Le Roman de Miraut, chien de chasse

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Le Roman de Miraut, chien de chasse
Auteur Louis Pergaud
Pays Drapeau de la France France
Éditeur Le Mercure de France
Date de parution 1913
Nombre de pages 424
Chronologie

Le Roman de Miraut, chien de chasse est un roman français de Louis Pergaud paru en 1913.

Résumé[modifier | modifier le code]

Lisée, agriculteur mais surtout chasseur et braconnier dans le petit village de Longeverne (Doubs), décide de se remettre à chasser après une période « d'abstinence » consécutive à de trop nombreux démêlés avec le garde-chasse. Il rachète alors un fusil et un chien de chasse, au grand désespoir de la Guélotte, sa femme. Miraut ainsi fait alors son entrée dans le foyer, entre l'affection de son maître et la haine de la Guélotte dont il dérange les habitudes et dont, à l'occasion, il tue les poules.

Le chiot fera l'apprentissage du monde, deviendra un chien de chasse hors pair, suivant l'exemple de la chienne de Philomen, l'ami de Lisée. De nombreuses péripéties renforceront l'attachement réciproque de Lisée et de Miraut et susciteront même, très occasionnellement, l'admiration de la Guélotte.

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Miraut : chien de chasse
  • Lisée : agriculteur et chasseur à Longeverne (commune fictive du Doubs), maître de Miraut
  • La Guélotte : épouse de Lisée
  • Philomen : voisin et ami de Lisée

Thèmes et caractères du roman[modifier | modifier le code]

Miraut apparaît dans deux nouvelles du recueil De Goupil à Margot, publié en 1910 et il est cité, ainsi que son maître Lisée, dans La Guerre des boutons qui paraît en 1912.

Lisée est un bon vivant, sans souci du lendemain, chasseur mais surtout braconnier. La Guélotte est une ménagère au caractère difficile. L'arrivée du chien de la maison révèle l'opposition de caractères et la discorde latente entre mari et femme et Lisée est d'autant plus amical envers son chien qu'il constate que sa femme en est jalouse[1].

De plus, le jeune chiot commet des méfaits domestiques (il tue des poules) et devient source d'ennuis judiciaires pour son maître quand il s'avise de chasser seul en période de fermeture. La séparation temporaire qui s'ensuit fait comprendre à Lisée combien il est attaché à son chien[2]. Elle montre également au lecteur le stoïcisme de Lisée, dans un premier temps sourd aux plaintes de son chien abandonné[1].

Éditions[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b André Beaunier, « Le romancier des bêtes, Louis Pergaud », Revue des Deux Mondes, t. 15,‎ , p. 698-709 (lire en ligne).
  2. Noël Blandin, « Louis Pergaud », sur La République des Lettres (consulté le 20 octobre 2016).