Leonardo Cremonini

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Leonardo Cremonini
Leonardo Cremonini (1995).png

Leonardo Cremonini en 1995.

Naissance
Décès
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Nationalité
Activité
Formation

Leonardo Cremonini, né le à Bologne, et mort le à Paris, est un peintre italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Le père de Leonardo Cremonini, cheminot, commence à peindre dès son adolescence et transmet sa passion à son fils.

En 1936, lorsque son père a été muté à Paola en Calabre, Leonardo Cremonini a l'occasion déterminante de connaître l'Italie du sud, encore profondément artisanale, et la lumière méditerranéenne à qui il restera lié pour toujours. Grâce à une bourse d'étude du collège Venturoli gagnée en 1941, il fréquente pendant quatre années l'Académie des beaux-arts de Bologne, où ses maîtres sont Alfredo Protti, Guglielmo Pizzirani, Farpi Vignoli et Luciano Minguzzi. Avec Guglielmo Pizzirani, il se lie d'une profonde amitié, partagée avec son ami peintre Dino Boschi.

En 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, toujours avec la même bourse d'étude, Cremonini décide d'aller à Milan pour fréquenter l'Académie de Brera et connaître l'environnement culturel de la ville. Pendant ces années, il effectue de longs séjours de travail dans l'île Comacina sur le lac de Côme. Durant l'année 1945, il a noué des amitiés et des complicités de toute une vie[1].

En 1950, il vit et travaille à Venise où il fréquente Virgilio Guidi, Peggy Guggenheim (qui lui proposent un petit studio) et Giuseppe Marchiori. La peinture qui traverse une nouvelle phase stylistique qui s'écarte des solutions académiques. La première rupture avec une figuration traditionnelle intervient en 1948 avec les vues sur le lac et les paysages de Malles Venosta, pays de l'ami Plattner.

En 1951, il se rend à Paris avec une bourse d'étude de l'État français grâce au soutien d'importantes personnalités de la culture italienne, entre autres, Elio Vittorini et Mario Sironi. Ce dernier, dans une lettre recommandée adressée au jury, écrit : « Les efforts du passé n'ont pas été dispersés. Ce jeune pousse son aspiration jusqu'à un niveau élevé, complexe, prudent, qui quelquefois rend ardus les problèmes, il ne manquera pas de porter à l'avenir, comme cela a déjà été le cas, des fruits précieux. »

Il stabilisera sa résidence principale alternant avec de longs séjours de travail à Forio d'Ischia, dès la fin de l'année 1955.

En 1956, il effectue un séjour de travail à Douarnenez (Bretagne) où il fait la connaissance de son futur ami Georges Perros.

En 1958 et 1959, il séjourne deux années entières à Panarea, dans l'île Eolie, où il fera acheter une maison à son ami Roberto Matta.

En 1963, de son union avec Giovanna Madonia, linguiste, naît son fils Pietro Cremonini, aujourd'hui architecte à Paris.

Depuis 1974, il partage sa vie avec son épouse Roberta Crocioni, également artiste-peintre.

De 1952 à 1960, il expose quasi exclusivement à New York, sans y résider. Pendant ces années, les artistes et les écrivains qui sont devenus ses amis sont : Gino Severini, Luigi Corbellini, Jacques Brosse, Philippe Lejeune, Pierre Emmanuel, Leonor Fini, Kot Jelenski, William Rubin, Gordon Washburn, Duilio Morosini, Claudio Savonuzzi, Balthus, Sebastian Matta, Paul Delvaux, Giancarlo Menotti, Ivos Margoni, Stanislao Lepri, Alberto Moravia, Dacia Maraini, Jean Dewasne,Michel Butor, Enrico Colombotto Rosso, Pavel Tchelitcheff, Carlyle Brown, Eugene Berman, Fabrizio Clerici, Stephen Spender, Henri Cartier-Bresson, Margherita Russo, Enrico d'Assia, Giannetto Fieschi, Gabriele Mattera et Edoardo Malagoli.

À partir de 1960, ses œuvres sont plus visibles en Europe. Il continue à vivre à Paris et alterne des séjours de travail à Bertnoro, Procida, Bagheria, Sanlucar de Barrameda en Andalousie, Trouville en Normandie et encore aujourd'hui à Panarea ou sur les cols florentins. Il expose surtout à Paris. Les expositions rétrospectives les plus importantes ont eu lieu dans les musées de Basile, Bruxelles, Metz, Paris, Prague, Sienne, Strasbourg, Spoleto, Tokyo, Bologne, Aoste, Monte-Carlo, Grenoble, Toulon et Milan.

En 1964, l'artiste expose dans une salle personnelle à la Biennale de Venise.

En 1965, il reçoit le prix de la Biennale de San Marino. Il participe aussi cette année à la neuvième Quadriennale nationale d'art de Rome.

En 1979, il reçoit le prix du président de la République Italienne à l'Académie nationale de San Luca.

De 1983 à 1992, il est chef d'atelier de peinture auprès de l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris. Il est commandeur des Arts et des Lettres en France, et membre de l'Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique, de l'Académie nationale de San Luca à Rome, de l'Académie des beaux-arts à l'Institut de France, de l'Académie des arts du dessin à Florence.

En 2005 et 2006, il est président de l'Académie de San Luca.

En 2008, il présente à SALe à Legnano la production inédite des années académiques, dans une grande exposition dont les commissaires sont Flavio Arensi et Alberto Buffetti.

En 2009, l'Association Alberto Buffetti produit l'ouvrage Cremonini. Dessins et aquarelles 1946-2006 (commissaire de l'exposition : Flavio Arensi, Allemandi et C. editore), qui pour la première fois rassemble la large production du maître de Bologne.

En 2010, à Athènes, ils réalisent une exposition à L'Institut italien de la Culture, et une monographie du peintre au Centre culturel athénien et à l'Institut de culture italien à Athènes, dont le commissaire est Adriano Baccilieri.

Leonardo Cremonini est mort le 12 avril 2010 à Paris, où il résidait depuis de longues années avec son épouse, Roberta Crocioni.

Œuvre[modifier | modifier le code]

Dans un premier temps, il peint des scènes de la vie quotidienne. À partir des années 1960, il peint principalement des scènes de plage, et des atmosphères d'intérieur qui évoquent souvent les vacances, la mer, le farniente. Techniquement, ses peintures ont des couleurs vives, des formes stylisées et élégantes mais non dénuées de matière.

Élèves[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. On peut citer : Italo Calvino, Marc Le Bot, Giuliano Briganti, Max Clarac Serou, Gaëtan Picon, Cecilia Ayala, Fortunato Bellonzi, Giorgio Soavi, Germain Viatte, Main Bosquet, Luigi Carluccio, Michel Troche, Ipousteguy, Gilbert Lascault, Pierre Skira, François Werlin, Enrico Crispolti, Carlo Ludovico Ragghianti, Zao Wou Ki, Pier Carlo Santini, Enrico Vallecchi, Maria Luigia Guaita, Gianni Guaita, Ignazio Buttitta, Lorenzo Tornabuoni, Titina Maselli, Pierre Gaudibert, Louis Althusser, Franco Solmi, Renato Zangheri, Henry Le Chenier, Velickovic, Petlin, Rosofsky, Leon Golub, Gilles Aillaud, Fabio Rieti, Pietro Cascella, Monroy, Modèle:Cueco, Alain Jouffroy, France Huser, Dino Buzzati, Pier Luigi Pizzi, Alberto Sughi, Renzo Vespignani, Mario de Micheli, Bernd Krimmel, Jean-François Lyotard, Emile Langui, Jean Clair, Peter Kral, Vittorio Sgarbi, Luchino Visconti, Bernardo Bertolucci, Elio Petri, Valerio Zurlini, Roberto Dionigi, Elvira Cassa Salvi, Vieira da Silva, Ginevra Bompiani, Régis Debray, Georges Balandier, Renzo Federici, Pierre Carron, Marina Lambraki Plaka, Roberto Barzantini, Jean Philippe Domecq ou Flaminio Gualdoni. Les amis qui l'ont soutenu comme intervenant culturel ont été chronologiquement : Catherine Viviano, Erica Brausen, Gasparo del Corso, Mario Tazzoli, Gino Ghiringhelli, Max Clarac Serou, Jan Krugier, Sandro Manzo, Aldo Roncaglia, Ennio Casciaro, Tiziano Forni, Pierre Belfond, Claude Bernard Haim, Gheerbrandt, Franco Trippa, Rosabianca Skira, Giulio Urbinati, Marie Claire Ades, Francoise Künzi, Alberto Montrasio, Alberto Buffetti et Flavio Arensi.

Annexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]