Le Pénultième Péril

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Le Pénultième Péril
Auteur Lemony Snicket
Titre original The Penultimate Peril
Traducteur Rose-Marie Vassalo
Éditeur Nathan
Date de parution 2005
Série Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire
Chronologie
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Le Pénultième Péril (The Penultimate Peril) est le douzième tome de la série Les Désastreuses Aventures des orphelins Baudelaire de Lemony Snicket.

Résumé[modifier | modifier le code]

Après avoir été recueilli par Kit Snicket, sœur de l'auteur de la série Lemony Snicket, Violette, Klaus et Prunille Baudelaire se voient confier une nouvelle mission: s'infiltrer dans la dernière cachette de VDC, déguisés tous les trois en grooms, à l’hôtel Denouement. Les orphelins Baudelaire vont devoir être jugés par la juge Abott (voir tome 1) et deux grands malfrats (voir tome 10) mais cela ne va pas se passer aussi bien : ils vont devoir aider le comte Olaf à ouvrir la porte de la salle où est caché le sucrier, l'aider à s'échapper et le plus horrible de tout mettre le feu... Les orphelins devront s'enfuir avec une bien douteuse personne.

Les enfants Baudelaire ont bien des questions mais celle qui les tracasse pour le moment est "Qui étaient-ils devenus?"

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Le titre du douzième tome ne fut connu que la veille même de sa parution. Un site Internet lui a été consacré avant la parution, intitulé The Nameless Novel (le roman anonyme) : son but était de trouver le titre du prochain tome des orphelins Baudelaire. L'opération, basée sur trois mois, permettait aux participants de participer à diverses épreuves dont les récompenses comprenaient des morceaux d'une page du roman (découpée en neuf tranches, certains noms étant noircis), d'une illustration d'Helquist et enfin de la couverture elle-même. Plusieurs faux titres avaient été proposés au fil du titre comme fausses pistes, parmi lesquels The Horrid Hotel. Le site est aujourd'hui fermé.
  • Bien que l'écriture de la série ait à la fois comporté une part de planification et d'improvisation, Daniel Handler affirme que ce tome est le seul qu'il ait du ré-organiser par rapport à ses plans d'origine. Le retour à la ville des Baudelaire devait fournir aux Baudelaire l'occasion de revenir dans la maison du comte Olaf où ils trouveraient des informations importantes dans ses papiers ; or dans le tome I il était déjà stipulé que Klaus avait examiné tous les documents en question, ce qui conduisit à abandonner cette sous-intrigue.

Allusions[modifier | modifier le code]

  • L'homme que Kit Snicket cite dans le chapitre I est Martin Luther King : « j'ai la croyance que la vérité sans armes et l'amour désintéressé auront le dernier mot dans le monde réel. Voila pourquoi le Juste, temporairement vaincu, est plus fort que le Mal triomphant. »
  • L'homme à l'origine de l'expression « La perpétuelle lutte pour l'espace et la nourriture » est Malthus.
  • Le proverbe des VDC sur le thé est en fait issu d'un passage du livre des Proverbes dans la Bible : « car les lèvres de la femme étrangères coulent comme le miel, et sa bouche est plus douce que l'huile ; mais sa fin est amère comme l'absinthe, coupante comme l'épée à double-tranchant. » À noter que le mot utilisé ici est wormwood, qui désigne non pas la boisson mais la plante dont on tire l'absinthe.
  • Un des crédos VDC que cite Dewey est « to be daunted by no difficulty. » Ceci semble être une citation incomplète des Virginiennes de William Makepeace Thackeray : « To endure is greater than to dare; to tire out hostile fortune; to be daunted by no difficulty; to keep heart when all have lost it; to go through intrigue spotless; and to forgo even ambition when the end is gained — who can say this is not greatness? » (« Endurer vaut mieux qu'oser ; fatiguer la fortune ennemie ; n'être abattu par aucune difficulté ; garder courage quand tous les autres l'ont perdu ; avancer blanc comme neige parmi les intrigues ; et abandonner l'ambition même une fois la fin achevée - qui serait en mesure d'affirmer qu'il n'y a point de grandeur dans ces choses-là ? »).
  • Une des phrases (« bien que les petits garçons lapident les grenouilles pour s'amuser ») est une citation de Bion.
  • Exaspérée par les interprétations trop littérales de la Cour de Justice, Prunille s'écrie « Scalia », ce qui semble être une allusion péjorative à la politique du membre de la Cour suprême des États-Unis Antonin Scalia.

Traduction française[modifier | modifier le code]

  • Le nom de jeune fille d'Esmé est révélé : Squalor. Dans la version originale, ce nom reste un mystère, Squalor étant en fait le nom de famille de son mari (plus tard adapté en d'Eschemizerre dans la traduction française).
  • Les premiers/secondes prénoms de deux personnages sont révélés par les enfants Baudelaire, bien que le lecteur ne les ait jamais vus les rencontrer auparavant : Jérôme (Salomon) d'Eschemizerre et la Juge (Judith Sybil) Abott. La raison en est que, dans la version originale des livres, ces personnages se nomment Jérôme Squalor et juge Strauss, ce qui explique pourquoi on tend à les confondre avec JS, dont ils partagent les initiales. Lors de leur entrée en scène, néanmoins, la traduction française dut changer leurs noms par souci d'adaptation, mais sans savoir que leurs initiales auraient une importance capitale dans les tomes encore non-publiés à l'époque. Rose-Marie Vassalo se vit alors obligée de leur inventer ces prénoms.
  • Rose-Marie Vassalo a pris la décision de ne pas traduire un passage chiffré en code Sébald présent dans la version originale[1] ; le dialogue en question est toujours là, mais sans trace de message secret. Lorsque Dewey/Frank/Ernest explique aux enfants le fonctionnement de l'hôtel, il utilise le code Sébald pour dire « I can't tell if you are in or enemies please respond » (« je ne saurais dire si vous êtes des nôtres ou des ennemis, s'il vous plaît répondez »). Les orphelins Baudelaire ne comprennent pas son intention (du fait de leur ignorance du code Sébald), ce qui a le mérite d'expliquer pourquoi, plus tard, Franck/Dewey/Ernest « fronça les sourcils comme s'ils avaient mal répondu à sa question. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://penultiemeperil.skyrock.com/4.html : Entretien avec Rose-Marie Vassalo : le gros problème du code Sebald est que, en traduction, il aboutit à quelque chose de terriblement tiré par les cheveux. Pour la pièce de théâtre absolument loufoque de l'Autobio, pas de problème. Pour le dialogue du tome 12, j'ai mieux aimé privilégier le naturel (et même l'énigmatique beauté) des échanges. Par ailleurs, l'Autobio n'est pas connue de tous les lecteurs, orle texte des 13 volumes doit être compréhensible sans allusion à ce qu'on y trouve, code Sebald et autres indices-délices.