Le Voyage en Occident

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Le Voyage en Occident
西游记
Image illustrative de l'article Le Voyage en Occident
De gauche à droite : Sun Wukong, Xuanzang sur Bai Longma, Zhu Bajie et Sha Hesheng

Auteur Wu Cheng'en
Genre Fantastique
Version originale
Langue originale Chinois
Pays d'origine Chine
Date de parution originale Fin du XVIe siècle
Version française
Chronologie
Précédent Roman des Trois Royaumes Jin Ping Mei Suivant

Le Voyage en Occident (chinois simplifié : 西游记 ; chinois traditionnel : 西遊記 ; pinyin : Xī Yóujì ; Wade : Hsi¹ Yu²chi⁴ ; EFEO : Si Yeou Ki) est un roman de Wu Cheng'en. Il est aussi connu en français sous d'autres titres : La Pérégrination vers l'Ouest, Le Singe pèlerin, entre autres. Il est connu de longue date au Japon sous le nom de Saiyūki (rōmaji) et au Viêt Nam sous le nom de Tay Du Ky.

Il retrace l'expédition du moine bouddhiste Xuanzang (玄奘)[1], également appelé Tang Sanzang (唐三藏), Tripitaka de l'Empire des Tang, Tripitaka étant un titre honorifique pour les moines ayant la maitrise de l'ensemble du canon bouddhiste. Xuanzang se rendit de Chine en Inde pour en rapporter les textes authentiques du courant de la Conscience seule (yogācāra), afin de les traduire en chinois. Alors que le roman date du XVIe siècle environ, le vrai voyage du personnage historique date du VIIe siècle (602-664).

Dans ce roman fantastique, le moine rencontre toute une série de monstres prêts à le dévorer pour obtenir l'immortalité car sa chair pure donnerait 10 000 années de vie à qui la mangerait. Il est aidé par des divinités (神 shen), des immortels (仙 xian), des bodhisattvas (普薩 pusa) et des bouddhas (佛 fo) qui tiennent à protéger son voyage périlleux. Shijiamuni (釋迦牟尼) (Shakyamuni en sanscrit), le bouddha historique, lui envoie le bodhisattva féminin Guanyin (觀音), la Grande Miséricordieuse, qui lui adjoint pour sa part quatre protecteurs : un singe immortel, jadis auto-proclamé Qi Tian Da Sheng (齊天大聖), Grand Saint Égal du Ciel, plus connu sous le nom de Sun Wukong ( 孫悟空 ), dont le prénom signifie Conscient de la vacuité, un dragon, (龍王三君 Longwang Sanjun) Troisième fils du Roi-Dragon, transformé en cheval-dragon blanc (白龍馬 Bai longma), qui sert de monture au bonze, un cochon ou sanglier (豬八戒 Zhu Bajie), prénommé Huit interdits religieux ou (悟能 Wuneng) Conscient de ses capacités et enfin un bonze des sables, Sha Hesheng (沙和尚) Moine des Sables, aussi prénommé Wujing (悟净) Conscient de la pureté.

Ces quatre personnages fantastiques ont pour mission de protéger le moine Sanzang ; il s'agit pour Sun Wukong de s'assagir et de réaliser son potentiel, pour les deux autres d'effacer les conséquences de leurs erreurs passées qui les ont transformés en démons. Cette mission leur permettra de racheter leurs fautes passées, d'être pardonnés par le Ciel et de devenir à leur tour des bouddhas ou des saints.

Ce roman fait partie des quatre livres extraordinaires. On peut entrevoir au travers du récit l'époque Ming dont le système politique et administratif est reproduit dans l'entourage des démons et dans leurs relations, ainsi que le syncrétisme idéologique et religieux, mélange de bouddhisme, taoïsme, et confucianisme. Outre la qualité de l'écriture (descriptions attrayantes, rythme enlevé), un des attraits de l’œuvre est qu'elle offre plusieurs niveaux de lecture ainsi qu'une grande variété de thèmes. À l'instar des autres romans chinois classiques, le récit accorde une large part aux usages ainsi qu'aux combats militaires. Il met à jour les mécanismes du pouvoir, notamment la façon dont sont distribuées les charges mandarinales aux puissants, afin de s'assurer de leur loyauté et non de sanctionner une compétence particulière. À ce double titre, le ton parfois humoristique fait qu'elle a pu être interprétée comme une satire de la société de l'époque.

Grandes lignes[modifier | modifier le code]

La pagode de la grande oie sauvage, à Xi'an Shanxi, Chine, où se termine le voyage de Sanzang

Les premiers chapitres décrivent la naissance et le passé de Sun Wukong, les origines de Sanzang et sa décision de partir chercher les soutras, puis leur rencontre et celle des deux autres disciples, dont le passé est évoqué. Le voyage se poursuit, rythmé par la rencontre de nombreuses créatures maléfiques des deux sexes plus pittoresques les unes que les autres. Les disciples, particulièrement le singe, mettent régulièrement leurs pouvoirs fantastiques au service du bonze dont la personnalité, mélange d'incroyable naïveté - qui en fait la proie rêvée des démons - et de sagesse, contribue à donner au Voyage sa coloration quelque peu satirique.

L'auteur[modifier | modifier le code]

Le roman fut publié pour la première fois à la fin du XVIe siècle. Comme de coutume, le nom de l'auteur n'était pas mentionné, et les différents éditeurs pouvaient modifier le contenu ou la longueur de l'ouvrage. L'identité de son auteur fut donc longtemps ignorée. Au Japon fut publiée au début du XVIIIe siècle la première traduction en langue étrangère, d'après une version commentée de la fin des Ming intitulée : Critique du Xiyouji par M Li Zhuowu[2] ; le Voyage y fut donc publié dans un premier temps sous le nom du commentateur. En Chine, le premier à proposer un auteur fut Wang Jiaxu[3] des Qing [4] dans son Voyage en Occident à la recherche des preuves de la Voie[5] ; il y attribuait la paternité du Voyage au taoïste Qiu Chuji de la fin des Song [6]. Cette opinion fut reprise par les autres lettrés, jusqu'à la fin de l'ère mandchoue[7] où l'on commença à remarquer que le texte mentionnait des coutumes datant des Ming[8], et que certaines parties étaient rédigées en dialecte de Huai'an[9], province du Jiangsu.

L'hypothèse Wu Cheng'en fut publiée pour la première fois par Lu Xun et Hu Shi. On avait en effet découvert dans les annales officielles de la préfecture de Huai'an la mention d'un Xiyouji) composé par ce lettré. Cette attribution resta longtemps contestée par une partie des spécialistes. En effet, le titre Xiyouji avait déjà été utilisé pour d'autres ouvrages, et les annales officielles ne mentionnent en principe pas les œuvres de fiction. De plus, le catalogue d'un collectionneur de la dynastie Qing, Huang Yuji[10], le mentionne comme ouvrage géographique. Les écrits de Wu Cheng'en qui nous sont parvenus ainsi que ceux des lettrés avec qui il était en relation ne font nullement référence au roman. Néanmoins, aucun autre candidat plausible n'a pu être proposé, et bien qu'il n'existe pas de preuve positive, le profil de Wu Cheng'en correspond bien à celui qu'on prête à l'auteur, comme l'ont encore montré dans les années 90 Liu Xiaoye[11] et Yan Jingchang[12].

Avant et après Le Voyage[modifier | modifier le code]

Ce roman est, de l'opinion unanime des spécialistes, le plus réussi de l'abondante littérature fantastique de l'époque Ming. Il reprend un thème populaire exploité dès les Tang [13] par la littérature et le théâtre. On peut voir à Dunhuang des illustrations du récit datant du début des Xixia [14] (1032-1227) où apparait déjà la figure du singe avec un bâton.

Sanzang avait laissé un récit de son voyage : Rapport du voyage en Occident [à l'époque] des Grands Tang[15] rédigé par son disciple Bianji[16] sur ordre de l'empereur Taizong [17], peut-être sous la dictée du maître, peut-être de mémoire. Peu après, les moines Huili[18] et Yancong[19] écrivirent l'Histoire de Maître Sanzang du temple de la Grande Compassion[20], qui contient déjà des aventures fantastiques. Dans le domaine de la fiction, on connait les Ballades de la recherche des soutras[21] des Song et les Saynètes du voyage en Occident[22] des Yuan [23], sans compter les mentions sporadiques des trois compagnons du bonze et de la naissance de Sun Wukong dans le théâtre mongol.

Sous les Ming, avant le roman de Wu Cheng'en, il y eut Les Quatre Voyages[24], un ensemble de quatre récits :

  • la Légende des huit immortels de la grotte d'en haut[25] de Wu Yuantai[26], parfois appelé Voyage en Orient[27].
  • Le Voyage dans le Sud[28] et le Voyage dans le Nord[29] de Yu Xiangdou[30], dont les héros sont deux divinités taoïstes.
  • Le Voyage en Occident[31] de Yang Zhehe[32], sur le même thème que le célèbre roman, mais moins réussi.

Le roman n'aurait comporté au départ que 41 chapitres, une soixantaine de plus auraient été écrits ultérieurement en s'inspirant en partie du Voyage dans le Sud. Par ailleurs, le texte de deux chapitres est présent à peu de chose près dans un recueil coréen de littérature chinoise et le Grand recueil de littérature de Yongle[33] qui prédatent le roman.

Xiyouji Le Voyage en Occident connut deux suites, Suite du voyage en Occident[34] et Deuxième partie du voyage en Occident[35]. Il inspira de nombreux romans : Complément au Voyage en Occident[36] de Dong Shuo[37], version satirique anti-mandchou, deux Nouveau Xiyouji de Chen Jing[38] et Tong Enzheng[39], ainsi que Aussi un voyage en Occident [40].

Influence[modifier | modifier le code]

Particulièrement célèbre en Chine et au Japon, le Xiyouji Voyage en Occident est à la base d'une multitude d'adaptations : suites et imitations littéraires, rouleaux peints, versions simplifiées et illustrées pour les enfants, bandes dessinées, théâtre, Opéra de Pékin, feuilletons télévisés ou téléfilms.

L'expression populaire : être comme un singe dans la paume de Buddha pour dire être impuissant provient d'une scène de ce livre au chapitre VII du livre 2.

Films et téléfilms[modifier | modifier le code]

Il a également inspiré de nombreux films, comme :

  • Le Roi des singes bat le démon de l'os blanc 《孙悟空三打白骨精 Sun Wukong Sanda Baigujing》, 1960, de Yang Xiaozhong et Yu Zhongying.
  • 4 films des Shaw Brothers (SB) (cantonais sous-titré anglais) : The Monkey Goes West (1966), Princess Iron Fan (1966), The Cave of Silken Web (1966), The Land of Many Perfumes (1966) tous réédités en Cd-Vidéo en 2003
  • Xiyouji Journey to the West (Tay Du Ky) : série télévisée (1986) (chinois sous-titré anglais)(actuellement visible sur Youtube) série originale chinoise.
  • Tay Du Ky : série télévisée (1996) (vietnamien sous-titré chinois) (actuellement sur Youtube)
  • Le Roi singe (1994), de Jeffrey Lau et Stephen Chow.
  • Monkey Magic : série télévisée (japonais sous-titrée anglais) (1998-1999)
  • Xiyouji : série télévisée (2000) (chinois sous-titré anglais) (actuellement sur Youtube)
  • L'Empire du roi-singe (Hallmark TV, 2001) (The Lost Empire) avec Bai Ling, Thomas Gibson, Russell Wong, Eddie Marsan et Randall Duk Kim, histoire contemporaine n'ayant que très peu de rapport avec l'histoire originale.
  • A Chinese Tall Story (Chin Din Dai Sing) Cd-Vidéo (2005)
  • Saiyuuki (Saiyûki) de Shingo Katori (dvd japonais sous-titré anglais) (2006)
  • Le Royaume interdit (2008), de Rob Minkoff, avec Jet Li (Sun Wukong), Jackie Chan et Collin Chou.

Dessins-animés et films d'animation[modifier | modifier le code]

Il a inspiré de nombreux dessins animés, comme :

  • La Princesse à l'éventail de fer : le troisième long métrage chinois en noir et blanc, en 1941.
  • Le premier long métrage du japonais Osamu Tezuka sous le nom 西遊記 (traduit en anglais par Alakazam the Great, 1960), adapté de sa série de manga nommée La légende de Songoku (hiragana : ぼくのそんごくう ; rōmaji : Boku no Songoku) crée de 1952 à 1959.
  • Un long métrage couleur des studios de Shanghaï, très célèbre en Chine : Le Roi des singes (Danao Tiangong, ou 大闹天宫 Grand Bruit dans le Palais du Ciel), 1965
  • La série animée japonaise Dragon Ball (anime), par Akira Toriyama, dérivée du manga du même nom, qui est une très libre adaptation du Voyage en occident mais basée sur les arts martiaux, le combat, l'affrontement avec des ennemis surpuissants.
  • La série animée japonaise Naruto, par Masashi Kishimoto, dérivée du manga du même nom, s'inspire pour quelques éléments du Voyage en occident, Naruto étant aussi inspiré par Dragon Ball, lui-même inspiré par le roman chinois.
  • La série animée japonaise Gensômaden Saiyuki (西遊記 romaji : Saiyuki, le voyage extrême)
  • La télévision centrale chinoise (CCTV) a également sorti une série animée plus fidèle au roman, intitulée Xiyouji (西遊記), des Shaw Brothers dont les vidéos sont librement disponibles en streaming sur baidu (cf liens externes).
  • Xiyouji : série animée de 52 épisodes retraçant les aventures du roman (assez fidèle) (vidéos disponibles sur Youtube et depuis peu la version anglaise sous-titrée des 2 premiers épisodes).

À noter aussi une adaptation libre de la légende dans le manga Love Hina par Ken Akamatsu et la série animée du même nom, dans le chapitre 37 (Volume 5).

  • Dans Beelzebub les héros font une parodie du voyage en occident.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Illustration[modifier | modifier le code]

Il a été illustré récemment par le peintre chinois Wang MeiFang qui a peint sur soie de nombreuses scènes célèbres.

Sun Wukong et dans une moindre mesure Zhu Bajie font l'objet d'innombrables utilisations graphiques. Un enfant turbulent peut être comparé à Sun Wukong, « Zhu Bajie » est une moquerie lancée à quelqu'un qui vient de faire une bourde.

Littérature étrangère[modifier | modifier le code]

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

  • La légende de Songoku de Osamu Tezuka
  • Dragon Ball (manga) de Akira Toriyama
  • Le Roi des Singes Vole les Fruits Célestes de Mei Ying (les Livres du Dauphin, 1990)
  • Le Dieu Singe de Jian Yi et Jean-David Morvan
  • Saiyukiden l'Étrange Voyage vers l'Occident de Terada Katsuya (2 tomes pour l'instant, 1998)
  • Le Voyage en Occident (Manhua de Peng Chao et Chen Weidong), série en cours (5 tomes)
  • Le singe de Silverio Pisu et Milo Manara
  • Gensomaden Saiyuki (manga) de Kazuya Minekura
  • Patariro Saiyuki (manga de Mineo Maya) (série arrêtée à 6 tomes hélas)
  • La Pérégrination vers l'Ouest de Tsai Chih Chung et Rebecca Peyrelon-Wang (éditions You Feng, 2007)
  • La Légende du Roi Singe de Tsai Chih Chung et Rebecca Peyrelon-Wang (éditions You Feng, 2007)
  • Saint (Dashengwang) de Khoo Fuk Lung : série de manhua habile mélange du Xiyouji et du Fengshen Yanyi, où les personnages principaux sont inspirés des deux romans.
  • Asobotto Senki Gokū ou Monkey Typhoon hors du japon, est un manga (adapté par la suite en dessin animée) écrit par Tadashi Agi et illustré par Romu Aoi, dont les personnages ainsi que l'histoire sont inspirés du Voyage en Occident.

Jeux-vidéo[modifier | modifier le code]

  • Enslaved: Odyssey to the West du studio Ninja Theory est un jeu d'action-aventure librement inspiré du conte.
  • SonSon : Un jeu d'arcade créé par Capcom, dont le personnage éponyme du jeu est une caricature de Sun Wukong. La petite-fille de SonSon (Également appelée SonSon) est un personnage jouable dans Marvel vs. Capcom 2.
  • Xiyouji sur la Nintendo NES (1994), un jeu de plateau et de baston basé sur le roman
  • Saiyuki Journey West : un jeu de stratégie et d'aventure retraçant la trame du roman originel (Playstation, Koei 2001)
  • Megaman: The Wily Wars : Trois nouveaux boss du jeu sont basés sur des personnages du Voyage en Occident.
  • Monkey Magic : jeu de plateau chronométré (sans sauvegarde) sur DS (2007)
  • League of legend: Un des champions du jeu league of legend reprend le personnage Son Wukong. Ses caractéristiques sont semblables avec un baton qui peut s'allonger, un nuage magique, ainsi que la possibilité de créer un clone de lui même.
  • One Piece sur PS3 inspiré du manga et de l'anime japonais du même nom de Eiichirō Oda s'est lui aussi inspiré de Sun Wukong pour son personnage Monkey D. Luffy.
  • S.y.k  : une série de jeux de Idea Factory sortit uniquement au japon et est inspirée du Voyage en Occident.
  • SMITE : Il est possible de jouer Sun Wukong ur le jeu SMITE. Ses caractéristiques sont similaires à celles du personnage : un bâton qui s'allonge, un nuage magique ainsi que la possibilité de se transformer en différents animaux.

Bibliographies[modifier | modifier le code]

  • Le Singe Pèlerin, de Wou Tch'eng-En par George Deniker, traduit de la version anglaise d'Arthur Waley, éditions Payot (1951 et 1990).
  • le Si Yeou Ki Voyage en Occident de Louis Avenol (traduction) (éditions du Seuil 1957 en 2 volumes)
  • Xiyouji La Pérégrination Vers l'Ouest, par Wu Cheng'en, 2 volumes, texte intégral, Gallimard, coll. "La Pléiade", 1312 et 1200 p.
  • l'Epopée du Roi Singe de Pascal Fauliot (éditions Casterman épopée, 2000 et 2008)
  • Recherches sur les Superstitions en Chine, le Panthéon Chinois de Père Henri Doré (éditions You Feng, 1995)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Nom religieux ; nom personnel Chen Hui 陳褘
  2. (李卓吾)
  3. (汪象旭)
  4. (清朝 Qingchao)
  5. (西遊証道書 Xiyouzheng Daoshu)
  6. (宋朝 Songchao)
  7. (满族 un minorité nationale chinoise)
  8. (明朝 Mingchao)
  9. (淮安)
  10. 黄虞稷
  11. (劉脩業)
  12. (顏景常)
  13. (唐朝 Tangchao)
  14. (西夏朝 Xixiachao)
  15. (大唐西域记 Datang Xiyouji)
  16. (辯機)
  17. (太宗)
  18. (慧立)
  19. (彦悰)
  20. (大慈恩寺三藏法師傳 Daci Ensi Sanzang Fashifu)
  21. (取經詩話 Qujing shihua)
  22. (西遊記雜剧 Xiyouji Zaju)
  23. (元朝 Yuanchao)
  24. (四遊記 Siyouji)
  25. (上洞八仙傳 Shangdong Baxianfu)
  26. (吴元泰)
  27. (東遊記 Dongyouji)
  28. (南遊記 Nanyouji)
  29. (北遊記 Beiyouji)
  30. (余象鬥)
  31. (西遊記 Xiyouji)
  32. (楊志和)
  33. (永樂大典)(chap.10)
  34. (續西遊記 Xuxiyouji)
  35. (後西遊記 Houxiyouji)
  36. (西遊補 Xiyoubu)
  37. (董說)
  38. (陳景)(新西遊記 Xinxiyouji)
  39. (童恩正) (西遊新記 Xiyouxinji)
  40. (也是西遊 Yeshixiyou)