Le marié perd la tête

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Le marié perd la tête
Auteur John Dickson Carr
Genre Roman policier
Version originale
Titre original It Walks by Night
Éditeur original Harper Brothers
Langue originale Anglais
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Lieu de parution original New York
Date de parution originale 1930
Version française
Traducteur Jean-André Rey et Claudine Rey
Lieu de parution Paris
Éditeur Librairie des Champs-Élysées
Collection Le Masque no 1802
Date de parution 1985
Nombre de pages 191
ISBN 2-7024-1655-1
Série Henri Bencolin
Chronologie
La Mort sous un crâne Suivant

Le marié perd la têteIt Walks by Night dans l'édition originale en anglais — est un roman policier américain de John Dickson Carr publié en 1930. C'est le premier roman de la série mettant en scène le limier Henri Bencolin.

Résumé[modifier | modifier le code]

Le cadavre décapité du duc de Saligny est retrouvé dans une salle d'une maison de jeu parisienne. Or, les deux portes d'accès à la pièce étaient sous la surveillance de l'inspecteur Henri Bencolin, de son compagnon Jeff Marle, d'un officier de police et du Dr Grafenstein, un psychiatre suisse. Le crime est d'autant plus horrible que le mort était un jeune marié ayant le jour même épousé Louise Laurent.

Il y a quatre ans, la belle Louise était devenue la femme d'Alexandre Laurent, un malheureux atteint de fulgurante démence et enfermé peu après dans un asile. Ayant fait annuler son premier mariage, Louise croyait pouvoir épouser en toute quiétude le duc de Saligny, mais, deux jours avant la date des noces, ce dernier a reçu d'Alexandre Laurent, qui est parvenu à s'évader de son institution, une lettre de menaces interdisant, sous peine de mort, que le mariage projeté est lieu. Qui est le dangereux Laurent parmi les suspects ? La question se pose, car le fou aurait eu recours à une chirurgie esthétique pour changer son apparence. Henri Bencolin enquête.

Particularités du roman[modifier | modifier le code]

L'intrigue de ce roman mineur de John Dickson Carr se déroule à Paris et à Versailles.

Dans ce récit, écrit en 1930, Carr se plaît à donner une importance marquée à la drogue (haschisch, marijuana) pour souligner les vices et les grandes libertés qui prévalent dans le Paris de l'entre-deux-guerres.

Le marié perd la tête est une version allongée de la longue nouvelle Grand Guignol, publiée en 1929 dans le magazine The Haverfordian[1]. John Dickson étoffe l'intrigue du roman en ajoutant quelques suspects. En outre, l'ami de Bencolin, simplement nommé Jack dans la nouvelle, devient dans le roman le personnage plus conséquent de Jeff Marle qui reviendra d'ailleurs dans les enquêtes ultérieures du détective français.

Éditions[modifier | modifier le code]

Éditions originales en anglais
Éditions françaises

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Roland Lacourbe, John Dickson Carr : scribe du miracle. Inventaire d'une œuvre, p. 32.

Source[modifier | modifier le code]

  • Roland Lacourbe, John Dickson Carr : scribe du miracle. Inventaire d'une œuvre, Amiens, Encrage, 1997, p. 32-34.