Le Point du jour (film)

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Le Point du jour
Réalisation Louis Daquin
Scénario Vladimir Pozner
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau de la France France
Genre Film dramatique
Durée 101 min
Sortie 1949

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Point du jour est un film français réalisé par Louis Daquin, sorti en 1949. C'est le premier rôle de Michel Piccoli au cinéma.

Synopsis[modifier | modifier le code]

La vie quotidienne d'hommes et de femmes qui travaillent aux charbonnages du Nord, et appartiennent à diverses catégories sociales.

Motivations du réalisateur[modifier | modifier le code]

Au même moment, un documentaire de Louis Daquin, La Grande Lutte des mineurs, qui témoigne des grèves de 1947 et de la grande grève des mineurs de 1948, a été interdit par la censure[1]. Interrogé sur ses motivations le réalisateur répond : « J’ai choisi les mineurs, c’est simple, parce que toute une partie de ma famille habitait le Bassin minier que j’ai traversé souvent dans mon enfance et cela m’avait toujours beaucoup impressionné »[1]. Cependant, le film a été interdit par la censure[1].

Censure de houillères et coupes au montage[modifier | modifier le code]

Le projet de ce film a été conçu en 1946[1]. Mais entre la conception puis le tournage et le montage, les événements se sont précipités : la direction des Houillères, après les grèves de 1947, se montre beaucoup moins favorable à ce projet et exige de nombreuses coupes au montage. Les divergences entre la production et la direction se traduisent par une censure exercée par le service de communication des Charbonnages[1], puis sont surmontées par un accord conclu le  : 65 coupes, restrictions et modifications, sont apportés au scénario, pour le rendre cohérent avec la propagande du moment. Le film amoindrit le niveau de silicose, et évite de parler des amendes[1]. Lorsque le réalisateur Louis Daquin décrit dans son scénario les craquements de la mine, on peut lire dans la marge l'annotation « contre-propagande ». Parmi les modifications importantes, celles concernant l'évocation de la catastrophe de Courrières : la date est supprimée du commentaire, le nombre de victimes passe de 1 100 morts à « Plus de 300 », le nom du puits est modifié[1]. Le film est projeté pour la première fois à Paris, fin décembre 1948. Mais seulement en décembre 1949 pour les habitants du bassin minier où il a été tourné, alors que Daquin avait promis une grande avant-première à Lens[1].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h « Louis Daquin parle du Point du jour », sur Mémoires de mines - Ina.fr, (consulté le 20 février 2017)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Raymond Chirat, Catalogue des films français de long métrage. Films de fiction 1940-1950, Cinémathèque du Luxembourg (1981)

Liens externes[modifier | modifier le code]