Le Vieux Cordelier

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Première du Vieux Cordelier.

Le Vieux Cordelier est un journal rédigé par Camille Desmoulins, et dont six numéros parurent du au . Un septième numéro, écrit en février 1794, est longtemps resté inédit.

Camille Desmoulins a écrit ce journal à l'instigation de Georges Jacques Danton, qui l'encourage à en faire la tribune de l'Indulgence et des Indulgents, et par Maximilien de Robespierre qui entend en faire un concurrent pour Le Père Duchesne et une arme contre les Hébertistes. Pour Camille Desmoulins ses raisons personnelles étaient les suivantes : le journaliste Camille Desmoulins devait, en attaquant, se défendre contre les accusations que lui avaient values ses fréquentations, qu'il avait longtemps accordées au général Dillon.

Numéros 1 et 2[modifier | modifier le code]

Le premier numéro paru le , pour le deuxième numéro le . Dans ces deux premiers numéros. Camille Desmoulins engagea un duel avec Jacques-René Hébert par le biais de son propre journal Le père Duchesne, il y fait aussi une violente et talentueuse diatribe contre les ultra-révolutionnaires. Le numéro 1 semble écrit à la gloire de Maximilien de Robespierre. Le numéro 2 est toujours approuvé par Maximilien de Robespierre. Il y attaquait surtout Anarchasis Cloots, le qualifiant de pseudo-montagnard qui avait pris fait et cause pour la gironde dans le débat sur la guerre à l'hiver-1791-1792, et de pseudo-orateur du genre humain, qui ne voyait la liberté universelle que par la guerre de conquête, et qui dans l'affaire des colonies en 1791 prenait parti pour Barnave contre Brissot, fondateur de la Société des Amis des Noirs, pour le maintien de la domination blanche.

Numéro 3[modifier | modifier le code]

Camille Desmoulins change de ton dans ce numéro 3. Dans ce numéro du , Camille Desmoulins dénonce la Terreur, son texte dans ce numéro a tourné à la satire anti-gouvernementale.

Numéro 4[modifier | modifier le code]

Dans le numéro quatre, du , Camille Desmoulins appelle à l'ouverture des prisons et tresse des couronnes civiques à Maximilien de Robespierre.

Numéro 5[modifier | modifier le code]

Camille Desmoulins veut éviter l'escamotage de l'affaire François Chabot et y fait un violent réquisitoire anti-hébertiste.

Numéro 6[modifier | modifier le code]

Le numéro six parut le . Dans ce numéro, Camille Desmoulins reconnaîtra cet échec : « Hébert a eu sur moi un triomphe complet ». Il félicitera toujours Hébert de s'être converti au « sans-culotte Jésus ».

Numéro 7[modifier | modifier le code]

Le dernier numéro ne verra jamais le jour. Dans ce numéro, Camille Desmoulins réclamait la paix et s'en prenait aux membres du Comité de sûreté générale qui avaient étouffé l'affaire François Chabot. Il y faisait aussi un plaidoyer pour la liberté de la presse. Il attaque aussi un discours de Robespierre, prononcé contre le peuple anglais le au club des jacobins. Camille Desmoulins reprochait à son ancien ami de tenir un discours belliciste de type brissotin, qu'ils combattaient légitimement l'un et l'autre à l'hiver 1791-1792.

Les troisième et quatrième numéros du Vieux Cordelier eurent un retentissement considérable.

Lien externe[modifier | modifier le code]