Le Souper (film, 1992)

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Le souper
Réalisation Édouard Molinaro
Scénario Édouard Molinaro
Yves Rousset-Rouard
Jean-Claude Brisville
Acteurs principaux
Sociétés de production Trinacra Films
Parma Films
France 2 Cinéma
Canal+
Sofica Investimage 4
Cofimage 4
Procirep
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre historique
drame
Durée 90 minutes
Sortie 1992

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Souper est un film français réalisé par Édouard Molinaro et sorti le 23 décembre 1992, adaptation de la pièce de théâtre du même nom, de Jean-Claude Brisville.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Paris, 6 juillet 1815. Le peuple français est inquiet pour son avenir : Napoléon ayant été vaincu à Waterloo, le pays se retrouve sans dirigeant. Talleyrand le Ministre des Affaires étrangères invite à diner dans son hôtel Fouché le Ministre de la Police pour en discuter et choisir un nouveau souverain pour la France. Commence alors un long duel verbal entre les deux hommes : Talleyrand pense qu'il faut revenir à la monarchie et mettre Louis XVIII sur le trône, Fouché hésite car il a autrefois fait décapiter Louis XVI et craint que son frère Louis XVIII ne cherche à se venger. Fouché propose tour à tour Napoléon II, Louis Philippe d'Orléans ou le retour à la démocratie mais Talleyrand reste campé sur sa position. La joute tourne au règlement de comptes lorsque chacun commence à évoquer les crimes que l'autre a commis pour gravir les échelons.

Le film finit par une citation des Mémoires d'Outre-tombe

« Je me rendis chez Sa Majesté : introduit dans une des chambres qui précédaient celle du roi, je ne trouvai personne ; je m'assis dans un coin et j'attendis. Tout à coup une porte s'ouvre : entre silencieusement le vice appuyé sur le bras du crime, M. de Talleyrand marchant soutenu par M. Fouché ; la vision infernale passe lentement devant moi, pénètre dans le cabinet du roi et disparait. Fouché venait jurer foi et hommage à son seigneur ; le féal régicide, à genoux, mit les mains qui firent tomber la tête de Louis XVI entre les mains du frère du roi martyr ; l'évêque apostat fut caution du serment. »

— Chateaubriand - Mémoires d'Outre-tombe

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Le film est censé se dérouler dans la demeure de Talleyrand, l'Hôtel de Saint-Florentin, à l'époque siège du Consulat des États-Unis qui a refusé le tournage. Le film a donc du être tourné à l'hôtel de Monaco, siège de l'ambassade polonaise située par un curieux hasard au 1 rue Talleyrand dans le 7e arrondissement à Paris.
  • Ce film marque les retrouvailles entre Claude Rich et Claude Brasseur qui s'étaient déjà donné la réplique dans La Guerre des polices.
  • Alexandre Brasseur, le fils de Claude Brasseur, fait une apparition dans le rôle d'un badaud au début du film. Son interlocuteur est le comédien Didier Cauchy
  • Claude Rich a été récompensé du César du meilleur acteur pour son interprétation de Talleyrand. Le film a aussi remporté le César des meilleurs costumes.
  • Malgré la précision quasi-chirurgicale des faits et données historiques cités, trois erreurs ont été commises : primo, durant le souper (censé se dérouler en 1815), Fouché appelle Napoléon II l'Aiglon; Or ce surnom d'Aiglon a été donné à Napoléon II par Victor Hugo en 1852 (37 ans après ce souper et 20 ans après la mort de Napoléon II) - Secundo, Fouché affirme que Napoléon Ier a eu deux sœurs or il en a eu trois : Pauline, Caroline et Elisa - Tertio, Talleyrand annonce que le vote à l'Assemblée sur la mort de Louis XVI a eu lieu le 16 janvier 1793 alors que c'était le 15 janvier.
  • Le film montre Talleyrand avec un pied bot coté gauche (sur le tabouret que lui a donné Fouchet) alors que les gravures le représentent TOUJOURS à droite.
  • Le duc d'Enghien, fusillé par Napoléon, n'est pas le petit fils du Grand Condé mais son arrière arrière arrière arrière petit fils : Le Gd Condé - Henri Jules Bourbon Condé - Louis 3 de B.C. - Louis 4 de B.C. - Louis 5 de B.C - Louis 6 de B.C. - et enfin Louis Antoine (Duc d'Enghien) fusillé en 1804.
  • Beaucoup de "bons mots" de Talleyrand (durant toute sa vie) ont été regroupé par E Molinaro au cours de cette soirée fictive.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]