Le Val-d'Esnoms

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Le Val-d'Esnoms
Le Val-d'Esnoms
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Arrondissement de Langres
Canton Villegusien-le-Lac
Intercommunalité Communauté de communes d'Auberive Vingeanne et Montsaugeonnais
Maire
Mandat
Philippe Rachet
2014-2020
Code postal 52190
Code commune 52189
Démographie
Population
municipale
1 005 hab. (2015 en augmentation de 0,27 % par rapport à 2010)
Densité 31 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 41′ 22″ nord, 5° 12′ 51″ est
Superficie 32,48 km2
Localisation

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Le Val-d'Esnoms est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans le sud Haute-Marne. Elle est composée de trois villages distincts : Esnoms-au-Val (le chef-lieu), Châtoillenot et Courcelles-Val-d'Esnoms.

Histoire[modifier | modifier le code]

Commune formée en 1972 avec la fusion des communes de Esnoms-au-Val, Châtoillenot et de Courcelles-Val-d'Esnoms.

Il existe à Châtoillenot un tumulus protohistorique et un premier château qui existait du XIIe siècle au XVe siècle dont il reste quelques vestiges sur un promontoire qui est séparé du plateau par un profond fossé (comme pour un oppidum); un château classique a été reconstruit à côté au XIXe siècle. L'église Saint-Étienne, dont le chœur date du XIIe siècle, a été restaurée en 1854.

Courcelles (Corcellae, 1217) est une ancienne paroisse dont l'église est dédiée à saint Michel, avec une chapelle dédiée à saint Antoine. Les vignes avaient été plantées par les moines d'Auberive dont l'abbé possédait en 1479 une maison rue Oultre-Coste, pour servir de cellier lors des vendanges. Les dîmes étaient prélevées par l'abbaye d'Auberive. La seigneurie appartenait à différents seigneurs des environs qui la donnèrent dès le XIIIe à l'Église. La paroisse était de la généralité de Champagne, élection et bailliage de Langres, mais sa justice ressortissait de la prévôté de Montsaugeon.

Esnoms, qui est mentionnée comme paroisse au XIIe siècle, son hôpital au XIIIe siècle, fut entièrement dépeuplée en 1480. Son église dédiée à saint Valère a été reconstruite par les évêques de Langres qui étaient seigneurs d'Esnoms jusqu'en 1789.

Les coteaux du Sud de la Haute-Marne, qui s'étendent sur les communes de Montsaugeon, Prauthoy, Courcelles-Val-d'Esnoms, Chatoillenot, Vaux-sous-Aubigny étaient plantés en vigne depuis le Moyen Âge et donnaient un vin assez réputé. Ces vignobles appartenaient aux familles de Langres dont les maires, accompagnés de hallebardiers et de tambours, venaient solennellement publier les bans de vendanges chaque automne.

Une autre activité était le tissage du lin.

Héraldique[modifier | modifier le code]

[[Image:|Blason à dessiner|100px]] Blason D'azur plain ; au chef d'argent chargé d'un A senestré d'un pic accolé et posé en fasce, le manche à dextre, le tout de sable.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   Guy Janaud[1]    
2013 en cours Philippe Rachet PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[2]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[3].

En 2015, la commune comptait 375 habitants[Note 1], en augmentation de 0,27 % par rapport à 2010 (Haute-Marne : -2,65 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
565593583551578555535520518
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
461482489448440440421410381
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
342333323280278240240201197
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
171147353315310315365372371
2015 - - - - - - - -
375--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[5].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Étienne de Châtoillenot, chœur du XIIe siècle, restauration en 1854.
  • Église Saint-Michel de Courcelles.
  • Église Saint-Valère d'Esnoms, reconstruction, maître-autel et mobilier du XVIIIe siècle.

Monuments civils[modifier | modifier le code]

Monuments et sites naturels[modifier | modifier le code]

La commune borde la forêt de Champberceau qui s'étend sur le département de la Côte-d'Or.

Les rives du Badin et du Cousin (rivières) offrent des promenades agréables.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Pierre Bizot de Fonteny (1825-1908), sénateur de la Haute-Marne, fut maire de Chatoillenot de 1896 à son décès.
  • Pierre de Choiseul (+1505), chambellan du duc François II de Bretagne, baron de Clefmont, seigneur de Montsaujon, Courcelles, Saint-Broingt en 1499.
  • Joseph Cressot (1882-1954), inspecteur général de l'Instruction publique en 1941, auteur du Pain au lièvre (1943), de Jean du bois (1950) et de divers ouvrages pédagogiques comme la Grammaire publiée chez Bourrelier, puis Armand Colin : CP, CE, CM, Fin d'études.
  • François Frémyot (Leuchey 1610 - Courcelles 1672), procureur fiscal de la seigneurie. Ses fils et petit-fils François Fremyot (1656-1736) et Nicolas Frémyot (1688-1758) lui succèdent.
  • Joseph-Philibert Girault de Prangey (Langres 1804 - Courcelles-Val-d'Esnoms 1892).
  • Jean-Baptiste Godard (Chargey-lès-Gray 1741 - Courcelles 1818), maître horloger du roi établi rue Sainte-Avoye à Paris, à la Révolution il se réfugie à Langres et achète le château de Courcelles où il finit ses jours.
  • Clermont Gallerande , peintre du milieu de la chasse et du cheval y est né en 1838.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décédé en cours de mandat.
  2. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  3. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  6. « Figurez-vous une gorge étroite s'ouvrant dans la roche ombragée. A la naissance même de cette gorge s'élève la villa, copiée sur le modèle d'une des maisons de plaisance de la Corne d'Or. Les murs, les fenêtres tréflées, les balcons, sont tapissés de fleurs exotiques; autour de la légère coupole du toit, les hirondelles se poursuivent avec des cris joyeux; au-dessous des balcons, une source vive sort du rocher. Tout cela est splendidement éclairé, et pour rafraîchir les regards aveuglés de tant de clarté, partout dans le voisinage de l'habitation, un luxuriant épanouissement de feuillages verts et de fleurs, un parfum d'héliotrope et d'oranger, un bruit d'eaux vives et un mélodieux bourdonnement d'abeilles. Une royale fête des yeux ! » (André Theuriet, 1910, Sous-Bois)