Le Val-d'Esnoms

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Le Val-d'Esnoms
Le Val-d'Esnoms
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Arrondissement de Langres
Canton Villegusien-le-Lac
Intercommunalité Communauté de communes d'Auberive Vingeanne et Montsaugeonnais
Maire
Mandat
Philippe Rachet
2014-2020
Code postal 52190
Code commune 52189
Démographie
Population
municipale
382 hab. (2016 en augmentation de 2,41 % par rapport à 2011)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 22″ nord, 5° 12′ 51″ est
Superficie 32,48 km2
Localisation

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Le Val-d'Esnoms est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans le sud Haute-Marne. Elle regroupe trois anciennes communes : Esnoms-au-Val (le chef-lieu), Châtoillenot et Courcelles-Val-d'Esnoms.

Histoire[modifier | modifier le code]

Commune formée en 1972 avec la fusion des communes de Esnoms-au-Val, Châtoillenot et de Courcelles-Val-d'Esnoms.

Châtoillenot[modifier | modifier le code]

Il existe à Châtoillenot un tumulus protohistorique et un premier château qui existait du XIIe siècle au XVe siècle dont il reste quelques vestiges sur un promontoire qui est séparé du plateau par un profond fossé (comme pour un oppidum); un château classique a été reconstruit à côté au XIXe siècle. L'église Saint-Étienne, dont le chœur date du XIIe siècle, a été restaurée en 1854.

Courcelles[modifier | modifier le code]

Courcelles (Corcellae, 1217) est une ancienne paroisse succursale d'Esnoms dont l'église qui est dédiée à saint Michel, avec une chapelle saint Antoine, a été reconstruite au XIXe siècle. Les dîmes étaient prélevées par l'évêque de Langres. La paroisse relevait sur le plan spirituel du Doyenné de Grancey et sur le plan fiscal de la généralité de Champagne, élection et bailliage de Langres, mais sa justice ressortissait de la prévôté de Montsaugeon qui était régie par la Coutume de Sens et qui avait un bailli particulier, représenté à Courcelles par un mayer, avec un procureur fiscal et un greffier. Il existait un couvent de carmes dont l'ancienne porte présente sur son fronton l'inscription datée de 1698 : Jesus Hominum Salvator - Domina - Beata Maria - Semper Domini - Anno Domini 1698[1].

Le territoire de Courcelles comprends au nord les côteaux qui terminent la plateau de Langres avec une exposition méridionnale qui donnaient un vin très apprécié. La vigne avaiet été plantées par les moines cistercien de l'abbaye d'Auberive dont l'abbé possédait en 1479 une maison rue Oultre-Coste, pour servir de cellier lors des vendanges. La seigneurie qui relevait féodalement du comté de Montsaugeon appartenait à plusieurs seigneurs parmi lesquels on trouve Pierre de Choiseul qui était aussi seigneur de Saint-Broingt en 1499, Philibert Pietrequin qui était aussi seigneur de Prangey, de Chatoillenot et de Vesvres en 1688, et par Henri Leclerc de Courcelles, seigneur de Rançoonnières et de Parnot, qui est évoqué en 1770 par Denis Diderot dans Les deux amis de Bourbonne. Elisabeth Leclerc de Courcelles, dame de Courcelles, Parnoy-en-Bassigny, Rançonnières, apporte la seigneurie Louis Chevalier, noble, conseiller au Parlememnt de Paris par son son mariage à Paris le 26 juillet 1736. Le château de Courcelles, reconstruit à cette époque, a été acheté en 1793 pour 15 000 livres par Jean-Baptiste Godard (1741-1818), maître horloger du roi Louis XV, pour s'y réfugier et y finir ses jours.

Esnoms[modifier | modifier le code]

Esnoms, une fausse étymologie donne à son nom écrit au XVIIIe siècle « Val des Nones » pour origine un couvent de religieuses établies dans le vallon; en réalité le toponyme mentionné dès le XIIe siècle dans le cartulaire d'Auberive est Les Nuz en 1195, Finagium des Nuz en 1198, Les Nonz en 1206, Vallis de as Nunz en 1242, Les Noms en 1464, Esnoms en 1528. Sa seigneurie s'étendait sur les villages de Courcelles et de Chatoillenot. La cure d'Esnoms est une des plus anciennes du Diocèse de Langres, elle était, dans les plus anciens documents et jusqu'en 1789, le siège du doyenné de Grancey, et elle avait comme succursales Courcelles. Son église dédiée à saint Valère a été reconstruite par les évêques de Langres qui étaient, comme comtes de Montsaugeon, les seigneurs supérieurs du Val d'Esnoms.
Esnoms est mentionnée comme paroisse plantée de vignes en 1135 lors de la fondation de l'abbaye d'Auberive par les moines de moines de Clairvaux ; Roger, fils d'autre Roger, seigneur de Chalancey, et Renault de Châtillon, leur donnent les dîmes perçues sur les vignes d'Esnoms. Les moines possédaient à l'entrée du bourg une maison mentionnée en 1227[2] abritant un pressoir et un cellier au lieu dit la Petite-Auberive. Sous la Révolution française, la maison des Messieurs d'Auberive a été confisquée aux moines comme bien national et achetée le 8 ventôse de l'an III à un bourgeois, François Battonot, notaire à Esnoms. C'est un bâtiment de cinq travées régulières et deux étages carrés sur cave voutée avec comble à quatre pentes couvert de tuiles plates, le rez-de-chaussée était accessible en milieu de façade par un escalier droit comme les maisons de vignerons. La maison existe toujours. Le chartrier d'Auberive conserve en grande partie les actes relatifs à Esnoms qui indiquent la permanence des toponymes et de certains noms de familles.
Un hôpital est mentionné à Esnoms au XIIIe siècle.
La paroisse fut entièrement dépeuplée en 1480. Son église, dédiée à saint Valère, a été reconstruite par les évêques de Langres qui étaient seigneurs d'Esnoms jusqu'en 1789.

Les coteaux du Sud de la Haute-Marne, qui s'étendent sur les communes de Montsaugeon, Prauthoy, Courcelles-Val-d'Esnoms, Chatoillenot, Vaux-sous-Aubigny étaient plantés en vigne depuis le Moyen Âge et donnaient un vin assez réputé. Ces vignobles appartenaient aux familles de Langres dont les maires, accompagnés de hallebardiers et de tambours, venaient solennellement publier les bans de vendanges chaque automne. Le phylloxera de 1882 provoqua l'abandon de la culture de la vigne et la disparition des vignerons, mais depuis 1980 des vignes appelées le Muid Montsaugeonnais ont été replantées, conjointement avec le finnage "En Charmont" à Chatoillenot.

Une autre activité était le tissage du lin.

Héraldique[modifier | modifier le code]

[[Image:|Blason à dessiner|100px]] Blason D'azur plain ; au chef d'argent chargé d'un A senestré d'un pic accolé et posé en fasce, le manche à dextre, le tout de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Guy Janaud[3]    
2013 En cours Philippe Rachet PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2016, la commune comptait 382 habitants[Note 1], en augmentation de 2,41 % par rapport à 2011 (Haute-Marne : -2,35 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
565593583551578555535520518
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
461482489448440440421410381
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
342333323280278240240201197
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
171147353315310315365372371
2016 - - - - - - - -
382--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Étienne de Châtoillenot, chœur du XIIe siècle, restauration en 1854.
  • Église Saint-Michel de Courcelles.
  • Église Saint-Valère d'Esnoms, reconstruction, maître-autel et mobilier du XVIIIe siècle.

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Monuments et sites naturels[modifier | modifier le code]

La commune borde la forêt de Champberceau qui s'étend sur le département de la Côte-d'Or.

Les rives du Badin et du Cousin (rivières) offrent des promenades agréables.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Bizot de Fonteny (1825-1908), sénateur de la Haute-Marne, fut maire de Chatoillenot de 1896 à son décès.
  • Pierre de Choiseul (+1505), chambellan du duc François II de Bretagne, baron de Clefmont, seigneur de Montsaujon, Courcelles, Saint-Broingt en 1499.
  • Joseph Cressot (1882-1954), inspecteur général de l'Instruction publique en 1941, auteur du Pain au lièvre (1943), de Jean du bois (1950) et de divers ouvrages pédagogiques comme la Grammaire publiée chez Bourrelier, puis Armand Colin : CP, CE, CM, Fin d'études.
  • François Frémyot (Leuchey 1610 - Courcelles 1672), procureur fiscal de la seigneurie. Ses fils et petit-fils François Fremyot (1656-1736) et Nicolas Frémyot (1688-1758) lui succèdent.
  • Joseph-Philibert Girault de Prangey (Langres 1804 - Courcelles-Val-d'Esnoms 1892).
  • Jean-Baptiste Godard (Chargey-lès-Gray 1741 - Courcelles 1818), maître horloger du roi établi rue Sainte-Avoye à Paris, à la Révolution il se réfugie à Langres et achète le château de Courcelles où il finit ses jours.
  • Clermont Gallerande , peintre du milieu de la chasse et du cheval y est né en 1838.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jolibois.
  2. "En 1227, Messire Guido, écuyer, et sa femme, vendent une émine de froment et 2 deniers de cent à prendre chaque année dans la maison d'Esnoms appartenant aux Messieurs d'Auberive."
  3. Décédé en cours de mandat.
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  8. « Figurez-vous une gorge étroite s'ouvrant dans la roche ombragée. A la naissance même de cette gorge s'élève la villa, copiée sur le modèle d'une des maisons de plaisance de la Corne d'Or. Les murs, les fenêtres tréflées, les balcons, sont tapissés de fleurs exotiques; autour de la légère coupole du toit, les hirondelles se poursuivent avec des cris joyeux; au-dessous des balcons, une source vive sort du rocher. Tout cela est splendidement éclairé, et pour rafraîchir les regards aveuglés de tant de clarté, partout dans le voisinage de l'habitation, un luxuriant épanouissement de feuillages verts et de fleurs, un parfum d'héliotrope et d'oranger, un bruit d'eaux vives et un mélodieux bourdonnement d'abeilles. Une royale fête des yeux ! » (André Theuriet, 1910, Sous-Bois)