Le Palais-sur-Vienne

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Le Palais-sur-Vienne
La mairie du Palais.
La mairie du Palais.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Haute-Vienne
Arrondissement Limoges
Canton Limoges-5
Intercommunalité Communauté d'agglomération Limoges Métropole
Maire
Mandat
Isabelle Briquet
2014-2020
Code postal 87410
Code commune 87113
Démographie
Population
municipale
6 069 hab. (2014)
Densité 588 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 51′ 54″ nord, 1° 19′ 27″ est
Altitude Min. 220 m – Max. 360 m
Superficie 10,33 km2
Localisation

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Le Palais-sur-Vienne est une commune française située dans le département de la Haute-Vienne, la région Nouvelle-Aquitaine et l'agglomération de Limoges.

Le nom occitan de la commune est Lu Palaiç. Ses habitants sont appelés Palaisiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Le Palais-sur-Vienne est située à l'est de l'agglomération de Limoges, dans la vallée de la Vienne. Son altitude varie entre 230 et 365 mètres.

Cette ville est desservie par la ligne STCL 8.

Le territoire communal est traversé par la rivière la Vienne.

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • le Bournazeau
  • le Châtenet
  • le Puy Neige
  • Maison Rouge
  • Ventenat
  • Chez Mim's

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes du Palais-sur-Vienne
Rilhac-Rancon
Palais-sur-Vienne Saint-Priest-Taurion
Limoges Panazol Saint-Just-le-Martel

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville du Palais-sur-Vienne tire son nom du palais carolingien de Jocondiac attesté dès 793 par un diplôme du roi d'Aquitaine Louis le Pieux. Il avait cependant déjà disparu en tant que monument au début du XIe siècle. Cette résidence royale dont on ne connait pas l'emplacement exact fut fréquenté par les souverains carolingiens de la fin du VIIIe siècle jusqu'en 832 au moins.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le palais de Jocondiac apparaît en 793, comme le lieu d'émission du plus ancien diplôme connu de Louis le Pieux dit Louis le Débonnaire. La résidence fut utilisée après 814 par son fils et successeur sur le trône d'Aquitaine, Pépin I. A l'automne 832, y fut organisé un grand plaid convoqué par l'empereur Louis le Pieux qui y vint avec son épouse, Judith et son jeune fils Charles le Chauve.

Par la suite, la paroisse parviendra dans le patrimoine des templiers jusqu'en 1307, puis à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem jusqu'à la Révolution. Le presbytère actuel serait un reste du « château » siège du commandeur.

L'église date de l'époque romane. Un cippe funéraire gallo-romain se situe devant l'entrée de l'église.

Dans la nuit du 8 au 9 mai 1943, Georges Guingouin réussit, au péril de sa vie, à faire sauter l'usine de caoutchouc Wattelez, très importante pour l'économie de guerre allemande. En effet il n'existait en France que deux usines de caoutchouc, l'une au Palais-sur-Vienne, l'autre à Colombes. Par trois fois, les 6, 29 et 30 avril 1943, la RAF avait bombardé l’usine de Colombes. Hélas, la population avait été gravement atteinte et le maréchal Pétain, à la radio, avait habilement exploité cette situation (« ce sont encore des morts, des blessés, des foyers détruits »). Conscient de cette répercussion désastreuse, le Haut-État-Major allié avait demandé au mouvement « Combat » de détruire par l’explosif l’usine du Palais, mais cela n’avait pas été possible. Informé, Georges Guingouin, malgré les difficultés de déplacement depuis sa base en forêt de Châteauneuf-la-Forêt, distante de 30 km, décida de faire l’opération. Accompagné de René Duval qui s’était porté volontaire, dans la nuit du 9 mai 1943, il fit sauter deux chaudières. L'arrêt de cette usine pendant cinq mois fera perdre aux Allemands 1 500 tonnes de caoutchouc. Mais au retour dans leur camp, les deux maquisards tomberont dans une embuscade de la gendarmerie et il s'en faudra de peu qu’ils n’y perdent la vie.

L'usine de caoutchouc Wattelez, abandonnée depuis 1989, est désormais une vaste friche industrielle non dépolluée qui pose problème pour l'environnement. La municipalité se bat pour un nettoyage du site, situé en bord de Vienne, tout près de Limoges. Ce nettoyage est finalement entamé en 2015 mais pourrait durer plusieurs années[2].

La commune est par ailleurs située dans l'emprise du projet de LGV Poitiers-Limoges, source de tensions politiques locales.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Le Palais-sur-Vienne (Haute-Vienne).svg

Les armoiries du Palais-sur-Vienne se blasonnent ainsi :

Parti de sinople et de gueules au château couvert et flammé d’argent, ouvert, ajouré et maçonné de sable, brochant et posé sur une champagne d’or chargée de trois burelles ondées aussi de sinople, surmonté d’un besant aussi d’argent chargé d’une croisette pattée au pied fiché aussi de gueules, adextré d’une roue de moulin aussi d’or et senestré d’une roue d’horloge de seize dents du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Isabelle Briquet[4] PS  
1983 2001 Jean-Claude Cruveilher PS conseiller général (1985-2004)
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 6 069 habitants, en augmentation de 2,07 % par rapport à 2009 (Haute-Vienne : 0,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
330 159 401 424 479 467 532 558 564
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
547 610 616 692 647 655 629 672 756
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
770 721 885 1 043 1 263 1 170 1 513 1 600 2 162
1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014 -
2 621 3 863 5 038 6 085 5 726 5 738 6 029 6 069 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Associations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Louis le Pieux dit Louis le Débonnaire serait venu sur ce site en 832, la villa gallo-romaine étant devenue un palais : le palais de Jocondiac.
  • Damien Chouly, joueur professionnel de rugby à XV. Né à Limoges, il a évolué au sein des équipes jeunes du Rugby-Club Palaisien, avant de découvrir le monde professionnel à Brive en 2004. Il a également évolué cinq saisons sous les couleurs de Perpignan avant de rejoindre l'ASM Clermont Auvergne en 2012.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]