Le Voile des illusions (film, 2006)

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Le Voile des illusions
Description de cette image, également commentée ci-après

La rivière Li dans la région du Guangxi
Photo d'Ariel Steiner

Titre original The Painted Veil
Réalisation John Curran
John Mahaffie (réalisateur seconde équipe)
Scénario Ron Nyswaner d'après le roman de William Somerset Maugham La Passe dangereuse
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner China Film HG Corp.
Warner Independent Pictures
Bob Yari Productions
Class 5 Films
The Colleton Company
The Mark Gordon Company
Pays d’origine Drapeau de la République populaire de Chine Chine
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 126 minutes
Sortie 2006

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Voile des illusions (The Painted Veil) est un film sino-américain réalisé par John Curran d'après le roman La Passe dangereuse, film sorti en 2006.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Kitty Garstin, une belle jeune femme plutôt frivole de la haute société londonienne des années 1920, la trentaine avancée et toujours célibataire, est pressée de se marier par ses parents qui arrangent, à son insu, une rencontre avec le bactériologiste Walter Fane. Celui-ci, conventionnel et compassé, est déjà très amoureux de Kitty alors qu'elle l'a à peine remarqué. Lorsqu'il lui demande de l'épouser, elle temporise jusqu'à ce qu'elle découvre que le mariage a été prémédité par sa famille. Sans autre possibilité d’enfin échapper à l'emprise de sa mère, elle accepte et le couple part pour la Chine où Walter est délégué par le gouvernement britannique au département de la recherche de Shanghai. Kitty, désœuvrée, s'éprend d'un homme marié, le séduisant diplomate Charlie Townsend, avec lequel elle entame une liaison. Walter ne tarde pas à découvrir l'adultère de sa femme et, ulcéré, lui signifie son intention de demander le divorce. Kitty reste désemparée, car, à l'époque, le divorce au profit du mari était encore infamant pour la femme. Walter propose alors de lui accorder le divorce en sa faveur à condition qu'elle fasse un mariage respectable avec Charlie qui prétend vouloir divorcer pour elle sinon elle devra l'accompagner dans sa mission médicale au fin fond du sud de la Chine (où sévit une grave épidémie de choléra). Les illusions de Kitty s'effondrent devant le refus poli de son amant et elle n'a plus qu'à suivre Walter qui connaissait déjà le passé de Charlie Townsend. Tandis que Walter, profondément meurtri, se mure dans un profond mutisme et s'immerge dans sa mission, Kitty connaît l'isolement et une vie précaire dans une région où le choléra provoque une hécatombe. De surcroît, les Britanniques sont bientôt menacés par des groupuscules chinois à la suite d'un malheureux affrontement. Par l'intermédiaire de leur seul et dévoué voisin, Waddington, Kitty rencontre la mère supérieure du couvent français. Les religieuses sont aussi victimes de l'épidémie et Kitty commence alors à œuvrer pour le couvent. En même temps que, par son dévouement, Kitty devient plus mûre et responsable, Walter se défait de son inflexibilité et son regard sur Kitty se fait moins sévère. Le couple va petit à petit se régénérer en affrontant de multiples épreuves…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Tournage[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

  • Musiques additionnelles[2] :
    • Gnossienne 1 d'Erik Satie interprété au piano par Lang Lang,
    • Reste avec moi (Abide with Me), hymne chrétien, paroles d’Henry Francis Lyte et musique de William Henry Monk, arrangé par Evan Chen et interprété par The Choir of the Beijing Takahashi Culture and Art Centre (Chine),
    • Su San Qi Jie, chant traditionnel chinois arrangé et interprété par Liu Zheng,
    • Il court, il court, le furet, chant traditionnel français arrangé par Evan Chen et interprété par The Choir of the Beijing Takahashi Culture and Art Centre,
    • À la claire fontaine, chant traditionnel français interprété par Les Petits Minous (solistes Nicole Porebski et Lila Deschamps), piano Roger Pouly et la participation de The Choir of the Beijing Takahashi Culture and Art Centre.

Accueil[modifier | modifier le code]

  • Le Journal du dimanche[3]: « Ce drame romantique étudie avec minutie la désagrégation d'un couple suite à la trahison, le poids de la culpabilité et l'apprentissage du pardon. […] Ici, la passion cède à la répression, un parti pris qui se révèle rapidement frustrant. Reste une vision réaliste de la Chine de l'époque s'élevant contre le colonialisme ».
  • Première[4] : « Jamais anachronique, plus classe que classique, le film de Curran se paie le luxe de paraître moderne alors qu’il se déroule dans la Chine de 1925. Les décors naturels sont éblouissants, comme le duo de comédiens, possédé par une fièvre assez rare sur les écrans ».
  • Télé 7 jours[5] : « La romance, inspirée de La Passe dangereuse, le beau roman de William Somerset Maugham, s’inscrit dans la pure tradition des histoires d’amour épiques hollywoodiennes. C’est la beauté des images qui prévaut dans l'étrange voyage initiatique, quoiqu’un peu long, au cœur de la Chine du sud, personnage à part entière, et superbement filmée ».

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'un des plus célèbres top-modèles féminins chinois, son portrait : (en) « Lu Yan, the new face of China? » sur Pekingduck.org
  2. Sources : accréditations au générique de fin et site The SoundtrackINFO project
  3. Extrait de la critique de Stéphanie Belpêche.
  4. Critique de Mathieu Carratier.
  5. Critique de Viviane Pescheux.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Remake après Le Voile des illusions de Richard Boleslawski, avec Greta Garbo et Herbert Marshall (1934), et La Passe dangereuse (The Seventh Sin) de Ronald Neame, avec Eleanor Parker et Bill Travers (1957).

Liens externes[modifier | modifier le code]