Lemonway

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Lemonway
logo de Lemonway

Création 2007
Fondateurs Sébastien Burlet
Forme juridique SAS
Siège social Paris
Drapeau de France France
Activité Finance
Produits Solutions de paiement en ligne
Site web https://www.lemonway.com/

Lemonway est un établissement de paiement français créé en 2007. Lemonway est une solution de paiement pour places de marché et plateformes de financement participatif, qui permet d'encaisser les fonds pour compte de tiers.

Il a été condamné en 2017 par l'ACPR en raison de violations de la législation sur la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

Historique[modifier | modifier le code]

Lemonway a été fondé en 2007 par Sébastien Burlet et Antoine Orsini. Initialement, la société fournissait une solution de paiement mobile[1].

L'agrément d’établissement de paiement est obtenu en 2012[pertinence contestée][2],[1]. Les clients de l'entreprise sont les plateformes d’économie collaborative, de financement participatif, de commerce électronique ou encore les places de marché, qui mettent en relation les particuliers entre eux et des porteurs de projets à la recherche de financement mais aussi des vendeurs avec leurs clients[réf. nécessaire][passage promotionnel].

L'entreprise se développe progressivement en Europe[3]. Ainsi, en 2016, elle sert d'intermédiaire de paiement pour 200 plateformes de financement participatif[4]. En 2017, elle compte deux millions de comptes clients sur le continent[5].

En 2018, l'établissement intègre le CB FinTech250[6] et lève 10 millions d'euros[7].

En 2019, la société boucle une nouvelle levée de fonds de 25 millions d'euros[8],[9].

En 2020, elle intègre le FrenchTech120[réf. nécessaire] et tisse des partenariats avec des plateformes de tokenisation d'actifs financiers reposant sur la technologie blockchain[10][source insuffisante].

Sanction par l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution[modifier | modifier le code]

En 2017, l'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution prononce à l'encontre de Lemonway une amende de 80 000 euros assortie d'un blâme, en raison de divers manquements relatifs à la législation sur la lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme[11]. D'une part, il lui est reproché d'avoir mis en place une procédure interne avec un seuil d'opération (100 000 euros) trop élevé pour détecter les comportements suspects. D'autre part, il est fait grief à la société de ne pas avoir signalé à Tracfin ses soupçons dans vingt dossiers, dont quatorze « pour des montants significatifs, de 20 000 à 190 000 euros » et dans lesquels « Lemon Way ne connaissait ni l’origine des fonds utilisés pour l’achat des bitcoins, ni à l’inverse, les circonstances dans lesquelles les clients étaient entrés en possession des bitcoins cédés »[12]. Après cette condamnation, la direction précise, dans un communiqué, que le contrôle est désormais la « priorité » de Lemonway[12]. Les équipes en charge du contrôle sont également renforcées[13].

Activités[modifier | modifier le code]

L’entreprise fournit une solution de collecte, cantonnement et contrôle des flux financiers[14]. Elle commercialise également un service permettant de traiter des paiements simples avec son module pour le commerce électronique[15]. La société disposait d'une filiale à Dakar qui vendait notamment des offres à destination de diasporas[16]. Elle est revendue en 2018 afin de recentrer l'activité sur l'Europe[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Alexandra Oubrier, « Sébastien Burlet installe Lemonway au service de la nouvelle économie », sur Agefi.fr, (consulté le 23 avril 2018).
  2. « S. Burlet et D. Guermonprez (Lemon Way) : « Il faut s'associer avec des personnes différentes » », Les Echos Business,‎ (lire en ligne, consulté le 12 juin 2017)
  3. « Lemon Way gère 170 millions d'euros de flux financiers en ligne », sur Les Échos, .
  4. Delphine Dechaux, « La vérité sur… la folle croissance du crowdlending », sur challenges.fr, (consulté le 22 juin 2016).
  5. « Les Champions de la Croissance 2017 dans les assurances, les banques et les services financiers », lesechos.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 12 juin 2017).
  6. (en-US) « 250 Top Fintech Companies & Startups | CB Insights », sur CB Insights Research, (consulté le 30 juin 2020)
  7. Julien Beauvieux, « Lemon Way finalise sa levée de fonds de 10 millions d’euros », sur agefi.fr,
  8. Juliette Raynal, « Paiements en ligne : Lemon Way lève 25 millions pour renforcer son maillage européen », sur latribune.fr,
  9. LÉNA COROT, « Lemon Way lève 25 millions d'euros pour renforcer sa solution de paiement pour les places de marché », sur usine-digitale.fr,
  10. « Tokenisation : Equisafe et Lemon Way signent un partenariat », sur ideal-investisseur.fr,
  11. « Décision de la Commission des sanctions n° 2016-05 du 30 mars 2017 à l'égard de la société Lemonway », sur acpr.banque-france.fr, (consulté le 14 août 2018).
  12. a et b Sharon Wajsbrot, « Fintech : Lemon Way sanctionnée pour des failles dans sa lutte contre le financement du terrorisme », sur lesechos.fr, (consulté le 14 février 2019).
  13. « Blanchiment : la Fintech Lemon Way sanctionnée par le régulateur », sur La Tribune, (consulté le 6 août 2020)
  14. (en) « A French startup trying to build the 'European PayPal' is expanding to London », sur Business Insider, .
  15. Finance innovation all the year, « La 1ère FinTech française LEMON WAY lance une solution concurrente à STRIPE », Journal quotidien finance & innovation,‎ (lire en ligne, consulté le 12 juin 2017).
  16. Antoine Duroyon, « Lemon Way change de braquet en Afrique », sur L'AGEFI Quotidien, (consulté le 23 juin 2016).
  17. « Comment Lemon Way s'est relevé après sa sanction de l'ACPR », sur www.journaldunet.com, (consulté le 6 août 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]