Leigh Hunt

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Leigh Hunt
James Henry Leigh Hunt by Benjamin Robert Haydon.jpg
Leigh Hunt
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 74 ans)
PutneyVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
James Henry Leigh HuntVoir et modifier les données sur Wikidata
Formation
Activités

James Henry Leigh Hunt (19 octobre 1784 - 28 août 1859) est un écrivain, poète, critique littéraire et essayiste britannique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Études[modifier | modifier le code]

Leigh Hunt fait ses études à Christ's Hospital de 1791 à 1799, une période de sa vie décrite dans son autobiographie. Il arrive dans l'école peu de temps après le départ de Samuel Taylor Coleridge et Charles Lamb. Thomas Barnes y est son camarade d'école. Un des bâtiments de pension étudiante de Christ's Hospital reçoit son nom. Enfant, c'est un ardent admirateur de Thomas Gray et William Collins, dont il imite les vers. Un trouble de la parole, soigné plus tard l'empêche d'aller à l'Université. Ses poèmes sont publiés en 1801 sous le titre de Juvenilia, et lui permettent d'entrer dans le monde littéraire et du théâtre. Il commence à écrire pour les journaux et publie un livre de critique théatrale et une séries de Classic Tales contenant des essais critiques sur leurs auteurs.

Les premiers essais de Hunt sont publiés par Edward Quin (en), rédacteur en chef et propriétaire de The Traveller[1].

Famille[modifier | modifier le code]

Journalisme[modifier | modifier le code]

The Examiner[modifier | modifier le code]

The Reflector[modifier | modifier le code]

The Indicator[modifier | modifier le code]

The Companion[modifier | modifier le code]

Poésie[modifier | modifier le code]

En 1816, Leigh Hunt marque la littérature anglaise avec la publication de Story of Rimini, inspirée de l'épisode tragique de Francesca da Rimini raconté dans l'Enfer, première partie de la Divine Comédie de Dante[2]. La préférence de Hunt est résolument pour le style des vers de Chaucer, adapté à l'anglais moderne par John Dryden, en opposition au couplet épigrammatique d'Alexander Pope qui l'avait remplacé. Le poème est un récit optimiste qui va à l’encontre de la nature tragique de son sujet. La désinvolture et la familiarité de Hunt, qui dégénérent souvent en ridicule, le transforment par la suite en cible de plaisanterie et de parodie.

En 1818, parut un recueil de poèmes intitulé Foliage, suivi en 1819 par Hero and Leander et Bacchus and Ariadne. La même année, il réédite ces deux œuvres avec The Story of Rimini et The Descent of Liberty sous le titre de Poetical Works. Il crée le journal Indicator dans lequel figurent certaines de ses meilleures œuvres. John Keats et Shelley appartiennent tous deux au cercle réuni autour de lui à Hampstead, qui comprenait également William Hazlitt, Charles Lamb, Bryan Procter (en), Benjamin Haydon, Charles Cowden Clarke, C.W. Dilke, Walter Coulson (en) et John Hamilton Reynolds. Ce groupe s'appelait le Hunt Circle ou, de façon péjorative, la Cockney School[3].

Certains des poèmes les plus populaires de Hunt sont Jenny kiss'd Me (en), Abou Ben Adhem et Une nuit de pluie en été.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Juvenilia ; or, a collection of Poems, written between the ages of twelve & sixteen, Londres, J. Whiting, 1802.
  • Imagination and fancy, Londres, Smith, Elder & Co., 1844.
  • A manual of the philosophy of voice and speech: especially in relation to the art of public speaking, Londres, Longman, Brown, Green, 1859.

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Un personnage nommé Leigh Hunt apparaît aux côtés de celui de John Keats dans La Chute d'Hypérion, un des romans du cycle de science-fiction, Les Cantos d'Hypérion, du romancier américain Dan Simmons.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Landré, Leigh Hunt : (1784-1859). Contribution à l'histoire du romantisme anglais. Tome 1 : l'auteur (d'après des documents nouveaux). Tome 2 : l'Œuvre (avec une bibliographie nouvelle), Paris, Les Belles-lettres, 1936, 2 vol.
  • (en) Timothy J. Lulofs et Hans Ostrom, Leigh Hunt: A Reference Guide, Boston, G.K. Hall, 1985 (ISBN 978-0-415-31676-7).
  • (en) John L. Waltman et Gerald G. McDaniel, Leigh Hunt : a comprehensive bibliography, New York et Londres, Garland, 1985, 273 p. (ISBN 0-8240-8822-0).
  • (en) Michael Eberle-Sinatra, Leigh Hunt and the London Literary Scene: A Reception History of His Major Works, 1805–1828, Routledge, 2005.
  • (en) Anthony Holden, The Wit in the Dungeon: The Life of Leigh Hunt. Little, Brown, 2005 (ISBN 978-0-316-85927-1).

Références et Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en)  David James Donoghue, « Quin, Edward », dans SidneyLee, Dictionary of National Biography, vol. 47, Londres, Smith, Elder & Co, .
  2. Hunt écrit dans sa préface : « L'histoire suivante est fondée sur un passage de Dante, dont la substance est contenue dans le dernier paragraphe du troisième chant. Pour le reste des incidents, d'une manière générale, les louanges ou les reproches restent de moi. »
  3. Nicholas Roe. "'The Hunt Era': Jeffrey N. Cox, Poetry and Politics in the Cockney School: Keats, Shelley, Hunt and their Circle and The Examiner, 1818–1822, préfacé par Yasuo Deguchi." Romanticism on the Net 14 mai 1999.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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