Cap21

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Cap21
Image illustrative de l’article Cap21
Logotype officiel.
Présentation
Présidente-fondatrice Corinne Lepage
Fondation 28 octobre 1996 (association)
29 juin 2000 (parti politique)
Disparition 27 février 2021
Scission dans Nouvelle Écologie démocrate (2013)
Fusionné dans Cap écologie
Siège 47 rue Marcel Dassault
92514 Boulogne-Billancourt
Positionnement Centre droit
puis centre à gauche
Idéologie Écologie politique
Humanisme
Couleurs Bleu, vert
Site web cap21.earth

Cap21 (pour « Citoyenneté, action, participation pour le XXIe siècle ») est initialement à la fois un club de réflexion politique français, créé en 1996 par Corinne Lepage, et une association tendant à porter sur le terrain juridique des questions environnementales. Il se transforme en parti politique en 2000.

Parti centriste, il défend principalement l’écologie politique. Corinne Lepage porte les couleurs du parti à l’élection présidentielle de 2002, où elle finit en 14e position du premier tour avec 1,88 % des suffrages exprimés.

Après avoir été proche de l'UDF, Cap21 est l'un des membres fondateurs du Mouvement démocrate (MoDem), parti présidé par François Bayrou et dont Corinne Lepage est vice-présidente jusqu'à sa démission, en 2010. Cap21 fusionne en 2014 avec Le Rassemblement citoyen, étant dès lors parfois appelé Le Rassemblement citoyen – Cap21.

Cap21 disparaît en 2021, après avoir fusionné avec l'Alliance écologiste indépendante au sein de Cap écologie.

Historique[modifier | modifier le code]

  • Élection présidentielle de 2002 : 1,88 % des suffrages exprimés (Corinne Lepage termine en 14e position sur 16 candidats).
  • Présentation de candidats Cap21 aux élections législatives de 2002 avec un score moyen supérieur à celui de Corinne Lepage à la présidentielle.
  • Aux élections régionales de 2004, l'UDF fait alliance avec le parti Cap21 dans la région Île-de-France, pour proposer une liste commune derrière André Santini. Corinne Lepage est à la tête de la liste départementale de Paris. En Languedoc-Roussillon, une liste Cap21 indépendante est menée par Georges Fandos et obtient 4,8 % des voix.
  • Aux élections européennes de 2004, le meilleur résultat de Cap21 a été obtenu par la liste conduite par Corinne Lepage en Île-de-France et qui a recueilli 3,6 % des voix.
  • Corinne Lepage a annoncé son intention de se présenter à l'élection présidentielle française de 2007[1] avant de se rétracter en au profit de François Bayrou.
  • À la suite d'un accord avec l'UDF-MoDem, Cap21 a présenté une vingtaine de candidats sous l'étiquette Cap21-MoDem pour les élections législatives de 2007[2].
  • Le congrès de Cap21 du a adopté à une quasi-unanimité la participation de Cap21 à la fondation du Mouvement démocrate, sous-réserve de conserver une autonomie politique et financière, confiant un mandat au bureau politique pour l'élaboration des statuts et de la charte des valeurs.
  • Cap21 est membre fondateur du Mouvement démocrate depuis et conserve son autonomie politique et financière.
  • Le , François Bayrou nomme Corinne Lepage vice-présidente du Mouvement démocrate, responsable des commissions de travail.
  • Le , à Nanterre, Cap21 entérine son adhésion au Mouvement démocrate lors de son Congrès Statutaire. La double adhésion Cap21-MoDem est donc rendue possible dans les textes, malgré un débat vif. Corinne Lepage souhaite que le MoDem fasse du développement durable le socle de son projet politique, elle y veillera au travers de sa vice-présidence[3].
  • octobre 2008 : avec d'autres associations (Aujourd'hui, autrement et l'Association Centr'Egaux), Cap21 dépose une requête devant le Conseil d'État pour l'annulation du décret créant le fichier Edvige, requête rejetée le par le Conseil d'État[4].
  • février 2009 : Cap21 s'oppose au projet de loi HADOPI de la ministre de la Culture Christine Albanel[5].
  •  : Corinne Lepage est élue députée du MoDem au Parlement européen.
  •  : au premier tour des élections régionales, Cap21 présente des candidats dans huit régions. En Bourgogne et Picardie, le parti écologiste est allié au MoDem ; en Haute-Normandie, Provence-Alpes-Côte d'Azur, Languedoc-Roussillon, Lorraine, Alsace, Pays de la Loire, Cap21 fait listes communes avec Europe Écologie. Après avoir critiqué la stratégie de François Bayrou, Corinne Lepage annonce avoir décidé de quitter le MoDem le .
  •  : les adhérents de Cap21 votent « à une très large majorité » le départ du Mouvement démocrate[6]
  •  : Cap21 présente une trentaine de candidats. Son unique conseiller général sortant, François Pelletant, n'est pas réélu dans le canton de Montlhéry (Essonne), puisqu'il réunit 46,99 % des suffrages au second tour. Néanmoins, en vertu de son accord avec EELV, Cap21 obtient un nouvel élu dans le canton de Huningue (Haut-Rhin) en la personne de Max Delmond, élu avec 51,40 % des voix.
  •  : Corinne Lepage déclare sa candidature à l'élection présidentielle
  •  : Le Conseil Constitutionnel valide la liste des candidats à l'élection présidentielle. Corinne Lepage n'obtient pas les 500 parrainages nécessaires.
  •  : La présidente de Cap21 appelle contre toute attente à voter pour François Hollande dès le premier tour. Elle appelle par ailleurs au lancement d'un nouveau parti, le Rassemblement démocrate, écologiste et républicain (RDER), qui cherche à concilier «économie et écologie, justice et efficacité économique, primauté de l'humain et sens du bien commun», un mouvement qu'elle porte avec des responsables de La Gauche moderne et républicaine.
  •  : Cap21 tient son Congrès à Paris et tire les conclusions de l'échec de la Présidentielle et des législatives. Deux motions sont proposées aux adhérents : la première motion qui appelle le parti à choisir un camp (en l'occurrence la gauche) et des alliances avec un parti de premier rang, soutenue officiellement par Corinne Lepage et la deuxième qui appelle à la refondation de Cap21 sur ses fondamentaux, l'écologie humaniste et réaffirme son indépendance par rapport à la gauche et à la droite. Cette deuxième motion l'emporte largement.
  •  : Corinne Lepage lance un manifeste et appelle à la création du REDS (Rassemblement des Écologistes et Démocrates Sociaux). Ce mouvement devrait prendre la forme d'une confédération de centre gauche au premier trimestre 2013, ce qui suscite de nombreux débats internes au sein de Cap21.
  •  : Corinne Lepage lance un nouveau mouvement politique situé au centre gauche qu'elle voudrait paritaire entre les politiques et la société civile, le Rassemblement Citoyen à Vincennes en présence d'un peu moins de 200 personnes. Anne Hidalgo, adjointe au maire de Paris et tête de liste PS aux prochaines municipales participe à l'ouverture de la convention ainsi que le député maire PRG de Château-Thierry. Une partie des cadres de Cap21 (membres du bureau politique, délégués régionaux et départementaux), ne partagent pas cette nouvelle orientation décidée par leur présidente et se réunissent dans le collectif "l'Écologie en action".
  •  : Une vingtaine de cadres de Cap21, responsables du bureau politique, membres du secrétariat exécutif, délégués régionaux (IDF, Rhône-Alpes, Picardie-Champagne Ardenne, Aquitaine, Languedoc-Roussillon, Alsace, PACA…) décident de quitter Cap21. Une partie d'entre eux créent Nouvelle Écologie démocrate, parti associé à l'UDI pour œuvrer au sein du pôle écologiste animé par le député Bertrand Pancher et la sénatrice Chantal Jouanno. Nouvelle écologie démocrate est présidé par Éric Delhaye, ex-président délégué de Cap21 (2008-2013).
  •  : Cap21 réunit son congrès. Une seule liste conduite par Corinne Lepage a été présentée pour les élections internes, à la suite de la dissidence d'une partie des cadres du mouvement. Une nouvelle coordination nationale est mise en place, Corinne Lepage est réélue à la présidence de Cap21 et les instances nationales sont renouvelées. Les adhérents adoptent la modification des statuts et l'intégration de Cap21 dans le Rassemblement citoyen, confédération de centre gauche.
  • Congrès extraordinaire du  : la fusion entre Cap21 et Le Rassemblement citoyen est votée à l'unanimité, le nouveau nom du parti reprenant ceux des deux partis fusionnés[7],[8].
  • 2016 : le parti se rapproche de Génération écologie (GÉ) pour mettre en place une plateforme d'actions communes, dans le cadre d'une démarche initiée par GÉ et le Parti radical de gauche[9].
  • Élection présidentielle de 2017 : Corinne Lepage et Cap21 soutiennent Emmanuel Macron[10]. Cependant, en 2019-2020, Corinne Lepage déclare que le président Macron « n'est pas du tout écolo »[11] et que les actions du gouvernement Édouard Philippe ont constitué une « œuvre de déconstruction systématique et à l’échelle industrielle du droit de l'environnement[12]. »
  • 2020 : en vue des scrutins locaux de 2021 et de l’élection présidentielle de 2022, Cap21 entre dans le Pôle écologiste, composé également d'EELV, G.s, , l'AEI et le MdP. Une primaire écologiste doit être organisée en 2021 avec tous ces partis en vue de désigner un candidat commun à l’élection présidentielle.
  •  : après 25 ans d'existence, Cap21 fusionne avec l’Alliance écologiste indépendante de Jean-Marc Governatori pour former Cap écologie[13].

Ligne politique[modifier | modifier le code]

À l'instar de l’UDF, dont est issue Corinne Lepage, Cap21 est initialement classé au centre droit de l’échiquier politique ; dans les années 2010, la formation est parfois considérée comme étant de gauche en raison de ses alliances électorales, notamment avec Europe Écologie Les Verts[14],[15],[16]. Corinne Lepage déclare cependant en 2020 que « l’ancrage à gauche, voire à l’extrême gauche de l’écologie n’est pas favorable à une forte progression de l’écologie dans la vie politique française »[17].

Le parti souhaite mettre l’accent sur les questions écologiques pour lutter notamment contre le réchauffement climatique, promouvoir la laïcité et l'égalité des sexes, modifier les institutions pour permettre la participation effective de la société civile en politique[18]

Présente sur le terrain juridique, notamment par le biais de recours devant le Conseil d'État contre certains décrets (EDVIGE fin 2008) ou le Conseil constitutionnel (recours en intervention, en 2008, contre la loi sur les OGM[19]), ou par la demande de déclassification de certains rapports (par exemple sur les OGM), Cap21 condamne l'abandon, en , du projet de loi sur les recours collectif (class actions). Le parti prône une « révolution démocrate, la VIe République »[20].

Organigramme[modifier | modifier le code]

Au moment de sa disparition, en , l'organigramme du parti est le suivant[21].

Bureau national[modifier | modifier le code]

Corinne Lepage, présidente du parti.
  • Présidente : Corinne Lepage
  • Président exécutif : François Damerval
  • Vice-présidentes : Bouchera Azzouz, Chantal Cutajar
  • Membres : Didier Cugy, Stéphane Gemmani, Charles Girardin, Fazia Hamiche, Franck Poirier, Yves Quéromain

Secrétariat exécutif[modifier | modifier le code]

  • Secrétaire général : Jean Rapenne
  • Secrétaire générale adjointe : Béatrice Hovnanian
  • Secrétaire exécutif : Franck Chauvet (en charge des régions), Philippe Segers (en charge des réseaux sociaux), Michel Coste (participant à la communication), Michel Grégoire (participant à la communication), Marc Morin (participant à la communication)

Élus[modifier | modifier le code]

Au Parlement français[modifier | modifier le code]

Cap21 compte quatre députés lors de la XVe législature[22] :

Le parti n'a aucun sénateur.

Au Parlement européen[modifier | modifier le code]

Corinne Lepage est députée européenne de 2009 à 2014 (circonscription Nord-Ouest).

Conseillers régionaux[modifier | modifier le code]

Région Conseillers régionaux issus de Cap21 en 2015-2021 Sièges
Auvergne-Rhône-Alpes Stéphane Gemmani
1  /  204
Bourgogne-Franche-Comté Hakkar Yacine
1  /  100
Centre-Val de Loire Charles Girardin
1  /  77
Île-de-France Marie-Odile Bertella-Geffroy, François Damerval
2  /  209
Hauts-de-France Alexandre Garcin
1  /  170
Total
6  /  1757

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Programme pour l'élection présidentielle », sur cap21.net.
  2. « Liste des candidats - législatives 2007 », sur cap21.net.
  3. Le Matin Online> Dépêches> Monde.
  4. Conseil d'État, juge des référés, no 321413, 29 octobre 2008.
  5. Création et Internet : Cap21 demande le retrait du projet de loi, communiqué du 27 février 2009.
  6. « Cap21/MoDem : divorce entériné », sur lefigaro.fr, 30 mai 2010.
  7. LRC-Cap21 se crée avec des Bourguignons..
  8. « Les partis politiques Cap21 et le Rassemblement citoyen fusionnent », sur bienpublic.com, (consulté le ).
  9. « [Politique] Cap21/Le Rassemblement Citoyen et Génération écologie se rapprochent », sur Parti radical de gauche, (consulté le ).
  10. Corinne Lepage, « Corinne Lepage : « Voici pourquoi je soutiens Emmanuel Macron » », sur Reporterre, (consulté le ).
  11. Philippe Samzun, « Corinne Lepage : « Emmanuel Macron ? En fait, il n'est pas du tout écolo… » », sur La Nouvelle République, (consulté le ).
  12. « Le gouvernement démolit le droit de l’environnement », sur Reporterre, le quotidien de l'écologie (consulté le ).
  13. « Qui sommes-nous », sur capecologie.fr, (consulté le ).
  14. « Elections régionales : Benoît Hamon et Corinne Lepage rejoignent la liste d'Europe-Ecologie-Les Verts », sur france3-regions.francetvinfo.fr, (consulté le ).
  15. « Cap21 », sur politiquemania.com (consulté le ).
  16. Laurent de Boissieu, « Cap21 », sur france-politique.fr (consulté le ).
  17. « CAP 21/Le Rassemblement citoyen », sur ecolopedia.fr (consulté le ).
  18. « Charte des valeurs », sur cap21.net.
  19. OGM : Cap21 va déposer un recours devant le Conseil Constitutionnel, communiqué du 20 mai 2008.
  20. « Cap21 se veut autonome du MoDem », sur lefigaro.fr, (consulté le ).
  21. « Le Bureau National », sur cap21.earth, (consulté le ).
  22. « Félicitations à nos 4 élu.e.s ! », sur lerassemblementcitoyen.fr.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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