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Leonard Nolens

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Leonard Nolens
Description de cette image, également commentée ci-après
Leonard Nolens en 2015.
Nom de naissance Leonard Helena Sylvain Nolens
Naissance
Brée (Belgique)
Décès (à 78 ans)
Anvers (Belgique)
Distinctions
Auteur
Langue d’écriture néerlandais
Genres

Leonard Helena Sylvain Nolens, né le à Brée (Belgique) et mort le à Anvers (Belgique)[1], est un poète et diariste belge d'expression néerlandaise.

Leonard Nolens est issu d'une famille bourgeoise, dont la branche paternelle travaille comme courtier d'assurance depuis trois générations et où la musique tient une place importante. Il suit des études secondaires gréco-latines au collège Saint-Michel de sa ville natale, puis entame des études de droit à la Faculté universitaire Notre-Dame de la Paix de Namur mais les interrompt après la mort de son père. Il obtient ensuite un diplôme de traducteur (italien et allemand) à l'Institut supérieur de traduction et d'interprétation d'Anvers où il s'installe et travaille. Dès 1968, il se consacre à l'écriture à plein temps. En 1969, il épouse Helena van Robays avec laquelle il a deux fils, Adriaan et David (qui deviendra également écrivain). En 1976, il vit avec l'historienne de l'art et conservatrice honoraire au Musée royal des Beaux-Arts d'Anvers Leen de Jong, qu'il épouse en 1998[2].

Activité littéraire et hommages

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De 1969 à 1973, Leonard Nolens est rédacteur en chef de la revue expérimentale Labris. Par la suite, il publie sporadiquement dans des revues littéraires : des poèmes dans le Nieuw Vlaams Tijdschrift (Nouvelle Revue flamande) de 1973 à 1975, des articles dans De Revisor entre 1984 et 1993, et plus rarement dans d'autres publications. À l'automne 1980, il passe trois mois comme écrivain invité au Programme international d'écriture de l'université de l'Iowa (États-Unis). Il s'y lie d'amitié avec l'écrivain irlandais John Banville et le poète chinois Ai Ching (père de Ai Weiwei)[2].

Menant une vie retirée, refusant le poste de premier poète officiel d'Anvers, il a reçu de nombreux prix : en 1974, De muzeale liefde (L’Amoureux des musées, 1973) est nommé le meilleur premier roman en Flandre ; Tweevormen van zwijgen (Deux formes du silence, 1975) lui offre le prix Ark de la Parole libre en 1976 et le prix de poésie de la province d'Anvers en 1977 ; All the Time in the World (1979) est récompensé par le prix Hugues C. Pernath en 1980 et le prix provincial de littérature du Limbourg en 1981 ; Vertigo (Vertige, 1983) lui vaut le prix du Guide flamand en 1984, et Geboortebewijs (Acte de naissance, 1988) remporte le prix des Journées flamandes de la poésie, le prix Dirk Martens de la ville d'Alost et le prix de la ville d'Anvers en 1989[2].

En 1991, il reçoit le Jan Campertprijs (nl) pour Liefdesverklaring (Déclaration d'amour, 1990) et l'année suivante le prix triennal de poésie de la Communauté flamande. Il est aussi lauréat du prix Constantijn Huygens pour l'ensemble de son œuvre en 1997 et du prix des lettres néerlandaises que lui remet la reine Beatrix en 2012.

En 2013, suite à un arrêt cardiaque, il reste plusieurs jours dans le coma. Amené à séjourner dans un établissement psychiatrique, il en parle à cœur ouvert dans son recueil Opzichte stilte (Silence ostentatoire) en 2014.

En 2018, nommé docteur honoris causa de l'université de Gand pour son « œuvre littéraire impressionnante créée en un demi siècle (…) un style d'écriture imposant qui ne laisse aucun lecteur indifférent »[N 1], il est le premier poète à recevoir ce prix dans l'histoire de cette université qui reconnait ainsi l'importance de la poésie dans le monde. Selon les professeurs et auteurs Carl De Strycker et Yves T’Sjoen, Leonard Nolens est « le plus important poète de sa génération et — on peut l'affirmer sans exagération — l'un des plus importants poètes de la littérature néerlandaise »[N 2]. Leonard Nolens a été pressenti pendant un certain temps comme potentiel lauréat du prix Nobel de littérature[3].

Sa poésie a été traduite en dix langues.

L'annonce de sa mort par Belga est répercutée dans la presse belge tant néerlandophone[4] que francophone[5] et néerlandaise[6].

Publications

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Poème mural Laat (Laisse) à La Haye.

Léonard Nolens a publié plus de vingt recueils individuels, et ses poèmes ont également été réunis deux fois sous les titres Hart tegen hart (Cœur contre Cœur) et Laat alle deuren op een kier (Laisse toutes les portes entrouvertes). Pour célébrer son soixante-cinquième anniversaire et ses quarante ans de carrière littéraire, Querido a publié une nouvelle édition de son recueil Manieren van leven (Manières de vivre) qui rassemble les dix-huit recueils publiés entre 1975 et 2011. Léonard Nolens a toujours exclu deux de ses textes des rééditions, Orpheushanden (Mains d'Orphée, 1969) et De muzeale liefde (L'amour muséal, 1973), considérant qu'il s'agissait d'un « début […] où l'on a des mots et pas encore le langage »[7].

  • 1969 - Orpheushanden
  • 1973 - De muzeale minnaar
  • 1975 - Twee vormen van zwijgen
  • 1977 - Incantatie
  • 1979 - Alle tijd van de wereld
  • 1981 - Hommage
  • 1983 - Vertigo
  • 1986 - De gedroomde figuur
  • 1988 - Geboortebewijs
  • 1990 - Liefdes verklaringen
  • 1991 - Hart tegen hart
  • 1992 - Tweedracht
  • 1994 - Honing en as
  • 1996 - En verdwijn met mate
  • 1997 - De liefdes gedichten van Leonard Nolens
  • 1999 - Voorbijganger
  • 2001 - Manieren van leven
  • 2003 - Derwisj
  • 2005 - Een dichter in Antwerpen en andere gedichten
  • 2007 - Bres
  • 2007 - Een fractie van een kus
  • 2007 - Negen slapeloze gedichten
  • 2008 - Woestijnkunde
  • 2011 - Zeg aan de kinderen dat wij niet deugen
  • 1989 - Stukken van mensen
  • 1993 - Blijvend vertrek
  • 1995 - De vrek van Missenburg
  • 1998 - Een lustig portret
  • 2009 - Dagboek van een dichter 1979-2007

Léonard Nolens en traduction

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  • Acte de naissance [« Geboortebewijs »], traduction de Danielle Losman, La Différence, coll. « Orphée », Paris 1998
  • Brèche [« Bres »], traduction de Marnix Vincent, Le Castor Astral, coll. « Escales du Nord », Paris 2004
  • 'n Digter in Antwerpen (anthologie), poèmes traduits du néerlandais par Daniel Hugo, Protea Boekehuis, Pretoria 2015[8]
  • Geburtsschein, traduit du néerlandais par Ard Posthuma, Kleinheinrich Verlag, Münster 1997
  • Plusieurs poèmes de Leonard Nolens ont paru en traduction anglaise dans des anthologies: Modern Poetry in Translation (1997) et In a different light: fourteen contemporary dutch-language poets (Poetry Wales Press, 2002).
  • Porte socchiuse, traduit du néerlandais par Giorgio T. Faggin, Mobydick Editore, Faenza 1995
  • Słowo jest uczciwym znalazcą (anthologie), traduit du néerlandais par Jerzy Koch, Witryn Artystów, Klotzko 1994.
  • Plusieurs poèmes traduits du néerlandais par Boris A. Novak[9] et sur le site lyrikline.org

autres langues

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Des projets de traduction en anglais et en espagnol sont en cours[10].

Notes et références

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  1. Texte original : een indrukwekkend literair oeuvre dat in een halve eeuw tot stand is gekomen (…) een imposant schrijverschap dat geen lezer onberoerd laat
  2. Texte original : de belangrijkste dichter van zijn generatie en - dat kan zonder overdrijven gesteld worden - een van de belangrijkste dichters van de Nederlandse literatuur

Références

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  1. « Le poète flamand Leonard Nolens est décédé à 78 ans - RTBF Actus », sur RTBF (consulté le )
  2. a b et c (nl) Theo Hermans et Hugo Brems, « Leonard Nolens », Fiche biographique sur Kritisch lexicon van de moderne Nederlandstalige literatuur, sur dbnl, (consulté le ).
  3. (nl) Kristien Bonneure, « Leonard Nolens eerste dichter in 200 jaar die eredoctoraat krijgt van UGent », article de presse suite à na nomination de Docteur honoris causa, sur Vlaamse Radio- en Televisieomroeporganisatie, (consulté le ).
  4. De Volskant, Het Belang van Limburg, Het Laatste Nieuws, De Standaard, De Morgen, Humo, RTL, gva.be
  5. RTBF, Lalibre, Le Soir, La Dernière heure, 7sur7
  6. Haarlems Dagblad, Ijmuider Courant, Leidsch Dagblad, nieuws.nl, nu.nletc.
  7. (nl) Joop Leibbrand, « Leonard Nolens – Manieren van leven. Gedichten 1975-2011 », sur meandermagazine.nl, (consulté le ).
  8. (en) « ’n Digter in Antwerpen deur Leonard Nolens : ’n Versameling Afrikaanse vertalings deur Daniel Hugo », sur Protea Boekhuis @ Sunday Times Books… (consulté le ).
  9. Ruimte. Antologija sodobne poezije iz Flandrije. Društvo slovenskih pisateljev, 2009.
  10. Vlaams Fonds voor de Letteren, « Dutch Literature Prize for Leonard Nolens. », sur vfl.be via Internet Archive (consulté le ).

Liens externes

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