Guiot (historien de la science-fiction), « Dan Simmons » Accès limité, sur Encyclopædia Universalis (consulté le )
  4. a b c et d Dominique Warfa, « Endymion », sur Noosfere, Galaxies 2, .
  5. a b c d e f g h i et j (en) Darren Harris-Fain, Understanding Contemporary American Science Fiction : The Age of Maturity, 1970-2000, University of South Carolina Press, , 220 p. (ISBN 978-1-57003-585-2, lire en ligne), p. 129-130
  6. a b c d e et f (en-US) Gerald Jonas, « Science Fiction », The New York Times,‎ , p. 30 (ISSN 0362-4331, lire en ligne, consulté le )
  7. « Being a sometimes science fiction writer... », fait-il dire à son propre personnage dans un court récit publié sur son forum officiel
  8. Voir la liste des nouvelles et leurs dates de publication sur son site officiel
  9. Voir la liste complète des prix obtenus sur le site officiel
  10. a b c d et e Arnaud Bordas, « Dan Simmons, l'anti-Franzen », sur Le Figaro, (consulté le )
  11. a b et c Christine Ferniot, « Dan Simmons, l'attrape-lecteurs », sur Télérama, (consulté le )
  12. (en) « Canto », sur Cambridge Dictionary (consulté le )
  13. « Canto | poésie », sur delphipages, (consulté le )
  14. a b et c (en) « Hyperion by Dan Simmons », sur Worlds Without End (consulté le )
  15. a b et c (en) « The Fall of Hyperion by Dan Simmons », sur Worlds Without End (consulté le )
  16. (en) « Endymion by Dan Simmons », sur Worlds Without End (consulté le )
  17. a et b (en) « The Rise of Endymion by Dan Simmons », sur Worlds Without End (consulté le )
  18. Bruno Corty, « Le Cinquième Cœur de Dan Simmons : Sherlock Holmes a des doutes » Accès limité, sur Le Figaro, (consulté le )
  19. a b et c Rédaction d’Écran large, « Après Dune, Foundation : L'Incal, Hyperion... les grands classiques de SF qu'on rêve de voir adaptés », sur EcranLarge.com, (consulté le )
  20. Hubert Prolongeau, « L'Abominable Dan Simmons de Rush Deborah (Thriller) » (critique littéraire), sur Télérama, (consulté le )
  21. Hubert Prolongeau, « Cinq grandes sagas de science-fiction à dévorer », sur Télérama, (consulté le )
  22. a et b Lorris Murail, La Science-fiction, Larousse, coll.« Guide Totem », 1999, p. 303.
  23. Annonce du projet sur fantasy.fr
  24. Bradley Cooper, Graham King, Todd Phillips Adapting ‘Hyperion’ as Syfy Event Series

Liens externes[modifier | modifier le code]