Le Mans (film)

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Le Mans
Description de cette image, également commentée ci-après
Réalisation Lee H. Katzin
Scénario Harry Kleiner
Acteurs principaux
Sociétés de production Cinema Center Films (en)
Solar Production
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Drame sportif
Durée 106 minutes
Sortie 1971

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Mans est un film américain réalisé par Lee H. Katzin, sorti en 1971.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Une Porsche 917 de 1970 aux couleurs Gulf

Michael Delaney, coureur automobile, revient sur le circuit des 24 Heures du Mans un an après son grave accident dans lequel Pierre Belgetti, un autre pilote, a perdu la vie. Delaney dispute la course au volant d'une Porsche 917 aux couleurs du pétrolier américain Gulf, il est l'un des deux favoris avec l'Allemand Erich Stahler (sur Ferrari 512 S). La course se déroule sous les yeux de la veuve de Belgetti.

Résumé complet[modifier | modifier le code]

Se rendant au circuit du Mans par la route, le pilote de course Michael Delaney voit Lisa, la veuve de son ex-rival Piero Belgetti, acheter des fleurs les jours précédant la course de 1971. Il arrive ensuite sur les lieux de l'accident ou est mort Belgetti l'année précédente. Un flashback montre Belgetti perdant le contrôle de sa Ferrari forçant Delaney à s'écraser lui aussi.

Comme beaucoup d'autres, Lisa semble penser que Delaney est responsable, au moins en partie, de l'accident. Sur le circuit, elle est naturellement abattu tout en essayant de cacher ses émotions. Dans une scène délicate, Delaney cherche un endroit pour s'asseoir dans le restaurant du circuit bondé, et demande à Lisa s'il peut la rejoindre. La tension est évidente entre eux, mais aussi le respect et un soupçon d'attraction mutuelle.

Après 13 heures de course, Erich Stahler fait un tête à queue sur sa Ferrari 512 à Indianapolis. Son coéquipier Claude Aurac sur la Ferrari n°7 sort de la piste en voulant l'éviter et a un accident majeur. Momentanément distrait par les flammes de la voiture d'Aurac, Delaney réagit trop tard pour éviter une voiture plus lente, heurtant le garde-corps et rebondissant plusieurs fois sur la route, détruisant sa Porsche 917. Les blessures d'Aurac sont importantes et il est évacué par hélicoptère. Lisa apparaît à la clinique de course où Delaney est brièvement traité. Elle est désemparée par son accident, qui suscite des émotions à cause du décès de Piero qu'elle avait tenté d'enfouir. Delaney la console et la sauve d'une horde de reporters. Après l'avoir mise dans une voiture, un journaliste demande à Delaney si son accident et celui d'Aurac peuvent être comparés à celui de Belgetti lors de la course de l'année précédente. Delaney le fixe simplement.

Le pilote Porsche Johann Ritter sent que sa femme Anna, aimerait qu'il arrête de courir. Il le suggère, après la fin de la compétition, pensant qu'elle sera ravie. Elle en plaisante et dit qu'elle ne le voudrait que si lui même le veut. Il se moque alors d'elle gentiment, lui reprochant de ne pas être totalement honnête.

Lisa va à la caravane de Delaney pour parler avec lui. Après son accident, elle est encore plus attirée par lui et désespérée qu'il puisse subir le même sort que son mari, mais Delaney trouve la course trop addictive pour arrêter. À la faveur d'un arrêt prolongé de la Ferrari de Stahler, le directeur de l'équipe Porsche, Peter Townsend, décide de remplacer Ritter car il n'est pas être assez rapide. Il entre dans la caravane de Delaney et lui demande en présence de Lisa de prendre la place de Ritter. Delaney suit Townsend qui lui dit «Michael, il faut que tu mettes toute la gomme, je veux que Porsche gagne Le Mans». La femme de Ritter essaye de réconforter son mari, lui rappelant qu'il avait l'intention d'arrêter de toute façon. Il lui répond que c'est vrai mais pas de cette manière.

Dans les dernières minutes de la course, les deux Porsche et les deux Ferrari se disputent la victoire, Delaney dans la Porsche n° 21 et son coéquipier Larry Wilson dans la n° 22. La Ferrari n° 5 de Lugo Abratte qui est en tête de la course abandonne à cause d'une crevaison, laissant la tête de la course à Wilson suivit de Stahler et Delaney déchainés. Les deux voitures plus rapides rattrapent rapidement Wilson. Delaney bataille alors avec Stahler pour permettre à Wilson de gagner.

Une voiture plus lente dans sa trajectoire force Delaney à ralentir, permettant à Stahler de le dépasser. Delaney revient à hauteur de l'allemand, puis se place aux côtés de Wilson. Plutôt que d'essayer de dépasser Stahler, et peut-être Wilson, Delaney reste derrière et heurte Stahler, le forçant à ralentir pour éviter de déraper alors que sa voiture quitte partiellement la piste. Delaney utilise ensuite les glissières de sécurité pour bloquer le dernier effort agressif de Stahler, ce qui assure une victoire à Porsche. Les coéquipiers franchissent la ligne d'arrivée suivis par la Ferrari.

Wilson et son coéquipier sont portés en triomphe et fêtent leur victoire par des jets de champagne. Delaney et Stahler se font face à distance, chacun esquissant un petit sourire. Delaney lève alors deux doigts en direction de Stahler pour signifier le doublé de Porsche. Stahler acquiesce de la tête avec une moue.

Peter Townsende, le directeur de Porsche, remercie Delaney. Celui-ci qui a vu Lisa dans les stands se dirige vers elle à travers la foule. Ils se regardent intensément, esquissant tous les deux un sourire alors que les vainqueurs fêtent leur victoire sur le podium. Le plan s'élargit en hauteur pour montrer la foule envahissant les stands et le circuit.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Steve McQueen, ici en 1959

Steve McQueen s'investit énormément dans ce film qu'il considère comme une pièce maitresse de sa carrière. Il termine deuxième de la course automobile des 12 Heures de Sebring en mars 1970 pour préparer Le Mans. Il comptait même courir réellement les 24 Heures du Mans, avec Jackie Stewart comme coéquipier. Le refus des assurances conduit finalement Steve McQueen à ne faire les 24 Heures qu'en tant que figurant dans les stands pour des plans de raccord. Le pilote suisse Joseph Siffert, qui devient dès lors un de ses amis les plus proches, le double lors des scènes de course. L'essentiel du film est tourné durant les 24 Heures du Mans 1970. Durant l'été 1970, Steve McQueen réussit à louer le circuit du Mans durant trois mois, avec 25 voitures de course, pilotes et mécaniciens. L'acteur conduit lui-même pour compléter les prises de vues de la course.

L'absence de scénario et les dépenses excessives de tournage conduisirent le réalisateur, John Sturges, et le monteur, Ferris Webster, à démissionner à la suite de pressions de la production. Lee H. Katzin reprend la réalisation dans des conditions difficiles. Le tournage est par ailleurs retardé par de graves accidents. La Ferrari de Derek Bell prend feu et le conducteur est brûlé au visage et aux mains. David Piper est amputé de la jambe droite après avoir percuté un garde-fou avec sa Porsche 917 (le générique comporte une mention spéciale « pour le sacrifice de David Piper »). Steve McQueen frôle quant à lui la mort en évitant de peu un camion à trois cents à l'heure.

Voitures utilisées[modifier | modifier le code]

Une Porsche 917 de 1970 aux couleurs Gulf

La voiture de course conduite par Steve McQueen durant le film est une Porsche 917 en ce qui concerne la carrosserie, mais c'est un châssis de Lola à moteur Chevrolet qui est en fait utilisé. Joseph Siffert, doublure de McQueen pour les scènes de course, a fourni la plupart des voitures de course utilisées dans le film[3]. Herbert Linge avec sa caméra embarquée assure les scènes à l'intérieur de la compétition, et effectue également quelques doublages de l'acteur.

Accueil[modifier | modifier le code]

Le film, échec commercial aux États-Unis, s'apparente plutôt au reportage, l'histoire n'étant qu'une toile de fond. Néanmoins, il reste aujourd'hui un des films les plus réputés traitant du thème de la course automobile, notamment pour la qualité de ses prises de vues.

Distinction[modifier | modifier le code]

Héritage[modifier | modifier le code]

Le film est l'objet d'un documentaire Steve McQueen: The Man & Le Mans sorti en 2015 et réalisé par John McKenna et Gabriel Clarke. Le film est présenté pour la première fois au public lors du festival de Cannes 2015.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Steve Chagollan, « Doc Steve McQueen Digs Into Troubled Le Mans Production », sur Variety, (consulté le 9 juillet 2017).
  2. « Fiche œuvre Le Mans : visa et classification », sur CNC (consulté le 9 juillet 2017).
  3. Laurent Missbauer, « Jo Siffert et les films de sport », La Liberté,‎ , p. 25.
  4. (en) Awards sur l’Internet Movie Database

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]