Le Petit Comtois

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Le Petit Comtois
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Quotidienne
Genre Presse régionale
Diffusion Franche-Comté ex. (chaque jour)
Fondateur Jules Gros
Date de fondation 1er août 1883
Ville d’édition Besançon

Le Petit Comtois est un ancien quotidien régional français, publié du 1er août 1883[1] au 22 mai 1944[2] à Besançon (Doubs), avec un rayonnement sur toute la Franche-Comté.

Création et évolution[modifier | modifier le code]

Premier quotidien régional, il est fondé par des notables, industriels et artistes bisontins regroupés autour de l'avocat Jules Gros[1], de son beau-frère le maire radical-socialiste de Besançon Victor Delavelle qui sera le premier rédacteur en chef, de l'historien Alfred Nicolas Rambaud[1], du peintre Antonin Fanart[1] et de l'industriel Louis-François Bersot. Il s'adresse dans un premier temps aux paysans et ouvriers-horlogers, au "petit peuple de la Franche-Comté"[1]. Dès son second mois de parution, il atteint les 5000 exemplaires[1] et va devenir rapidement une institution dans la région[1].

En 1883, face à la presse régionale franc-comtoise limitée à trois journaux : l'Union Franc-Comtoise (royaliste), le Courrier Franc-Comtois (bonapartiste) et la Démocratie Franc-Comtoise (bourgeoisie voltairienne)[3], le Petit Comtois s'affiche comme un journal républicain démocratique et anticlérical qui deviendra au fil des années un puissant vecteur d’influence et d’éducation politique. 

C’est dans ses colonnes que se façonne le paysage politique régional de par ses positions éditorialistes défendant l’idée républicaine et ses articles appuyant les revendications sociales.

Dès 1883, à l’heure des dissensions au sein du parti républicain entre radicaux et opportunistes, les premiers, regroupés autour de Clémenceau réclamant l'avènement d’une République démocratique affranchie du Président de la République et du Sénat, les seconds, partageant le même programme mais voulant réformer en douceur la République en fonction des opportunités se présentant, le Petit Comtois affiche ouvertement son adhésion au parti opportuniste et revendique l’héritage de Gambetta. La ligne éditoriale évoluera toutefois vers un radicalisme orthodoxe dès 1891.

Parution-Consultation[modifier | modifier le code]

Première page du premier numéro (aout 1883)

La parution quotidienne[4] de 1883 à 1944 ne sera interrompue que du 16 au 26 juin 1940. Interdit de publication le 22 mai 1944 par la Kommandantur, le Petit Comtois ne reprendra pas sa diffusion à la Libération. Un supplément hebdomadaire illustré viendra compléter le quotidien entre 1900 et 1916.

Témoin important de l'histoire régionale durant les 82 ans de son existence, le Petit Comtois a fait l'objet d'une numérisation (92 000 pages). On peut consulter la totalité de ses éditions sur le site "Mémoire vive" de la ville de Besançon et sur celui de l'Université de Franche-Comté[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g « Le Petit Comtois - Site d'étude de la presse régionale du XIX° siècle en Franche-Comté », sur Université de Franche-Comté (consulté le 18 août 2015)
  2. Dominique Lambert, La presse catholique en Franche-Comté : Cité Fraternelle, 1944-1967, Presses universitaires de Franche-Comté, , 353 p. (ISBN 978-2-84867-182-6, notice BnF no FRBNF41086142, lire en ligne), p. 42
  3. En ligne sur Memoirevive patrimoine numérisée Besançon
  4. Le journal parait quotidiennement, sauf les jours fériés, et comporte 4 pages dès l'origine. Le 27 mai 1940 son format passe à 2 pages et ne changera pas jusqu'au dernier numéro.
  5. http://adcost-elliadd.univ-fcomte.fr/petit-comtois/autres_scripts/archives.php

Liens externes[modifier | modifier le code]