Le Vénérable W.

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le Vénérable W.
Réalisation Barbet Schroeder
Pays d’origine Drapeau de la France France, Drapeau de la Suisse Suisse
Genre documentaire
Durée 95 minutes
Sortie 2017

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Vénérable W. est un documentaire franco-suisse réalisé par Barbet Schroeder, sorti en 2017.

Le titre fait référence au moine bouddhiste Ashin Wirathu, auquel le documentaire est consacré.

Sujet[modifier | modifier le code]

Le réalisateur s'est rendu à Mandalay pour interviewer le moine bouddhiste birman Ashin Wirathu, leader du mouvement nationaliste 969 et du parti racialiste Ma Ba Tha. Le film relate également la tragédie des minorités musulmanes rohingyas, Wirathu étant l'un des initiateurs de leur persécution.

Le film doit être envisagé comme la conclusion d'une trilogie sur le mal, entamée par le réalisateur avec Général Idi Amin Dada : Autoportrait en 1974 et L'Avocat de la terreur, sur Jacques Vergès, en 2007[1].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Personnages interrogées :

  • Ashin Wirathu
  • U. Zanitar (ancien Maître de Wirathu)
  • Kyaw Zayar Htun (journaliste birman)
  • U. Kaylar Sa (moine leader de la révolution de safran)
  • Matthew Smith (journaliste et humanitaire, créateur de l'organisation Fortify Rights)
  • Abdul Rasheed (personnalité politique rohingya)
  • Carlos Sardiña Galache (journaliste espagnol)
  • U. Galonni (moine influent)

Narration :

Autres :

Accueil[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

L'accueil critique est positif : le site Allociné recense une moyenne des critiques presse de 4,0/5, et des critiques spectateurs à 3,9/5[3].

Pour Frédéric Strauss de Télérama, « la démonstration est magistrale. En même temps qu'il mène son enquête, Barbet Schroeder s'interroge. « Les principes du bouddhisme doivent nous permettre de limiter les mécaniques du mal, dit un moine qui s'oppose à Wirathu. Dès lors qu'il y a violence, le bouddhisme est détruit. » Non seulement le bouddhisme n'a rien empêché ici, mais il est devenu le cheval de Troie de l'horreur. De quoi pousser le réalisateur vers une méditation plus universelle sur le venin de la parole haineuse. »[4].

Pour Serge Kaganski des Inrockuptibles, « comme dans les deux précédents volets de sa trilogie, Barbet Schroeder montre sans juger, faisant entière confiance à l'intelligence du spectateur. [...] Schroeder nous rappelle une fois encore que les pires horreurs ne sont pas étrangères à l'humanité mais lui sont consubstantielles. Les salauds ne sont pas des monstres ou des extraterrestres mais des êtres humains »[5].

Box-office[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « L'invité de la rédaction – Barbet Schroeder, réalisateur, producteur et acteur de cinéma », sur rts.ch, (consulté le 29 juin 2017)
  2. Présenté dans la catégorie : "Séances spéciales" sur le site de Unifrance Films
  3. « Le Vénérable W. », sur Allociné (consulté le 15 juin 2017).
  4. Frédéric Strauss, « On the Milky Road », sur Télérama, (consulté le 3 août 2017)
  5. Serge Kaganski, « “Le Vénérable W”: plongée fascinante dans la communauté du “Dalaï lama du mal” », sur Les Inrockuptibles, (consulté le 3 août 2017)
  6. JP-Boxoffice.com ; page du film Le Vénérable W. consulté le 3 août 2017.

Liens externes[modifier | modifier le code]