Lebadang

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Lebadang
Lebadang Portrait.jpg
Portrait de Lebadang
Naissance

Bích La Đông, province de Quảng Trị, Viêt Nam
Décès
(à 93 ans)
Paris, France
Nom de naissance
Lê Bá Đảng
Nationalité
Activité
Artiste peintre, graveur, sculpteur
Formation
École des Beaux-Arts de Toulouse
Distinctions

1989 : Prix de « The International Institute of Saint-Louis », Etats-Unis 1991 : Citoyen d'honneur de « The City of New Orleans », États-Unis.
1992 : Nominé pour être « International Man of the Year », Cambridge, Angleterre.

1994 : Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres
signature de Lebadang
signature

Lê Bá Đảng (Lê, son nom, Bá, son nom intercalaire et Đảng, son prénom), de son nom d’artiste Lebadang[note 1], né le [1] à Bích La Đông (district de Triệu Phong, province de Quảng Trị, près de Huế, ancienne capitale impériale du Viêt Nam), et mort le à Paris, est un peintre, graveur et sculpteur vietnamien naturalisé français en 1980[2].

Il a passé l’essentiel de sa vie en France, avec quelques séjours aux États-Unis et au Japon.

Son œuvre comprend, après ses études à l’École des beaux-arts de Toulouse (de 1942 à 1948)[3], ses premiers dessins, peintures, lithographies et gravures aux thèmes assez classiques que suivirent, dès 1955, des réalisations reconnues par les critiques d’art. Le Cincinnati Art Museum lui consacre sa première exposition personnelle aux États-Unis en 1966. Il réalise, en 1985, ses premiers Espaces, des œuvres en papier qui combinent plusieurs techniques par collage et superposition, entre sculptures et bas-reliefs, comme une synthèse et un dépassement de ces deux formes d’expression.

La France lui a rendu hommage en le faisant chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en 1994. Diverses distinctions lui ont été décernées aux États-Unis, en Angleterre et au Viêt Nam. II a été commissionné pour réaliser l’épée d’académicien de Jacques Ruffié. Il a créé les décors et costumes pour l’opéra Mỵ Châu - Trọng Thủy[4] à l'Opéra de Paris, en 1977, édité plusieurs porfolios de lithographies, dont Huit chevaux en 1964, son premier portfolio en relief, sans couleurs ni encre, sur des poèmes et calligraphies de Chou Ling, conçu des sculptures pour le verrier Daum et réalisé un grand Espace dans les carrières de la « Cathédrale d’Images » des Baux-de-Provence en 1997.

Au Viêt Nam, la ville de Huế et les autorités de la province de Thừa Thiên-Huế ont inauguré, en présence de l’artiste en 2006, la Fondation d’Art Lebadang à Huế qui conserve et expose en permanence plus de 400 œuvres de l’artiste reflétant plus de 70 ans de création.

Ses œuvres sont présentes dans de nombreuses collections privées, notamment aux États-Unis, au Japon et en France.

En 2015, Myshu Lebadang, son épouse, fait une donation au musée Cernuschi d'un ensemble d'œuvres sur papier qui reflète toute l'étendue des recherches plastiques et des innovations techniques de l'artiste dans le domaine de l'estampe.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et jeunesse au Viêt Nam[modifier | modifier le code]

Lebadang est né le 27 juin 1921 à Bích La Đông (province de Quảng Trị, près de Huế)[5], dans une famille de paysans. Dès son adolescence, il ressent le besoin d'échapper à sa condition et de partir en France. En 1939, il s’engage volontairement au service de la Main d’Œuvre Indigène (M.O.I)[note 2] rattaché au ministère du Travail français. Il fera partie de ces « travailleurs indochinois » souvent recrutés de force par l’État français, au début de la Seconde Guerre mondiale, pour remplacer les ouvriers français mobilisés et travailler dans les usines d’armement et les poudreries.

Cette période fera l'objet d'un livre (paru en 2009) Immigrés de force : les travailleurs indochinois en France, 1939-1952 écrit par Pierre Daum et d'un film (sorti en 2013) Công Binh, la longue nuit indochinoise de Lam Lê inspiré par l'ouvrage de Pierre Daum, deux œuvres dans lesquelles Lebadang est cité.

Arrivé à Marseille en mars 1940[6], après un passage à la nouvelle prison des Baumettes, il est interné dans un camp comme de nombreux autres travailleurs indochinois. Prisonnier des Allemands pendant plus de 14 mois[note 3], il s’évade et regagne son unité en Camargue où il travaille dans les rizières avec d’autres travailleurs indochinois. De retour au camp de la M.O.I de Marseille, il est envoyé au camp disciplinaire de Lannemezan dans les Hautes-Pyrénées après une altercation avec un officier français[7]. Il parvient à s’évader du camp disciplinaire de Lannemezan et rejoint Toulouse[8].

De Toulouse à Paris[modifier | modifier le code]

De 1942 à 1948, il suit les cours à l'École des beaux-arts de Toulouse et s'inscrit « aux cours de peinture de M. Espinasse et aux leçons de sculpture de M. Manin[3]». En juin 1948, il obtient son diplôme et gagne un concours d’affiches publicitaires. Avec l'argent du concours, il part pour Paris[9].

En 1950, dans le milieu des Vietnamiens de Paris, il rencontre Myshu[10] (de son vrai nom Micheline Hai Nguyen), née au Havre le 5 juillet 1929, qui deviendra son épouse. Ce seront ses débuts à Paris, rue de la Montagne-Sainte-Geneviève, le quartier Mouffetard et la galerie Au Seuil Étroit, en face de Notre-Dame. Il peint un de ses premiers autoportraits à l'huile et dessine à l'encre de Chine, rehaussé d'aquarelle, des scènes de la vie quotidienne dans un style assez réaliste entre la pochade et l'esquisse sur le vif. Il fera une série de chats à l'encre de Chine d'après un poème de Charles Baudelaire.

En 1951, il dessine le portrait de son père décédé à Bích La Đông, au Viêt Nam. Ce dessin fait de mémoire lui rend hommage. Parti en 1939, il ne reverra plus jamais son père[11]. Le 14 mai, de la même année, naît Fabrice, dit « Touty », à Paris.

En 1953, il réalise une série d’encres de Chine et de lavis qui évoque la nostalgie des paysages de son pays natal et commence à peindre des jonques et des chevaux. En 1954, une autre série d'encres sur papier représentent des scènes de la guerre d’Indochine, notamment la bataille de Ðiện Biên Phủ[note 4].

Ses premières expositions à Paris et en province (Cannes, Aix-en-Provence, Montpellier et Nantes) sont accueillies avec intérêt dans la presse. Pour Fernand Dartigues « Les chevaux de Le Ba Dang naissent du mouvement et de la lumière[note 5]. »

1960 - 1980[modifier | modifier le code]

L’Angleterre, l’Allemagne, la Suisse et la Norvège accueillent ses œuvres et lui ouvrent le chemin des États-Unis et l’intérêt des galeries et collectionneurs.

En 1964, il réalise Huit chevaux[12], son premier portfolio en relief, sans couleurs ni encre, sur des poèmes et calligraphies de Chou Ling, qui inaugure ses premières recherches sur la matière et les techniques de l'estampe.

En 1966, le Cincinnati Art Museum lui offre sa première exposition personnelle aux États-Unis[13]. La même année, il expose à la Newman Contemporary Art Gallery à Philadelphie. L'année suivante, il achève un portfolio de lithographies La nature prie sans paroles[14] sur un poème de Lao Tseu.

L’écrivain Georges Conchon lui consacre un texte paru aux Éditions d’Art G.R.G[15], où il parle de cette lumière si particulière dans les peintures de Lebadang qu'il nomme « métamorphose de la nue » en référence à François-René de Chateaubriand et Louis de Fontanes et où le sujet en soi, les barques, les chevaux, l'eau en suspension, la nature tropicale seraient comme une « métamorphose de la lumière ».

Entre 1969-1973, la série Paysage indomptable présente des peintures et des sculptures sur le thème de la guerre du Viêt Nam. Les peintures en noir et blanc, à la manière d'un Chu Ta, mais dans un style plus enlevé et où se lisent les mouvements du pinceau, représentent des paysages abstraits où la piste Hô Chi Minh est matérialisée par une ligne rouge[16]. Très vite, le sceau, au début, un carré ou un losange de couleur rouge, par la suite, un carré avec à l'intérieur trois figures représentant la famille[17] et la signature feront partie intégrante de l'œuvre. En 1974, il demandera à M. Lê Đức Thọ, l’interlocuteur d’Henry Kissinger pour les accords de paix de Paris, de lui rapporter des débris de B-52 pour en faire des sculptures, des têtes de chevaux, des profils humains, des mains et des oiseaux, symboles de paix.

En 1974, il rencontre Jack Solomon, président de Circle Gallery aux États-Unis. Circle Gallery[18] représentera les artistes Victor Vasarely, Erté, Sandro Chia et Yaacov Agam. S’ensuivra, pour Lebadang, une série d’expositions à travers toute l’Amérique. La même année, il reçoit une commande du verrier Daum de trois sculptures en pâte de verre, dont l’une, Le repos de l'étalon[19] sera exposée en 1980, à l’Ambassade de France aux États-Unis pour l'exposition Pâte de verre - Sculpture présenté par « Cardel Ltd et Daum France » avec, notamment, des œuvres de Picasso, Dali et César.

Parallèlement à ses expositions aux États-Unis, Lebadang publie plusieurs portfolios, dont Ten Horses[20] (1974), Fantaisies Suite[20] (1976), Fleurs Série[21] (1977) et pratique de nombreux médias et innove de nouvelles techniques dans l'estampe : gravures-reliefs, lithographies sur double papier japon[22], etc.

En 1977, il crée les décors et costumes pour l’opéra Mỵ Châu - Trọng Thủy du compositeur vietnamien NguyễnThiên Đạo, sous la direction musicale de Marius Constant, pour l’Opéra de Paris (Salle Favart) dont l'administrateur général est Rolf Liebermann. Pour Lebadang, « un décor n'est pas obligatoirement l'illustration statique d'une séquence d'opéra[23] », il cherche la mobilité et l'illusion de la vie sur scène dans un décor minimaliste où les couleurs apportent une touche de vie. Le livret met en scène des légendes vietnamiennes.

C'est en 1978, qu'il exécute un ensemble de sérigraphies et de paravents avec une « technique à l’or » mise au point par l’artiste dans les ateliers de Circle Fine Art à Chicago et New-York aux États-Unis, qu'il réunira sous le titre Lebadangraphy[24].

I tried to achieve a sumptuousness of harmonies over the total surface of the plate by the optical vibration and the superimposing of the colors, not by their accumulation[25].

La Comédie humaine[modifier | modifier le code]

En 1981, il commence à travailler sur La comédie humaine[26] en référence à l’œuvre de Honoré de Balzac et qui représente la condition humaine selon Lebadang[27]. Création de dessins, aquarelles, peintures, gravures, lithographies, collages et sculptures, cet ensemble est fait de rêves et de souvenirs, d'images inspirées par la nature et les paysages du Viêt Nam dans lesquels Lebadang y place la figure humaine et des scènes de la vie quotidienne.

En 1984, il entreprend la création de bijoux d’artiste qui inaugure la série Art to Wear[27] des bijoux en or avec des perles et des pierres précieuses et qui préfigurent la série des Espaces.

Espaces[modifier | modifier le code]

En 1985, il démarre la série des Espaces[28] en papier qui combinent plusieurs techniques par collage et superposition, entre sculptures et bas-reliefs, comme une synthèse et un dépassement de ces deux formes d’expression[29]. Lebadang fait fabriquer son papier au Moulin de Larroque à Couze, en Dordogne, un papier fait main, très épais qu’il déchire à la main et colle par strates superposées jusqu’à obtenir une sorte de paysage en « relief » vu du ciel[30].

« A bien y regarder, l'œuvre de Lebadang paraît lunaire, silencieusement lunaire. Des espaces que l'on observe de haut, où le dénivelé et les aspérités du terrain nous rappellent les « terra incognita » des premiers explorateurs. Comme si cela était le royaume des esprits, le refuge de la mémoire des morts. Au premier regard, une œuvre où l'œil balaie des contrées glaciales et désertiques, où seule une nappe bleue vient nous faire soupçonner la présence d'un lac ou d'un glacier. Entre la sérénité et le silence qui précèdent les tempêtes. (François Nédellec, conservateur du musée de la Castre à Cannes)[31] »

La consécration[modifier | modifier le code]

Aux États-Unis, il reçoit le Prix de « The International Institute of Saint-Louis » en 1989 et il est fait « Citoyen d’honneur de The City of New Orleans » en 1991.

En 1992, il est nominé pour être « International Man of the Year » à Cambridge en Angleterre.

La France lui a rendu hommage à plusieurs reprises. Il a été commissionné pour créer l’épée d’Académicien de M. le professeur Jacques Ruffié en 1991 et nommé chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres en 1994[2].

Cathédrale d'Images[modifier | modifier le code]

En 1997, création en milieu naturel d’un grand Espace de 300 m2 et 10 m de haut, dans les « Cathédrale d’Images » du village médiéval des Baux-de-Provence, en France. L’exposition Espace Lebadang sera visible jusqu’en 2002.

« La matière utilisée pour réaliser les œuvres est de la composition de l’artiste afin de s’intégrer au plus près de celle des parois de la carrière et de préserver la magie de ce lieu unique[32]. »

Tombe de Touty[modifier | modifier le code]

À la mort de son fils, il réalise une tombe en acier inoxydable dont la surface polie fait se refléter la nature environnante, les arbres et le ciel. Un mobile, avec le symbole du Yin et Yang, s'anime au gré du vent et des flûtes laissent passer l'air. Sur le dessus, l'artiste a sculpté des scènes de la vie quotidienne. La tombe se trouve au cimetière du Montparnasse à Paris (21e division)[33].

Fondation d'Art Lebadang[modifier | modifier le code]

En 2006, inauguration, en présence de l'artiste, de la Fondation d'Art Lebadang à Huế au Viêt Nam[2]. La Fondation a été créée avec l'appui des autorités de la ville de Huế et de la province de Thừa Thiên-Huế. Elle conserve et expose en permanence plus de 400 œuvres de l’artiste qui reflètent plus de 70 ans de création.

Salin-de-Giraud[modifier | modifier le code]

Une stèle à la mémoire des 20 000 travailleurs vietnamiens requis par la France lors de la Seconde Guerre mondiale sera inaugurée le 5 octobre 2014 à Salin-de-Giraud. L'association M.O.I (Mémorial pour les Ouvriers Indochinois) sera le maître d'œuvre de l'ouvrage réalisé d'après une idée originale de Lebadang qui reprend sous forme filaire la posture du paysan vietnamien s'en allant aux rizières, la houe à la main.

Musée Cernuschi[modifier | modifier le code]

En 2015, Myshu Lebadang, son épouse, fait une donation au musée Cernuschi (musée des Arts de l'Asie de la ville de Paris) un ensemble d'œuvres sur papier qui reflète toute l'étendue des recherches plastiques et des innovations techniques de l'artiste dans le domaine de l'estampe. La donation comprend 33 estampes, un portfolio de 17 lithographies, 2 aquarelles et 2 toiles.

Du 2 novembre 2016 au 5 mars 2017, une présentation de 20 œuvres de Lebadang au sein du parcours des acquisitions récentes du musée marquera l'entrée de la donation dans les collections du musée.

Œuvres et thèmes[modifier | modifier le code]

Pour Lebadang « L'art véritable est toujours de poésie, expression discrète de spectacles simples ou transposition métaphorique d'émotions profondes[34]. »

Dès ses débuts, il peint des paysages qui sont des souvenirs d'enfance de son pays natal. Dès lors la nature sera omniprésente dans son œuvre et l'eau un des éléments essentiels[note 6]. Dans les années 80, les paysages se font plus abstraits jusqu'à la série des Espaces où ils sont vus d'en haut.

À l'École des beaux-arts de Toulouse, il réalise en ronde-bosse le buste très réaliste d'un de ses condisciples et un nu féminin en pied. Il poursuivra avec des sculptures et des bas-reliefs sur pierre où des visages et des corps semblent émerger de la matière même. Suivront pour La comédie humaine des sculptures sur bois et en acier inoxydable[27]. Il travaillera d'autres matériaux comme la terre cuite, le bronze, le laiton et l’acier. Il exécutera pour la série Vide et plein des sculptures en fil de fer plastifié et en fil d’or.

Le cheval sera un des thèmes les plus utilisés par l'artiste. Décliné sur plusieurs supports et matériaux, le cheval est souvent seul, entre attitudes et mouvements. Au début, il est dans un style « rupestre » notamment dans plusieurs séries de gravures et de lithographies. Par la suite, l'artiste peint des cavaliers dans des paysages nostalgiques ou imaginaires, et réalise des sculptures en bronze et des découpes dans des feuilles d'aluminium.

De même que les chevaux, le nu aura été un thème récurrent chez l'artiste. Le nu, chez Lebadang, est souvent un trait, un mouvement fluide du pinceau, ou une figure « enfouie » dans des paysages, où le paysage devient corps et le corps, paysage.

L'artiste pratique l'art du papier découpé, entre vide et plein, qui laisse voir, au travers, la lumière comme un théâtre d'ombres. En 2006, Lebadang illustre un chant-légende du peuple Hmong, L'aimée de la rivière noire[35], paru aux Éditions Alternatives et traduit par Mireille Gansel, avec des découpages de personnages et d'animaux dans des papiers reproduisant les motifs des textiles Hmong et représentant des scènes de la vie quotidienne dans les montagnes du nord du Viêt Nam. En 2012, à l’occasion de la parution du livre L’art de la découpe aux Éditions Alternatives (Gallimard), dans lequel figure l'artiste, deux grands papiers découpés seront exposés à la Librairie du Centre national d'art et de culture Georges Pompidou à Paris, France.

À partir de 2002, après un voyage à Angkor Vat, il entreprend la série des Bouddha, de grands portraits qui semblent émerger d'une matière soyeuse et mouchetée faite de dripping en passes légères et fondues entre elles.

La série Cosmic Family réunira ses dernières œuvres. Principalement, des huiles sur toile et des diptyques qui représentent la famille et la naissance, avec la figure omniprésente de Bouddha. Son dernier tableau (un triptyque de 130 x 291 cm) tout en ocre rouge et jaune, avec des nuances de brun, reprend la palette de ses débuts dans un style plus épuré, fait de dripping, de projections et de frottements dans une matière légère qui vibre et respire[note 7].

Expositions[modifier | modifier le code]

Sélection d’expositions de 1950 à 2016.

  • 1950-1958
    • Librairie galerie du Globe, Paris, France.
    • Galerie de l’Odéon, Paris, France.
    • Galerie Au Seuil Etroit, Paris, France.
    • Galerie Cézanne, Cannes, France.
    • Château de la Napoule, La Napoule, France.
  • 1960-1963
    • Galerie Au Seuil Etroit, Paris, France.
    • Galerie Sources, Aix-en-Provence, France.
    • Galerie Ina Fuchs, Dusseldorf, Allemagne.
    • Galerie Mignon-Massart, Nantes, France.
  • 1966
    • The Newman Contemporary Art Gallery, Philadelphia, États-Unis.
    • One Man Show au Cincinnati Art Museum, Cincinnati, États-Unis.
  • 1972-1979
    • Galerie Fontaine, Paris, France.
    • Frost and Reed Gallery, Londres, Angleterre.
    • Kuntsmesse, Dusseldorf, Allemagne.
    • Circle Galleries : New-York, Chicago, San Francisco, Los Angeles, San Diego, États-Unis.
    • Galerie Pierre Hautot, Paris, France.
    • Wonderbank Gallery, Frankfort, Allemagne.
    • Décors et costumes pour l’opéra My Chau - Trong Thuy de NguyễnThiên Đạo, à l’Opéra de Paris, Paris, France.
    • Cherry Creek Gallery of Fine Art, Denver, États-Unis.
  • 1980-1986
    • Circle Galleries : Chicago, Dallas, Los Angeles, San Francisco, Houston, New-York, Pittsburg, San Diego, San Jose, Northbrook, Miami, Saint Louis, New-Orleans, Seattle, États-Unis.
    • Clayton Art Gallery, Clayton, États-Unis.
    • Exposition collective Pâte de verre - Sculpture « Cartel L.T.D & Daum-France », New-York, États‑Unis.
    • The Owl Gallery, San Francisco, États-Unis.
    • Walton Street Gallery, Chicago, États-Unis.
    • Gallery in the Square, Boston, États-Unis.
    • Carolyn Summers Gallery, New-Orleans, États-Unis.
    • Altamonte, Springs, États-Unis.
    • Cherry Creek Gallery of Fine Art, Denver, États-Unis.
    • The Old Olive Tree Gallery, Scottsdale, États-Unis.
    • Pavilion Gallery, Portland, États-Unis.
    • Ludeke Gallery, Cincinnati, États-Unis.
    • Pioneer Square Gallery, Seattle, États-Unis.
    • Congress Square Gallery, Portland, États-Unis.
  • 1984
    • Art to Wear, Circle Gallery, Trump Tower, New-York, États-Unis.
  • 1987
    • Osaka, Tokyo, Kyoto, Nagoya, Ashiya, Japon.
  • 1989
    • Prix de « The International Institute of Saint-Louis », Saint-Louis, États-Unis.
  • 1990
    • Tokyo International Art Expo, 1990 », Tokyo, Japon.
    • Galerie 4 pieces, Yokohama, Nagoya, Osaka, Kobé, Ashiya, Japon.
    • Kyoto Art Expo, Kyoto, Japon.
  • 1991-1996
    • Sélectionné pour réaliser l’épée d’Académicien du Professeur Jacques Ruffié, Paris, France.
    • Citoyen d’honneur de « The City of New Orleans », États-Unis.
    • Exposition « Champêtre », Bích La Đông, Viêt Nam.
    • Est fait « chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres », Ministère de la Culture, Paris, France.
    • Park West Gallery, Detroit-Southfield, États-Unis.
    • One Man Show, Birla Academy of Arts and Culture, Calcutta, Inde.
  • 1997-2002
    • Création en milieu naturel d’un grand Espace de 300 m2 et 10m de haut, dans les carrières de la « Cathédrale d’Images », Baux-de-Provence, France.
  • 2002-2009
    • Musée Hô Chi Minh, Hô Chi Minh-Ville, Viêt Nam.
    • Festival International de Huế, Huế, Viêt Nam.
    • Galerie VRG, Paris, France.
    • Galerie Bijutsu Sekai, Ginza, Tokyo, Japon.
    • Galerie Hoa Mai, Paris, France.
    • Fondation d’Art Lebadang, Huế, Viêt Nam.
  • 2006
    • Inauguration de la Fondation d’Art Lebadang, Huế, Viêt Nam.
  • 2010-2014
    • Festival International de Huế, Huế, Viêt Nam.
    • Musée National de Hànôi, Hànôi, Viêt Nam.
    • Exposition War, Musée Historique de Hànôi, Hànôi, Viêt Nam.
  • 2015
    • Lê Bá Đảng - De Bích La Đông à Paris (Lê Bá Đảng - Từ Bích La Đông đến Paris), film de Đặng Nhật Minh (Projection à Huế et à Paris, au cinéma La Clef).
  • 2016
    • Fukuoka International Film Festival 2016 - Focus on Asia - 15/9 - 25/9, Japon. Lê Bá Đảng - From Bích La Đông to Paris, Closing in on the Works and World of Lebadang. 2015/Vietnam/22mn/Directed by Đặng Nhật Minh. (Projection les 9 et 24/9).
    • Du 2 novembre 2016 au 5 mars 2017, présentation de 20 œuvres au sein du parcours des acquisitions récentes du musée Cernuschi, Paris, France.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. 1 Dès le début des années 50, il signera Lebadang qui sera son nom d'artiste.
  2. 2 Incorporé à Quảng Trị le 16 octobre 1939, il embarque à Đà Nẵng (anciennement Tourane) le 3 février 1940 et débarque à Marseille le 20 mars 1940.
  3. 3 Du 19 juin 1940 au 28 août 1941.
  4. 4 Ces encres de Chine seront présentés à l'exposition War au musée Historique de Hànôi en 2014.
  5. 5 Article de Fernand Dartigues pour l'exposition à la galerie Cézanne de Cannes en octobre 1956
  6. 6 « Puis l'eau. L'eau, bien sûr : les masses, les nappes d'eau, tous ces lacs où la nue se forme et qui reflètent la nue. » (Georges Conchon)
  7. 7 Ce tableau, en cours de réalisation, est visible dans le film de Đặng Nhật Minh Lê Bá Đảng - De Bích La Đông à Paris réalisé en 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Dang modifia son état civil en 1939 pour se vieillir d'un an afin de pouvoir s'engager dans l'armée française » Jacques Ruffié 1991, p. 68
  2. a b et c Pierre Daum 1991, p. 233
  3. a et b Jacques Ruffié 1991, p. 68
  4. Opéra de Paris, Programme Opéra de Paris, Opéra de Paris, Paris, (notice BnF no FRBNF39473183, lire en ligne)
  5. Pierre Daum 1991, p. 231-232
  6. « Débarqué du Cap Varella le 20 mars 1940. »Pierre Daum 1991, p. 56
  7. Pierre Daum 1991, p. 77
  8. Pierre Daum 1991, p. 100
  9. Pierre Daum 1991, p. 194
  10. Pierre Daum 1991, p. 232
  11. Pierre Daum 1991, p. 49
  12. Chou Lin et Lebadang, Huit chevaux, Editions Euros, 1964. (lire en ligne)
  13. Dennis Wepman 1990, p. 10
  14. Madeleine Petit 1967
  15. Georges Conchon 1996, p. 12
  16. Pierre Daum 1991, p. 232-233
  17. « C'est en 1981 que l'artiste introduit le petit signe rectangulaire au coin de ses œuvres, le délicat hiéroglyphe d'une famille, comme une griffe sur une estampe orientale, qui apparaîtra désormais sur toutes ses œuvres. » Dennis Wepman 1988, p. 10
  18. Jack Solomon 1990, p. 20
  19. Pierre Daum 1991, p. 231
  20. a et b Jack Solomon 1985, p. 10
  21. Marcel Salinas 1991
  22. Marcel Salinas 1991, p. 4
  23. Rolf Liebermann 1980, p. 295
  24. Circle gallery 1979
  25. Circle gallery 1979, p. 1
  26. Lebadang 1981
  27. a b et c Dennis Wepman 1996, p. 5
  28. Circle gallery 1985
  29. Lebadang 1985, p. 43
  30. « Extraordinarily subtle in appearence and sophisticated in execution, this series conveys multiple layers of complex meaning. It is, however, a landscape seen from above, in aerial view so that it appears remarkably abstract. » Anthony Janson 1999, p. 10
  31. François Nédellec 1993, p. 34-35
  32. Cathédrale d'images 1997, p. 32
  33. « J'ai prévu un monument, une sculpture en acier, avec des vides et des pleins. Il existe, et il n'existe pas. (Lebadang)» Pierre Daum 1991, p. 232
  34. Lebadang 1990, p. 37
  35. Mireille Gansel, L'aimée de la rivière Noire, Paris, Editions Alternatives, coll. « Pollen, Paris », , 62 p. (ISBN 2-86227-483-6, OCLC 469533271, notice BnF no FRBNF40212644, lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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Livres[modifier | modifier le code]

Catalogues[modifier | modifier le code]

  • Madeleine Petit, La nature prie sans parole (poèmes de Lao Tseu), Weston Publishing, Paris - New-York, , 10 p.
  • Lebadang, Galerie Le Bateau Ivre, Bruxelles, (OCLC 950115406, lire en ligne)
  • Marcel Salinas, A propos de fleurs (Catalogue de l'exposition à Art 9'78 Basel), , 6 p.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Lebadang et Circle Gallery, Lebadangraphy. A new concept in original graphics, Circle Gallery, Soho, New-York, , 8 p. (OCLC 222272631, lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Rolf Liebermann, En passant par Paris, Gallimard, Paris, , 455 p. (ISBN 978-2-07-010982-1, notice BnF no FRBNF34299056, lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Lebadang (trad. Jean Fanchette), La comédie humaine, Circle Gallery, Houston, Texas, , 20 p. (OCLC 77589336, lire en ligne)
  • (en) Jack Solomon et Lebadang, Spaces, Circle Fine Art Press, New-York, , 83 p. (ISBN 0-932240-03-8, OCLC 15661829, lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Lebadang (préf. Noriyoshi Takagi), Lebadang, , 36 p.
  • (en) Denis Wepman (préf. Jack Solomon), Lebadang : Master of Innovation, Circle Fine Art Corp, , 16 p.Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Denis Wepman, Lebadang et Circle Gallery, Lebadang, Circle Gallery, Chicago, Illinois, , 17 p. (OCLC 213713216, lire en ligne)
  • Marcestel et Lebadang, Au-delà du graphisme : Beyond the graphic, Capestel Publications, , 48 p. (OCLC 51350259, lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Marcestel, Lebadang, Editions Izumisano-Shi, 1990.
  • Remise de l'épée d'académicien au professeur Jacques Ruffié : élu le 15 avril 1991 à l'Académie des sciences, Imprimerie Bialec, Nancy, , 72 p. (OCLC 468300327, notice BnF no FRBNF37160150, lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Dennis Wepman et François Nédellec, Lebadang. Série Art Vision à Paris, 15, Kyoto Shoin, Kyoto, , 48 p. (ISBN 4-7636-1415-0, OCLC 657967231, lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Paritosh Sen, Dennis Wepman, Georges Conchon, François Nédellec et Lebadang (préf. Claude Blanchemaison, Ruby Palchoudhuri et Jean-Philippe Leblanc), Lebadang, Alliance Française de Calcutta, , 28 p. (lire en ligne)
  • Lebadang et Cathédrale d'images, Espace Lebadang, Cathédrale d'images, Les Baux-de-Provence, , 48 p. (OCLC 317248240, lire en ligne)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Thuy Khue et François Nédellec, L'espace Lebadang, Galerie Hoa Mai, Paris, 2004. (lire en ligne)
  • (en) Thuy Khue, Lebadang : Spaces, Galerie Bijutsu Sekai Inc, Tokyo, , 24 p.

Articles[modifier | modifier le code]

  • (en) Dennis Wepman, « Lebadang brings it all together », Artspeak, vol. 8, no 20,‎ 1987.
  • (en) Michael Kilian, « Out of This World : Water, Air, Imagination Occupy Lebadang Spaces », Chicago Tribune,‎ 1989.
  • (en) Blair Schiller, « Lebadang, master of the Universe », Artspeak,‎ 1990.
  • (en) Anthony Janson, « An Aerial Vision : On the otherworldly works of Vietnamese, Lebadang », Printmaking Today, vol. 8, no 1,‎ (ISSN 0960-9253)Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • (en) Ashley Frick, « Park West Gallery Visits Paris : A Lifetime of Lebadang », Chicago Art Magazine,‎ 2012.

Films[modifier | modifier le code]

  • Lê Bá Đảng - De Bích La Đông à Paris (Lê Bá Đảng - Từ Bích La Đông đến Paris). Film de Đặng Nhật Minh. Production Khanh An. 22'. 2015.

Liens externes[modifier | modifier le code]