Le Roi en jaune

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Le Roi en jaune
Image illustrative de l'article Le Roi en jaune
Le Roi en jaune,
couverture d'une édition américaine (New York, F. Tennyson Neely, 1895).

Auteur Robert W. Chambers
Genre Recueil de nouvelles fantastique
Version originale
Langue Anglais américain
Titre The King in Yellow
Éditeur F. Tennyson Neely
Pays d'origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Date de parution 1895
Version française
Traducteur Christophe Thill
Éditeur Malpertuis[1]
Collection Absinthes, éthers, opiums
Date de parution 2007
Nombre de pages 267

Le Roi en jaune (The King in Yellow) est un recueil de nouvelles fantastiques de Robert W. Chambers publié en 1895.

Ces récits sont parmi les premiers exemples d'un fantastique qui, par bien aspects, rappellent également les genres du fantasy, du roman d'amour, du roman policier, de l'horreur et, surtout, de la science-fiction par le recours à des récits se déroulant dans un futur proche. Les quatre premières nouvelles du recueil font référence à une mystérieuse pièce de théâtre en deux actes dont le titre, Le Roi en jaune, donne son nom à l'ensemble de l'ouvrage.

Inspirations[modifier | modifier le code]

Les noms Carcosa, Hali et Hastur sont empruntés à Ambrose Bierce, plus particulièrement à ses nouvelles “Un habitant de Carcosa” et “Haita le berger”. Rien ne semble indiquer que Chambers ait été inspiré par ces textes, au-delà de l'emprunt des mots. Ainsi, dans “Haita le berger” Hastur est un dieu des bergers, alors que dans “Le Restaurateur de réputations”, ce nom désigne implicitement un lieu, cité en même temps que les Hyades et Aldébaran[2].

D'autres influences sont possibles. Par exemple, on peut remarquer que le synopsis de la nouvelle Le Masque de la Mort Rouge d'Edgar Allan Poe rappelle beaucoup des passages de la pièce mythique de Chambers : un bal masqué est donné par des aristocrates décadents qui se sont isolés du monde extérieur afin de se protéger d'une terrible épidémie, La Mort Rouge. À minuit un étranger apparaît, vêtu d'un linceul sanglant, déguisé à la manière d'une victime de la Mort Rouge. Alors que les convives outragés tentent de s'emparer de l'étranger afin de le démasquer, ils ne trouvent qu'un linceul vide et un masque ; alors, un par un, ils meurent, terrassés par l'épidémie[3]. Dans les deux récits, les couleurs ont une importance fondamentale, anxiogène, l'ambiance de fête dissimule mal une terreur extrême et enfin, les deux étrangers sont des messagers surnaturels, porteur de mort et de déreliction.

D'autres textes, notamment ceux des auteurs symbolistes, ont pu avoir une influence sur les récits de Chambers. La nouvelle Le Roi au masque d’or[4] de Marcel Schwob, écrivain ami d'Oscar Wilde fut publiée en 1893, très peu de temps après le séjour parisien de Chambers (qui était venu étudier la peinture à l'académie Jullian de 1886 à 1892). Les premières pièces symbolistes de Maurice Maeterlinck constituent également une influence notable. La Princesse Maleine, publiée en France en 1890, et Pelléas et Mélisande (1892), ont eu un retentissement considérable auprès de la critique littéraire de l'époque. Chambers connaissait l'écrivain belge, comme le montre un passage de la nouvelle "A Matter of Interest".

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Salomé d'Oscar Wilde, illustration d'Aubrey Beardsley.

Il est par ailleurs envisageable que la pièce d'Oscar Wilde, Salomé ait pu contribuer à l'élaboration du Roi en jaune. À l'instar de la pièce imaginaire, l'œuvre de Wilde a été tout d'abord publiée en français avant d'être traduite en anglais, puis interdite, du fait d'une réputation sulfureuse. Salomé se présente comme un drame en un acte et met en scène des personnages similaires à ceux de Chambers : une reine (Hérodias) et une princesse (Salomé) décadentes, un roi bientôt maudit (Hérode) et un prophète terrible et solennel (Iokannaan) annonciateur d'événements terribles[5]. Le style solennel et inquiétant, le drame annoncé, inévitable, un sentiment diffus de malaise et d'attente, tous ces éléments évoquent la pièce de Chambers. Au tout début de Salomé, la lune est dépeinte comme « une petite princesse qui porte un voile jaune » ; plus loin, un jeune Syrien dit : « Comme la princesse est pâle ! Jamais je ne l'ai vu si pâle ». Le jeune Syrien est bientôt nommé par Salomé : son nom est Narraboth ; il implore celle-ci de ne pas regarder Iokanaan et, finalement, du fait de la témérité de la princesse, se suicide[6]. Il convient d'ajouter que c'est Marcel Schwob qui a été le correcteur de la version originale de Salomé, en français au profit de son ami Oscar Wilde.

Présentation[modifier | modifier le code]

The Yellow Book, volume 1, juillet 1894, couverture illustrée par Aubrey Beardsley.
Revue représentative des courants esthétisants de la fin de l'époque victorienne.

Les quatre premières histoires présentent en leitmotiv trois éléments spécifiques :

  • Une pièce de théâtre maudite en deux actes, Le Roi en jaune;
  • Un être surnaturel, entité obscure et maléfique connue sous le nom de « Roi en jaune »;
  • Un symbole inquiétant appelé le Signe jaune.

La couleur jaune symbolisait le mouvement décadent puisque les ouvrages français associés à ce mouvement littéraire paraissaient en Angleterre sous des couvertures de cette couleur. En outre, le jaune renvoie aux choix esthétiques de la mode à la fin du XIXe siècle, mises en avant notamment par des ouvrages tels que le Yellow Book[7], une parution littéraire associée à Oscar Wilde et Aubrey Beardsley. La couleur jaune représente également la quarantaine, notamment sur les navires — une allusion à la déréliction, à la maladie, et plus particulièrement aux troubles psychiatriques. Par exemple, la célèbre nouvelle Le Papier peint jaune qui met en scène la descente d'une femme dans la folie est publiée peu de temps avant la sortie du livre de Chambers.

Les quatre premiers récits du recueil de Chambers baignent dans une atmosphère oppressante et sont axées autour de personnages qui sont ou bien des artistes ou bien des dilettantes.

Le premier récit, Le Restaurateur de réputations, se passe dans un futur imaginaire (à l'époque de la publication), l'Amérique des années 1920 ; l'évolution historique imaginée à l'époque par Chambers, très différente des faits connus du lecteur moderne, renforce l'effet de décalage et d'impression d'étrangeté. Les trois autres nouvelles se passent à Paris à la fin du XIXe siècle.

Liste des nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Le Restaurateur de réputations (The Repairer of Reputations)
  • Le Masque (The Mask)
  • Le Signe jaune (The Yellow Sign)
  • La Cour du Dragon (In the Court of the Dragon)
  • La Demoiselle d'Ys (The Demoiselle d'Ys)
  • Le Paradis du prophète (The Prophets' Paradise)
  • La Rue des Quatre-Vents (The Street of the Four Winds)
  • La Rue du premier obus (The Streets of the First Shell)
  • La Rue Notre-Dame des Champs (The Street of Our Lady of the Fields)
  • Rue barrée (Rue Barrée)

La pièce Le Roi en jaune[modifier | modifier le code]

Le Signe jaune : l'artiste Scott et son modèle Tessie, prostrés après avoir lu la pièce
(anonyme, édition illustrée du Roi en jaune, 1902)

La pièce imaginaire Le Roi en jaune est composée de deux actes et d'au moins trois personnages : Cassilda, Camilla et le Roi en jaune.

Le recueil de nouvelles de Chambers présente des extraits de la pièce mythique, en préambule du livre mais aussi de certaines des nouvelles. Par exemple, le recueil présente dans son exergue la Chanson de Cassilda, réputé être extrait de la scène 2 du premier acte de la pièce :

Au long du lac se brisent les vagues de nuages
Les deux soleils jumeaux meurent sur ses rivages
Et les ombres s'allongent
Sur Carcosa

Si étrange est la nuit sous les étoiles noires
Si étranges les lunes tournant au ciel du soir
Mais plus étrange encore
Est Carcosa

Les chansons qu'aux Hyades un jour on chantera
Là où flottent en bruissant les guenilles du Roi
Doivent mourir sans bruit
Dans Carcosa

Ma voix déjà se meurt et le chant de mon âme
Doucement s'évanouit comme sèchent les larmes
Qu'on n'a jamais versées,
À Carcosa

L'introduction de la nouvelle Le Masque nous présente en exergue un autre extrait de la scène 2,d du premier acte :

Camilla : Vous devriez, monsieur, vous démasquer.
Stranger : Vraiment ?
Cassilda : Vraiment, il est temps. Nous avons tous ôté nos déguisements, sauf vous.
Stranger : Je ne porte pas de masque.
Camilla : (terrifiée, à Cassilda.) Pas de masque ? Pas de masque !

Il est à noter que l'ensemble des extraits présentés proviennent du premier acte. Dans les nouvelles, il est précisé que si le premier acte paraît assez anodin, la lecture du second acte conduit le lecteur vers la folie, du fait de révélations "insupportables". “La banalité et l'innocence même du premier acte n'étaient là que pour permettre au coup de tomber ensuite avec un effet d'autant plus terrible.” Le simple fait d'entr'apercevoir même la première page du second acte piège le lecteur : “Si je n'avais pas entrevu le début du second acte, je n'aurais jamais terminé le livre (…)” (Le Restaurateur de réputations).

De fait, Chambers ne fournit que de vagues allusions au sujet du contenu global de la pièce; ainsi dans cet extrait du Restaurateur de réputations :

Il évoqua l'installation de la dynastie à Carcosa et les lacs qui reliaient Hastur, Aldébaran, et le mystère des Hyades. Il parla de Cassilda et de Camilla, et sonda les nébuleuses profondeurs de Demhe et le lac de Hali. "Les haillons festonnés du Roi en jaune doivent dissi­muler Yhtilli pour toujours", murmura-t-il, mais je ne crois pas que Vance l'entendit. Ensuite il fit suivre à Vance, petit à petit, les ramifica­tions de la famille impériale jusqu'à Uoht et Thale, de Naotalba et du Spectre de la Vérité jusqu'à Aldones, puis repoussant le manuscrit et les notes, il commença à raconter la prodigieuse histoire du Dernier des Rois.

Un passage similaire apparaît dans Le Signe jaune, nouvelle dans laquelle les deux protagonistes finissent par lire Le Roi en jaune :

La nuit tomba et les heures continuaient à s'écouler, mais nous parlions toujours du Roi et du Masque blême, et minuit sonna aux clochers de la ville noyée de brume. Nous parlions de Hastur et de Cassilda, alors qu'au-dehors le brouillard tourbillon­nait aux fenêtres, tout comme les vagues nébuleuses du lac de Hali roulent et se brisent sur ses rivages.

Insertion de Hastur et du Roi en jaune dans le mythe de Cthulhu[modifier | modifier le code]

Allusions par H. P. Lovecraft[modifier | modifier le code]

Dans sa nouvelle Celephaïs (1920), H. P. Lovecraft mentionne un étrange grand prêtre trônant dans un monastère isolé du plateau fictif de Leng. Dans La Quête onirique de Kadath l'inconnue (1926), le plus long texte se rattachant à son cycle du rêve, l'écrivain américain confronte l'infortuné voyageur Randolph Carter à ce terrifiant grand prêtre au visage voilé de soie jaune. L'exégète lovecraftien Robert M. Price évoque Yian, mystérieuse cité orientale dépeinte dans la nouvelle Yue Laou le Faiseur de lunes (The Maker of Moons, 1896) de Robert W. Chambers, comme source d'inspiration du plateau de Leng[8].

Cependant, il s'agit uniquement d'une coïncidence car Lovecraft ne prend connaissance des nouvelles de Chambers qu'au début de l'année 1927[9], lors de lectures préparatoires à la rédaction de son essai Épouvante et surnaturel en littérature. Jusqu'à cette date, le « maître de Providence » semblait considérer l'écrivain de Broadalbin House uniquement comme un auteur de best-sellers à l'eau de rose. À la fois enthousiasmé et surpris par sa découverte de l'œuvre de jeunesse chambersienne, Lovecraft insère in extremis des commentaires dithyrambiques du Roi en jaune dans son essai, réservant particulièrement ses louanges à la nouvelle Le Signe jaune dont il offre un court résumé.

La même année, dans sa courte nouvelle intitulée Histoire du Necronomicon (écrite en 1927 mais publiée uniquement en 1938), Lovecraft évoque facétieusement l'ouvrage fictif de l'arabe dément Abdul Alhazred comme source d'inspiration de la pièce imaginée par Robert W. Chambers (renommé « Robert W. Campbell » dans les éditions françaises en raison d'une coquille persistante)[10].

Lovecraft insère ensuite des références fugaces à l'œuvre chambersienne dans une longue litanie composée d'une succession de noms énigmatiques, récitée par un personnage de la nouvelle Celui qui chuchotait dans les ténèbres (The Whisperer in Darkness, 1931)[11]. Sont ainsi cités Hastur, Yian, le lac de Hali et le Signe jaune. En outre, Lovecraft relie le Signe jaune à Hastur, mais, de cette courte et unique référence, il est impossible de déterminer ce que Lovecraft souhaitait suggérer : lieu, personne ou entité monstrueuse.

Hastur, Grand Ancien du mythe de Cthulhu par August Derleth[modifier | modifier le code]

Originaire de Sauk City dans l'État du Wisconsin et correspondant de H. P. Lovecraft avant de devenir son éditeur posthume, le jeune écrivain August Derleth conçoit sa vision personnelle de Hastur en extrapolant à partir des allusions susmentionnées, dans le cadre de son appropriation de l'univers fictionnel lovecraftien qu'il baptise « mythe de Cthulhu ». Ce faisant, Derleth s'éloigne des idées littéraires et philosophiques exprimées dans les fictions d'horreur cosmique de son ancien correspondant[12]. De surcroît, il envisage le « mythe de Cthulhu » comme une finalité qui annexerait certains récits antérieurs de la littérature fantastique pourvu que des éléments en aient été mentionnés par Lovecraft lui-même dans son œuvre. Par conséquent, August Derleth perçoit Le Roi en jaune comme l'un des chaînons conduisant au mythe tandis que Robert W. Chambers devient à ses yeux l'un des précurseurs du « maître de Providence »[13].

Tandis qu'il rédige la nouvelle Le retour d'Hastur (The Return of Hastur), Derleth paraît réserver d'emblée une place importante à sa création[14]. Au cours de leurs échanges épistolaires, il suggère ainsi à Lovecraft d'adopter l'appellation « mythologie de Hastur » pour désigner l'entière « pseudo-mythologie » développée dans son œuvre littéraire. Cette proposition suscite une réponse courtoise mais réservée de l'intéressé par lettre en date du [15].

En juin 1937, après la mort du « maître de Providence », Derleth évoque la « mythologie de Cthulhu » dans son article « H. P. Lovecraft, Outsider », hommage rendu au disparu[16]. Par la suite, l'écrivain de Sauk City popularise l'appellation « mythe de Cthulhu » en rédigeant - et publiant par le biais de sa maison d'édition Arkham House - des pastiches littéraires où Hastur tient parfois un rôle emblématique, selon une perspective qui vise à doter ce « mythe » d'une stricte cohérence interne en classifiant et identifiant nettement les créatures lovecraftiennes, quitte à compléter leur « panthéon » par des inventions de son cru. Derleth tourne ainsi le dos à l'une des techniques narratives du « maître de Providence », dont les allusions cryptiques et les interprétations imprécises, voire contradictoires, conféraient paradoxalement un caractère de vraisemblance à sa « pseudo-mythologie ».

Dans Le retour d'Hastur, récit paru finalement dans le magazine Weird Tales en mars 1939, Derleth dissipe donc toute ambiguïté relative à Hastur en dépeignant l'entité comme un Grand Ancien tentaculaire, « demi-frère » et rival du grand Cthulhu. À l'opposé du concept d'horreur cosmique et matérialiste développé par l'athée Lovecraft, l'auteur catholique associe respectivement les deux créatures à des forces élémentaires maléfiques d'air et d'eau, elles-mêmes confrontées aux bienveillants Dieux très anciens, protecteurs de l'humanité[17].

En outre, Derleth identifie Hastur à « Celui qui ne doit pas être nommé » (Magnum Innominandum, littéralement « le grand qui ne doit pas être nommé » en latin). Lovecraft mentionnait succinctement cette entité obscure dans la nouvelle Le Tertre (The Mound, rédigée en 1930 et parue dans Weird Tales en novembre 1940)[18] ainsi que dans la litanie fuligineuse de Celui qui chuchotait dans les ténèbres, qui incorporait également le nom « Hastur ». De là provient vraisemblablement le surnom « l'Indicible » que l'écrivain du Wisconsin rattache à son Grand Ancien de prédilection[19].

Tout au long de sa carrière, Derleth réemploie Hastur en le faisant apparaître ou en l'évoquant dans d'autres nouvelles : La maison de Curwen Street (The House on Curwen Street, également titrée The Trail of Cthulhu, 1944), La Fenêtre à pignon (The Gable Window, parue dans Saturn en mai 1957)[20]) et Le Trou des sorcières (Witches' Hollow, 1962)[21]. De surcroît, l'éditeur d'Arkham House invente des serviteurs exclusifs de son Grand Ancien, les Byakhees, vraisemblablement selon le modèle des Maigres bêtes de la Nuit imaginées par Lovecraft.

Épigones d'August Derleth[modifier | modifier le code]

Dans la nouvelle Celui qui festoie de loin (The Feaster from Afar, 1976), Joseph Payne Brennan décrit Hastur comme une créature simiesque et tentaculaire qui hante un manoir situé près d'Arkham. Venue de l'espace, la créature finit par dévorer le cerveau du malheureux venu s'aventurer dans ces lieux maudits[22].

Jeu de rôle L'Appel de Cthulhu[modifier | modifier le code]

« Le Roi en jaune », illustration d'Earl Geier pour le scénario « Tatterdemalion » paru dans le supplément Expériences fatales du jeu de rôle L'Appel de Cthulhu publié par Chaosium.
Le Signe jaune ornant le dossier du trône a été conçu par Kevin A. Ross pour le scénario « Dites-moi, auriez-vous vu le Signe jaune ? » inclus dans le supplément Les Grands Anciens.

Publié par les éditions Chaosium en 1981, le jeu de rôle L'Appel de Cthulhu reprend le principe de la classification du mythe de Cthulhu inaugurée par August Derleth, en vue d'établir un bestiaire composé de créatures opposées aux personnages joueurs. Hastur y est initialement représenté comme une monstrueuse entité tentaculaire, interprétation fidèle du Grand Ancien derlethien, bien que sa nature d'élémentaire d'air ne soit pas retenue par l'auteur rôliste Sandy Petersen.

Dans les éditions suivantes du livre de base ainsi que dans certains suppléments du jeu de rôle, le Roi en jaune apparaît en tant qu'avatar de Hastur l'indicible, figure syncrétique associant la création d'inspiration symboliste de Robert W. Chambers et les fictions de Derleth relatives au mythe de Cthulhu. Décrit comme un être voûté, vêtu de haillons jaunâtres et portant le « Masque pâle » (Pallid Mask), l'incarnation rôliste du Roi en jaune utilise la pièce éponyme pour répandre sciemment la folie parmi l'humanité. Dépourvu du Masque pâle, le visage de Hastur offre une vision horrifiante, capable de briser la raison (« des yeux inhumains au milieu d'un océan suppurant d'orifices, comme des bouts d'asticots ; chair en déliquescence, tuméfiée et glaciale, fluide, constamment se reformant. »). Certaines descriptions et illustrations ultérieures insistent davantage sur le caractère composite de cette version du Roi en jaune, en dotant celui-ci des tentacules distinctifs des créatures du mythe.

Alors que le synopsis de la pièce n'est décrit nulle part dans l'œuvre de Chambers, Kevin Ross en élabore un pour « Tell Me, Have You Seen the Yellow Sign ? » (1989), scénario du jeu de rôle. Dans la version de Ross, le drame se déroule au sein d'une cité fantastique nommée Ythill, sise au bord du lac de Hali, proche de l'étoile Aldébaran. L'intrigue tourne autour des membres de la famille royale régnant sur la cité et de leurs luttes pour s'emparer du trône. Le cours de leurs vies est bouleversé lorsque se répand la nouvelle de l'arrivée en ville d'un mystérieux étranger, porté par des démons ailés (on pense aux byakhees). L'étranger porte, bien en évidence, le Signe Jaune ainsi qu'un inquiétant « masque pâle ». Dans le même temps, tous les habitants de Ythill commencent à apercevoir le mirage d'une cité, sur la rive opposée du lac de Hali. Les plus hautes tours de cette cité sont cachées par une des deux lunes de la planète. La famille royale interroge l'étranger qui dit s'appeler Le Fantôme de la Vérité ; celui-ci n'apporte que des réponses énigmatiques et prétend être l'émissaire d'un être mythique et terrible connu comme Le Roi en jaune ou Le Dernier Roi. À l'occasion d'un bal masqué donné en l'honneur de la famille royale, le Fantôme de la Vérité révèle que son masque pâle n'est pas un masque, mais son véritable visage. Outragés, la reine et le grand prêtre le font torturer à mort mais ne lui en arrachent pas plus de renseignements. Pendant que le Fantôme de la Vérité agonise, le Roi en jaune arrive d'au-delà du lac de Hali, répandant la folie parmi la population d'Ythill alors même que la cité mirage sur l'autre rive disparaît. Le Roi en Jaune informe alors la famille royale qu'Ythill est maintenant devenue la légendaire cité de Carcosa, gouvernée par le Roi en jaune. La pièce s'achève alors que la famille royale attend une fin imminente.

Dans le scénario « Le Roi de chiffes et de loques » (The King of Shreds and Patches, 1995), Justin Hayes imagine des origines plus anciennes à la pièce Le Roi en jaune, situant ses premières ébauches non plus dans le cadre du mouvement décadent de la fin du XIXe siècle mais à l'orée du XVIIe siècle. Ce contexte élisabéthain permet à Hayes d'associer fictionnellement certains auteurs célèbres (Christopher Marlowe, William Shakespeare, etc.) à l'œuvre théâtrale surnaturelle[23].

Dans « The Road to Hali », article paru en 1990 dans le numéro 1 du fanzine The Unspeakable Oath, John Tynes affirme s'éloigner délibérément du concept du Grand Ancien tentaculaire conforme à la vision d'August Derleth, tel que présenté dans le livre de base édité par Chaosium. Souhaitant revenir aux récits fondamentaux de Robert W. Chambers, Tynes dépeint la cité de Carcosa ainsi que la manière d'y faire évoluer les personnages des joueurs[24]. Par ailleurs auteur des nouvelles de la « trilogie Broadalbin », John Tynes développe ensuite son contexte rôliste dans « The Hastur Mythos », chapitre inclus dans le supplément Countdown (1999) édité par Pagan Publishing pour le contexte contemporain Delta Green développé pour le jeu de rôle L'Appel de Cthulhu. L'auteur y assimile le Roi en jaune à une incarnation de l'entropie, « curieux avatar » immatériel de Hastur, dans un contexte visant à reproduire une ambiance étrange inspirée des nouvelles Le Fleuve des songes nocturnes (1981) de Karl Edward Wagner et The Courtyard (1994) d'Alan Moore.

Autres influences[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Plusieurs auteurs se sont essayés à écrire le texte de la pièce mythique Le Roi en jaune[25], notamment James Blish (More Light, 1970), Lin Carter (Tatters of the King, 1986) et Thom Ryng (The King in Yellow, 2000).
  • Karl Edward Wagner l'a utilisé comme thème pour sa nouvelle Le Fleuve des songes nocturnes (The River of Night's Dreaming).
  • John Tynes a écrit trois nouvelles autour du thème : Ambrose, Sosostris et Broadalbin.
  • Lawrence Watt-Evans a adopté le nom pour son grand prêtre de la mort immortel dans une série de romans: The Lure of the Basilisk, The Seven Altars of Dusarra, The Sword of Bheleu, et The Book of Silence, connus en tant que série sous le nom de The Lords of Dûs.
  • Dans Le Nombre de la bête de Robert A. Heinlein, Zeb Carter indique que le « monde » du Roi en jaune est à éviter.
  • La nouvelle de Brian Keene The King (dans Yellow) conte l'histoire d'un couple contemporain qui assiste à une représentation de la pièce maudite. Elle a été publiée une première fois dans Fear of Gravity, et ensuite dans A Walk on the Darkside puis dans The Mammoth Book of Best New Horror 16.
  • Le Roi en jaune fait une apparition dans le dernier volume des invisibles, l'œuvre principale de Grant Morrison.
  • Les romans de la série Ténébreuse, de Marion Zimmer Bradley, présentent de nombreuses références à Aldones, Camilla, Cassilda, Carcosa, au lac de nuages de Hali, à Naotalba et surtout à Hastur. Même si Hali est une ville au bord d'un lac, les personnages et les lieux n'ont guère de rapport avec ceux de Chambers et le ton de la série est celui de la science-fiction classique et non pas de l'épouvante ou du fantastique. Bradley est d'ailleurs l'auteur d'un livre consacré à Chambers, intitulé The Necessity for Beauty (1974).
  • À l'instar de sa sœur Marion, Paul Edwin Zimmer utilise aussi la nomenclature relative au Roi en jaune (Hastur, Hali, Carcosa) dans Dark Border, série de fantasy.
  • Robert Silverberg a utilisé le dialogue entre Camilla, Cassilda et l'étranger comme épigraphe dans son roman de 1967, Un jeu cruel, de la même manière que Chambers dans Le Masque.
  • L'écrivain Stephen King, dans son roman La Peau sur les os (écrit sous le pseudonyme de Richard Bachman), a inclus une référence au Roi en Jaune en tant que « boutique » dans laquelle la fille du protagoniste achète un objet.
  • L'auteur policier Raymond Chandler a écrit une nouvelle intitulée The King in Yellow (1938), où la découverte du cadavre d'un trompettiste de jazz nommé King, vêtu d'un peignoir jaune, rappelle au narrateur Philip Marlowe un livre qu'il a lu.

Bandes dessinées[modifier | modifier le code]

  • Ian Culbard (scénario et dessin), The King in Yellow, Londres, SelfMadeHero, 2015, 144 p., présentation en ligne.
  • Le Roi en jaune est un personnage récurrent dans la série de bande dessinée Arcane Majeure. Le monde y est mû en sous-main par des organisations publiques (comme la CIA, le MI-6...) ou secrètes (la Mafia...), elles-mêmes influencées par des « joueurs » qui utilisent des cartes semblables à celles du tarot afin de manipuler le hasard. Le Roi en jaune, ancien joueur transformé par son utilisation intensive des cartes, possède une aura délétère et toxique qui terrifie les joueurs les plus puissants.
  • Le Roi en jaune apparaît dans la série The Invisibles scénarisée par Grant Morrison.

Adaptations filmiques[modifier | modifier le code]

Musique[modifier | modifier le code]

  • La chanson de Blue Öyster Cult E.T.I. (Extra-Terrestrial Intelligence) contient la phrase « King in yellow, Queen in red » dans son deuxième vers.
  • Le groupe britannique de black metal, Anaal Nathrakh a écrit une chanson appelée The Yellow King dans son album de 2006 Eschaton, ainsi qu'une citation du livre dans ses notes liminaires.
  • Le groupe néerlandais d'extreme metal Ancient Rites a écrit une chanson appelée Dim Carcosa dans l'album du même nom, chanson dont les paroles sont directement inspirées du Chant de Cassilda en exergue du Roi en jaune.

Jeux de rôle, jeux de plateau[modifier | modifier le code]

  • Dans le numéro 134 du magazine Dungeon, est présentée une aventure pour Donjons et Dragons destinée à des personnages de 9e niveau. Écrite par Matthew Hope, And Madness Followed confronte les aventuriers à une barde qui effectue des représentations de la pièce maudite devant des auditoires de plus en plus importants, aliénant à chaque fois les spectateurs en les transformant en abominations du Royaume Lointain.
  • The King in Yellow, une extension du jeu de plateau Horreur à Arkham de Chaosium, met en scène une troupe d'acteurs qui essaient de jouer la pièce éponyme à Arkham. Bien que le Roi lui-même n'apparaisse pas, la population entière de la ville risque de sombrer dans la folie si la pièce est jouée jusqu'à sa conclusion.
  • Tatters of the King est une campagne de Chaosium pour le jeu de rôle L'Appel de Cthulhu. Centrée autour de Hastur, elle débute lors d'une représentation londonienne de la pièce Le Roi en jaune.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Éditions françaises du Roi en jaune[modifier | modifier le code]

  • Robert W. Chambers (trad. Jacques Finné, Jacqueline Fuller et Josiane Wiencek, nouvelles rassemblées et présentées par Jacques Finné), Le Roi de jaune vêtu : cinq récits de terreur [« The King in Yellow »], Verviers, Marabout, coll. « Bibliothèque Marabout. Fantastique » (no 589),‎ , 182 p.
    Édition incomplète ne contenant que les cinq premières nouvelles avec des titres différents[27].
  • Robert W. Chambers (trad. Christophe Thill, édition critique, texte intégral présenté par Christophe Thill), Le Roi en jaune [« The King in Yellow »], Noisy-le-Sec, Malpertuis, coll. « Absinthes, éthers, opiums »,‎ , 267 p. (ISBN 978-2-917035-00-9, présentation en ligne).
    Première édition complète en français, avec préface, biographie, notes, articles et bibliographie par Christophe Thill[28].

Essais sur Le Roi en jaune et le mythe de Cthulhu[modifier | modifier le code]

  • Christophe Thill (dir.), En compagnie du Roi en Jaune : L'univers fantastique de Robert W. Chambers, L'Œil du sphinx (ODS), coll. « Dragon & Microchips. Le fanzine qui rêve » (no 16),‎ (présentation en ligne, lire en ligne)
  • (en) Marco Frenschkowski, « Hali », dans S.T. Joshi (dir.), Dissecting Cthulhu : Essays on the Cthulhu Mythos, Lakeland (Floride), Miskatonic River Press,‎ , 280 p. (ISBN 978-0-9821818-7-4).
  • (en) Everett Bleiler, The Checklist of Fantastic Literature, Chicago, Shasta Publishers,‎ , p. 74
  • (en) Robert M. Price, « Hastur — Whose Side is He on ? », Crypt of Cthulhu, Cryptic Publications, no 6 « August Derleth Issue »,‎ , p. 31 (lire en ligne).
  • (en) Robert M. Price, « The Attestation Formula in the Necronomicon », Crypt of Cthulhu, Cryptic Publications, no 8,‎ , p. 23-24 (lire en ligne).
  • (en) Daniel Harms, The Cthulhu Mythos Encyclopedia : A Guide to H. P. Lovecraft Universe, Elder Signs Press,‎ , 3e éd. (1re éd. 1994), 402 p. (ISBN 0-9748789-1-X, présentation en ligne).

Littérature inspirée par Le Roi en jaune[modifier | modifier le code]

  • (en) Thom Ryng (préf. John Tynes), The King in Yellow, Seattle, WA, Armitage House,‎ , 2e éd. (ISBN 978-1-4116-8576-5).
  • (en) Joseph S. Pulver (éd.), The King in Yellow Tales, vol. 1, CreateSpace Independent Publishing Platform, coll. « The King in Yellow Tales »,‎ , 320 p. (ISBN 1511783389, présentation en ligne)

Suppléments du jeu de rôle L'Appel de Chtulhu[modifier | modifier le code]

  • (en) Kevin A. Ross (ill. Thomas B. Sullivan), « Tell Me, Have You Seen the Yellow Sign ? », dans Harry Cleaver, L.N. Isynwill, Doug Lyons, Kevin A. Ross et Marcus L. Rowland, The Great Old Ones, Oakland, CA, Chaosium,‎ , 180 p. (ISBN 0-93363-538-9, présentation en ligne).
    • Kevin A. Ross (trad. Denise Caussé, ill. Thomas B. Sullivan), « Dites-moi, auriez-vous vu le Signe jaune ? », dans Harry Cleaver, L.N. Isynwill, Doug Lyons, Kevin A. Ross et Marcus L. Rowland, Les Grands Anciens [« The Great Old Ones »], Descartes Éditeur, coll. « L'Appel de Cthulhu »,‎ , 168 p. (ISBN 2-7408-0000-2, présentation en ligne).
  • (en) Richard Watts (ill. Earl Geier), « Tatterdemalion », dans Russell Bullman, Gregory G. Detwiler, William G. Dunn, L.N. Isynwill et alii., Fatal Experiments, Oakland, CA, Chaosium,‎ , 128 p. (ISBN 0-933635-72-9, présentation en ligne), p. 17-42.
    • Richard Watts (trad. Bruno Billion, ill. Earl Geier), « Tatterdemalion », dans Russell Bullman, Gregory G. Detwiler, William G. Dunn, L.N. Isynwill et alii., Expériences fatales [« Fatal Experiments »], Descartes Éditeur, coll. « L'Appel de Cthulhu »,‎ , 112 p. (ISBN 2-7408-0028-2, présentation en ligne), p. 16-40.
Rédigée par Richard Watts et Penelope Love, une première mouture du scénario a été jouée sous le titre Tatterdemalion: An Experience in Fear lors de la sixième convention annuelle rôliste Arcanacon, tenue les 7-10 juillet 1988 à Melbourne, Australie, [lire en ligne].
  • (en) Justin Hayes (ill. Adam Cogan), « The King of Shreds and Patches », dans Justin Hynes, Michael LaBossiere, Gary O'Connell et Lucya Szachnowski, Strange Aeons, Oakland, CA, Chaosium,‎ , 80 p. (ISBN 1-56882-031-3, présentation en ligne).
    • Justin Hayes (trad. Dominique Perrot, ill. Adam Cogan), « Le Roi de chiffes et de loques », dans Justin Hynes, Michael LaBossiere, Gary O'Connell et Lucya Szachnowski, Étranges époques [« Strange Aeons »], Descartes Éditeur, coll. « L'Appel de Cthulhu »,‎ , 80 p. (ISBN 2-7408-0139-4, présentation en ligne).
    • Justin Hayes (trad. Dominique Perrot), « Le Roi de chiffes et de loques », dans Justin Hynes, Michael LaBossiere, Gary O'Connell, Lucya Szachnowski et alii, Étranges époques 1 & 2 [« Strange Aeons »], Sans-Détour Éditions, coll. « L'Appel de Cthulhu »,‎ , 224 p. (ISBN 978-2-917994-23-8, présentation en ligne).
  • (en) Adam Scott Glancy, Dennis Peter Detwiller, John Tynes et John H. Crowe III (ill. Toren Atkinson, Dennis Peter Detwiller, Heather Hudson, John T. Snyder et Blair Reynolds), Countdown, Pagan Publishing, coll. « Delta Green »,‎ , 440 p. (ISBN 1887797122, présentation en ligne), chap. 9 (« The Hastur Mythos »).
    • Adam Scott Glancy, Dennis Peter Detwiller, John Tynes et John H. Crowe III (trad. : Gaël Bonnand, Hervé Boudoir, Nicolas Caillon, André Caplain et alii., ill. Toren Atkinson, Heather Hudson, Loïc Muzy et John T. Snyder), Countdown, Sans-Détour Éditions, coll. « L'Appel de Cthulhu »,‎ , 448 p. (ISBN 978-2-917994-32-0, présentation en ligne), « Le mythe d'Hastur ».
  • (en) Tim Wiseman (ill. Antony Fentiman et Ashley Jones), Tatters of the King, Chicago, Chaosium,‎ , 232 p. (ISBN 1-56882-184-0, présentation en ligne).
    • Tim Wiseman (trad. Valérie Florentin-Richy, ill. Antony Fentiman et Ashley Jones), Les Oripeaux du Roi [« Tatters of the King »], Sans-Détour Éditions, coll. « L'Appel de Cthulhu »,‎ , 200 p. (ISBN 978-2-917994-03-0, présentation en ligne).
  • (en) Oscar Rios (ill. Gibel Attridge), Ripples from Carcosa, Chaosium, coll. « Miskatonic University Library Association (MULA) Monographs »,‎ , 106 p. (présentation en ligne).
    Réédition augmentée : (en) Oscar Rios (ill. Jan Pospíšil, Bradley McDevitt, Marco Morte, Erik York), Ripples from Carcosa, Chaosium,‎ , 132 p. (ISBN 9781568823843, présentation en ligne).

Références[modifier | modifier le code]

  1. Une traduction partielle, signée Jacques Finné, de cinq nouvelles du recueil original est parue en 1976 sous le titre Le Roi vêtu de jaune chez Marabout.
  2. Chambers, Robert W., The Yellow Sign and Other Stories, S. T. Joshi, editor; c. 2000, Chaosium, Inc.; p. xiv.
  3. Poe, E.A., The Masque of the Red Death 1850 WORKS, p. 344
  4. Marcel Schwob, Le Roi au masque d'or, Paris, Paul Ollendorff,‎ , in-18, XX-322 p. (lire en ligne).
  5. Oscar Wilde, Salomé, Librairie de l`art indépendant ; Elkin Mathews & John Lane, Paris / Londres, p. 7.
  6. Wilde, Oscar, Salomé, p. 1, 3, 9, 16-24.
  7. Price, The Mythology of Hastur, The Hastur Cycle, p. iii.
  8. Robert M. Price, « The Mythology of Hastur », dans Price 1993, p. X.
  9. S. T. Joshi et David E. Schultz, « Chambers, Robert William », dans Joshi et Schultz 2001, p. 138.
  10. Christophe Thill, « Moi y'en a vouloir le Necronomicon. Un autre regard sur Alhazred. À propos d'Histoire du Necronomicon de H. P. Lovecraft », in Le Bulletin de l'université de Miskatonic, no 4, février-mars 1998, [lire en ligne]).
  11. (en) Anthony B. Pearsall, The Lovecraft Lexicon, Tempe, AZ, New Falcon Pub,‎ (ISBN 978-1-56184-129-5, OCLC 66527958), p. 436.
  12. (en) S. T. Joshi, « The Cthulhu Mythos : Lovecraft vs. Derleth », dans S.T. Joshi (dir.), Dissecting Cthulhu : Essays on the Cthulhu Mythos, Lakeland (Floride), Miskatonic River Press,‎ , 280 p. (ISBN 978-0-9821818-7-4, présentation en ligne), p. 131-138.
  13. Robert M. Price, « The Mythology of Hastur », dans Price 1993, p. VII.
  14. (en) H. P. Lovecraft et August Derleth, Essential Solitude : The Letters of H.P. Lovecraft and August Derleth ; édition établie par S. T. Joshi et David E. Schultz, vol. 1, New York, Hippocampus Press,‎ , 433 p. (ISBN 978-1-61498-060-5, présentation en ligne), p. 339, note n° 1.
  15. Lettre de H. P. Lovecraft à August Derleth, 16 mai 1931 (lettre n° 199), dans (en) H. P. Lovecraft et August Derleth, Essential Solitude : The Letters of H.P. Lovecraft and August Derleth ; édition établie par S. T. Joshi et David E. Schultz, vol. 1, New York, Hippocampus Press,‎ , 433 p. (ISBN 978-1-61498-060-5, présentation en ligne), p. 336.
  16. August Derleth, « H. P. Lovecraft, Outsider », River, 1, n° 3, juin 1937, p. 88-89.
  17. (en) Robert M. Price, « August Derleth : Myth-Maker », Crypt of Cthulhu, Cryptic Publications, no 6,‎ , p. 17-18 (lire en ligne).
  18. Lovecraft qualifie ce Magnum Innominandum « [d']époux de Shub-Niggurath » dans Le Tertre (Donald Tyson, The 13 Gates of the Necronomicon, p. 130).
  19. Price 1982, p. 31, [lire en ligne].
  20. Don G. Smith, H.P. Lovecraft in Popular Culture: The Works and Their Adaptations in Film, Television, Comics, Music and Games, p. 28.
  21. Price 1982, p. 31, [lire en ligne].
  22. Joseph Payne Brennan, « Celui qui festoie de loin », dans Price 2000, p. 329-339
  23. Hayes 1995.
  24. John Tynes, « The Road to Hali », The Unspeakable Oath n° 1, [lire en ligne] (traduction française dans Thill 1999, p. 197-211).
  25. The Hastur Cycle.
  26. Aaron Vanek, The Yellow Sign and others, DVD direct-to-video édité par Lurker Films, « The Weird Tale Collection » vol. 1, [lire en ligne].
  27. Le Roi de jaune vêtu sur noosfere
  28. Le Roi en jaune, Malpertuis, sur noosfere.
  29. Le Roi en jaune, Le Livre de poche, sur noosfere

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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