Les Amoureux au ban public

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Amoureux au Ban Public
Logo de l’association
Cadre
Forme juridique Association à but non lucratif
Zone d’influence France
Fondation
Fondation Mouvement: Juin 2007
Association: Mars 2010
Identité
Siège Paris (France)
Site web www.amoureuxauban.net

Les Amoureux au ban public est une association française à but non lucratif qui a pour but de faire respecter le droit des couples franco-étrangers (appelés binationaux ou «mixtes») à vivre en famille sur le territoire français. Son nom est inspiré de la célèbre chanson Les Amoureux des bancs publics de Georges Brassens.

Elle est née en réaction au durcissement des conditions d'entrée et de séjour des conjoints étrangers de français en France. Le mouvement des Amoureux au ban public aide ces couples à faire respecter leurs droits devant les administrations françaises, en particulier les mairies, les préfectures ou les consulats.

Le mouvement s'est créé en juin 2007 pour finalement se constituer en association loi de 1901 au cours du mois de mars 2010. Les Amoureux au ban public sont aujourd’hui constitués de 7 collectifs locaux implantés à Albi, Lyon, Marseille, Montpellier, Paris/IDF, Quimper, et Strasbourg, ainsi que d’une coordination nationale et d’un bureau national basés à Paris.

Historique[modifier | modifier le code]

Le mouvement des Amoureux au ban public est né avec le soutien de la Cimade à Montpellier en juin 2007. Le mouvement prend peu à peu de l'ampleur devant les difficultés croissantes rencontrées par ces couples à faire respecter leurs droits.

Il s'est finalement constitué à son tour en association en mars 2010 pour permettre au mouvement d’obtenir des financements et de se doter d’une équipe permanente.

De nombreuses associations, tels le Secours catholique ou la FASTI ont participé au développement du mouvement, ainsi que, la Ligue des droits de l'homme[1] ou Amnesty international[2] notamment , qui ont eux aussi soutenu les actions de l'association.

En décembre 2016, les deuxième États Généraux du mouvement des Amoureux au ban public sont l’occasion de faire le point sur dix années d’existence et d’actions, de célébrer les victoires et les créations réalisées et de se tourner vers  les dix années à venir : au-delà de la défense des droits à la vie privée et familiale, les Amoureux au ban public ont la volonté de prendre la parole pour aborder des thématiques telles que la mixité et la diversité culturelle

Actions et événements[modifier | modifier le code]

Dès 2008, le mouvement lance une première grande action avec la mobilisation de 2000 couples[3].

Les Amoureux au ban public proposent des permanences juridiques à destination des couples binationaux, et organisent également des mobilisation visant à l’évolution de leurs droits à vivre en famille, telle que la saisine de la HALDE (devenu Défenseur des Droits) pour discrimination en septembre 2008.

Différents événement festifs sont organisés régulièrement par les Amoureux au ban public : ainsi, depuis la Saint-Valentin un « bal des Amoureux » est organisé le 14 février comme ce fut le cas à Lyon, Paris, Marseille….

L'association crée en 2014 un site participatif appelé "Nous sommes ici" où tous les couples franco-étrangers et plus largement, les familles binationales, sont invitées à poster leur photo et leur cri du cœur.

À partir de 2016, le Loving Day est également célébré à la date du 12 juin en hommage au combat d’un couple mixte américain qui a lutté pour la reconnaissance de son mariage dans les années 60.

Créations et communication[modifier | modifier le code]

Des artistes (Rodolphe Burger, Jacques Higelin, D’ de Kabal, Sandra Nkaké, Spleen) ont réalisé un disque collectif sous le titre Les Amoureux au ban public, sorti en avril 2009, « pour donner un écho médiatique plus important à la campagne » du mouvement[4]. Un clip est réalisé par Claire Denis[5].

Contexte[modifier | modifier le code]

Les modifications législatives relatives à l'immigration familiale[6] tendent à appliquer un traitement juridique spécifique aux relations intimes entre individus de nationalités distinctes, ou simplement étrangères, qui s'inscrivent dans l'affichage d'une volonté politique de maîtrise de l'immigration.

Les années 2000-2010 ont connu plusieurs loi et initiatives en ce sens. Par exemple la Loi du 26 novembre 2003 relative à la maîtrise de l'immigration, au séjour des étrangers en France et à la nationalité qui crée le délit de «mariage de complaisance»[7] ou encore la constitution en 2010 d'un groupe de travail sur les «mariages gris» qui a élaboré un projet de loi.

Plusieurs modifications législatives relatives au droit des étrangers ont été votées au cours des dernières années, on retiendra : l’abolition du délit de séjour irrégulier fin 2012, puis avec la réforme du 7 mars 2016; le retrait des tests de langue et de la visite médicale des candidats.es au visa dans leur pays d’origine ou de provenance, la délivrance de « plein droit » (c’est à dire sous réserve de stricte satisfaction des conditions et sur demande) des visas de long séjour et des cartes de résidents aux ressortissants.es étrangers.es conjoints.es de français.es et le maintien du droit au séjour en cas de violences au sein du couple depuis la réforme du 7 mars 2016.

Selon l'association, ces dispositifs sont contraires aux articles 8 et 12 de la Convention européenne des droits de l'homme qui définissent comme un droit fondamental pour toute femme ou tout homme celui de se marier et de fonder une famille[8].

Bibliographie et filmographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. «La LDH soutient Les amoureux au ban public de Nicolas Ferran», sur le site de la LDH.
  2. «Les Amoureux au ban public : des Amoureux de tous les pays lancent un appel au secours» sur le site d'Amnesty.
  3. «Les Amoureux au ban public font leur déclaration», L'Express, 16/7/2008, voir en ligne.
  4. Sur le site Approches culture et territoires : [1].
  5. Voir le clip sur un blog du Monde.
  6. Durcissement constaté, par exemple, par le Centre d’information et de documentation pour la solidarité internationale en Basse-Normandie : [2]
  7. LOCHAK D., « La loi sur la maîtrise de l'immigration : analyse critique », Regards sur l'actualité (La Documentation française), n°299, mars 2004
  8. Voir les cas de jurisprudence où l'éloignement d'un étranger peut constituer une violation de l'article 8 : [3] (Commentaire du CREDHO sur différents cas d’éloignements d’étrangers, parmi lesquels des étrangers mariés).
  9. Présentation sur le site d'Alternatives économiques.
  10. page du film sur le site de l'association.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]