Le Monde de Charlie

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Le Monde de Charlie

Titre original The Perks of Being a Wallflower
Réalisation Stephen Chbosky
Scénario Stephen Chbosky
Musique Michael Brook
Acteurs principaux
Sociétés de production Mr. Mudd
Summit Entertainment
Pays de production Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame
Durée 103 minutes
Sortie 2012

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Monde de Charlie (The Perks of Being a Wallflower) est un film dramatique américain sorti en salles le 8 septembre 2012 au Canada et le 2 janvier 2013 en France[1], adapté au cinéma et réalisé par Stephen Chbosky d'après son propre roman, The Perks of Being a Wallflower, réédité en français novembre 2012 sous le titre Le Monde de Charlie. Le film est produit par le studio Summit Entertainment[2]. À la fin du film, la chanson "Heroes" permet au spectateur de comprendre l'état d'äme de Charlie à ce moment. "...debout à l'arrière d'une camionnette alors qu'elle fonce dans un tunnel en hurlant "Heroes" de David Bowie, une chanson que le film transforme en une expression extatique de la belle solidarité des jeunes"[3].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Au lycée où il vient d’entrer, on trouve Charlie bizarre. Trop sensible, pas « raccord ». Pour son prof de lettre, c’est un prodige ; pour les autres, juste un freak. En attendant, il reste en marge — jusqu’au beau jour où deux étudiants, Patrick et la jolie Sam, le prennent sous leur aile. La musique, les filles, la fête : c’est tout un monde que Charlie découvre[4]...

Une comédie drôle et touchante basée sur le roman à succès de Stephen Chbosky, sur le fait de grandir et tout l'amour, la perte, la peur que cela peut apporter[5].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Version française
  • Studio de doublage : Symphonia Films/ La Dame Blanche
  • Direction artistique : Lionel Bourguet
  • Adaptation : R. Freytt & O. Lips
Sur Allo Doublage[6]

Thèmes[modifier | modifier le code]

Le monde de Charlie est un film qui peut s'inscrire dans le courant du cinéma queer. Le film aborde plusieurs thématiques différentes qui sont très présente dans le cinéma LGBTQ : l'adolescence, l'amour, le viol, l'homosexualité et la violence.

Adolescence[modifier | modifier le code]

L'adolescence occupe une place importante dans le film. Tous les personnages principaux sont des adolescents qui sont encore au lycée, entre la seconde et la terminale. Pour Charlie, l'arrivée au lycée est vraiment l'entrée dans le monde de l'adolescence avec les moqueries, les filles et la difficulté à trouver sa place. On comprend facilement le malaise et l’insécurité qu'éprouve Charlie lors de sa première journée au lycée.Dans un cadre scolaire, c'est le cas ici du héros Charlie, l'expression « to be a wallflower » signifie[7] « être mis à l'écart » ou « être laissé pour compte ». Elle désigne un élève non intégré au groupe ou asocial. Le titre initial (The Perks of Being a Wallflower) signifie donc, textuellement : « Les avantages d'être un laissé pour compte ».

Amour[modifier | modifier le code]

L'amour est une thématique importante car elle est présente partout autour de lui. D'abord, il y a sa sœur, Candice qui fréquente un jeune homme, Derek. Par ailleurs, on comprend pendant le film que Charlie éprouvait un très grand amour pour sa tante Hélène qui est décédée.

Charlie rencontre sa première petite amie, Mary Elizabeth, mais au fond, il est déjà très amoureux de Sam. Cette dernière est cependant déjà en couple.

avec un jeune collégien, Greg. Malgré tout, Charlie n'a des yeux que pour Sam avec qui il développe d'abord une relation amicale.

Viol[modifier | modifier le code]

Dans les films LGBTQ, le viol est un thème récurrent. Dans Le monde de Charlie, deux personnages, Sam et Charlie ont été victime d'agression sexuelle lorsqu'ils étaient enfants.

Lors de la soirée de Noël chez Sam et Patrick, Sam raconte à Charlie que lorsqu'elle avait 11 ans, le boss de son père a abusé d'elle. Quant à Charlie, on découvre que lorsqu'il était enfant, sa tante Helen qui habitait avec la famille et qu'en l'absence des parents et lorsque sa sœur dormait, sa tante abusait de lui. C'est la psychiatre qui aide Charlie à faire remonter ses souvenirs, dans lequel il est révélé que sa tante abusait sexuellement de lui.

Homosexualité et transidentité[modifier | modifier le code]

Le thème de l'homosexualité est abordée dans le film. En 1992, l'homosexualité était un sujet encore très tabou aux États-Unis. Cependant, l'un des personnages principaux, Patrick, est un adolescent ouvertement homosexuel. Lors d'une fête, Charlie, sans le vouloir, surprend Patrick à embrasser Brad, le quart arrière de l'équipe de football. Brad n'est pas ouvertement homosexuel et préfère donc que sa relation avec Patrick reste secrète. De plus, il est évident que Brad à de la difficulté à accepter son homosexualité.

Lorsque Patrick et Charlie sortent faire une promenade en voiture, Patrick explique à Charlie que récemment le père de Brad les a surpris, Patrick et Brad, en train de s'embrasser et que le père de Brad s'est mit à frapper son fils devant Patrick qui ne savait pas quoi faire.

Lors d'une représentation du Rocky Horror Picture Show, les amis de Charlie : Sam, Patrick, Mary Elizabeth et Alice reproduisent des scènes du film. Patrick joue le rôle du Dr Frank-N-Furter, un savant fou transgenre (Patrick n’est pas trans). Il joue le rôle du Dr Frank-N-Furter à la perfection.

Violence[modifier | modifier le code]

La violence est un thème qui revient à quelques reprises dans le film. Dans le cinéma queer, la violence est souvent abordée, que ce soit de la violence faite aux personnes de la communauté LGBTQ ou à des personnages cisgenres.

Dans l'une des scènes, Candice, la sœur de Charlie, se dispute avec son petit ami, Derek et celui-ci la frappe dans le visage. Quelques minutes plus tard, on voit Candice qui embrasse son petit ami. Dans une autre scène, on apprend que Brad, le petit ami de Patrick, se fait tabasser par son père, car il est surpris par ce dernier à embrasser Patrick. Également, la tante Helen vient vivre chez Charlie alors qu'il est encore enfant, car celle-ci été victime de violence conjugale.

Production[modifier | modifier le code]

Titre du film[modifier | modifier le code]

En anglais, wallflower désigne une giroflée des murailles. L'expression « to be a wallflower » signifie usuellement « faire tapisserie » (faire partie du décor, notion d'échec, de non-insertion sociale).

La traduction française utilisée au départ pour le titre du livre (Pas Raccord), au sens de « pas raccord avec le reste du groupe ».

Désormais, les rééditions du livre et le film portent un seul et même titre français, Le Monde de Charlie. Cette traduction conserve l'idée tout en soulignant le fait qu'il vit dans son monde, avec sa propre culture (au sens large). Mais le titre peut être interprété aussi au sens premier (c'est son monde, c'est sa vie, que l'on raconte ici).

Musique[modifier | modifier le code]

Musiques du film :

  1. The Samples, Could It Be Another Change
  2. Dexys Midnight Runners, Come On Eileen
  3. Galaxie 500, Tugboat
  4. New Order, Temptation
  5. The Innocence Mission, Evensong
  6. The Smiths, Asleep
  7. Cracker, Low
  8. Sonic Youth, Teen Age Riot
  9. XTC, Dear God
  10. Cocteau Twins, Pearly-Dewdrops' Drops
  11. David Bowie, Heroes

Musiques mentionnées dans le livre :

Le film fait référence à de nombreuses musiques de l'époque. En particulier, les personnages principaux sont à la recherche d'une chanson découverte la première fois qu'on les voit dans leur tunnel. Il s'agit de Heroes, une chanson de David Bowie. Mais dans le livre, la musique de référence entendue par les adolescents est Landslide de Fleetwood Mac[8].

Distinctions[modifier | modifier le code]

L'actrice principale Emma Watson, l'année de sortie du film.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Annexe 1. Fiche sur les morts violentes au sein du couple », dans Violences conjugales, Dunod, (lire en ligne), p. 249–253
  2. « Le cabinet médical en ligne – prise en charge des patients par Internet », PrimaryCare, vol. 12, no 14,‎ , p. 258–260 (ISSN 1662-6273 et 1662-6281, DOI 10.4414/pc-f.2012.00071, lire en ligne, consulté le )
  3. Colton Brown et Tonya R. Hammer, « The Perks of Being Relational: ReviewingThe Perks of Being a Wallflower », Journal of Creativity in Mental Health, vol. 10, no 2,‎ , p. 258–261 (ISSN 1540-1383 et 1540-1391, DOI 10.1080/15401383.2015.1033506, lire en ligne, consulté le )
  4. Blandine Longre, Le monde de Charlie, Éd. Sarbacane, impr. 2012 (ISBN 978-2-84865-579-6 et 2-84865-579-8, OCLC 820666427, lire en ligne)
  5. (en-US) « About The Movie », sur Perk Of Being A Wallflower, (consulté le )
  6. « Fiche du doublage du film », sur AlloDoublage, (consulté le ) [m-à-j].
  7. D'après le Wiktionnaire Wallflower
  8. (en) Owen Gleiberman, « The Perks of Being a Wallflower », sur ew.com (consulté le ).
  9. AlloCine, « Independent Spirit Awards 2013 », sur AlloCiné (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]