Le Parnasse (Mantegna)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Le Parnasse
La Parnasse, by Andrea Mantegna, from C2RMF retouched.jpg
Le Parnasse.
Artiste
Date
Commanditaire
Type
Technique
Tempera sur toile
Lieu de création
Dimensions (H × L)
159 × 192 cm
Mouvement
No d’inventaire
INV 370
Localisation
Détail du paysage dans l'arc de pierre

Le Parnasse, appelé aussi Mars et Vénus est un tableau daté de 1497 du peintre de la Renaissance Andrea Mantegna, conservé aujourd'hui au Musée du Louvre, à Paris.

Histoire[modifier | modifier le code]

Destiné au premier studiolo d'Isabelle d'Este situé d'abord au château Saint-Georges de Mantoue, le tableau fait partie d'un ensemble d'œuvres de Mantegna avec deux autres tableaux dont Minerve chassant les Vices du jardin de la Vertu.

Le tableau aurait été retouché sur plusieurs endroits (paysage dans la trouée de l'arc rocheux)[1].

Acheté par Richelieu, le tableau fit l'objet ensuite d'une saisie révolutionnaire pour être transféré au musée du Louvre.

Thème[modifier | modifier le code]

Le thème mythologique du Parnasse, lieu des amours adultères de Mars et Vénus, serait celui de l'épanouissement des arts représenté par Apollon et les Muses sous la bienveillance de Vénus (Isabelle d'Este) et de Francesco Gonzague (Mars).

Il puise sa source dans le poème épique latin Les Métamorphoses d'Ovide (Livre 4, v. 167-189)[2].

Composition[modifier | modifier le code]

Mars et Vénus placés au-dessus d'un arc de pierre, devant un lit et fond de verdure, sont côtoyés à gauche par Antéros, signe de l'Amour céleste, qui décoche une flèche sur l'entrejambe de Vulcain.

Les neuf muses sur le devant du tableau dansent, Apollon jouant de la lyre assis à gauche.

À la droite du tableau Mercure est accompagné de Pégase ; derrière eux tombent les cascades de l'Hélicon.

Une ville est visible dans la trouée de l'arc de pierre.

Analyse[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Le tableau fait partie des « 105 œuvres décisives de la peinture occidentale » constituant le musée imaginaire de Michel Butor[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Salmazo
  2. Notice no 000PE025683, base Joconde, ministère français de la Culture
  3. Michel Butor, Le Musée imaginaire de Michel Butor : 105 œuvres décisives de la peinture occidentale, Paris, Flammarion, , 368 p. (ISBN 978-2-08-145075-2), p. 32-35.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Alberta De Nicolò Salmazo, chapitre sur « Le Parnasse » in Mantegna (1996), traduit de l'italien par Francis Moulinat et Lorenzo Pericolo (1997), coll. Maîtres de l'art, Gallimard Electa, Milan (ISBN 2 07 015047 X)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]