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Le Président et Miss Wade

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Le Président et Miss Wade

Titre québécois Un président américain
Titre original The American President
Réalisation Rob Reiner
Scénario Aaron Sorkin
Musique Marc Shaiman
Acteurs principaux Michael Douglas
Annette Bening
Martin Sheen
Michael J. Fox
Sociétés de production Castle Rock Entertainment
Columbia Pictures Corporation
Universal Pictures
Wildwood Enterprises
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre comédie dramatique
Durée 114 minutes
Sortie 1995

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

Le Président et Miss Wade (The American President), ou Un président américain au Québec, est un film américain réalisé par Rob Reiner et sorti en 1995.

En 2002, l'American Film Institute l'a classé à la 75e place de sa liste AFI's 100 Years... 100 Passions[1].

Le président démocrate Andrew Shepherd (Michael Douglas), veuf et populaire, prépare sa réélection en cherchant à faire adopter un projet de loi sur la criminalité. Avec l’aide de son chef de cabinet A. J. MacInerney (Martin Sheen), il rencontre Sydney Ellen Wade (Annette Bening), avocate environnementale, et noue une relation amoureuse avec elle.

Shepherd et Wade collaborent pour faire passer respectivement leurs projets de loi, malgré les attaques politiques du sénateur républicain Bob Rumson (Richard Dreyfuss). Face aux pressions, Shepherd décide de soutenir publiquement la loi environnementale et de renforcer le projet de loi sur la criminalité.

Son engagement courageux galvanise ses collaborateurs et la presse. Réconcilié avec Wade, Shepherd entre dans la Chambre des représentants pour prononcer son discours sur l’état de l’Union sous les applaudissements nourris, consolidant sa crédibilité politique et personnelle.

Fiche technique

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Distribution

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Robert Redford était initialement envisagé pour tenir le rôle-titre après qu'il a lui-même engagé Aaron Sorkin pour en écrire le scénario. Redford décide de quitter le projet quand Rob Reiner est sélectionné pour en assurer la réalisation. Selon l'attaché de presse de l'acteur, Redford souhaitait faire « une comédie romantique, alors que Reiner avait davantage en tête un film sur la politique ». D'autres sources suggèrent que « les deux ne s'entendaient pas bien »[2].

Des décors complets de la Maison-Blanche, notamment des aile Ouest et aile Est, ont été spécialement construits pour le film dans les studios de Castle Rock Entertainment à Culver City. Le plateau du bureau Ovale a quant à lui été réutilisé pour les films Nixon et Independance Day[3].

Accueil critique

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Le Président et Miss Wade rencontre un accueil critique majoritairement positif.

Sur le site agrégateur de critiques Rotten Tomatoes, le film obtient un score de 91 % d'avis favorables, sur la base de 57 critiques collectées et une note moyenne de 7,0/10 ; le consensus du site indique : « Comédie romantique charmante avec un mordant politique, [Le Président et Miss Wade] de Rob Reiner présente de solides performances et quelques observations poignantes de la politique et des médias des années 1990 »[4]. Sur le site Metacritic, le film obtient une note moyenne pondérée de 67 sur 100, sur la base de 21 critiques collectées ; le consensus du site indique : « Avis généralement favorables »[5].

À sa sortie en salles, le film obtient un certain succès au box-office, récoltant une recette totale de 107 879 496 dollars pour un budget de production estimé à 62 millions[6].

Distinctions

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Récompenses

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Nominations

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Autour du film

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Dans la culture populaire

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En , Maureen Dowd, journaliste pour le New York Times, critique l'effort infructueux du président Barack Obama pour obtenir l'adoption d'une législation élargie sur la vérification des antécédents au Sénat, contrairement à l'effort total de rassemblement des voix obtenus dans Le Président et Miss Wade[7]. Le mois suivant, lors du dîner annuel de l'association des correspondants de la Maison-Blanche, Barack Obama répond à la critique en s'adressant de manière humoristique à Michael Douglas, présent dans la salle : « N'était-ce pas vous qui étiez un acteur dans une fantaisie libérale d'Aaron Sorkin ? »[8]. En , le magazine Time l'inclut dans sa liste des meilleurs Présidents de fiction du cinéma[9].

Création de la Hollywood Association of French Actors (HAFA)

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Dans la version originale, l'acteur qui incarne le président de la République française, Clement von Franckenstein, parle un français inintelligible. Cela a pour effet de frustrer des acteurs français travaillant à Hollywood qui, déjà mécontents de leurs conditions de travail et de rémunération, estiment qu'ils devraient être davantage sollicités pour auditionner pour des rôles de personnages français. Plusieurs d'entre eux se fédèrent donc sous le nom de Hollywood Association of French Actors et publient une lettre ouverte à Rob Reiner dans le Daily Variety dans laquelle ils déplorent que ce ne soit pas le cas[10].

L'association milite pour que les acteurs français aient accès à plus d'opportunités et cela se traduit notamment par leur promotion auprès d'agences de casting[11],[12].

Notes et références

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  1. (en) « AFI's 100 YEARS...100 PASSIONS », sur afi.com.
  2. (en) « An 'American' Defector », sur Entertainment Weekly « Officially, the actor blamed the script. Redford ”wanted to do a love story, but (Reiner) wanted to do something that was ultimately about politics,” says Lois Smith, Redford’s publicist. ».
  3. (en) « Oval Offices, by Way of Hollywood », sur The New York Times « One Oval Office is available from Castle Rock Pictures, which built an extensive White House set -- East Wing and West Wing -- on the Culver lot in Los Angeles for the 1995 film The American President. The Castle Rock Oval Office has since been used for Disney's Nixon and 20th Century Fox's Independence Day. ».
  4. (en) « The American President », sur rottentomatoes.com (consulté le ).
  5. (en) « The American President Reviews », sur metacritic.com (consulté le ).
  6. (en) « The American President », sur boxofficemojo.com.
  7. (en) « No Bully in the Pulpit », sur The New York Times.
  8. (en) « President Obama’s White House Correspondents’ Dinner speech: full transcript », sur The Washington Post : « Could it be that you were an actor in an Aaron Sorkin liberal fantasy? »
  9. (en) Kenneth Bachor, « Independence Day: Here Are 17 of the Best Fictional Presidents », sur Time, (consulté le ).
  10. « Jean-Paul Vignon, comédien et chanteur aux États-Unis », sur www.europusa.com (consulté le )
  11. Thomas E. Verkuilen, « Vive the French Actor », sur www.latimes.com, (consulté le )
  12. J.R. Moehringer, « HOLLYWOODLAND : Oui, the People... », sur www.latimes.com, (consulté le )

Liens externes

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