Le Rocher de Cancale

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Le Rocher de Cancale
Image illustrative de l'article Le Rocher de Cancale
Le restaurant en 2009
Présentation
Coordonnées 48° 51′ 56″ nord, 2° 20′ 50″ est
Pays France
Ville Paris
Adresse 78, rue Montorgueil
Fondation 1804

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Le Rocher de Cancale
Le Rocher de Cancale
Géolocalisation sur la carte : Paris/France
Le Rocher de Cancale
Le Rocher de Cancale


Le Rocher de Cancale est un restaurant parisien, qui a connu un grand succès au XIXe siècle. À cette époque, c'est par excellence le restaurant des soupers après le théâtre ou l'opéra situé au no 59 de la rue Montorgueil.

Historique[modifier | modifier le code]

Le restaurant en juillet 1907

Fondé en 1804 par Alexis Balaine, le restaurant avait pour spécialité les huîtres que l'on vient manger après le spectacle. C'était le lieu à la mode où se retrouvaient dandies, lorettes, aristocrates et membres du Jockey-club. La carte des dîners de l'époque était pantagruélique : 10 entrées de mouton, 17 entrées de veau, 11 entrées de bœuf, 22 de volaille, 27 entremets et 30 desserts[1]

Il avait été choisi par La Reynière pour installer ses jurys dégustateurs en 1809 sous la présidence de son ami le Dr Gastaldy, puis de l’archi-chancelier Jean-Jacques Régis de Cambacérès.

C'est là que défilaient les personnages de la Comédie humaine d'Honoré de Balzac : Henri de Marsay, Madame du Val-Noble, Coralie, Lucien de Rubempré, Étienne Lousteau, Dinah de La Baudraye, ainsi que leur créateur Balzac-lui-même. Le restaurant est notamment cité dans : Le Cabinet des Antiques, La Muse du département, Illusions perdues, Splendeurs et misères des courtisanes et d'autres œuvres[2].

C'est dans ses cuisines que le chef Langlais crée en 1837 la sole normande[3].

Le successeur de Balaine, Pierre Frédéric Borrel, fait faillite[4], et le ferme en 1846. Le restaurant rouvre sous le même nom, dans un autre lieu.

Puis il revient rue Montorgueil, mais de l'autre côté de la rue, au no 78. Dans cet emplacement, subsiste encore un Rocher de Cancale, avec, au premier étage, des fresques exécutées par Paul Gavarni. Le bâtiment fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [5].

Un établissement du même nom a existé à Bruxelles en 1874.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Kother, Le Petit Journal du Passé, Le Guide des Connaisseurs, .
  2. Honorine, Bibliothèque de la Pléiade,1976, t.IV, p.347 (ISBN 2070108627); Un début dans la vie Pléiade, 1976, t.IV, p.527,528; La Rabouilleuse, Pléiade, 1977, t.VI, p.122,135,314 (ISBN 2070108503); La Muse du département, Pléiade, 1977, t.VI, p.498; Le Cabinet des Antiques, Pléiade, 1977, t.VII, p.164, 172, (ISBN 2070108740); Illusions perdues, Pléiade, 1978, t.VIII, p. 127, 264, 267, 339, 526 (ISBN 207010866X); La Fille aux yeux d'or, Pléiade,1978, t,IX, p.272 (ISBN 2070108694); La Maison Nucingen, Pléiade, 1980, t.XI, p.19 (ISBN 2070108767); Les Employés ou la Femme supérieure, Pléiade,1980, t.XI, p.247, 269,297
  3. Théophile Lavallée, Histoire de Paris depuis le temps des gaulois jusqu'à nos jours, Michel Lévy frères, 1857, p.238
  4. « Les riches heures de la Propriété Caillebotte », sur yerres.fr (consulté le 7 octobre 2016).
  5. Notice no PA00125451, base Mérimée, ministère français de la Culture

Références[modifier | modifier le code]

  • Théophile Lavallée, Histoire de Paris depuis le temps des gaulois jusqu'à nos jours, Michel Lévy frères, 1857.
  • Balades littéraires dans Paris du XVIIe au XIXe siècle, Terres d'écrivains, Nouveau Monde éditions, 2004, (ISBN 2-84736-054-9).
  • Luc Bihl-Willette, Des tavernes aux bistrots : une histoire des cafés, l'Âge d'Homme, Paris, 1997, (ISBN 2825107735).