Le Monde tel qu'il sera

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Le Monde tel qu'il sera
Image illustrative de l’article Le Monde tel qu'il sera
Gravure représentant John Progrès.

Auteur Émile Souvestre
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman d'anticipation
Version originale
Langue Français
Version française
Éditeur W. Coquebert
Lieu de parution Paris
Date de parution 1846
Illustrateur Bertall, Penguilly et Saint-Germain
Nombre de pages 324

Le Monde tel qu'il sera est un roman d'anticipation d'Émile Souvestre publié en 1846 à Paris. Les illustrations sont de Bertall, Octave Penguilly L'Haridon et Prosper Saint-Germain.

Résumé[modifier | modifier le code]

Dans le Paris de 1840, un jeune couple, Marthe et Maurice, fortement épris, heureux et idéalistes, s’interrogent sur l’avenir du monde. Ils souhaitent ardemment connaître le futur, vérifier si les rêves qu’ils font se réaliseront. Au cours de leurs pérégrinations, ils croisent un homme chevauchant une locomotive anglaise, un certain John Progrès, qui leur propose de les endormir afin de leur permettre de découvrir le monde de l’an 3 000...

Analyse[modifier | modifier le code]

Marthe et Maurice se réveillent en l'an 3 000, découverts par des archéologues du futur. Dessin de Prosper Saint-Germain.

Proposant un récit d'anticipation qui se situe en l'an 3 000, le roman apparaît comme la première dystopie française[1]. Volontiers caricatural, ironique, anachronique, décalé, ce roman est riche d’enseignements sur l’image que l’on peut se faire du futur au milieu du XIXe. L'auteur est très influencé par les doctrines fouriériste et saint-simonienne prônant l'égalitarisme, ici moqué[2]. Préfigurant le genre du roman scientifique à la Jules Verne, Émile Souvestre est l’un des premiers auteurs à imaginer les effets négatifs possibles du progrès dans le cadre d’un roman dans lequel individualisme et enrichissement personnel sont exacerbés[3].

Extraits[modifier | modifier le code]

« Le breuvage, les soins, l’air et le soleil y étaient distribués conformément au principe de justice romaine Habiti ratione personarum et dignitatum. Les enfants de millionnaires avaient neufs parts et les fils de mendiants, le neuvième d’une part, ce qui leur servait à tous deux d’apprentissage pour les inégalités sociales. L’un s’accoutumait ainsi, dès le premier jour, à tout exiger, l’autre à ne rien attendre. Merveilleuse combinaison, qui assurait à jamais l’équilibre de la République. »[4]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Vas-Deyres 2013, p. 98.
  2. Boeglin 2017, § 2.
  3. Boeglin 2017, § 9.
  4. Le Monde tel qu'il sera, édition de 1846, p. 80.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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