Les Beatniks

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Les Beatniks
Description de l'image BeatGenerationLOC.jpg.
Titre original The Beat Generation
Réalisation Charles F. Haas
Scénario Richard Matheson
Lewis Meltzer
Jackie Coogan
Acteurs principaux
Sociétés de production MGM
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Film noir
Thriller
Durée 93 min
Sortie 1959

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Beatniks (The Beat Generation) est un film américain réalisé par Charles F. Haas et sorti en 1959.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Deux inspecteurs de police recherchent un criminel voleur et violeur, surnommé Aspirin Kid, parce qu'avant de commettre son forfait, il agit toujours de cette façon : sous le prétexte d'un remboursement d'argent, il pénètre dans l'appartement d'une femme seule, lui demande l'autorisation de téléphoner puis lui réclame de l'aspirine pour calmer une soi-disant migraine passagère. Les inspecteurs arrêtent un premier suspect, Arthur Jester, qui a pourtant un sérieux alibi. Ce dernier finit ensuite par accuser un certain Stan Hess - en fait, le véritable Aspirin Kid - d'avoir usurpé son identité. Furieux d'avoir été découvert, Aspirin Kid projette de s'en prendre à la nouvelle épouse de l'inspecteur Culloran. Après l'agression de sa femme, Culloran n'a plus qu'une obsession : la venger en tuant Aspirin Kid...

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Commentaire[modifier | modifier le code]

The Beat Generation est une satire sur les illusions que pourrait avoir une certaine Amérique à l'égard des jeunes générations. Mais, le film offre surtout un parallélisme confondant entre l'attitude d'un serial killer et celle d'un inspecteur de police soumis à une pression psychologique inattendue. Bien que l'aspect noir du film soit altéré par un happy end conventionnel - le policier Culloran (Steve Cochran) revient vers son épouse (Fay Spain) et accepte l'enfant -, le combat sans merci entre le criminel et son poursuivant est intéressant par ce qu'il révèle. « Tous deux sont absolument misogynes : Hess (Ray Danton), de manière évidente dans ses agressions sexuelles ; Culloran, d'une façon tout aussi perverse dans ses rapports verbaux avec les femmes. Ni l'un ni l'autre n'éprouvent de scrupules à manipuler les autres à des fins personnelles [...]. »[1] Pourtant, des différences de comportement apparaissent : « Ray Danton joue un Hess glacé et très sûr de lui, tandis que Steve Cochran fait de Culloran un personnage nerveux et explosif. Les scènes de rigueur - beatnik barbu tapant sur des bongos, ou poétesse (Vampira) déclamant des vers libres dans des coffee houses aux lumières tamisées - dessinent une toile de fond presque irréelle qui confère tout son relief à la folie grandissante de Culloran. »[1]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Alain Silver in : Encyclopédie du film noir, Éditions Rivages, Paris, 1987.

Lien externe[modifier | modifier le code]