Leonida Gueorguievna de Russie

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Léonida Guéorgievna de Russie
Léonida Guéorgievna de Russie, le 10 octobre 1920
Léonida Guéorgievna de Russie, le 10 octobre 1920

Titre Princesse
Distinctions Grand croix militaire et de l'Ordre hospitalier de Sainte-Catherine
Biographie
Dynastie Bagratides
Nom de naissance Léonida Guéorguievna Bragation-Moukhranskaïa
Naissance
Tbilissi (Empire russe)
Décès (à 95 ans)
Madrid (Espagne)
Père Georgui Alexandrovitch Bragation-Moukhranski
Mère Helena Zlotnick Nowina
Conjoint Kirby Summer Moore (1934-1937)

« Grand-duc »[1] Vladimir Kirillovitch de Russie (1948-1992)

Enfants Maria Vladimirovna de Russie

Léonida Guéorguievna de Russie, née Léonida Guéorguievna Bagration-Moukhranskaïa (en russe : Леонида Георгиевна Багратион-Мухранская et en géorgien : ლეონიდა გიორგის ასული ბაგრატიონი-მუხრანელი / Leonida Giorgis asuli Bagrationi-Mukhraneli) le à Tbilissi et morte le à Madrid, est une princesse géorgienne, devenue membre de la famille Romanov par son mariage avec Vladimir Kirillovitch de Russie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Elle est la fille du prince Georges Alexandrovitch Bagration-Moukhranski (1884-1957) et d'Hélène Zlotnicky (1886-1979). Elle appartient à la branche des princes de Moukhran qui descendent des anciens rois de Géorgie.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

La mère de Staline est blanchisseuse chez la grand-mère de Leonida[réf. nécessaire]. En octobre 1918, son grand-père, le prince Alexandre Bagration-Moukhranski, général dans l'armée russe, est fusillé par les bolchéviques. Craignant pour leur vie, les membres de la famille se réfugient à Constantinople, passent ensuite huit mois en Allemagne avant de revenir à Tbilissi, dans une Union soviétique dirigée par Staline. En 1931, grâce à l'intervention de Maxime Gorki, qui connaît la princesse Bagration-Moukhranskaïa, ils peuvent quitter l'URSS et s'installer en Espagne puis en France où ils disposent de relations.

L'exil[modifier | modifier le code]

En France, Léonida rencontre un Américain, Summer Moore Kirby (1895-1945) qu'elle épouse le à Nice, dont elle a une fille, Hélène Louise Kirby, qui deviendra comtesse Dvinskaya. Trois ans plus tard, le mariage s'achève par un divorce. En 1944, son ancien époux est déporté en Allemagne et meurt dans un hôpital près du camp de concentration de Buchenwald.

Réfugiée en Espagne avec sa fille, la princesse fait la connaissance du prince Vladimir Kirillovitch de Russie, qui porte le titre de « grand-duc »[1] avec le prédicat d'« Altesse Impériale » et se présente comme le chef de la Maison impériale de Russie depuis la mort de son père en 1938. Leur mariage est célébré le à Lausanne. De leur union, naît en 1953 une fille unique, Marie.

Mort et inhumation[modifier | modifier le code]

Âgée de 95 ans, la princesse Léonida s'éteint le à Madrid[2]. Dans son testament, elle demande à être inhumée auprès de son second époux. Le 3 juin suivant, ses funérailles se déroulent au mausolée grand-ducal situé près de la cathédrale Pierre-et-Paul à Saint-Pétersbourg[3], en présence de sa fille, la princesse Marie Vladimirovna de Russie, son petit-fils, le prince Georges Mikhaïlovitch Romanov, de personnalités représentant la Russie et la France, de quelques membres de l'aristocratie espagnole et italienne ainsi que de membres de la communauté géorgienne résidant à Saint-Petersbourg[4].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Depuis la fin du XIXe siècle, le titre de grand-duc ou grande-duchesse était réservé aux enfants et petits-enfants d'empereurs et à leurs conjoints d'égale naissance. La dernière grande-duchesse a été Olga Alexandrovna, la sœur de Nicolas II, morte en 1960 au Canada
  2. (ru) Avis de décès sur izhiza.com
  3. « Russie: la grande-duchesse Léonida inhumée dans le tombeau des Romanov », Le Point, 3 juin 2010
  4. (ru) « La grande-duchesse Léonida enterrée à Saint-Pétersbourg », lenta.ru

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Extrait des Mémoires d'exil de Frédéric Mitterrand
  • Chaque matin est une grâce de Léonida, Grande-duchesse de Russie

Articles connexes[modifier | modifier le code]